C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Long time no see you

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MessageSujet: Long time no see you   Lun 19 Nov - 13:31


18 novembre, 2011

Une autre nuit fraîche paraît-il mais, tu ne sens rien et ce, depuis bien longtemps. Tu es assis en tailleur sur l'un des rochers en dessous des chutes de Kegon no Taki. Tu entends l'eau frappait les rocher t'éclaboussant au passage mais, tu reste calme, en osmose avec la nature qui t'entoure. Tu médites, une de tes passes temps qui ne t'a jamais quitté dans ce lieu qui autrefois, était un lieu de rendez-vous contre les regards indiscrets. Le Japon a bien changé depuis ton dernier passage qui remonte à des siècles. Pour être honnête, quand tu as quitté le Japon après quelques années à t'être fait passé pour mort, tu pensais terminé ta vie en Chine. Le destin en a décidé autrement apparemment. Depuis ton arrivée au Japon pour une durée indéterminée tu passes le plus clair de ton temps dans cette forêt qui regorge de souvenirs qui remontent. C'est un des endroits au Japon où tu peux profiter pleinement du calme, loin de toute cette agitation ou tu peux réfléchir posément mais, ce n'est pas la raison de ta présence en ces lieux sacrés et magnifiques. Tu attends une personne que tu n'as pas vu depuis 500 ans. Ce vampire que tu as servis et, que tu as mené à sa perte avant de l'aider à s'évader du Japon. Pour ce geste, tu aurais dû être punis mais, personne n'est arrivé à avoir la main sur toi. Tu portais déjà un autre nom et, tu as passé une grande majorité de ton temps à te déguiser et porter des masques. Tel que tu t'es battu pendant la grande guerre vampirique tu as toujours agis dans l'ombre et, porter un masque. Il n'y avait que l'ennemi qui connaissait réellement ton existence. Aujourd'hui encore, tu prends la place de plusieurs personnes sauf ce soir où tu t'es plongé au cœur de cette forêt sans déguisement. La personne que tu attends depuis ton arrivée sur le sol nippon est la première personne qui connaît ton visage parce que vous étiez deux vampires à l'époque et que respectivement vous l'avez sentit. Une certaine confiance malgré ta « haine » vers les vampires s'est installée entre-vous. Tu ne portais pas les vampires dans ton cœur à cette époque mais, tu commençais à apprendre à tolérer leur présence. Ce vampire qui est plus âgé que toi et que tu attends inlassablement se prénomme : Sôzokunin Ankô ! Est-ce qu'il viendrait ce soir ? Tu te poses la question après tout, il était possible qu'il n'ait pas eu vent de ton retour au Japon. Et même si c'était le cas, il est possible qu'il ait oublié cet endroit même si cette possibilité est faible. C'était votre lieu à tous les deux pour vous retrouver et ce fut aussi, le dernier endroit où tu l'as vu. Tu es allé le trouver par toi-même sachant qu'il serait ici. Tu ne t'es pas excusé pour être devenu son adversaire, avoir été celui qui en grande partie a fait exploser en éclat ses rêves de grandeur. Encore maintenant, tu ne regrettes pas tes actes et, quand même bien tu as été son opposant, tu as été celui qui lui a permis de se cacher et de partir du pays en toute discrétion.

Tu te rappelles parfaitement ce que tu as lors de cet « au revoir ». Aucun de vous deux n'a vraiment parlé en cette dernière nuit de réunion. La seule question qui est restée en suspens entre-vous était : « Est-ce qu'on se reverra ? ». Tu n'as jamais pu y répondre et tu doutes que ton aîné en ait fait de même de son côté. C'est ici, devant cette cascade que vos chemins se sont séparés pendant si longtemps. Il y a des chances qu'il ne revienne jamais ici mais, sachant que tous les deux êtes de retour au Japon, au fond tu te sens obligé de le revoir. Obligé de revenir ici pour le retrouver après tous ces siècles passés à continuer votre petit bonhomme de chemin. Tu as cependant entendu des rumeurs à son sujet sur le fait, qu'il est devenu un être non belliqueux. Un être qui n'a plus rien avoir avec le Ankô qui voulait la suprématie Vampirique. Au fond, tu te dis que c'est probablement l'époque qui a fait qu'il voulait gouverner. Quand on vit si longtemps et, qu'on a occupé des postes importants, qu'on vient d'un milieu et rang social très élevé, l'envie de gouverner est d'autant plus grande. Reprendre l'identité que tu as occupé si longtemps et délaissé depuis 1603 est pour ton fils vampirique Hayato mais, pour Ankô. Il est vrai aussi que c'est pour semer la curiosité et provoquer les vampires plus jeunes que toi dont certains étaient bien nés lors de la guerre Vampirique et, y ont même participé ainsi que les chasseurs. Tu t'amuses de leur réaction à dire vrai. Avec le temps, tu es devenu un poil plus joueur et provocateur tout en restant discret dans tes actions. Est-ce que tu comptes te montrer au grand jour bientôt ? Tu n'as jamais répondu à cette question alors que tu détiens la réponse.

Le temps passe vite et, tu regrettes où les seigneurs étaient encore en ce monde. Les humains possédaient des mœurs alors qu'aujourd'hui, l'humanité est descendue au plus bas. Déçu par les humains ? Tu ne le diras pas à haute voix à n'importe qui mais oui tu l'es. Ils n'ont plus aucun respect pour quoi que ce soit de nos jours si on peut considérer qu'ils en avaient avant. L'homme a toujours été l'auteur de grands désastres. Il n'y a pas besoin d'actions de la part des vampires pour qu'ils s’entre-tuent entre-eux. Ils se débrouillent très bien. Plus de valeurs rien.. Si maintenant une autre guerre Vampirique devait débuter de quel côté serais-tu ? Au fond de toi même tu n'as pas la réponse. Le temps change les cœurs et, tu ne fais pas exception même si le tient est mort depuis longtemps. Ce soir tu as juste envie d'être au calme attendant simplement « sa » venue. Si, ce n'est pas ce soir tu te dis que cela en sera un autre. Tu fais le vide dans ton esprit n'écoutant que le bruissement de l'eau et des branches d'arbres causées par le souffle du vent pour ne penser à rien pendant les prochaines heures.

Soudainement, au bout de quelques temps tu entends distinctement le craquement d'une brindille qui s'est brisée à cause du poids. Tu ne bouges pas d'un millimètre même si, les pas se rapprochent et que tu peux sentir la présence se tenir à tes côtés séparée de quelques mètres à cause de l'eau. Il est là, tu peux sentir que c'est lui. L'aura que tu peux ressentir de cet être n'a pas changé avec les siècles. Une brise de vent plus forte fit irruption faisant virevolter tes mèches de cheveux avant de se calmer et de laisser place de nouveau au silence. Un silence que tu ne fis pas durer bien longtemps en prenant la parole calmement :

« Tu es venu... »

A peine plus fort qu'un chuchotement tu laisses échapper ces trois petits mots. Un drôle de sentiment te gagne. Cet homme que tu as servis, combattu, aidé à s'enfuir et perdu de vue depuis 5 siècles se tient désormais proche de toi. Une certaine émotion s'empare de toi sans que tu ne le montres et tu soulèves doucement tes paupières ! Il est l'une des rares personnes qui mérite que tu ouvres les yeux. Tu regarde la surface de l'eau avant de te relever sur le rocher avec aisance pour reprendre la parole en te retournant cette-fois vers-lui :

« Cela fait bien longtemps qu'on ne s'est pas vu mais, je suis heureux de constater que tu as l'air de bien te porter Sôzokunin Ankô san. »

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MessageSujet: Re: Long time no see you   Mer 21 Nov - 14:40





Ankô reste encore un instant dans la voiture, son regard croisant celui de Jillian dans le rétroviseur central. Il n’y a pas un seul mot d’échangé mais ils se connaissent assez à présent et malgré le caractère parfois intenable de l’assassin, Ankô savait qu’il pouvait aussi tenir sa langue quand il le fallait. La preuve.

