C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 A place to hide [PV Hayato]

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MessageSujet: A place to hide [PV Hayato]   Mar 6 Nov - 13:52


And if you wait too long, then you'll never see the dawn again.


Samedi 5 novembre, 21h

    Le vieux était mort. Cela faisait longtemps qu'il ne voulait plus en entendre parler, la nouvelle l'avait laissé froid et amer. C'était un infarctus qui l'avait pas eu, et pas un de ces montres qu'il pourchassait. Sa mort était trop douce par rapport à ce qu'il avait fait subir à sa famille. Si ce n'avait pas été de sa grand mère, jamais il n'aurait mis les pieds dans ce cimetière. A resté débout comme un piquet face à une tombe non décoré. Sa seule joie était de savoir que ses parents avaient été enterrés séparément. Elle était mieux loin de lui, même dans la mort. Sa grand mère se tenait à côté de lui, petite femme frippée, douce malgré les malheurs. Elle n'a jamais posé de question, malgré la mort de sa fille, de sa petite fille et la fugue de son petit fils, jamais elle n'a voulu savoir. Un jour elle lui avait dit, que ce qu'elle ignorait ne pouvait lui faire de mal. Yasuhiro n'avait pas insisté, elle n'avait pas elle aussi à porter le fardeau du secret, à être mêlé à tout cela. Elle posa sa petite main sur son bras et quitta d'un pas lent le cimetière. Un léger vent remuait les herbes sèches, les branches dénudées des arbres, il l'observa jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse au détour d'un caveau.

    Il ne parvenait pas à bouger, il avait envie de hurler sa haine, sa colère à cet homme, ce quasi inconnu qui avait ruiné sa vie et ses chances d'un jour aspirer au bonheur. Il était las de cette constante lutte pour ne pas sombrer. Las des cauchemars qui l'assaillaient nuit après nuit. Las de trembler en attendant qu'un vampire vengeur ne le retrouve pour l'égorger. Las de la solitude qui accompagnait ses peurs. Ses poings fermés, il fixait la stèle, ou le nom s'étalait en caractère sculpté, ce nom maudit. Une boule se forma dans sa gorge et il lutta pour ne pas céder aux larmes qui menaçaient de perler à ses yeux. Des larmes de rage. Il enfonça ses mains dans les poches du costume noir qu'il portait pour l'occasion. Sa grand mère l'avait obligé à le porter, le respect aux ancêtres disait elle. Mais il ne respectait pas ses ancêtres, des foutus chasseurs, s'ils en avaient vraiment le pouvoir alors ils devaient le damner, lui jeter une quelconque malédiction pour déshonorer la tradition familiale. Il préférait servir des verres à pourchasser des vampires. Et il n'en avait pas honte, il avait simplement honte d'avoir un jour admirer cet homme, qui en plus d'avoir ruiné sa vie, avait ruiné celle de sa mère.

    Le soleil se couchait, il était encore tôt, mais les journées étaient courtes. Il aimait cette heure, entre chien et loup comme disent les poètes, il se recula et s'assit sur les racines d'un vieil arbre. Le dos collé contre le tronc, ses bras posés contre ses genoux relevés, il observait la stèle, il aurait aimé croire qu'il était maintenant tranquille, que ça résolvait ses problèmes, mais non. C'était trop tard pour ça, c'était ancré dans sa chair comme cette cicatrice qui marquait son cou à l'endroit précis ou un vampire lui avait pratiquement déchiré la gorge. Sa main glissa contre sa gorge, à cet endroit la peau lui paraissait plus fragile, comme si le tissus cicatriciel était encore sur le point de céder après toutes ses années. Il resta là, sans bouger à ressasser le passé, il ne sut combien de temps exactement, le froid ne semblait même pu l'atteindre.

    Perdu dans ses pensées, il ne vit même pas les quelques visiteurs tardifs qui l'observaient en biais, il ignora le téléphone qui vibrait dans sa poche. Il se sentait dépourvu de force, l'envie de se lever pour retrouver l'intérieur vieillot et douillet de la maison de sa grand mère ne l'effleura même pas. Il ne rentrait à Tokyo que le surlendemain, il avait encore un certains nombres de papiers à signer, il était sa seule famille, et l'administration japonaise le harcellerait s'il ne faisait pas les choses correctement. La montagne de document à remplir lui donnait déjà la migraine. Il extirpa de sa veste un paquet de cigarette, il s'était promis d'arrêter, mais plus tard. Pas ce soir. La flamme du briquet éclaira fugitivement son visage, seule lumière vacillante du vieux cimetière. Il savait que c'était interdit, mais à l'heure actuelle il s'en moquait éperdument. La brulure de la nicotine glissant dans sa gorge lui fit un bien fou, qu'est ce qu'il n'aurait pas donné pour un whisky à cet instant. Il exhala la fumée et observa la fumée bleuté voler quelques instants avant de disparaître. C'était incroyable comme dans le calme et l'obscurité tout pouvait sembler plus fascinant plus beau. Cela faisait des années qu'il n'avait pas profité de la beauté de la nuit, sans ressentir la crainte. A peine y songea t-il, que son regard balaya le cimetière, un son le fit se redresser à demi, le bruit de gravier. Sans doute un visiteur nocturne, pas de quoi paniquer essaya t-il de se rassurer sans succès, déjà il s'était relevé, aux aguets comme une bête traquée.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Mer 7 Nov - 14:29


Engendrée par la perte d'un être cher,
la douleur jamais ne meurt...
Et pour ceux qui partent comme ceux qui restent,
seuls les regrets demeurent...

Caché et allongé sur une sépulture dans un tombeau où reposent des personnalités importantes. J'attends patiemment que le soleil disparaisse pour être remplacé par mère la lune dans ce lieu neutre où, je me permets de penser à elle, à nous. Est-ce que j'aurais pu la rejoindre après avoir fait couler le sang ? Aurions-nous été heureux si nous n'avions pas empruntés la voie du shinobi ? Je suis mort cette nuit quand j'ai vu son corps allongé sur le sol avec cette lame qui avait traversé son estomac tuant par la même occasion notre enfant. J'aurais aimé être père à mon tour. Élevé notre enfant à ses côtés mais tout cet espoir, ce rêve, fut détruit en une seule nuit. Tout était à feux et à sang même les enfants n'ont pas été épargnés. Il ne devait y avoir aucun survivants pour éviter une rébellion de leur part. Tels étaient les ordres d'Oda Nobunaga. J'ai aspiré au sommeil éternel après avoir tué de sang froid ces hommes à cause de la folie meurtrière qui s'était emparée de moi mais, il faut croire que l'homme n'est pas maître de son destin comme il aimerait le croire. Il y aura toujours une personne pour prendre la décision à sa place que cela lui plaise ou non. Tout ce qui me reste de Rin est ce peigne en bois de chaîne avec une fleur de cerisier comme décoration. Mon seul regret est de ne pas lui avoir dit assez souvent que je l'aimais comme un fou. De ne pas avoir pu passer autant de temps que je l'aurais voulu à ses côtés. De la sauver de cette mort inéluctable. Rin m'attend t-elle avec notre fils pour la rejoindre ou bien, elle a rencontré mes frères d'armes et, elle a refait sa vie avec un ? Si elle s'est réincarnée alors, j'aimerais avoir la chance de la rencontrer et de la chérir comme je n'ai pu le faire avant. Quoi qu'il en soit, ce que je souhaite c'est quel que soit l'endroit où elle repose, se retrouve, j'espère qu'elle est heureuse et en paix. Ce que nous, shinobis n'avons-jamais été. Nous n'avons jamais été en paix même quand les temps étaient calmes. Nous étions toujours en alerte puisque les menaces étaient permanentes. Nous avions que très peu d'alliés et, ce fut peut-être la raison de notre chute. Il ne reste plus vraiment de traces de notre existence contrairement aux samouraïs et aux seigneurs nous, ninjas nous ne sommes plus que des « légendes » et peu d'entre nous ont pu inscrire leurs noms dans les archives. Est-ce que je regrette cette vie ?

Non je ne regrette pas d'avoir pris cette voie parce que nous nous battions pour nos convictions et nous étions « libres ». Bien qu'à la fin c'est ce qui nous a conduits à notre destin funeste. J'ai beau essayé de penser à divers scénarios possibles, j'en reviens toujours à la même conclusion. C'était peut-être le seul chemin qui nous attendait. Rangeant ce peigne dans la poche de ma veste je sortis un harmonica. Cet harmonica regorge pleins de souvenirs comme tous les objets que j'ai gardés. Père... Le premier cadeau que père m'offrit pour mon anniversaire. Ce fut l'un de ses plus beaux présents à mes yeux car c'était la seule fois où il était présent pour mon anniversaire. On a beau dire ce qu'on veut, la présence d'un père est primordiale pour un enfant afin qu'il puisse devenir un homme en prenant son exemple. Aujourd'hui est le jour de sa mort, quelques mois après cette nuit fatidique qui nous a tous séparés. Je n'ai pas pu lui dire au-revoir. Je me rappelle encore de sa voix et de son regard sérieux en me disant de faire bien attention à moi. Je ferme les yeux portant l'harmonica à ma bouche et commence à jouer un air que mon meilleur ami, mon frère de coeur jouait pour moi. Il était attiré par la musique et, même si c'était un cadeau de père j'ai préféré l'offrir à Tatsuya qui en jouait sans arrêt quand nous étions tous défaitistes. Que nous pensions que nous allions mourir. Ce même morceau qu'il jouait à l'enterrement de l'un des nôtres. Ce morceau que je n'aurais jamais crus jouer pour lui. Ils me manquent je dois l'avouer mais, j'ai encore certaines choses à faire avant de songer à les rejoindre. J'arrête de jouer et je soulève mes paupières pour tomber sur ce plafond bien terne qui commence à s'effriter. Combien de temps je suis resté dans cette position en ce lieu ? Aucune idée et, je m'en fous royalement. Me relevant tout en prenant d'un geste vif l'instrument de musique entre mes doigts, je décide de sortir pour me recueillir auprès de père et des autres ninjas qui reposent dans ce cimetière. Dépoussiérant mon blouson en cuir de couleur noir avec mon débardeur blanc épousant bien mes formes ainsi que mon jean déchiré, je m'abaisse pour prendre le bouquet de fleurs que j'ai acheté et sort de ce lieu où je laisse derrière moi une forme allongée sur le sol froid. Un homme d'un âge avancé qui est venu pour prier ses ancêtres et, qui m'a servi de festin pour la journée et permis d'économiser pour un bouquet de lys. Ce bouquet ne lui sert plus à rien comme son paquet de clopes là où je l'ai envoyé désormais.

Être vampire n'a pas que de bons côtés. La seule nourriture qui fait papillonner mes papilles est ce liquide carmin dont le corps humain est constitué. J'ai eu du mal en m'en accommodé au début de ma vie vampirique mais, je m'y suis vite habitué. Sur ces dernières pensées, je me retrouve devant la stèle de mon père où je m'agenouille pour déposer délicatement le bouquet de lys. Je reste silencieux en regardant le nom où j'apporte mes doigts dessus et les laisse glisser. Je décide de jouer à nouveau de l'harmonica en son honneur ainsi qu'à tous les combattants qui reposent ici. Si père et mes ancêtres étaient encore de ce monde, je suis certain qu'ils feraient tout pour m'envoyer six pieds sous terre à cause de la voie que j'ai empruntée. Celle d'un monstre sans aucun doute et je ne les contredirais pas sur ce point. Après tout je viens de tuer un homme innocent pour satisfaire ma soif. Quand la musique fut terminée, je me relève et me courbe devant la stèle en pierre avant de tourner les talons pour rentrer à Tokyo.

C'était ce qui était prévu jusqu'à ce que je vois des personnes vêtues tout de noir en larmes pour certaines, alors que d'autres seules des expressions sombres soient visibles. Un enterrement je présume, ce qui en soit n'était pas nouveau et qui me prédisposait à faire demi-tour. Pourtant, en passant près d'une vieille dame je reconnus une odeur... Une odeur que j'avais apprise à mémoriser puisque je passais mon temps à venir le coller dès que je le pouvais. Je me retourne pour mieux observer toutes les personnes encore présentes mais, aucune trace de lui. Est-ce qu'il se trouvait encore ici ? Finalement, peut-être que cela mériterait une petite inspection du cimetière de ma part. C'est avec un sourire aux lèvres que je fis demi-tour mettant tous mes sens en alerte afin de pouvoir le trouver rapidement. Trouver cet humain qui m'a tapé dans l'oeil et qui est devenu ma distraction du moment. Je finis par m'enfoncer dans le cimetière croisant des visiteurs à qui j'adressais de brefs salutations puis, « son » odeur fit frémir mes narines. Sans vouloir le jouer discret pour ne pas l'effrayer je m'approche de lui calmement en marchant sur une branche qui, apparemment l'effraya. Je pouvais le voir dans la pénombre dans laquelle ce lieu funeste était plongé. Je l'observe quelques instants derrière un arbre avant de prendre la décision de me manifester devant lui un grand sourire aux lèvres :

-Konnichiwa ! Les petits garçons ne devraient pas traîner tard le soir ~ On ne t'a jamais dis que c'était dangereux ?
,
Fis-je en le susurrant doucement de manière taquine tout en passant un coup de langue sur mes lèvres, mains dans les poches et le sourire plaqué aux lèvres.

-Un petit garçon tel que toi devrait être chez lui bien au chaud après tout on ne sait pas sur qui on peut bien tomber de nos jours. Il y a des personnes dangereuses qui traînent dehors et, crois-moi je sais de quoi je parle ~


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Mer 7 Nov - 17:17


      Surgit de la pénombre, comme d'un cauchemars, se découpa une silhouette qui n'était que trop familière à Yasuhiro. Sans pour autant se détendre totalement, sa frayeur première ne laissa place qu'à une vague inquiétude. Il connaissait ce vampire, Hayato. Il venait souvent au club, le tourmenter lui principalement. Mais si sur son lieu de travail, il se sentait en sécurité, entouré par une foule bruyante et protectrice. Il se sentait au milieu de ce cimetière, trop exposé. Que faisait-il ici ? L'avait-il suivit depuis Tokyo, il trouvait l'hypothèse peu probable, et dangereuse. Son ton fit courir un frisson le long de sa colonne vertébrale, sa façon de s'exprimer, taquine, le laissait méfiant. S'il n'avait été qu'un humain, il lui aurait sans doute répondu du tac au tac, une réplique cinglante, mais face à un vampire il se sentait toujours démuni, comme, en effet, un petit garçon. Et à cet instant il regrettait de ne pas être chaud chez sa grand mère. Mais il était un peu tard pour songer à cela. Il essaya d'afficher une expression assurée, et d'un ton qu'il espérait ferme sans y croire, il répondit un peu tard.

      «Les cadavres bougent et parlent bien au lieu de rester sagement dans leur tombe, pourquoi les petits garçons ne se baladeraient pas dans les cimetières. »

      Il éprouvait l'envie irrépressible de fuir à toute jambe, seul son orgueil l'en empêchait, ainsi qu'une certaine curiosité. Ce personnage l'avait toujours intrigué. Loin de se montrer sombres et cruel comme il imaginait que la plupart des vampires soient, il se montrait au contraire espiègle et souriant, jamais il n'avait montré d'intention mauvaise envers lui, à part peut être une certaine concupiscence. Loin pourtant de baisser sa garde, Yasuhiro s'était toujours acharné à mettre une barrière entre eux, à fuir sa présence, en laissant le travail à un collègue et à l'ignorer copieusement lorsqu'il n'avait d'autre choix. Le voir ici le laissait complètement démuni. La suite ne le laissa pas plus rassuré, il n'était que trop conscient des personnes dangereuses qui erraient la nuit, se cachait dans l'obscurité n'attendant que l'occasion de trancher des jugulaires. Avant même d'y réfléchir, il recula d'un pas, mais sentant une racine pour la semelle de sa chaussure, n'essaya pas de reculer plus. Tomber était la dernière chose qu'il souhaitait. Lui qui avait trouvé cet arbre accueillant et protecteur quelques instants auparavant, le voyait maintenant comme un traitre et un obstacle infranchissable.


      « Qu'est ce que tu fais là ? Qu'est ce que tu me veux ? »

      Il avait débité très rapidement ses deux questions, cette impression d'être une bête traquée, à peine plus qu'un lièvre pour un chasseur expérimenté, ne lui plaisait guère. Il savait que cet être avait la capacité de le tuer avant même qu'il ne puisse esquisser un mouvement de défense. Il savait se battre, en théorie il aurait même dut être capable de gagner contre lui, mais en pratique, il était simplement terrorisé. Incapable de se défendre. En outre, sans jamais se l'avouer, il éprouvait pour ce vampire en particulier, une certaine fascination, son attitude tranchait trop avec celle qu'il attribuait à ses monstres. Son charisme, son attitude ne lui inspirait pas la répulsion que suscitait tous ses congénères. Et cela l'effrayait encore plus. Un monstre était un monstre, c'est une des rares choses qu'il gardait de l'enseignement de son père, ils étaient tous des créatures assoiffés de sang, ils tuaient pour vivre, prenaient des vies innocentes, et quand bien même elles ne l'étaient pas, ils se faisaient juge. Yasuhiro n'était pas spécialement religieux, le dieu des chrétiens l'indifférait profondément, et les dieux japonais n'étaient, semble t-il, d'aucune aide dans ce cas précis.

      Les muscles tendus, il semblait prêt à bondir au moindre mouvement du vampire. Fuir ou se battre pour sa survie, s'il trouvait le courage nécessaire. Également la volonté, car las de se battre, il avait déjà songé à s'abandonner, avant de se sentir coupable de cette pensée, il devait vivre pour celles qui étaient mortes pour lui. Vivre et endurer leurs pertes. Il songea fugitivement que cela faisait bien longtemps qu'il n'avait été déposer des œillets sur la tombe des deux seules femmes qui compteraient jamais à ses yeux. Mais cette pensée fut engloutie dans le flot infernal que provoquait chez lui la présence d'un vampire, et encore plus de ce vampire ci.




Dernière édition par Okada Yasuhiro le Jeu 8 Nov - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Mer 7 Nov - 20:18


Les gens sans bruit sont dangereux.
 Il n'en est pas ainsi des autres.


Je peux m'empêcher de l'observer et de me mettre à rire après sa réponse qui tarda à tomber. C'était impolis, peut-être même qu'il le prendrait mal et que je le descendais à cet instant même. Pourtant, si je ris fort et naturellement c'est tout simplement parce qu'il m'amuse tout simplement. Malgré la peur que je sens émaner de lui, les pores de sa peau crient tout simplement l'horreur, la méfiance que je lui inspire, il a quand même le courage et « l'effronterie » de me répondre de la sorte. A moi son aîné de plus de quatre siècles. Cela fait longtemps que je n'ai pas trouvé un humain aussi amusant à mon grand bonheur et pour son malheur à lui. Je me tus au bout d'un moment sans me départir de mon sourire avec lequel je suis apparu devant lui. Le silence tomba entre nous et je me doute, que se retrouver en ma compagnie lui ait difficilement supportable. Un humain seul, sans arme, face à un vampire de plusieurs siècles qui s a semble t'il jeté son « dévolu » sur vous, n'a rien de rassurant en effet si j'inverse les rôles. Un monstre reste un monstre ne ? Ah comment-puis-je lui faire comprendre que je ne suis pas comme mes pairs ? Il n'existe probablement aucune solution.. En même temps, jusqu'à présent je n'ai pas montré une personnalité des plus adultes et responsables qui puissent exister dans la société. Je le vis reculer d'un pas et s'arrêter subitement. S'il n'avait semble t'il, pas cette écorce pour l'arrêter, il aurait reculé de plusieurs pas. Alors, comme ça il voulait me fausser compagnie ? Ma présence lui était si pénible ?