Présentement, ils étaient à Nikkô. Ankô avait loué un chalet au cœur des bois pour quelques jours. Sans doute qu’il n’y resterait pas autant… En fait, il venait juste le temps d’y croiser, très éventuellement, quelqu’un. Quelqu’un qu’il n’avait pas revu depuis très longtemps même si, il fallait le dire, tout le monde à Tôkyô qu’il connaissait était devenue « une vieille connaissance ». Pas toujours pour le meilleur, ceci étant dit.

Quoi qu’il en soit, arrivé à Tôkyô de presque une semaine, Ankô avait entendu dire qu’une autre ombre venue du passer avait décidé de faire surface. C’était d’autant plus saisissant qu’elle choisissait particulièrement son moment… Pourtant, elle ne pouvait pas savoir ce qui dans l’œuf prenait forme. Un embryon encore fragile dont Ankô ne voulait pas parler. De toute façon, le passé c’est le passé, comme on dit.

Finalement, sortant sans mot dire du véhicule, Ankô a un signe de la tête pour Jillian afin qu’il l’attende là. Si la chance était de son côté et que Fûma Kôtaro se présentait ce soir, ils n’iraient même pas jusqu’au chalet et rentreraient directement dans leur luxueux appartement de Tôkyô. Hé bien… C’était un des avantages de la vieillesse, sûrement, que d’avoir fait fructifier son capital. Et fallait reconnaître que le capital originel d’Ankô était loin d’être misérable dès le départ…

Le vampire quitte rapidement la route, sachant parfaitement où il allait alors même qu’il n’avait pas emprunté ce chemin depuis très, très longtemps. Il ne cherche pas particulièrement à être discret, ne craignant pas grand monde dans ces sous-bois… Même l’Ordre de Tenkyû semblait vouloir se tenir tranquille en ce qui le concernait… Du moins pour le moment. En revanche, il était naturellement aux aguets, ses sens plus alertes qu’il n’en donnait peut être l’air. Vieille connaissance ou pas, si Fûma se présentait, Ankô ne le sous-estimait pas. Il savait très bien de quel genre « d’homme » il s’agissait pour avoir lui-même plusieurs fois fait appel à ses « compétences ».

D’ailleurs, si cette forêt n’était pas composé que de pins centenaires, il était presque évident pour Ankô que plusieurs d’entre eux avait déjà entendu la voix de Fûma s’emmêlant à la sienne tandis qu’un accord quelconque se faisait entre eux. Le tout dernier avait près de cinq cent ans et Ankô avait été plein d’amertume et de colère à cette époque. Oui, il avait admit sa défaite et abdiqué… Mais la pilule avait été difficile à avaler et pour un être qui fut un jour empereur de la nation nippone, se voir obligé à l’exil avait été un affront qu’il avait apprit à supporter mais qui resterait ad vitam une cicatrice.

Qu’importe qu’il soit revenu pour vivre « en paix ». Qu’importe que l’exil eu dû porter sur trois cent ans… Ca lui en avait prit deux cent de plus avant de pouvoir paraître à nouveau sur ses terres. Le temps pour son orgueil bafoué de, si pas s’apaiser, au moins se stabiliser. Est-ce que les échecs nous rendaient réellement humbles ?

Il entend la cascade bien avant de la voir… Mais lorsqu’il débouche sur elle, hé bien… Fûma est déjà là. Aucun sourire ne passe sur son visage et pourtant, ça aurait pu. Lui qui pensait arriver éventuellement le premier… Visiblement, ils avaient eu la même idée en apprenant que l’un et l’autre venait tout juste de remettre les pieds au Japon. C’était à Tôkyô que l’on parlait le plus d’eux… Mais c’était ici qu’eux parlaient de tous les autres.

Ankô s’approche, discret par nature mais sans précaution à ce niveau. Il vient se poser près de la silhouette longiligne qui semble méditer, yeux fermé sans qu’un battement de cil ne le trahisse. Son torse, privé du jeu des poumons ne se soulevait pas, lui donnant réellement l’air d’être une statue trop réelle pour n’être pas d’origine divine sûrement. Pourtant, Fûma était aussi « vivant » que lui. Ankô observe encore un instant l’homme qui lui apparaissait sans être grimé, chose pour laquelle il se savait privilégié et après s’être attardé sur les traits les plus exotiques de son visage, qui l’avait à une époque passablement surprit, Ankô revient observer l’eau tombant des rochers plutôt que l’homme, sans ouvrir la bouche, attendant, sans réellement savoir ce qu’il pouvait bien attendre.

Et puis cela vient finalement, se mêlant un peu au bruit de l’eau tant c’était bas et discret. Ankô ne répond pas, parce que de toute façon, ça n’avait pas été une question. Oui, il était venu. Mais c’était valable pour chacun d’eux. Comme quoi finalement, tout ne change pas. Pas même en cinq cent ans.

A nouveau, Ankô baisse les yeux sur l’homme assit. Et il faut dire que s’il avait été debout, il aurait plutôt dû les lever. Le problème de faire un mètre soixante sûrement… Les yeux sombres et à l’amande venue d’ailleurs de Fûma viennent se poser dans les siens un instant, pénétrant mais pas indiscret. Du moins, Ankô ne se sent pas transpercer. Peut être aussi qu’il n’était pas assez impressionnable pour ça.

Le nom qu’il s’était choisit, son prénom et même une formule de politesse plutôt très moderne franchissent les lèvres de la légende vivante –discutable sûrement- qu’était Fûma. Il avait toujours eu du mal à se faire au « san ». Mais aujourd’hui plus que jamais, il n’avait pas envie d’en débattre. D’ailleurs :

❖ Les temps ont changé, même si nous sommes un peu resté les mêmes. Tu peux m’appeler Ankô, Fûma.

Lui-même avait toujours cette habitude de nommer les gens par leur nom de famille et de fait, il n’insisterait pas si l’homme persistait. Quant à dire qu’ils n’avaient pas vraiment changé, disons que là encore, tout était relatif.

❖ Nous sommes revenus à peu près à la même période. Il était normal qu’à cette occasion, on se retrouve là où nous nous sommes quitté je suppose. Pas forcément dans les meilleurs termes.

Parce qu’il y avait un peu de rancune de la part d’Ankô, même si le respect qu’il voulait à l’homme à ses côtés était réel et qu’il n’avait pas d’envie de vengeance. Ils n’avaient pas combattu du même côté mais ils n’avaient jamais réellement été ennemis non plus. Disons que la limite était ténue.

❖ Le Japon manquait-il à ton cœur Fûma ?

Puis un sourire fin glissant finalement quand même légèrement sur ses lèvres, il demande encore :

❖ Ou t’ennuyais-tu tant que tu ais besoin de faire revivre la légende pour égayer les années à venir ?

Ou peut être…

❖ A moins que tu te sois choisit une nouvelle guerre à mener ?