J'ai beau vouloir essayer de me mettre à sa place, je n'arriverais jamais à le comprendre parce que j'y suis tout simplement incapable de m'y mettre. Je n'ai jamais été une proie d'un vampire, ni chasseur et j'ai appris l'existence de l'espèce à laquelle je fais partie désormais que lorsque j'en suis devenu un vampire justement. Le comprendre je pourrais essayer mais, ce serait se leurré et mentir de dire que je comprends les sentiments hostiles et la méfiance qu'il me porte. Je penche la tête un peu sur le côté et mon sourire s'agrandit quand j'entends sa voix s'élevait de nouveau dans les airs, brisant ainsi ce silence pesant qui s'était installé autour de nous pendant quelques secondes. Ce que je faisais là ? Il n'y avait pas à dire, il m'amusait de plus en plus. Ano... Il pensait réellement que je le traques comme un tigre traque sa proie ? Certes, je suis venu ici pour le saluer mais je n'étais pas au courant de sa présence en ces lieux. Ce ne fut que le hasard pour une fois et non une rencontre provoquée par mes soins. D'humeur joueuse et taquine, je ne donne pas ma réponse de suite le laissant imaginer ce qu'il voulait et quand je me décide à prendre la parole, ce fut sur le même ton que j'avais pris pour signaler ma présence quelques instants plus tôt.

-Ma distraction favorite me manquait alors j'ai décidé de la suivre !! Si tu savais comme je me suis ennuyé! Mes nuits étaient si mornes sans toi ! J'ai crus mourir d'ennui et puis je t'ai vu, et je me suis dit : Allons suivre Yasu chou !!!

Fis-je de ma voix la plus enfantine et enjouée avec une expression d'imbécile heureux, ne laissant ainsi place à aucun doute possible sur la véracité de mes paroles. Évidemment, tout n'était que mensonge bien que... Je dois avouer que sa compagnie me manquait. Peut-être parce qu'il est le seul humain que j'ai pu approcher aussi naturellement depuis des siècles malgré ma transformation. Le seul avec qui je peux être « moi ». J'apprécie sa compagnie et par la même occasion, j'ai réellement envie de me rapprocher de lui. J'ai cette envie presque viscérale de vouloir le connaître et surtout, de briser le bouclier qu'il a mis en place pour se protéger. Comme il fallait s'y attendre, mes paroles ne le rassurèrent point. Il ne fallait pas être devin pour le devinier, n'y avait qu'à voir son corps qui s'était tendu et comme son visage s'était fermé. Gagner sa confiance ce ne sera probablement pas pour cette fois apparemment.. Il allait falloir que je brise la glace car, cette tension flottant dans l'air m'était désagréable.

Mais, comment ? J'esquisse un geste et je suis certain de me prendre un coup de sa part ou alors de le faire fuir très loin. Bien que j'opte particulièrement pour la deuxième option, dans les deux cas cela ne sera pas à mon avantage ! Et les efforts fournis jusqu'à présent pour essayer de briser la glace seraient réduits à néant. Je reste immobile sur mes deux pieds fermes. J'ai fais ça pendant toute mon enfance voir toute mavie alors rester stoïque maintenant, n'était pas une gêne pour moi. Mon visage devint plus calme pendant que mes lèvres se fanèrent un peu. Après tout, s'il était là, ce n'était certainement pas de bonté de coeur ! Sans oublier toutes ces personnes que j'ai croisé avant de rebrousser chemin pour essayer de le retrouver. Il venait peut-être de perdre un être chère alors il serait plus judicieux de ma part de le rassurer au lieu de lui faire « peur » ce qui n'était mon but. Ébouriffant mes cheveux d'une main me les décoiffant complètement je finis par dire avec un oeil fermé :

-Rassure-toi je mentais !

Mon sourire s'élargit à nouveau, pendant que je fis retomber mon bras le long de mon corps avant de lui tirer doucement la langue comme un enfant de cinq ans le ferait. Je n'arrivais pas à être sérieux et même si j'avais envie de l'être, je ne pense pas que voir une expression sombre est ce dont il a besoin pour le moment. Trop sentimentale ? Peut-être que cela me mènera à ma perte comme ma curiosité. Je dévie mon regard de lui pour le porter sur les rangées de stèles qui se dressent à nos côtés. J'aurais aimé pouvoir l'enterrer, pouvoir me recueillir sur sa tombe, lui parler pendant des heures.... Seulement.. Je ne pourrais jamais le faire. Quand je suis revenu sur ce qui restait denotre village, il n'y avait plus rien. Son corps à l'endroit où je l'avais laissé n'était plus que cendres. Mon regard et mon esprit se perdirent tous deux dans « l'espace temps » avant de fermer doucement les yeux pendant un laps de secondes. Je les ouvris à nouveau et fixa un point invisible tout en restant aux aguets aux moindres faits et gestes de Yasuhiro grâce à mon ouïe. Je préférais ne pas reporter mon attention immédiatement sur lui.

-Tu as enterré quelqu'un ? Je sens l'odeur de la terre fraîche, signe que de la terre a été retournée. Même sans ça, les gens que j'ai croisés avant de venir te rejoindre portaient des mines bien sombres si on excepte ceux qui étaient en larmes. Dois-je t'offrir mes condoléances ?

Sur ces paroles dites calmement sans aucune autres intonations derrière, je reporte mon regard vers lui attendant une réponse de sa part. Il y a d'énormes chances qu'il m'envoie sur les roses. J'y ai pris l'habitude alors je m'attends un peu à tout venant de sa part. Lors de notre première rencontre il m'a complètement envoyé boulé et pourtant têtu et patient que je suis, je suis retourné à la charge. Cependant, en l'examinant un peu plus, je ne peux m'empêcher de remarquer de légers frissons parcourant sa peau et, c'était différent de la peur que je faisais naître en lui. Avait-il froid ? Maintenant, quand j'y pense, nous étions bientôt l'hiver et le soleil s'était couché depuis presque trois heures. Je pourrais le recouvrir de ma veste en deux trois mouvements sans qu'il puisse dire « ouff » ou bien cligner des yeux mais avant cela, il allait falloir que je brise un peu plus la glace.

-Ne sois pas aussi tendu gamin ! Si j'avais voulu te tuer ou te mordre, cela ferait bien longtemps que je t'aurais plaqué contre ce tronc d'arbre enfonçant mes canines dans le creux de ton cou sans que tu puisses bouger le petit doigt. Bien que je ne remette pas en doute que ton sang soit délicieux ! Quoi que vêtu ainsi c'est un appel à te mordre pour nous « monstres de la nuit ».

J'étais sérieux mais, je n'en donnais pas l'impression faisant passer mes paroles sous le ton de la plaisanterie bien que mon sourire était empli de sous-entendu. Après tout je le trouvais pas mal. Il était mon genre et je n'étais pas gêné de lui faire savoir qu'importe ce qu'il puisse en penser. Quoi que je montre en rien ma sincérité puisque, je me mis à rire doucement portant ma main droite devant mes lèvres pour m'aider à me calmer et de reprendre plus sérieusement cette-fois :

-Plus sérieusement, que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas être avec ta famille au chaud ? Cette vieille dame que j'ai croisé avant de venir vers toi, celle qui portait ton parfum c'est ta grand-mère ne ? Je me mêle sans doute de ce qui me regarde pas mais si je n'étais pas le « cadavre qui bouge et parle que je suis » je préférerais être à ses côtés que rester dehors en cette saison surtout qu'elle a l'air d'être une personne fort charmante je me trompe ?

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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Jeu 8 Nov - 15:51


    Le sang de Yasuhiro se glaça, se voir attribuer le rôle de distraction ne lui plaisait pas. Le considérait-il comme un chat considère sa souris en mousse ? Il disait cela avec une telle légèreté. Il lui faisait sans cesse cette impression, celle de ne rien prendre au sérieux. Cette légèreté avec laquelle il semblait prendre toute situation et tout mot sortie de sa bouche, le laissait perplexe, il ne savait sur quel pied danser avec ce personnage. Il était tellement loin de l'image du monstrueux et terrifiant vampire, il se comportait la plupart du temps comme un enfant insouciant. Pour Yasu qui n'avait pas eu l'occasion de profiter de l'enfance, c'était encore plus perturbant. Sa façon même de s'ébouriffer les cheveux en lui annonçant qu'il avait mentis était comme déplacé pour un vampire. Trop humaine. Il était plus simple d'être terrifié et de haïr un monstre, quand celui-ci se comportait comme tel. Yasuhiro avait l'impression qu'il se payait sa tête, qu'au moindre doute, qu'à la moindre félure dans sa carapace, il viendrait le massacrer. Il ne pouvait vraiment croire qu'un vampire puisse simplement vouloir se montrer amicale, l'image lui paraissait ridicule, la conception même de l'idée dangereuse. En proie à ses pensées, le silence s'éternisa, l'humain cherchait une échappatoire, sans trop y croire. Mais sa voix s'éleva à nouveau dans le calme du cimetière, le ramenant à ses préoccupations premières. Sa mâchoire se contracta à la mention de l'enterrement.

    « Tes condoléances...? Je ne regrette pas le cadavre dans ce cercueil. »

    Il avait voulu son ton détaché, il s'était montré sec. Son regard se perdit un instant sur les dernières personnes qui quittaient la tombe de son père. A leur stature il put reconnaître ses amis chasseurs, ils ne lui avaient pas adressé la parole, se contentant de le regarder de haut, sévèrement, comme pour le défier de soutenir leurs regards. Il l'avait fait, et il le savait, ils le méprisaient tous. Il aurait sans doute pu lancer une alerte au vampire, mais il ne voulait pas leur donner cette satisfaction. Le crissement de leur pas sur le graver s'éteignit, ne laissant comme unique bruit que le bruissement du vent. Il réalisa qu'il avait pratiquement oublié la présence du vampire, qui sut se rappeler à lui. L'appelant gamin. Yasu se demanda soudain à quel âge il avait bien pu être transformé, à vue d'œil ils avaient sensiblement le même age, mais il était difficile de réellement savoir avec ces créatures. Il resta là de ses pensées, car la perspective de se retrouver vider de son sang contre cet arbre le fit blémir.

    « Est ce que... c'est censé être un compliment ? »

    Il bafouilla, en portant une nouvelle fois la main à sa cicatrice. Ce qu'il pouvait détester se sentir aussi vulnérable. Un léger rire échappa au vampire, comme s'il venait de faire la meilleur des plaisanteries. Yasuhiro se demanda si celui-ci était totalement sain d'esprit, il en doutait. La mention de sa grand mère, alluma une flamme dangereuse dans son regard. Elle était la seule personne de sa famille pour qui il avait de l'estime, elle était chère à son coeur, et toléra mal que le vampire en parle. Chaque mention d'une personne dans la bouche d'un vampire devenait pour lui une promesse de mort.

    « Ne parle en effet pas de ce qui ne te regarde pas. »

    Sa voix avait claqué, surpris lui même de son ton péremptoire, il croisa les bras sans vraiment savoir si c'était pour se donner une contenance, ou pour se protéger un peu plus, ou encore pour se réchauffer face au vent glaciale qui s'était levé.

    « Mon père est mort, c'était un chasseur, et un très bon. »

    Il ne savait pourquoi il le lui disait, ni même pourquoi il s'obstinait à rester statique, sans rien tenter pour fuir. Incapable de bouger, terrorisé mais las de fuir ses peurs. Fatigués de craindre nuit après nuit la morsure fatale.

    « Tu veux toujours présenter tes condoléances ? »

    Un sourire amer passa fugitivement sur son visage. Parler de son père lui faisait toujours mal, et ce n'était pas la tristesse de sa mort, mais simplement le souvenir des cadavres qu'il avait laissé. Des innocents qui avaient payé pour sa folie. A nouveau il eut envie de pleurer, ses nerfs lachaient après trop d'année à se taire, a endurer seul ses cauchemars et la mort d'êtres chers dans des circonstances qu'il ne pouvait partager avec personne. Il détourna le regard. Ce vampire pouvait bien le tuer, mais il était hors de question qu'il voit une seule larme glisser sur sa joue.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Jeu 8 Nov - 19:58


La rumeur était donc vraie. Il détestait son père. J'ai entendu parler de son histoire et, de son passé dois-je le tenir au courant de cette information ? Je ne pense pas qu'il va apprécier que je connaisse son passé. Je peux me mettre facilement à sa place puisque, moi-même je n'aime pas qu'on marche sur mes plates bandes mais, pire que tout qu'on mette son nez dans ce passé sur lequel je mets un point d'honneur à le garder scellé sous clef. L'écouter m'apaise, le son de sa voix est une belle mélodie à mes oreilles et, je me retiens de lui dire que je venais en effet de lui faire un compliment. Il y avait une ligne à ne pas franchir, une ligne à laquelle j'aimerais pouvoir faire abstraction mais, cela m'est impossible. Entendre son sang et, les battements de son cœur me font prendre conscience que nous ne sommes pas du même monde. Il me serait pourtant facile de l'emmener dans mon monde mais, est-ce que je veux réellement prendre le risque qui m'attend au bout ? Il est préférable pour le moment que je m'abstienne de ce côté là et que je continue le train train habituel. Le ton dans sa voix changea et, je dois avouer que cela me lassait et en même temps me blessait. Quoi que je fasse, j'avais beau avancer d'un pas vers lui, il reculait de deux grands pas. Il faisait tout pour instaurer de la distance entre-nous et malheureusement, je devais l'accepter. Que cela me plaise, me blesse je n'ai pas mon mot à dire dessus. Parler de la sorte comme il venait de le faire, était un affront porté au vampire. Il avait de la chance que je ne me formalise pas du ton, de la manière qu'il s'adressait à moi. Seulement, ce n'était pas lui rendre service que de le laisser croire qu'il pourrait tout se permettre. Un vampire tel que Shiro san ne laisserait pas passer un tel comportement à son égard. Rien qu'imaginer à ce qu'il pourrait lui faire me faisait froid dans le dos. Mon regard ne le quittait pas d'une seconde, il m'attirait et, me donnait envie de le prendre dans mes bras. Malgré le ton amère où de la rancœur était dissimulée et palpable en parlant de son paternel avec une expression « froide », il m'était aisé de deviner que tout ceci n'était que mascarade. Au fond c'était juste un gamin perdu qui possédait un passé bien douloureux. Ce genre de passé dont on se passerait bien qui emmène son lot de blessures autant physique que psychique dû aux drames. Des plaies qu'il est difficile de cicatriser. Même avec le temps, on ne s'en remet parfois jamais. Ces blessures qui vous hantent et pourrissent votre vie en l'achevant même. Le silence était de nouveau tombé entre-nous et pourtant, mon esprit lui n'était pas tranquille. Je me sentais inutile et désolé pour lui mais, je ne ressentais aucune pitié à son égard. La pitié c'était pour les faibles et qui généralement je ne considérais pas comme des « hommes ». Or, Yasuhiko n'entrait pas dans cette catégorie.

Soupirant je finis par bouger mes épaules pour faire tomber ma veste sur mes avant-bras et, je me mis subitement à bouger en deux trois mouvements me retrouvant dans son dos où je perdis quelques secondes pour me débarrasser de mon blouson pour le mettre sur ses épaules avant de me reculer aussi vite que je suis passé derrière lui en faisant un bond en arrière et levant les mains en l'air tel un voleur qui vient de se faire prendre et tenu en joug avec une arme.

-Tout doux ! je n'avais pas l'intention de te faire quelque chose de mal je te rassure ! Je me suis dis que mon blouson servirait mieux sur toi que sur moi je te le jure !

Je fis une moue pour essayer de l'amadouer et, de le convaincre que je n'avais pas eu de mauvaises intentions à son sujet. Je joignis même mes deux mains devant mon visage donnant l'impression de faire une prière ou de le supplier tout en inclinant légèrement la tête avec les yeux fermés pendant un petit moment. J'ouvris avec hésitation un œil pour voir s'il était en colère contre moi, s'il était effrayé ou bien encore, sur ses gardes prêt à vouloir me cogner. Finalement, j'ouvris les deux yeux en me remettant bien droit pendant que j'engouffre mes mains dans les poches scrutant le moindre geste douteux qui pourrait survenir de sa part. Vraiment c'est boiteux de donner sa veste. Peut-être va t'il croire que je tente de le draguer ou alors, je viens de lui donner l'occasion de me détester encore plus. Pourquoi faut-il toujours que j'en fasse trop  hein ? Ça m'énerve grrrrrrrrrrrrrrrrr !! Je m'ébouriffe avec violence cette tignasse épaisse avant d'attraper quelques mèches brunes et de me les tirer en me traitant d'imbécile et d'autres vilains noms d'oiseaux dans ma barbe. Heureusement qu'il n'y a aucun vampires à l'horizon, sinon je me ferais remonter les bretelles avec perte et fracas. Pire que tout ! Je deviendrais la risée de tous. Ce n'est pas une attitude que doit avoir un vampire faisant partit du Conseil.. Quoi que, vu les décisions prises dernièrement par ces derniers je pense que mon comportement est plus exemplaire. S'en prendre à un enfant vampire innocent.. Je ne pense pas qu'on puisse tomber plus bas que ça. Finissant de faire souffrir ma chevelure, je me laisse glisser sur l'herbe en m'adossant contre le vieux tronc où se trouvait Yasu précédemment. Je soupire bruyamment avant de reporter mon regard sur « lui » qui n'a pas bougé d'un pouce. Me passant une main derrière la nuque je finis par reprendre la parole plus calmement :

-Tu n'as pas l'air de porter ton père dans ton cœur. Mais, pour d'autres il est probablement un héros et je respecte ça.

Je finis par hausser les épaules à la fin de ma tirade avant de finir par prendre mon paquet de clopes et, de m'en griller une devant ses yeux. Certes, un chasseur en moins n'était pas de refus mais, en sois ça ne changeait pas au fait qu'il y en avait d'autres qui traquaient et tuer les miens. Dans tous les cas, j'ai toujours eu des ennemis même ceux que je n'avais jamais rencontré. Quand j'étais ninja avec mes camarades j'étais considéré comme une plaie, une menace qu'il fallait éradiquer. Je suis un vampire, je suis toujours considéré comme une menace, un déchet, un meurtrier. Les critères sont restés les mêmes pour moi même si, j'étais un humain au tout début. Raison pour laquelle je ne hais pas spécialement les chasseurs. Il y a des vampires qui méritent la mort mais, comme de partout. Il y a des bons et des méchants qu'ils soient humains ou non.. Il suffit de parler à mon fondateur qui est un homme cultivé et bon même si, je ne comprend pas sa décision et que je ne la digère pas. Lui qui est connu pour être un homme sage... Rangeant mon briquet je pris une bouffée de ma cigarette avant de recracher doucement la fumée par les narines et de reprendre là où je me suis arrêté en regardant le ciel.