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MessageSujet: Re: Long time no see you   Mer 21 Nov - 17:19


La prononciation de ton nom venant d'entre ses lèvres te donne une drôle d'impression. Il est vrai qu'il n'a jamais aimé qu'on rajoute le « san » à son nom. Finalement, il y a des choses qui restent immuables malgré les années, les siècles passés. Se retrouver tous les deux ici te fait faire d'énormes bonds en arrière. Tu le scrutes de tes yeux bien en amande mais, sans chercher à aller au-delà. Le but de ce soir n'était pas d'engager un duel avec lui. Faire le point ? Il y a probablement des sujets brûlants dont il faut que vous parlez tous les deux. Tu te doutes que les sentiments qu'il doit te porter ne sont pas sans un arrière goût. Il est venu te demander en main propre dans cet être endroit d'être l'un de ses généraux voir son bras droit. Sans vouloir te montrer arrogant, si tu avais pris la décision de marcher à ses côtés, le Conseil Vampirique qui siège en ce moment à Tokyo n'aurait jamais vu le jour. Les vampires de l'époque étaient des « enfants » même si, aujourd'hui ce sont des grands « Pontes » qui s'approchent du millénaire. Ils auraient pu être exterminés. Vous auriez pu faire de grandes choses mais, le pouvoir bien que toi-même était à la tête de plusieurs « armées » regroupant des hommes experts en combat le monde ne t'a jamais intéressé. Et le monde ne serait pas tel qu'il est aujourd'hui. Tu n'as jamais ressentit le besoin de conquérir le monde contrairement à ton voisin et aîné. Tu restes impassible à l'extérieur alors que ce n'est pas forcément le cas à l'intérieur mais l'autre vampire n'a pas à le savoir. Tu te retournes de nouveau vers l'eau qui slalome les rochers avant de se jeter au loin. Des poissons sont visibles grâce à la lueur que projette la demi lune qui se trouve très haut dans le ciel sans qu'un nuage ne la gêne. Parfois, il t'arrive de te demander ce qu'aurait été votre vie à tous les deux si tu avais prix le deuxième choix qui s'offre à toi avant d'effacer très vite ces pensées. Amis ? Ennemis ? Ni l'un ni l'autre mais, tu as toujours éprouvé du respect pour cet « homme » malgré tout ce qui a pu se passer entre-vous. Tu ne l'interromps à aucun moment le laissant parler et peut-être même, déverser cette « amertume » qu'il te porte. Il est vrai que physiquement vous êtes restés à quelques coupes de cheveux près, les mêmes. Certains traits de vos caractères respectifs sont restés bien ancrés en vous. Cependant, tu ne te leurres pas et tu te doutes qu'il en est de même de son côté. Vous avez changé sur d'autres points. Ceux qui vous ont connu du moins « bien » connus et qui vous verraient maintenant en vous côtoyant à nouveau, s’apercevraient que vos auras respectives ont légèrement changé. Tu restes stoïque et tu fermes de nouveau tes yeux mais tes oreilles quant à elles, restent bien ouvertes à chacune de ses paroles.

L'entendre parler du passé te fait sourire intérieurement. Tu partages son avis. C'est ici que cela a commencé réellement entre-vous deux et que cela s'est « terminé » il y a 500 ans. Du moins, ce n'était pas une réelle fin si on y repense bien. Tu le ressens encore plus maintenant qu'il est arrivé. Quelque chose est resté inachevé. Que ce soit tes actions comme les siennes. Ou bien ce qui vous lie tous les deux ? Est-ce une réelle coïncidence que tous les deux êtes de retour approximativement au même moment ? Tu ne le crois pas. Le fils rouge ? Tu es en train de te demander si ce n'est pas ça qui vous lierait tous les deux. Un lien dont tu ne t'es pas rendu compte jusqu'à maintenant et dont tu as toujours du mal à le voir. Pourtant, tu as l'impression que vous êtes bien reliés par le fils rouge du destin et, que cette horloge de la destinée qui s'est arrêtée en même temps de votre « séparation », vient de reprendre du service. Tu pourrais presque entendre le « tic tac » qui émane des aiguilles qui bougent lentement. Les grains de sable du sablier du temps ne devraient pas tarder à leur tour de se déverser. Tu n'as pas ouvert la bouche mais, ses questions t'amusent légèrement. Si le Japon t'a manqué ? Oui et non pour toi, ta « mission » était terminée. Elle avait touché à sa fin même si tu es resté plus longtemps que lui sur ce sol. Ce pays, qui n'est pas ton pays natal. Tu te demandes si les questions qu'il te pose ne seraient pas destinées à lui-même... Avoir l'interdiction de revenir dans son pays doit être difficile mais, d'un côté c'était la meilleure solution. Entre : Être exilé et mourir.. Bien que d'un côté tu as vécu légèrement la même chose. Tu aurais préféré rejoindre tes compagnons dans la mort que d'être ce «buveur de sang » comme les humains vous surnomme. Ankô est aussi une légende. Une légende plus grande que toi puisque tout le monde le connaît. Contrairement à lui, tu as plus de liberté puisque ton visage est « connu » sans l'être. Tu as rarement fait tomber ton masque. Alors venir ici avec l'Ordre des chasseur qui doivent le garder à l’œil est plus risqué. Il est certain que ce n'est pas seulement l'Ordre et les chasseurs qui doivent vouloir le surveiller, tu inclues les grands noms des vampires solitaires, ceux dont leurs noms courent les rues et ceux du Conseil. Alors que toi.. Ben Fûma Kôtaro c'est qu'une légende urbaine. Déjà que les informations concernant les shinobis sont rares et ont fait couler beaucoup d'encre pour des histoires plus farfelues les unes que les autres, ton nom et ton rang est presque l'équivalent d'une mythologie, d'un mythe particulièrement. Rien de bien effrayant en somme. Tu as provoqué quelques réactions mais, les regards sont tournés surtout sur Ankô !

Ce grand personnage qui a faillit renverser l'ordre des choses avec ses différentes armées. Ce vampire qui fut l'une des plus grandes menaces de par le monde et, qui a bien faillit réussir son coup. Seulement, tu as été celui qui a fait pencher la balance du côté des humains et du conseil sans qu'aucun n'aient témoigné ne serait-ce qu'un remerciement. Ils doivent penser qu'ils n'ont eu aucune aide extérieure et dans un sens, c'est toi qui a créé ce sentiment en restant dans l'ombre durant toute la guerre. Alors.. Faire revivre une légende imaginaire aux yeux des mortels et même vampires ? Ou mener une guerre ? Tes lèvres s'étirent elles aussi légèrement aux deux dernières questions posées par ton aîné.

« Sôzokunin san est devenu plus bavard que lors de notre dernière rencontre »

Ce n'était juste qu'une observation de ta part. Observation qui est aussi devenue ton point fort. Tu pouvais sentir que c'était à toi de parler maintenant. Chacun respectant l'autre sans lui couper la parole.

« Bien que les temps ont changé et qu'on a peut être changés... Certaines choses restent immuables et le respect que je te porte en fait partit. Sôzokunin san tu as quand même été le seigneur que j'ai servi même si nos routes ont croisé le bras de fer. »

Ce n'était pas la peine d'en rajouter une couche supplémentaire. Tu ne regrettes aucune de tes actions. Tu as choisi en ton âme et conscience de défendre la veuve et l'orphelin qu'importe si cela t'a obligé de te mettre sur sa route. Tu as bien tenté de vouloir le raisonner une fois. Cependant, il a fait son choix et tu as pris le tiens. Tu décides de t'asseoir sur les genoux sur les rochers pour qu'Ankô n'ait pas à lever la tête et le regard pour t'observer. Les mains posées calmement sur tes genoux tu finis par continuer calmement :

« Les questions pourraient-t'être retournées Sôzokunin san ne crois-tu pas ? Bien que je pense que tu es revenu ici en partie parce que le Japon t'ait manqué. Pour ma part je ne te cacherais pas que je ne suis pas revenu ici par bonté de coeur. »

Bien que tu aies de nombreux souvenirs. Le pays ne t'a jamais réellement manqué. Ce sont les personnes avec qui tu as partagé un bout de chemin qui l'ont été. Est-ce que le vieux vampire à tes côtés en fait partit ? Cette réponse tu ne comptes pas nous la dire comme beaucoup d'autres choses. Tu brises de nouveau le silence avec ta voix calme et posée :

« Ma présence au Japon est dûe à certaines rumeurs.. Des choses se trament dans l'ombre n'est-ce pas ? Je ne suis là qu'en tant qu'observateur. J'ai décidé de rester dans l'ombre et de laisser les jeunes se débrouillaient. Pour ce qui est de reprendre ce nom que j'ai longtemps porté c'est juste une provocation pour les Vampires du Conseil et vampires qui ont fait partit de cette guerre et, bien entendu pour  l’Ordre de Tenkyû. De toute façon, nul ne connaît mon visage excepté toi et puis, contrairement à toi je ne suis qu'une légende qui tire plus du mythe qu'autre chose. Je n'ai jamais été réel dans les esprits et hormis toi, personne ne connaît ma participation à cette Guerre dont le monde parle encore aujourd'hui. Alors bon, à part quelques êtres qui m'ont « vu » je ne suis qu'un imposteur qui veut souiller le nom d'un « héros» décédé en 1603 pour permettre à Ujimasu Hojo sama et sa famille de s'enfuir. »

Un autre léger étirement donnant l'impression d'un sourire apparut sur ton visage. Tu étais amusé par ce que tu venais de dire. Là encore, ce n'était qu'un constat. Un constat qu'il fallait quand même mettre au milieu de la conversation. Il n'y avait que le Vampire pour qui tu éprouvais du respect qui était dans la ligne de mire même si, d'autres vampires bien plus jeunes que vous, faisaient parler d'eux. Mais l'un de vous le mettra probablement plus tard dans la conversation.

« Et toi ? La rumeur est-elle vraie sur le fait que tu sois devenu un vampire non belliqueux ou bien est-ce une mascarade pour la préparation d'un soulèvement dans l'ombre afin de prendre ta revanche? »

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MessageSujet: Re: Long time no see you   Sam 24 Nov - 13:03


Spoiler:
 



Lui ? Bavard ? Peut être au fond. Disons qu’il s’était assagit pour devenir, peut être, sensiblement plus sociable. Il n’avait pas vraiment le choix compte tenu du fait que tout le monde avait plus ou moins les yeux braqués dans sa direction, attendant le moindre faux pas. Ankô n’avait pas besoin que tout un tas de fouineurs viennent poser leurs truffes dans ses affaires. Il voulait bien montrer pattes blanches mais fallait peut être voir à ne pas trop pousser mémé dans les orties, comme on disait maintenant.

Et visiblement, Fûma en resterait à « Sôzokunin-san ». Un degré de politesse moins important que ce que ce fut à une époque mais après tout, celle-ci était révolue et aujourd’hui, les mœurs avaient changées. Eux aussi, quoi qu’on en dise et que ça lui plaise ou bien pas. De fait… Il devrait faire avec et finalement, peut être qu’il s’y faisait déjà. De toute façon, à l’époque où Fûma et lui s’étaient quittés, il n’avait même pas encore vraiment de nom de famille alors qu’importe ? « Sôzokunin », l’héritier, était un nom qu’il avait commencé à utiliser mais encore assez peu. L’époque qui l’avait vu naître n’était pas celle des noms de famille et l’histoire l’avait d’ailleurs tout simplement baptisé « Ankô Tennô ». Bref… Il n’allait peut être pas rester mille ans sur cette histoire de nom…

Fûma parle de respect et d’une certaine manière de fidélité quoi qu’il évoque leur opposition dans le dernier grand conflit du Japon. Ankô ne réfute pas, parce qu’il ne pensait pas que ce soit là un mensonge. De toute façon, à une ère de grandes conquêtes vampiriques, les alliances se faisaient et se défaisaient à coup de mariages, de dons de territoire, de coup de force ou d’intérêts d’un autre genre. L’ami qui avait fait front à nos côtés était dès le lendemain l’adversaire du champ de bataille et vice-versa. De fait, quoi qu’il en veuille à Fûma, il ne lui reprochait pas non plus ses prises de position.

Ses questions ne trouvent pas vraiment de réponses au départ… Lui étant même presque directement retournées avant que malgré tout, Fûma se fasse plus bavard. D’ailleurs, l’interrompant une seconde, Ankô remarque :

❖ C’est ta langue qui est devenue bien pendue, plus que la mienne, Fûma.

Voilà qu’il lui raconte justement un peu sa situation, parlant de quelque chose se tramant dans l’ombre et Ankô retient un petit soupire qui n’aurait été qu’un vieux réflexe humain qu’il avait pourtant oublié depuis bien longtemps. Le vampire s’approche de l’eau, s’accroupissant pour tendre une main vers elle, ne l’enfonçant pas dedans mais laissant cette dernière venir lui lécher le bout des doigts de ses remous.

❖ Je ne sais pas de quoi tu parles. « Ce qui se passe dans l’ombre ». Je viens d’arriver, c’est un peu rapide que de prétendre qu’il y a un lien de cause à effet entre des évènements divers et moi-même.

Ankô se remet debout, sortant un petit mouchoir d’une main pour sécher ses doigts mouillés. Il revient près de l’autre homme, demandant :

❖ De toute façon, compte tenu de notre situation, même si j’avais quoi que ce soit à voir avec de sombres nouvelles, faudrait-il que je t’en parle ?

Au risque que ce « projet » dont il ne savait rien ne se concrétise pas ? Qu’importe. Ankô avait toujours su tirer son épingle du jeu, sortant de là où on ne l’attendait pas. Mais depuis cinq cent ans il était en sommeil et le fait qu’il soit de retour sur le territoire nippon ne signifiait pas qu’il souhaitait remettre le couvert.

❖ Je suis au Japon parce que c’est ma nation, Fûma. Personne plus que moi ne peut prétendre aimer ces terres.

Ca… Une chose sur laquelle tout le monde pouvait sûrement s’entendre c’était sur le caractère nationaliste d’Ankô ! Sans doute que c’était un gros morceau de sa personnalité même si son amour du Japon avait parfois été trop extrême, le poussant à des décisions et des coups d’état de grandes envergures. Il n’en avait pour autant pas été fermé au reste du monde. Après tout, n’avait-il pas importé les rythmes musicaux venus de Corée ou de Chine ? N’avait-il pas été reconnu par l’histoire comme ayant traité avec ces derniers ?

Qu’importe. On retenait bien souvent les héros et les méchants de la guerre. L’Histoire faisait peu de cas des bâtisseurs en général.

Quant à la dernière question, qui faisait écho à tout le reste de leur conversation, Ankô ne répond pas immédiatement. Il avait perçu ce sourire à peine dessiné qui s’était ourlé sur les lèvres de Fûma. Ceci étant dit, la question, à présent beaucoup plus franche, méritait probablement qu’il se penche dessus… Et de fait :

❖ Je suis sage aujourd’hui.

C’était aussi simple que cela. De toute façon, ses vieux amis encore vivant n’avaient pas tous envie de rappeler qu’ils avaient été dans le même camp et ceux qui pouvaient bien le souhaiter étaient encore trop brusque et peu subtile pour qu’Ankô désire réellement s’en entourer. C’était un coup à ce que le Grand Conseil, effrayé, ne le pousse à nouveau à l’exil pour… Aucune raison en particulier si ce n’est celle de se sentir plus tranquille.

❖ Qu’as-tu fait ces cinq cent dernières années ?

Bon… Cinq cent années, à la louche quoi. Il devait avoir bien des choses à dire non ? Encore que… Connaissant Fûma il pouvait tout aussi bien résumer ça en quelques mots. Quoi qu’il en soit, après un petit regard pour le décor tout autour d’eux, Ankô constate encore :

❖ Il faudra que nous trouvions un autre endroit pour nous voir à l’avenir Fûma. J’ai apprit à apprécier mon confort et ce dernier est actuellement à Tôkyô.