-J'ai appris ce qui t'es arrivé par le passé alors si tu veux en parler je suis là. Garder tout pour soi n''est pas bon pour le moral. A ce train là tu vas être tout ridé et avoir des cheveux blancs !! Ce serait dommage.

J'essayais de faire un peu d'humour pour essayer de l'apaiser mais, moi-même j'y croiyaiss pas trop. Je viens de prendre un risque en lui balançant que je savais pour lui mais, en même temps j'attendais ce moment pour lui dire que j'étais au courant. Pour briser la glace. Peut-être que j'aurais dû m'y prendre avec des pincettes. Lui dire plus posément pourtant, je suis certain que la réaction aurait été la même que j'allais avoir droit. Mon but n'était pas de le blesser mais, qu'il s'ouvre qu'il crache sa haine si cela pouvait lui permettre d'avancer dans la vie et, d'être plus fort pour affronter cette dernière. Il gardait tout pour lui et, ça se voyait qu'il avait besoin d'évacuer. A cette allure il n'allait pas tenir et, j'allais le retrouver un de ces quatre allongé et délaissé au quatre coin d'une rue. Il était en vie, il avait encore sa grand mère. Ne méritait-elle pas un peu plus de considération ?

-Si tu te demandes comment je le sais on va dire qu'une connaissance me l'a dit. Je ne connais pas cet homme qui t'a mis au monde, il est vrai que ton père ne mérite pas le pardon de ta part car ce qu'il a fait est impardonnable. Seulement, est-t'il le seul fautif dans cette histoire ? N'as-tu pas ta part de faute toi aussi ?

J''étais en train de tâter le terrain mais, en même temps, ça m'énervait. Il fallait assumer ses actes. Bien qu'en vérité je n'avais pas mon mot à dire. Je ne le connaissais pas depuis longtemps. Pire, je me foutais ouvertement que son vieux serve de nourriture pour les vers. Un « fou » de moins qui n'a jamais essayé de voir plus loin que le bout de son nez. Ils sont nombreux à ne pas voir que les monstres comme ils nous appellent, avons nous aussi un cœur et une morale. Calme et légèrement je m’en foutisme.

-Je ne te juge pas, je peux comprendre que tu puisses haïr ton paternel mais, j'ai l'impression que le haïr te fait plus de mal qu'autre chose. Haïr ce n'est pas si facile au fond. Surtout quand on l'a admiré. Tu l'as considéré comme ton modèle au moins aux débuts non ?

Parfois, je me donnerais des gifles et, c'est peut-être ce qui m'attendait mais, j'avais envie de le faire sortir de ses gonds même si, pour cela il fallait appuyer là où ça fait mal.

- Tu sais il y aurait pu avoir pire vengeance. Tu aurais peut-être été dans l'obligation de tuer l'une des deux personnes qui te semblent si chères. Et dans le cas qu'aucun de vous n'aurait été transformé, tu aurais pu te faire tuer. Que penses-tu qu'elle serait devenue ? Sans son grand frère pour la protéger ?

Je suis suicidaire je l'avoue ! Pourtant, je m'en voulais de lui balancer de telles horreurs au visage même si, il y avait une part de vérité. Peut-être que c'était mieux pour elles. Qu'elles étaient heureuses plus qu'elles n'auraient pu l'être. J'ai pour principe de ne pas me mêler de la vie privée des autres mais, avec lui.. Tout était différent. Arriver à de telles extrémités pour que tout ce qu'il a gardé en lui explose, sorte, me faisait mal. La seule chose qui me confortait dans ma manœuvre c'est le fait, qu'une fois qu'il aura craché toute sa colère, sa douleur alors il ira mieux après et qui sait.. Peut-être il y aura t'il au moins un semblant d'amitié au bout ? Rien que ça me satisferais amplement même si pour le moment ce n'est qu'une explosion de haine qui m'attend...


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Dim 11 Nov - 17:12


    Qu'est ce qui n'allait pas avec ce type ? Etait la question qui tourbillonnait dans l'esprit de Yasuhiro, il était loin des monstres qui peuplaient ses cauchemars, et le faisait se réveiller tremblant de terreur la nuit. Il se comportait comme un enfant, un enfant qui aurait grandit trop vite. Son comportement l'agaçait, autant qu'il l'intriguait. Était il un marginal chez ceux de son espèce ? Il en était là dans ses pensées, lorsque celui qui les occupait se retrouva brusquement dans son dos, trop rapidement pour qu'il puisse esquisser le moindre geste. Son cœur rata un battement et son souffle se bloqua, il crut sa dernière heure venue et ferma les yeux à s'en fendre les paupière. Attendant la morsure, la douleur l'irradier. Mais rien ne vint, si ce n'est un poids sur ses épaules. Il rouvrit les yeux, Hayato était de nouveau devant lui, les mains en l'air. Il avait simplement déposé sa veste sur ses épaules. La terreur qui l'avait assaillit subitement le laissa tendu. Le vampire se justifia instantanément, laissant Yasu complètement perplexe et perdu. Il s'excusa de nombreuse fois, se rendant probablement compte que son action avait été perçut comme une attaque. La veste sur ses épaules le protégeait d'avantage du vent que le blazer qu'il portait. Mais c'était une veste de vampire, et par conséquent il ne s'y sentait pas à l'aise. Devant lui, il gesticulait, s'excusant encore et encore comme s'il avait fait quelque chose d'une gravité extrême. L'humain était plongé en pleins paradoxe, et détestait ça. Les vampires sont des monstres étaient pour lui une vérité aussi générale que la terre est ronde. Pourtant celui-ci semblait surtout souffrir d'un sérieux complexe de Peter Pan, doublé d'un sans gêne remarquable. S'il avait été un humain, il aurait sans doute pu le trouver attachant, là il s'attendait trop à ce que la situation change, que d'un instant à l'autre il montre son vrai visage.

    Après un silence relatif, Yasuhiro détourna le regard, mais peu de temps puisque la mention de son père lui fit regagner sa pleine attention. Il haussa un sourcil en entendant Hayato, un vampire qui respectait un chasseur. Il devait sans doute être en pleins rêve. Cette soirée frisait l'absurde. Le vampire alluma une cigarette, Yasu l'observa faire, il en avait également envie, mais était toujours incapable de bouger, il restait figé. Sans doute le vampire voulut-il faire un trait d'humour, mais cela tomba comme un pavé dans la marre. Il fallait être détendu pour apprécier l'humour, et il était tout sauf cela. Il se permettait de lui donner des conseils, même sous un fond d'humour, cela fit naître en lui la colère. Une colère contenu qui ne se manifesta que par un froncement de sourcil et une légère contraction de la mâchoire. Pour qui se prenait-il, mais avant qu'il puisse le lui demander il répondit plus ou moins à une question qu'il n'avait même pas pris la peine de se poser. La question qu'il posa claqua comme une gifle. Il ne s'y attendit pas, et il eut l'impression de se prendre un coup. Fautif, lui ? La colère le fit serrer les poings. Fautif, d'avoir voulu fuir cette vie, fautif d'avoir été trop terrorisé ? Il jetait du vinaigre sur une plaie ouverte. Il se sentait coupable de la mort de sa mère et de sa sœur depuis le début, il vivait avec cette culpabilité en permanence, il se sentait comme s'il était la personne qui les avait tué. Il s'en voulait peut être plus qu'il n'en voulait à son père. Et son père n'était maintenant plus là, toute sa haine s'était centré sur lui même, comme s'il était coupable d'être en vie. La suite de sa tirade, furent de nouveaux coups. Ses mots étaient blessant, le renvoyant à sa douleur. La cruelle désillusion qui réalise que son père n'est pas un héros mais un meurtrier. Il n'arrivait même plus à parler, il craignait qu'en ouvrant la bouche, il n'y ait que des sanglots. La rage étaient entrain de déferler dans ses veines comme le pire des poisons, le brulant, le dévorant.

    Sa dernière réplique fut la pire, comme un coup de poignard en pleins cœur. Sa sœur, sa précieuse petite sœur. S'ils n'avaient pas été là, lui et son père, si elle avait été confié à de la famille, éloigné d'eux, elle serait encore en vie.

    « J'aurai préféré mourir à sa place. »

    La tête baissé, il retenait ses larmes, mais sa voix tremblait de fureur. Elle aurait dut être en vie, elle était l'innocente victime de la folie de son père, de sa lâcheté à lui. Il redressa la tête, dans son regard brillait les flammes de sa haine. Sans même le réaliser, il s'était déjà jeté sur Hayato, avec une seule envie, celle de le voir souffrir. A mains nues, sans aucune arme, mais c'était la dernière de ses préoccupations. Il avait tellement mal, et tout ça c'était de sa faute, de celle de son espèce. Son poing heurta violemment sa pommette. Il ne sentait plus la douleur physique, ni même la peur, seul comptait cette colère trop longtemps contenu.

    « Ne parle pas d'elles ! Ne fais pas comme si tu me connaissais, ou que tu pouvais comprendre ! »

    Il avait agrippé son col et criait, il se moquait qu'on l'entende, et de toute façon le cimetière était actuellement désert. Il se moquait éperdument de troubler le repos des morts. Il s'attendait à tout moment à sentir un coup de la part du vampire, une attaque quelconque. Il avait perdu la veste que Hayato avait posé sur ses épaules, sans même le réaliser. Abandonné là ou il se tenait statique quelques instants auparavant. Un second coup parti, il était ivre de colère, incapable de réfléchir au fait que ses coups donnés par ses maigres point ne devait pas être beaucoup plus efficace que des coups donnés par un enfant. Un troisième. Chacun était un soulagement, il aurait pu frapper dans la pierre, pour peu que la douleur qui consumait son âme s'envole.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Lun 12 Nov - 17:30


Un coup, deux coups, trois coups... Les coups pleuvaient averses et, il décida de ne plus compter. Il l'avait sentir bouger mais, n'avait esquissé aucun geste pour fuir. Il s'était laissé faire, Yasuhiko sur lui l'obligeant à s'allonger de ton son long sur le sol dans la douleur. Il grimaça de douleur à causes des coups qui s'abattaient sur son visage, la partie la plus importante de son corps. Il l'avait cherché et puis, le gamin comme il aimait le surnommer en avait besoin. Besoin de se défouler, d'extérioriser toute cette colère et douleur qu'il avait emmagasiné pendant toutes ces années à l'intérieur de lui. Le plus douloureux pour lui ce ne fut pas les coups bien que le goût cuivré de son sang envahit sa bouche et, qu'un filet de sang apparut à la commissure de ses lèvres pour descendre jusqu'en bas de son menton pour continuer sa course dans son cou. L'humain venait sans doute de lui fendre la lèvre en deux. Il cracha du sang la tête sur le côté entre entre deux coups. Il était vrai qu'il ne le connaissait pas, il était vrai aussi que cela ne le regardait et, qu'il ne pouvait pas comprendre et, en même temps si. Il avait été élevé par sa grand mère, cette dernière fut même le dernier membre qu'il a vu la dernière fois en tant qu'humain. Il avait perdu tant de personne qu'il aimait. Et, la vérité était que s'il sentait le besoin de vouloir le connaître, de vouloir le « protéger » c'était parce qu'il lui faisait pensé un peu à « lui » et à « elle ». Peut-être que son fils qui n'a jamais vu le jour aurait pu lui faire de tels reproches, aurait pu lui ressembler tout simplement. Est-ce qu'il l'avait pris sous son « aile » comme un père pourrait le faire avec son fils ? Telle était la question mais, ce n'était pas la question qu'il se posa actuellement.. Tout ce qu'il pouvait faire pour le moment c'était de sentir son visage chauffait à cause des coups. De continuer à sentir le liquide carmin et, cette-fois-ci c'était partir de son arcade. Il fallait qu'il arrête maintenant avant qu'il ne soit obligé d'utiliser la manière forte pour l'arrêter. La respiration saccadée de son aînée l'informa qu'il était sur le point de craquer. Hayato se risqua à le regarder dans les yeux et, même si son visage devait tourner violacé, il y avait toujours ce sourire provocateur qui pendait à ses lèvres.

-C'est tout ? C'est tout ce que tu as ? Laisse-moi te dire que tu ne feras pas long feu si tu ne te remues pas et, te renforce pas.. Ou alors tu cherches à mourir ? Quelle lâcheté.. Comme ta mère... C'était sa décision de se suicider.. Tu ne vas pas me dire.. Qu'elle n'était pas au courant pour les activités de ton père ? C'est elle qui a fuit au lieu de te prendre toi et ta sœur loin de votre père, elle a préféré la facilité.. C'était son choix, tu n'y es pour rien.. C'est aux parents de protéger leurs enfants.. Certes, je ne dis pas que c'était facile.. Mais, la vérité est qu'elle avait le choix de vivre ou de mourir.. Elle a choisit le chemin le plus simple.

Tsuzuki voulait le réveillait. Il est vrai certes, que ce n'était pas d'une manière douce qu'il lui faisait comprendre. Que cette haine qu'il pouvait voir dans le regard de son interlocuteur ne faiblissait pas après tout, avec de tels mots balancés il ne fallait pas s'attendre le contraire. Son sourire ne disparut à aucun moment et, les coups pouvaient continuer de pleuvoir comme les cris. C'était une vérité blessante mais, malheureusement il fallait passer par là pour lui ouvrir les yeux. Au fil des minutes, il essayait de rester calme et serein. Il fallait croire qu'il ne serait jamais considéré comme autre chose qu'un monstre. Un monstre.. L'image qui lui collerait à la peau jusqu'à son dernier souffle. Malgré tout, son esprit fut soudain envahis par des paroles.. Des paroles qu'il aurait eu besoin d'entendre en cet instant. Est-ce que Yasuhiko était la personne qu'il devait sauver ? Son père vampirique lui avait dit une fois qu'il rencontrerait une personne qui aurait besoin de lui. Qu'il y aurait certainement une chance pour qu'il puisse rattraper ses erreurs passées. Une personne pour qui il serait prêt à nouveau à prêter serment d'allégeance et de protéger. Etre son bouclier, sa bouée de sauvetage et, pire que tout donner un sens à toute cette longévité. Est-ce que c'était ce garçon ? Ce garçon qui était une bombe à retardement ? La réponse lui était inconnue mais, il avait décidé lors de leur première rencontre dès que son regard avait croisé le sien que ce serait « lui ». Qu'il serait la personne qu'il protégerait comme il le faisait quand il était un ninja au service d'un seigneur. Et, si sa mort pouvait l'aider à aller mieux alors, il accepterait de mourir des mains de ce dernier seulement.. Sa mort n'avancerait à rien pour ce soir. Il intercepta soudainement avec aisance le prochain coup avec une de ses mains à quelques millimètre de son visage. Le vampire referma doucement ses doigts sur ce poing bien ferme ouvrant les paupières qui étaient restaient closes lors de ce deuxième round pour observer ce visage mais, cette fois-ci il n'y avait plus de provocation. Son visage était parsemé d'écchymoses et d'autres blessures étaient calme, et son regard plus doux comme le ton qu'il décida d'employer pour lui parler une nouvelle fois avant de son autre main sur la joue de ce visage juste au-dessus du sien.

-Il est vrai que je suis incapable de comprendre ta situation. Je ne te connais pas non plus. A tes yeux je ne suis probablement qu'un monstre de plus et, tu as probablement raison. Je l'ai probablement toujours été.. Mais, on a toujours le choix. Je pense que si tu es encore en vie c'est parce que c'était ta destinée. Alors oui, ta vie a été injuste mais, tu n'es pas le seul à souffrir alors arrête de faire l'enfant et ouvre les yeux. Ta grand mère.. Tu crois vraiment qu'elle est heureuse ? Tu crois vraiment qu'elle ne souffre pas autant que toi ? Tu penses qu'elle serait heureuse de te perdre et de savoir ce que tu penses au fond de toi, de te voir ainsi ?

Il venait d'hausser le ton comme un père qui était en train de faire la morale à son enfant quand ce dernier fait une bêtise. Il ne regrettait pas ce qu'il venait de dire ou faire. Et la main qu'il avait placé sur cette joue remonta sur le haut de son crâne pour lui ébouriffer doucement les cheveux tout en soufflant un « idiot ». Hayato descendit sa main à l'arrière de son crâne avant d'attirer son visage avec force contre le creux de son cou lui permettant de sentir son odeur et son souffle tout près de son oreille. Il pouvait sentir l'envie de faim l'envahir, sentir le sang de son « protégé » mais, il faisait un combat contre-lui même pour ne pas le mordre. Même s'il avait l'agréable sensation que le sang d'Okada l'appelait pour qu'il le goûte. Non, il fallait qu'il tienne et, qu'il essaie de faire abstraction des effets que pouvaient lui procurer « sa » présence si près de lui, de son corps. Tenant toujours ce poing avec fermeté mais, sans lui faire mal comme cette main toujours derrière cette nuque s'amusant avec les mèches châtain de ce dernier il reprit doucement la parole :

-Ce n'est pas ta faute ce qui s'est passé. Pas entièrement.. C'était peut-être son destin de mourir.. Quoi que ton père et toi auriez pu faire.. Peut-être que cela n'aurait rien changer.. Juste permit de repousser l'échéance de sa mort. Peut-être même, que d'autres personnes comme ta grand mère aurait pu y passer. Si tu veux te détruire, me tuer je te laisserais faire mais, cela ne changera rien. Ta petite sœur n'est pas morte toute seule, elle avait son grand frère auprès-d'elle. Elle t'avait toi.

Il accentua bien sur le « toi » dans un chuchotement près de son oreille avant de se mettre à lever les yeux au ciel tout en le tenant contre lui. Il décida même d'abandonner le poing qu'il tenait pour qu'il puisse passer son bras autour de sa taille comme pour le pousser à se laisser aller contre lui et, aussi pour le protéger un peu contre le froid en essayant de lui transmettre le peu de chaleur qu'il pouvait lui donner.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Mar 13 Nov - 13:42


    Le vampire se laissa choir, Yasu était tellement aveuglé par sa haine et son ressenti, qu'il ne réalisait même pas que celui-ci se laissait totalement faire. Au dessus de lui, il continuait à frapper, il sentit l'os de son arcade se fracturer. Son visage était bleuis par les coups, mais son sourire arrogant était toujours là, l'humain était à bout de souffle. Alors qu'il s'interrompait, Hayato reprit de plus belle. Il vit rouge, il ne supportait pas qu'il parle de sa mère. Il ne pouvait pas savoir, pas comprendre. Il ne lui en avait jamais voulu pour son suicide, c'était la réponse évidente à son mal être, la vie ne lui apportait plus aucun bonheur depuis tellement de temps.