Puis, légèrement narquois :

❖ D’autres époques et d’autres mœurs…




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MessageSujet: Re: Long time no see you   Lun 26 Nov - 11:54


Tu souris à sa répartie. Il est vrai que tu es devenu plus bavard à ton tour. L’influence de ton fils vampirique. Passé ces années à ses côtés, t’a dénoué la langue. Il faut dire que le « gamin » était sacrément bavard. Il était unique en son genre ! Tu étais certain que si tu l’envoyais tenir compagnie à Ankô il deviendrait nettement plus bavard. Tu te demandes s’il est judicieux de lui parler de ton fils… Ton ancien seigneur pourrait utiliser cette « faiblesse » pour te faire payer ton refus du passé. « Faiblesse »… Est un terme nettement fort. Hayato n’a jamais été à un moment une faiblesse, un poids pour toi. Il a été un compagnon de route fort plaisant et plus que ça. Tu ne lui as jamais dis mais, celui qui a apporté plus à l’autre ce n’est pas toi c’est lui. Et quand bien même Ankô aurait l’envie de s’en prendre à lui, il se ferait un deuxième ennemi. Un ennemi qui fut son alliée la plus fidèle. Tu as sauvé Hayato par rapport à cette alliée de l’ombre qui fut aussi la seule femme à votre « trio » que vous aviez formé autrefois. Il reprend la parole pour répondre à ta première question. Tu n’as jamais pensé qu’il y ait un lien avec son arrivée au pays bien que, les coïncidences étaient étonnantes. Tu n’as jamais crus au hasard et aux simples coïncidences. Par respect pour lui, tu prends la décision en ton âme et conscience de lui laisser le bénéfice du doute. Il y avait droit lui aussi malgré ses actions passées. Le bénéfice du doute… Tu lui dois cela même si aucune obligation ne t’y forçait. Au fond, peut-être qu’il a été la première personne depuis si longtemps a être celui qui se rapproche d’un « ami ». La réalité est que le lien qui vous unit tous les deux dépasse ce lien « d’amitié ». Tu en as pleinement conscience quoi qu’il puisse faire, tu ne lui porte aucune haine ou sentiments négatifs. Il est, et restera cet être que tu as servis sans aucun regret. Tu ne nies pas avoir servit sa cause et si on vient à te le demander tu répondras avec franchise sans sourciller. Il n’y a pas honte à avoir été un de ses « hommes » à certains moments de ton passé, votre passé en commun. Il t’a donné le choix lors de la grande Guerre Vampirique. Vos idéaux divergeaient et pourtant, vous êtes arrivés à tisser un lien fort puisque, malgré tes actions vous êtes réunis ce soir.

Un nouveau départ ? Tu le souhaites mais, tu n’es pas naïf au point de vouloir croire qu’il en est de même de son côté. Tu as passé l’âge d’être idéaliste. Sa question qui suit la réponse qu’il a commencée à te donner te fait esquisser un sourire. La confidence ? Il est vrai que si aucun de vous ne fait l’effort d’aller vers l’autre, vous n’avancerez pas dans vos rapports et la conversation de ce soir risque de se terminer tôt sans que l’un de vous se trouve satisfait de cette rencontre. Tu es resté de marbre et silencieux jusqu’à maintenant à chacun de ses mouvements et paroles.

« Tu es libre de m’en parler ou non. Sache juste que je ne suis pas ton ennemi. Je te l’ai dis, je suis venu en simple observateur et accessoirement informateur comme avant. »

Tu viens de faire le premier pas ce soir. Tu as ouvert ton entreprise pour être aux premières loges pour les informations qui circulent. Tu n’es qu’un observateur qui veut voir comment les êtres humains vont se battre pour leur survie. Intervenir dans les plans d’autrui n’est plus de ton ressort. Tu ne t’opposeras pas aux plans d’Ankô comme par le passé s’il veut reprendre le pouvoir alors il aura le champ libre. Tu ne te dresseras pas à nouveau sur sa route mais, tu ne l’aideras pas non plus. Tu préfères rester neutre pour être en paix avec toi-même. L’affronter ne fut pas aisé pour toi. Tu as mené un combat intérieur en plus de mener de front un combat sur le champ de bataille. Tu refuses de mener à nouveau deux affrontements simultanément. Trop rude pour les nerfs. Il n’y a pas qu’Ankô contre qui tu as dû te battre lors de cette guerre. Il y avait « elle ».

Tu ne rajoutes rien de plus lui laissant la parole jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à dire. La réponse qu’il t’a donnée franchement cette-fois-ci ne t’échappe pas. Tu veux croire en sa réponse et quand bien même il te ment tu ne lui en tiendras pas rigueur. D’autres « Ankô » du passé il y en aura encore. Tu es certain que dans l’ombre, d’autres vampires indépendants attendent juste leur heure pour déclarer une autre guerre. Il y aura toujours des vampires dans chaque génération qui voudront la suprématie de leur race. Ils y arriveront peut-être qui sait ? Le Conseil Vampirique saura t’il agir en conséquence ? Ce n’est pas seulement de vous deux que l’Ordre et le Conseil devront se méfier et particulièrement de ton voisin. Sa prochaine question est intéressante. A toi de répondre franchement encore une fois. C’est l’occasion que tu attendais pour montrer à Ankô qu’il n’avait pas à se méfier de toi. Le danger ou la menace ne viendra pas de toi.

« Tout et rien à la fois. »

Réponse vague mais, ce n’était pas un mensonge. En 500 ans tu as eu le temps d’expérimenter plusieurs choses. Tu as su te créer des contacts parmi les nombreux rôles que tu as endossés. D’un autre côté, tu es resté sage en passant ton temps à méditer sur l’une des cinq Montagnes sacrées de Chine où tu as aussi vécu dans un monastère.

«Transformer un humain en vampire en fait partit.»

Toi qui était contre la transformation d’un être humain en un des vôtre… Cette idée est révolue depuis l’instant que tu as fait d’Hayato ton fils. Tu n’es pas prêt de lui décliner son identité ceci dit.

« Et de ton côté ?»
Tu lui renvoies sa question encore une fois. En même temps, il est normal que vous vous renvoyiez la balle de l’un à l’autre. Vous êtes loin d’être des étrangers l’un pour l’autre bien que chacun garde des secrets pour lui. Ton passé ne regarde que toi et, tu ne permettras pas à quiconque de fourrer son nez dans tes histoires. Le fait de savoir qu’il logeait maintenant à Tokyo t’apprit que pour le rencontrer ce serait plus aisé de le revoir même en changeant d’endroit. Tu acquiesces doucement à ces dernières paroles chuchotées.

« En effet, il est préférable qu’on se trouve un autre point de rencontre. D’ailleurs à notre prochaine rencontre je serais déguisé. »

Ce serait la dernière fois que tu le rencontreras sans déguisement. Tu ne veux pas prendre le risque pour le moment de te montrer. Te dévoiler maintenant était trop tôt. Rencontrer le Conseil ou bien les chasseurs de l’Ordre de Tenkyû ne t’intéresse point. Tu préfères te faire discret après tout pour observer mieux valait ne pas attirer l’attention.

«Au fait… On n’est pas les deux seuls à être revenus à Tokyo. L’un de tes généraux s’y trouverait ~»


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MessageSujet: Re: Long time no see you   Jeu 29 Nov - 13:02





Alors c’était ça ? Fûma était revenu pour que les choses soient « comme avant » bien qu’elles ne seront toujours qu’un peu plus différentes ? Le monde n’était plus adapté à eux. Du moins, pas tout à fait. A moins bien sûr que ce soit eux qui n’y soient plus adaptés… Après tout, en plusieurs siècles de vie, un décalage pouvait s’expliquer. Certes, Ankô s’était fait à la technologie, au confort… A la modernité dans son ensemble en réalité. Mais vivre avec son temps ne signifiait pas qu’on s’y sentait adapté. Le Japon avait forcément, à ses yeux, perdu de sa splendeur d’antan et tout le monde s’attendait bien sûr à ce qu’il veuille la retrouver…

Fûma n’était pas son ennemi hein ? Ankô a pour lui un petit regard entendu, sans mépris ni rancune. Juste un léger fond de moquerie dans son œil. Il ne voyait pas Fûma comme un ennemi. Le qualifier d’allié est un pas qu’il n’aurait pas franchit non plus ceci étant dit. Ceci étant dit, il n’était pas l’heure de foncer tête baissée dans de vieille querelle fratricide.