    « Ferme là ! »

    Ses mots résonnaient en lui comme un écho cruel. Sa mère les avait abandonné, les avait laissé livre à eux même. Elle avait abandonné, mais comment lui en vouloir ? Il le refusait. Il était épuisé, le froid mordant ne l'atteignait même plus, il voulait juste qu'il se taise. Le frapper jusqu'à ce qu'il se taise. Il détestait se sentir faible, il détestait se révéler. Son attitude était étudier, il ne laissait voir qu'un détachement nonchalant, mais ce vampire avait fait voler en éclat cette carapace. Et il ne pouvait lui pardonner. Il avait trop mal, la douleur le brulait de l'intérieur, il ne se supportait plus. Il ne comprenait pas pourquoi cet être bien plus fort que lui, ne l'achevait pas. Ça devait être si facile pour lui. Pourquoi ce jeu cruel ? Il avait envie de hurler, mais sa gorge était obstrué de sanglots trop longtemps contenus. Il intercepta soudainement mon prochain coup, je cherchais à me dégager sans y parvenir. Sa main entourait son poing alors que le vampire l'observait, le visage sérieux, le sourire arrogant qu'il lui connaissait avait disparut. Son autre main se posa sur sa joue, glacée. Incrédule, Yasu s'était figé, l'écoutant le réprimander. C'est vrai que trop occupé à sa douleur, il ne s'était jamais inquiété de celle de sa grand mère. Il baissa les yeux, et sentie la main lui ébouriffer les cheveux. Il avait la vague impression de n'être qu'un enfant. Un enfant à bout de nerf, complètement épuisé. L'enfant qu'il n'avait jamais pris le temps d'être, l'espace d'un fugitif instant. C'était un vampire qui le grondait gentiment, un vampire, ces monstres que son père lui avait apprit à haïr et à traquer et qu'il avait appris à fuir et craindre. Un vampire qui lui soufflait qu'il était un idiot, il était perdu, incapable de bouger, assaillit par les regrets, par sa chère douleur qui était sa seule compagne depuis des années. Elle était une compagne exigeante, et exclusive, et elle refusait qu'il l'abandonne. Soudain la main glissée dans ses cheveux, coula vers sa nuque, et d'un geste brusque l'attira plus proche du vampire. Son souffle se bloqua dans sa gorge, les yeux écarquillés, il prenait soudain pleinement conscience de sa proximité. Aucune douleur ne le traversa, il se contentait de le maintenir. Puis il reprit la parole, un ton plus doux et Yasu comprit qu'il avait volontairement servis d'exutoire à sa violence, à sa haine.

    Le vampire relâcha sa main, alors qu'un frisson remonta le long de la colonne de l'humain lorsqu'il murmura à son oreille. Son bras entoura sa taille, et il ne songea pas à résister, il se laissa aller dans la chaste étreinte. S'abandonnant un instant au réconfort de bras ennemis. Expulser sa colère l'avait laissé sans force, plus vulnérable que jamais.

    « Pourquoi tu fais tout ça ? »

    Pourquoi harcelait-il au bar, essuyait ses refus sans broncher, son insolence sans se départir de son sourire, pourquoi avait-il endurer ses coups. Ils ne se connaissaient pas, ils auraient du être ennemis juré. Alors pourquoi le rassurer, le bercer de douces paroles, l'étreindre. Il ne comprenait pas, c'était complètement au delà de sa compréhension. Nulle violence, enfin, si mais elle était entièrement venue de lui. Non, il ne voulait pas comprendre. La réalité était peut être pire, il refusait de comprendre. Il haïssait le changement, il haïssait déroger à ses habitudes, et là c'était un trop gros bouleversement. En outtre, il n'avait jamais laissé personne le voir dans un tel état de faiblesse, même lorsqu'il avait été au plus bas, dans sa période de déchéance la plus profonde, il n'avait laissé personne l'approcher, personne le percer à jour. Mais il n'avait même pas eu besoin de se confier, il lui était dérangeant de penser que ce vampire avait pu lire en lui comme dans un livre ouvert. Il avait appuyé là ou ça faisait mal à chaque fois, chaque mot avait entaillé sa carapace avec une précision chirurgicale. Il ne se sentait même plus la force de se relever. S'il avait voulu le tuer, il l'aurait fait, à moins que se soit un jeu sadique de sa part, mais il n'y croyait pas vraiment. Il sentie une larme couler le long de sa pommette, il ne fit rien pour l'arrêter.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Jeu 15 Nov - 17:52


Je soupire doucement quand je sens ce dernier se laissait aller dans mes bras, ne cherchant pas à se débattre. Avais-je gagné une bataille ? Une légère satisfaction m'envahit pendant que je me concentre pour utiliser ma régénération curative pour effacer ces vilaines marques qu'il m'a délaissé et, remettre mes os en place. Il ne restait plus que les traces de ce liquide carmin qui restaient une fois que ma guérison fut complète. Malgré tout, pendant toute « l'opération » je ne l'avais lâché formant même des cercles dans son dos comme le ferait un parent envers son enfant pour le rassurer et, le consoler. Je l'ai sentit frémir à mon murmure près de mon oreille mais, cela ne veut sûrement rien dire. J'ai gagné apparemment une bataille mais, pas la guerre. Tout pouvait se retourner contre-moi d'un moment à l'autre. Le sentir près de moi me faisait du bien et, même si, je donne l'impression que tout ce que je fais pour lui est calculé, c'est un mensonge. Je ne dis pas qu'il n'y a pas une part d'intérêt personnelle dans le fait que je pensais que si je pouvais être utile pour quelqu'un alors j'avais le droit de fouler cette terre. D'être encore de ce monde. Cela ne sert à rien à de continuer à vivre si, je ne pas important aux yeux de quelqu'un. A quoi bon continuer même ! Si je suis inutile... Et, ce sentiment n'a fait que grandir en moi depuis cette réunion du conseil où j'ai été absent. Un nouveau mal être qui s'est ajouté sur ma conscience et, qui je dois l'avouer m'empoisonne doucement. Je ferme les yeux à l'entente de sa question qui ne surprend guère. Il est vrai qu'à ses yeux, il doit me manquer un case après tous les rejets que j'ai essuyé. Au fond, cela me fait rire, car je dois avouer que je dois avoir une part de masochiste pour continuer à l'  « agresser ». C'est même la seule personne que je vais voir après mon travail que ce soit en tant qu'idole ou alors, en membre du Conseil qui n'est pas si respectable que ça. Les derniers événements le confirment. Peut-être que ce n'était qu'une erreur de jugement, de facilité et, que cela ne se reproduira plus dans l'avenir. J'essaie d''y croire cependant.. Seulement je ne dois pas me faire de désillusions ceci étant dit si, je ne voulais pas souffrir à nouveau. Je ne sais pas quelle réponse lui donner. Après tout, je ne suis pas certain qu'il puisse comprendre, ou peut-être même qu'il va croire que je suis complètement idiot ou fou. Bien que je pense, que de ce côté je n'ai rien à craindre puisqu'il doit déjà le penser. Me relevant du moins, juste le buste gardant mes jambes allongés dans l'herbe le forçant à se relever légèrement aussi, je resserre un peu plus mon étreinte sur ce corps qui me paraît fragile en cet instant avant de prendre la parole et de dire les choses naturellement comme à mon habitude avec le sourire :

-Qui sait ? Je ne sais pas moi-même pourquoi toi ! Mais, j'ai décidé intérieurement que ce serait toi !

Il ne devait rien comprendre à mes paroles et, je le comprenais. Lui pour quoi ? C'était simple. Il est vrai que je devais protéger l'intérêt du Conseil et, que je pourrais me battre pour lui mais, jusqu'à y donner ma vie ? Non. Je pense que le Conseil n'a pas besoin que je donne ma vie pour lui. J'ai envie d'être égoïste pour une fois. D'accord, pas une fois mais, d'être égoïste une dernière fois. Si, je dois mourir un jour, alors je veux mourir comme je l'entends. Etre libre sur la façon dont j'ai envie de mourir. Il est normal que je meure un jour. Peut-être que mon destin était de croiser sa route et, de la terminer ? En même temps, j'ai toujours passé ma vie à servir les autres jusqu'à ce que ces derniers n'aient plus l'utilité de mes services et compétences. Pour Shino san je n'ai jamais trouvé l'utilité d'utiliser mes compétences. Je le pourrais mais, je suis à ses côtés au niveau psychologique. Essayant de le faire sortir de ses idées noires et je pensais que cela me suffisait jusqu'à ce que je le rencontre. J'ai tant besoin de « le » revoir. Je devrais lui en vouloir de m'avoir transformer repoussant ainsi mes retrouvailles avec celle que j'aime toujours. Rin.. Ce n'est pas le cas. Je lui en suis reconnaissant de m'avoir permis de faire mes marques et de pouvoir laisser mon empreinte même si, c'est sous un faux nom dans ce monde. J'écarte un peu Yasu avant de lui offrir un sourire pour reprendre la parole gaiement tout en ramenant ma main restée dans son dos à son visage. Où de mon pouce j'efface le sillage qu'à laissé cette larme que j'ai sentit :

-Que tu serais la dernière personne pour qui je risquerais ma vie !

Normalement ce n'est pas sur un ton joyeux qu'on annonce de tels dires mais, je ne suis pas comme les autres. Sans parler que je n'éprouve finalement que de la joie de pouvoir reprendre du « service ». Je ne dois pas donner l'impression d'être sérieux mais, ce n'était pas grave s'il ne me prenait pas au sérieux. Je pense que c'est mieux ainsi. Sur le coup je ne me rendis pas compte que même que je l'ai écarté doucement, nos visages restaient vraiment proches. Cependant, je pouvais sentir une certaine gêne et un silence maladroit nous entourait. Pour cesser tout ça je finis par dire d'un ton assez taquin :

-Je savais que tu aimais mon corps ceci dit pour te jeter sur moi !! J'ai crus que tu allais me violer ! Quelle violence non pas que je n'aime pas ceci étant dit !! J'aurais pas crût que tu étais de ce bord.. C'est vrai que tu es mignon et que tu me fais penser à un chaton mais, tu vois je suis attiré par les belles femmes qui ont une bonne paire de seins et..