❖ Disons juste qu’à une époque il me fut plus facile de savoir où se plaçait notre relation.

Ou en tout cas, il le croyait. Qu’importe si c’était réel ou pas… Les choses et les gens n’avaient que l’importance qu’on leur donne, ce n’est pas ça ?

❖ Nous verrons comment vont les choses. Mais je ne l’oublierais pas.

Il aurait tort. Fûma n’était pas le premier imbécile venu et quand il tendait une main, Ankô avait suffisamment d’intelligence pour n’en prendre que le bout des doigts. De toute façon, pour le moment, c’était inutile. Bref…

Fûma en vient donc à ses activités des cinq derniers siècles et Ankô a un petit rire amusé, réprimant un « j’étais sûr que tu allais dire ça ». Ceci étant dit, comme s’il avait parlé de la pluie et du beau temps, Fûma ajoute quelque chose d’un brin surprenant. Ainsi donc, il avait enfanté. Enfin… Au sens vampirique du terme évidemment. Ankô n’en avait pas entendu parler mais en même temps, bien qu’il ai gardé des liens de renseignements assez fort un peu partout, Fûma était de ceux qui ne font parler d’eux que lorsqu’ils le veulent bien, le plus souvent.

Le regard d’Ankô passe à nouveau sur les traits atypiques de Fûma. C’était un bel homme. Il était presque surprit d’apprendre qu’il avait trouvé fils ou fille mais pas compagne de vie. Parce qu’au point où ils en étaient, parler d’un enfant était plus intime encore. De fait, la première question qui lui vient, tout naturellement :

❖ Il y a longtemps ?

Sa patience avec les enfants ne faisait aucun doute sûrement : elle frôlait le niveau zéro. C’était sûrement un peu la raison pour laquelle Ankô n’avait lui-même pas vraiment prévu d’avoir un apprenti. De toute façon, il partirait bien mal dans la vie cet enfant compte tenu de tous les ennemis qu’il avait pu se faire à travers les siècles. Et surtout :

❖ Venant de toi je suis surpris. C’est un point d’encrage. Quelque chose qui te relie au reste du monde. En sommes : une faiblesse pour quelqu’un comme toi. Non ?

Pitié, pas de couplet sur les fils ou filles de vampires qui étaient des forces du fait de leur simple existence et du lien qui les reliait, blablabla… Ankô n’avait jamais été très tolérant vis-à-vis de ce genre d’idée et il était probable que ce trait de sa personnalité n’ait pas changé.

En tout cas, à nouveau, la balle se retrouve dans son camp. Qu’avait-il pu faire en cinq cent ans ? En fait, il avait été plutôt prolifique de son point de vue mais peut être pas tant que ça dans la réalité. Difficile à dire. Ankô s’était un peu laissé vivre tout en faisant au mieux pour disparaître.

❖ J’ai voyagé au début. Et finalement, je me suis installé aux Etats-Unis. J’ai prit une part active dans certaines affaires humaines et politiques dans l’ombre, que ça ait concerné les USA ou bien un autre pays du monde. Mais j’ai fait de mon mieux pour demeurer dans l’obscurité. Ce n’était pas tant par humilité après mes échecs passés que par désire de solitude.

Ankô n’avait de toute façon jamais réellement été quelqu’un de sociable, aimant la présence de tout un tas de personne autour de lui. Il s’entourait peu… Mais généralement plutôt bien. A quelques exceptions près évidemment…

Fûma parle déjà de leur prochaine rencontre et du déguisement qu’il arborera… Et Ankô arque un sourcil avant de demander, évidemment curieux :

❖ En quoi ?

Et pince sans rire :

❖ C’est dommage de cacher de si jolis traits exotiques.

Ceci étant dit sans aucune arrière pensée parce que si Ankô reconnaissait la beauté, s’y plaisait et pouvait aimer la caresser du bout des doigts, cela s’arrêtait généralement là. Pour l’ennuyer, Jillian parlait souvent de frigidité. Mais en fait c’était peut être tout à fait ça. Ca et le fait qu’il n’ait confiance en personne à cent pour cent pour se permettre de débrancher assez longtemps pour apprécier ce genre de relation… Mais il s’égarait encore. Fûma le reconnecte en parlant justement d’une vieille connaissance commune et comme il est à peu près certain de voir de qui il s’agit, Ankô acquiesce, soulignant :

❖ Elle est revenue depuis un peu plus de trois décennies même, pour ce que j’en sais. Tu as eu l’occasion de lui parler ?

Un sourire un peu plus paisible revient flotter sur ses lèvres alors qu’en revenant encore à Fûma, il plaisante :

❖ Notre petit trio à nouveau réuni, inopinément. Ce ressemblerait presque au destin…




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MessageSujet: Re: Long time no see you   Jeu 29 Nov - 21:26


Oui vous verrez en temps et en heure. Pour ce qui est d’être amis, ennemi la ligne de séparation est aussi mince que celui de l’amour et de la haine. Du moins c’est ce qu’il paraîtrait. Etrangement tu ne t’es jamais intéressé à l’amour ou à t’attacher à quelqu’un. Tu as toujours vécut tel un loup solitaire en agissant comme tel. Tu t’es extravertie avec le temps et l’influence de Hayato mais, tu ne te fais pas d’illusion. Tu restes un vieux loup. Tu n’es pas offensé par le petit rire de Sôzokunin car il n’est en rien moqueur. Apparemment il te connait « bien ». Entre guillemets car on ne connait jamais une personne véritablement à la fin du compte à part lire dans son esprit. Même pour des vampires aussi âgés que vous, vous ne possédez pas cette faculté alors, même pour vous, vous êtes des étrangers. Il est déjà difficile de son vivant de se connaître soi-même alors les autres… La réponse est venue naturellement. Tu n’es pas le genre à t’étaler sur ta vie à excepté si tu en sens le besoin. Tu peux sentir le regard de ton interlocuteur sur ta personne mais, comme à ton habitude, tu ne sembles pas être affecté par cette observation. Tu es serein et sans le regarder tu peux presque deviner l’expression de son visage à cause de sa question et de son intonation. Dévoiler que tu as désormais enfanté un vampire n’est probablement pas la révélation qu’il s’attendait de ta part. Tu en es conscient et c’est un risque que tu prends. A sa question tu réponds simplement :

« 432 ans pour être précis. »

Tu ne rajoutes rien d’autre mais, cela fait à peine plus de sept décennies après cette guerre fratricide que tu es allé contre tes propres convictions par rapport à « créer » un vampire. A cause des risques mais, aussi par rapport à ta morale d’antan. Tu refusais de prendre le risque de créer un autre être que tu détestais et devrait tuer de toute façon pour qu’il ne s’en prenne pas aux humains. Seulement, Hayato t’a surpris. Il s’est familiarisé très vite avec son nouveau statut et, surtout il a su contrôler sa faim plus vite que la majorité des vampires que tu as rencontrés sur ton chemin. Signes que cet « enfant » était l’élu que tu attendais en quelque sorte et une perle rare. La surprise de ton voisin n’est pas surprenante. Comme ses questions. Il touche une vérité où chaque vampire se voile la face. Posséder un enfant est un point faible. Hayato est ton point faible mais, il n’est pas faible pour autant de plus… Contrairement aux autres… Cette faiblesse est partagée est-ce calculée de ta part ? Oui et non. Bien que tu l’aies pris car, il était le candidat idéal à prendre ta relève si jamais, tu avais disparu. Ce qui n’est pas le cas puisque tu es en train de parler avec celui qui fut craint par le passé. Tu laisses la brise de vent sifflait à tes oreilles avant de répondre :

« Comme toutes personnes qui possède une personne « précieuse » que ce soit enfants, calice, femme, maris.. »

Tu ne continues pas sur ta lancée car, tu te doutes qu’il a compris où tu voulais en venir. Quand vous êtes accroché à une personne celle-ci devient automatiquement un « point faible ». Particulièrement dans votre monde. Seulement personne ne sait qu’Hayato est ton point faible. Ou si mais, ils ne connaissent pas son identité ou ne connaissent tout simplement pas la tienne. D’où l’utilité d’être resté dans l’ombre et de te déguiser sans arrêt. De plus tu l’as quitté depuis près de deux siècles où il a su parfaitement se débrouiller. Il est grand maintenant et sait parfaitement se débrouiller.

Tu lui as renvoyé la balle et un semblant d’un sourire fait son chemin sur ton visage resté calme depuis quelques secondes. Tu lui renvoie l’ascenseur dans un sens en lui disant que cette réponse ne te surprend guère. Le monde.. Il n’a jamais été foule tout comme toi. Préférant rester dans ton coin. En même temps, les vrais amis se comptent sur les doigts de la main. Ce n’est pas la peine de mentir sur cela. Comme lui, cette vie, cette époque n’est pas pour toi. Tu n’y as plus ta place. Tu continues à vivre juste pour voir l’évolution et puis qu’est-ce que tu peux rajouter d’autre ? Tu es pourtant curieux et tu t’es très bien fait à chaque évolution mais, il est vrai que cela te manque de voir les magnifiques paysages que tu as pu voir. Maintenant, l’homme détruit tout sur son passage c’est désolant. La nature contre les hommes ? En tant que shinobis tu as toujours cherché comme tes compères à ne fait qu’un avec cette dernière. Seulement, il semblerait que désormais il n’y ait que trois personnes te comptant parmi elles qui sont capables de ne fait qu’un et de déchiffrer le souffle du vent. Les shinobis ont peaufiné leurs arts pour cela mais, ils ont toujours été incompris et tu te mets dedans. Le sujet est passé à votre prochaine rencontre. Et, tu lui réponds du tac au tac :

« Qui sait ~ Tu le sauras quand le moment sera venu. »

Après tout, tu ne décides pas de comment tu allais te présenter devant lui. Cela se fait selon ton inspiration et puis, tu aimes surprendre les personnes par tes accoutrements qui surprennent. Changer de déguisement était le meilleur moyen de ne pas te faire repérer. Si tu dois partir du Japon, tu pourras partir du jour au lendemain sans problème car, personne ne te connait. Et, même sous ton déguisement, Ankô s’il venait à jeter ton identité aux orties sera incapable de savoir en quoi tu te déguises si, tu décides de ne plus porter tes boucles d’oreilles et d’ouvrir les yeux. Tu es surpris par ses mots et en même légèrement touchés. C’est la première fois qu’on te fait un compliment. Tu lui offres un sourire reconnaissant mais, ce n’est pas seulement pour fuir ou vivre en toute tranquillité que tu te déguises.

« Merci. Venant de Ta part cela me touche. Seulement.. C’est nécessaire pour que ma plus grosse faiblesse ne le soit pas complètement. »

Tu parles évidemment de ton enfant. Car tu le considères comme tel. Sa présence a révélé un côté paternel que tu ne soupçonnais jusqu’à sa rencontre. Bien que, contrairement à Ankô tu as toujours su canaliser ta colère et que tu es d’une patience à toute épreuve. Tu changes de sujet en parlant de l’arrivée inopinée du troisième membre de votre bande. La fille de l’équipe. Il en faut une et pas seulement dans les films. Tu hoches doucement la tête à sa réponse et lui répond :

«Oui je l’ai revu deux fois mais notre dernière rencontre date d’il y a deux siècles. Bien qu’à chaque fois nos rencontres furent explosives… Enfin tu peux être certain qu’elle ne t’a pas oublié. Elle voulait te revoir et tu revenais sans cesse dans nos conversations. En tout cas, quand je lui ai laissé mon enfant elle se portait bien. Et toi ?»

Oui, elle portait une plus haute estime pour le genre humain désormais. Tu ne sais pas toute l’histoire mais, tu étais content et rassuré de savoir qu’elle avait changé. Tu viens aussi de lui donner une autre information concernant ton enfant. Normalement, dans ton cas cet acte pourrait être décrit comme suicidaire. Seulement, étant donné le lien que le concerné possédait avec elle, il était entre de bonnes mains. Pour sûr qu’elle n’aurait rien tenté contre lui. Ce que tu redoutes le plus c’était juste qu’elle lui ait soufflé trop dessus. Déjà qu’il commençait à te taquiner. Avoir deux personnes contre lui cela ferait peut-être un peu trop. Mais, c’était un risque. En même temps, tu étais certain qu’il était devenu plus fort. Tu lui as inculqué tes connaissances mais, il était normal qu’on lui inculque ses techniques ancestrales qui lui appartiennent. Et, le mieux placé n’était rien d’autre que le troisième membre de votre trio.

A sa dernière réflexion, c’est à ton tour de laisser un petit rire se faire entendre à travers le silence. C’est vrai… Revenir quasiment en même temps dans cette ville… C’est amusant. Maintenant, c’était à voir comment votre trio allez devenir. Est-ce qu’il serait comme avant avec un léger changement ? Mystère…

« Je partage ton avis mais, je dirais que c’est le fils de la destinée qui fait qu’on s’est réunis à Tokyo. Peut-être que c’est là que prend fin notre voyage à tous les trois… On verra ce que nous réserve la roue de la Destinée. Je me demande ce qu’elle nous réserve à tous les trois ! Toi le grand frère à nouveau rigide, Sôma la sœur impulsive et moi le benjamin ?»

Evidemment, c’était plus imagé qu’autre chose et, pour rester dans la bonne humeur du moment. Il y a des actes qui ne s’effaceront jamais dans les esprits. Tu en es conscient mais, peut-être que le destin vous réunit tous les trois à nouveau pour que vous fassiez des choses ensemble. Seul le temps vous le dira. Tu attendras un signe quelconque. Mais, il est vrai que c’était drôle de former un trio avec ces deux personnes plus âgées que toi-même si tu n’en laissais rien paraître à l’époque.

«Tu dois être au courant qu’elle a été nommée récemment Fondatrice d’Hokkaido.»


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MessageSujet: Re: Long time no see you   Jeu 6 Déc - 12:08





Plus de quatre siècles déjà… Finalement, Fûma n’avait pas perdu de temps après son départ. C’était un peu le « baby-boom » vampirique, c’est ça ? Un ramassis de vampires avaient dû se penser assez important pour avoir besoin de laisser leur emprunte « sur le monde ». Un peu pathétique mais soit… C’était nombriliste de son point de vu. Pas qu’il soupçonne Fûma d’être nombriliste non… Il faisait une généralité.

Mais avoir un marmot, c’était handicapant dans un premier temps et ensuite c’était espérer qu’il garde un peu notre nom en mémoire… Qu’il soit notre « descendant ». Ankô avait peut être trop d’orgueil pour permettre à un potentiel incapable d’être son héritier. De toute façon, de son point de vue, il n’avait plus rien à léguer puisqu’il avait été dépossédé de tout ce qui lui appartenait. Transmettre son histoire ? Ses origines ? Quelque chose de bateau dans ce style ? Franchement, ça ne l’intéressait pas tellement.

❖ Hé bien je ne l’avais pas vu venir.

Pas que ça ait un grand intérêt mais c’était surprenant, surtout venant de cet homme. Et Fûma le considérait déjà comme « précieux ». Enfin… « Déjà ». Ca faisait quatre bons siècles alors forcément… Néanmoins :

❖ Je ne considère pas mon calice comme précieux.