Et oui le sérieux ce n'était pas trop mon truc ! Il est vrai que j'aurais pu me retenir de sortir une ânerie plus grosse que moi !! Hahaha comment cassé l'ambiance !! Il n'y a pas à dire je suis irrécupérable et, le pire pour vous est que j'en suis intimement fière !!


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Sam 24 Nov - 17:46


    La main dans son dos l'apaisait, il se souvenait que sa mère le faisait également quand il allait mal. La sensation l'apaisait, il aurait presque pu s'endormir s'il n'était pas tant accaparé par les souvenirs douloureux qu'avait remué en lui ce vampire contre lequel il était présentement blotti. Celui-ci se redressa, et Yasuhiro se retrouva dans son giron, incapable de bouger, se laissant redresser comme une poupée désarticulée. Bouger aurait voulu dire prendre conscience, et il ne voulait pas. Il s'y refusait. Il se sentait vide, alors que les sentiments refluaient, la violence dont il avait fait preuve, et dont il ne se serait pas cru capable, l'avait laissé vide. Hayato repris la parole, des mots qui n'avaient pas de sens pour lui. Le vampire semblait s'adresser d'avantage à lui même. Comme si c'était là, la conclusion d'une réflexion personnelle et non la réponse que Yasu n'attendait même pas. Il pensait que ça s'arrêterait là, mais le vampire l'écarta légèrement, posant sa main contre sa joue. Un geste presque trop tendre pour lui qui n'avait plus l'habitude de ce genre de geste. Il souriait, quelques traces de sang restaient visibles, mais il souriait. Sa déclaration laissa l'humain interloquée, il ne comprenait pas, il semblait que la logique de cette soirée, de cette conversation lui glissait entre les doigts. Rien ne semblait avoir de sens, et ça ne semblait pas perturber son interlocuteur. Sa phrase ressemblait à un sacerdoce, il avait décidé que se serait lui, sans occuper de demander son avis au concerné. Une responsabilité comme celle là, lui paraissait trop énorme. Leurs visages étaient proches, assez pour qu'il puisse sentir son souffle sur sa peau lorsqu'il parlait. Il détourna le regard brisant le moment, et reprenant conscience du lieu dans lequel ils étaient. Il se senti gauche, sans pour autant avoir la moindre envie de bouger. Mais c'était sans compté sur le vampire qui avait du percevoir ce malaise et décidé comme à son habitude de le renforcer.

    Le ton d'Hayato était moqueur, brisant définitivement l'atmosphère. Yasuhiro écarquilla les yeux en l'écoutant. Ce type était complètement insensé. De ce bord ? Il avait toujours pensé que le vampire l'était lui aussi, ou sinon pourquoi harcellerait-il systématiquement ? Il réalisa qu'il valait mieux cesser de réfléchir, il se moquait simplement de lui. Avant qu'il n'ait pu finir sa phrase il posa sa main contre sa bouche. Sans même craindre une morsure. Sans même l'imaginer.


    « Tu parles beaucoup trop pour un cadavre. »


    Il prit le temps pour la première fois, peut être, de l'observer. Son babillage incessant enfin terminé. Son regard avait cette douceur qu'il n'imaginait pas croiser dans les yeux d'un être qui se nourrissait en tuant.


    « Je ne ressemble pas à un chaton, et garde tes fantasmes pour toi s'il te plait. »


    Un chaton, quelle insulte, il ne voyait pas comme ça, un matou, au minimum. Le côté mignon de la chose ne lui plaisait pas, même si l'image lui avait arraché l'ébauche d'un sourire. Il profita un instant du silence, et réduisit encore la distance entre eux pour venir parler près de son oreille. Comme s'il voulait lui confier un secret.


    « On sait tous les deux que t'as adoré que je te saute dessus. Mais ne t'inquiète pas, ça ne se reproduira plus. »


    Il déplia ses jambes et se redressa, la peur, la colère, le malaise passés, il se sentait à nouveau lui même. Non, il ne ferait pas plus confiance aux vampire, mais il était maintenant quasiment sur que celui-ci était inoffensif, bien qu'un doute tenace subsiste en lui. A cet instant, il ne se sentait nullement menacé. Un sourire aux lèvres, il extirpa sa poche un paquet de cigarette légèrement écrasé par son accès de colère. Une moue contrariée passa sur son visage, mais elles n'étaient pas fichues, simplement malmenée, il l'alluma, la flamme du briquer éclairant un instant fugitif son visage. Il prit un air détaché, sa nonchalance habituelle revenue.


    « Il faut que je rentre. »


    Sa grand mère allait s'inquiéter, et il avait envie d'un bain brulant, il était transi de froid jusqu'aux os. Et il avait besoin de se détendre, de réfléchir et peut être de s'endormir.


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MessageSujet: Re: A place to hide [PV Hayato]   Dim 25 Nov - 17:38


Bfhegrgmmm ! Ce fut la seule chose compréhensible qui sortit de ma gorge. Mots étouffés par cette main qui s'était apposée sur mes lèvres pour me faire taire. J'étais amusé même si, je feignais être légèrement vexé de ne pas pouvoir aller jusqu'au fond de ma pensée. Il faut croire que cela n'intéresse strictement personne. Et surtout pas lui mais la vérité est que j'étais heureux de constater qu'il était revenu à « lui ». Ayant au moins réussit à lui redonner contenance et, surtout avoir aperçu ses lèvres s'étiraient finement cela me suffit pour ce soir. Il ne fallait pas mettre les charrues avant les bœufs ne ? Je ne pouvais pas lui demander de me faire confiance ce soir pourtant, vu l’attitude qu’il affichait devant moi pouvais-je me permettre de croire que je suis arrivé à me faire une toute petite place auprès de son cœur ? En tout cas, je l’écoute parler ce n’est pas comme s’il me laissait le choix en même temps mais, cela m’amuse. Intérieurement je ricanais même si, j’essaie de ne pas m’esclaffer devant ses yeux qui me fixaient. Je m’étais tu pour plonger mon regardé dans le siens. J’ai l’impression qu’il cherche des réponses à des questions que je peux « voir » à travers la lueur de son regard. Ce qui me rassura c’est que je n’y vis plus aucun sentiments de haine, ni colère mais, je ne dois pas me faire de fausses illusions qui pourraient me blesser. Je me doute parfaitement que je n’ai probablement pas gagné sa confiance mais, au moins je n’ai plus l’air de l’irritait. Mon existence vampirique n’est pas aux goûts de tout le monde et, ce n’était pas le sien. Cependant, je veux croire qu’en cette soirée je suis arrivé à l’attraper.

Mes pensées furent interrompues quand je le sentis se rapprocher près de mon oreille pour me chuchoter ces quelques mots qui m’offrirent un léger frisson. Alors comme ça il voulait jouer ? On ne joue pas avec le feu bien que sa répartie me plairait toujours autant. Bien que ce soir j’étais plus heureux que jamais sur cette répartie, car il était entré dans mon délire bien idiot et, c’est d’autant plus jouissif. Une petite victoire de mon côté ! Oh il ne me sauterait plus dessus je ne demande qu’à voir lors de nos prochaines rencontres mais, je ne devais pas tomber dans le piège de mon propre jeu. Ce ne serait plus marrant dans ce cas et, je me ferais certainement tué.

-OOOOh ? Tu crois ? Tu viens de me briser le coeur« chaton » !

J’accentue bien sur le mot chaton et je mis ma main droite sur mon cœur et, le laisse se relever pour l’observer faire une légère moue le rendant plus adorable à cause de son paquet de cigarette. Je reste dans l’herbe un moment ne cillant à aucun moment pendant la contemplation de mon « protégé ». J’ai décidé que ce serait lui sans oublier que son sang j’ai l’impression qu’il m’appelle. Je deviens parano que je me fais peur tout seul. J’entends son murmure qui est dirigé plus vers-lui-même. Il est vrai qu’il est temps pour moi de quitter ce lieu. Demain je me dois d’être à Tokyo et ce serait bien que j’y sois avant les premières lueurs du soleil. Un seul rayon me serait fatal. Me relevant et me dépoussiérant le derrière je finis je me dirige vers mon blouson que je récupère du bout des doigts avant de le lui poser carrément sur la tête :

-Je te le prête jusqu’à notre prochaine rencontre ! De plus, essaie de le garder sur toi quand tu sors dans les rues, sait-on jamais si tu rencontres des vampires cela te fera une assurance vie !

Du moins pour les vampires qui me connaissent. Il est probable qu’un vampire de ma connaissance décide d’en faire son repas et, ça je ne le permettrais pas. Le plus facile serait qu’il dise qu’il me connaisse mais, je ne pense pas qu’il le ferait comme porter mon blouson !

-Allez c’est décidé ! Je te raccompagne jusqu’à chez ta grand-mère je ne voudrais pas que tu serves déjà de mise en bouche pour les premiers vampires assoiffés de sang.

Un demi-mensonge car c’était une excuse pour rester un peu plus à ses côtés. Je ne lui laisse pas le temps de répondre me fichant complètement de son avis comme à mon habitude. Je l’ai raccompagné jusqu’à chez sa grand-mère. Sur le chemin je n’ai fait que déblatéré des âneries toutes plus grosses les unes que les autres mais, j’ai pu apercevoir une esquisse d’un sourire plusieurs fois alors.. Puis-je espérer que lors de notre prochaine rencontre cette dernière soit plus conviviale ?

J’ai le sentiment que ce sera le cas une fois que je l’ai quitté à l’entrée de la demeure de sa grand-mère. Après tout, désormais j’ai une bonne excuse pour l’embêter ! A l’image de Cendrillon qui a perdu sa pantoufle de verre, je lui ai laissé mon blouson ~

-Je me languis déjà d’avance notre prochaine rencontre Yasuhiro ~

FIN


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