Enfin… Si, un minimum. Mais c’était surtout qu’il ne voulait pas que quelqu’un pose les doigts sur ce qui lui appartenait. Seul lui avait le droit de vie et de mort sur Jillian. Seul lui pouvait poser ses crocs sur sa gorge offerte et goûter à l’ambroisie de ses veines. Ankô avait toujours été possessif envers tout et tout le monde. Il ne partageait pas. Jamais. Peut être qu’on pouvait le considérer comme capricieux, qu’importe ? Il fallait être un vieil empereur déchu pour comprendre qu’à présent, l’homme qu’il était ne voulait plus être dépossédé de quoi que ce soit.

Fûma fait ensuite mystère du déguisement qu’il arborera lors de leur prochaine rencontre et Ankô aurait bien soupiré s’il avait pu. A la place, son regard va au travers des feuillages, n’y cherchant rien en particulier. Il faisait un peu frai, pour ne pas dire froid. Et bien que la morsure de cette fin d’automne ne le mordait pas, il songeait comme il serait agréable d’être présentement chez lui, au chaud et dans le confort de son foyer isolé.

La suite est un peu mystérieuse… Et finalement, Ankô semble réaliser un peu ce que Fûma était en train de sous-entendre. Est-ce qu’il se cachait même de lui ? Après tout, il n’avait jamais entendu parler d’un enfant qu’aurait eu Fûma, pas même en « légende urbaine ».

❖ Qui est-il ?

Puis prévoyant une certaine méfiance, il ajoute :

❖ Ca ne m’intéresse pas d’y toucher. Je n’ai pas pour ambition de te nuire. Je ne l’ai jamais fait.

Il avait méprisé bien des vampires, n’avait pas hésité à porter la main dessus, à les blesser, les tuer ou simplement les rabaisser. Ankô n’avait pas seulement été un homme de guerre, il avait aussi pu paraître cruel aux yeux de bien des gens. Pour lui, les vampires qui n’en avaient pas assez l’étoffe n’étaient bons qu’à servir de désherbant dans la pelouse. Ils devaient mourir et ça ne le faisait pas ciller. C’était une sorte de… Sélection naturelle. On comprenait mieux pourquoi son retour rendait tout le monde nerveux sûrement. Au moins ça le laissait tranquille dans son coin, il n’en demandait pas plus.

Il est ensuite question d’elle. De votre troisième comparse. Kisaragi comme elle se faisait appeler aujourd’hui bien qu’Ankô ne se risquerait pas d’avantage à prononcer son nom. Le secret était toujours d’actualité, surtout maintenant qu’elle avait plus de responsabilités. Quoi qu’il en soit, Ankô était plutôt aise de savoir qu’elle avait pu parler de lui et que certaines vieilles fidélités étaient toujours de mise. Peut être qu’il aurait dû faire étape par chez elle pour la voir mais…

❖ Tout le monde n’a pas oublié les rumeurs qui étaient colportés à l’époque. Allez la voir aurait attisé les curiosités si ça s’était su.

De fait non… Il ne l’avait pas revu depuis qu’il avait quitté le Japon. D’ailleurs, de manière plus précise :

❖ Je n’ai revu personne en 500 ans que j’ai pu connaître avant mon exile.

Voilà qui résumait rapidement la situation. En revanche, il avait bien noté ce que Fûma avait dit à propos de son fils et un rien narquois, il fait remarquer :

❖ Ca vous va bien à tous les deux de jouer à la poupée…

Le parfait petit papa et la parfaite petite maman. Les deux ombres de Koga et d’Iga avec leur rejeton démoniaque. Désolé, elle avait été facile. En tout cas, il demande donc :

❖ Tu le lui a « laissé » ?

En tout cas, ça tendait à confirmer ce qu’il avait supposé quant au fait que Fûma n’ait pas revu son œuvre depuis un petit moment.

L’ironie de la situation ne laisse pas Fûma indifférent visiblement puisque lui-même vient à rire de la situation. Ils étaient un peu légers et pourtant, quiconque aurait eu vent de cette rencontre aurait craint qu’ils ne fomentent une quelconque rébellion non ? Fûma avait beau n’avoir pas été dans ses rangs lors de la guerre, son talent pour ce genre de chose n’était pas inconnu… Et on se serait vite imaginer que cette rencontre amicale n’était déjà que l’occasion de monter des plans dangereux.

Quoi qu’il en soit… La « destinée » était une maîtresse bien instable et Ankô préférait ne pas trop s’y fier, finalement. Lui savait pourquoi il était là… Il savait ce qu’il voulait faire et comment. Mais il n’était plus tout à fait le même homme non plus. On apprend de nos erreurs, même après un millénaire de vie. Que ce soit en bien ou en mal, Ankô avait un minimum changé… Et tout en en revenant à Fûma, l’observant à nouveau avec méticulosité, Ankô ne pouvait s’empêcher de se demander ce que Fûma lui réservait encore comme surprise avec ses propres changements. Son fils était déjà en soit un changement très important. Bref…

Il lui parle à nouveau de Kisaragi, de son statut de Fondatrice… C’était un curieux pied de nez pour lui et au début, ça l’avait froissé. D’ailleurs, ça se lit probablement sur son visage !

❖ J’ai trouvé ça très ironique qu’elle prenne ce siège alors même que c’est grâce à ces Conseils que je me suis retrouvé exilé.

Mais finalement… Il a un petit mouvement d’épaules. Que pouvait-il y faire ? En plus, bien qu’il donne peu de confiance aux gens, il connaissait assez la vampire pour savoir que sa nomination n’avait rien à voir avec le fait qu’elle veuille enfoncer le clou !

❖ Si tu la revois, tu n’auras qu’à la saluer de ma part en attendant que la possibilité d’une rencontre se fasse.

Ankô vient écarter une mèche de son visage, concluant finalement :

❖ Je suppose qu’elle aussi a dû changer. S’est-elle fanée ?

Il espérait encore que non…




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MessageSujet: Re: Long time no see you   Ven 7 Déc - 14:56


Tu ne fis et ne rajouta rien aux dires de ton voisin. Bien que tu te doutes qu’il ne valait pas mieux qu’on touche aux calices de celui qui a fait couler beaucoup d’encre ces 5 derniers siècles bien que tu réalises qu’il te confirmes ce dont tu te doutais sans lui demander. Finalement, tu peux avoir des informations provenant de « lui » sans que tu n’oses lui toucher un mot. Pour en revenir à ton enfant, il est vrai que tu te caches un peu d’Ankô mais, ce n’est pas de lui dont tu redoutes le danger. Mais, plutôt du Conseil. Il est là le véritable problème, tu ne veux pas qu’à l’intérieure même les vampires utilisent Hayato pour te forcer à faire ce que tu n’as pas envie. Bien qu’en réalité, si un d’eux comme Sensui mettait le doigt dessus tu affronterais directement ce dernier. Ton fils ne sert pas de monnaie d’échange. Et quand bien même il l’utilise comme une arme ou autre chose pour des desseins plus funestes, tu ne bougerais pas le petit doigt. Ton fils sait se débrouiller seul. Vu son caractère cela ne t’étonne guère qu’il fasse partit du Conseil. Tu te demandes bien quelle mouche l’a piqué mais, tu n’as pas le droit de contrôler son destin. Il en est lui-même maître et seul juge de ses actes. Tu ne penses pas qu’il y ait une puissance supérieure comme Dieu à part la Destinée mais, c’est une autre histoire et tu as une question que tu laisses traîner en longueur.

« En même temps, même si l’envie te prenait de t’en prendre à lui pour m’atteindre-moi il sait se débrouiller parfaitement tout seul. Il est conseillé du Kansai et, c’est surtout les personnalités qui forment le Conseil dont je me méfie.»

Tu viens de dire cela comme si tu venais de parler de ce qui se passe à la télévision. Tu lui en as dis un peu plus sur son identité mais, tu n’as jamais aimé donner la réponse directement. Ce n’était pas marrant selon toi quand ils possédaient bien vite la réponse. Tu es joueur et tu t’amuses des réactions de ton vis-à-vis. Tu aimes le jeu même si à la fin tu risques de tout perdre. Tu finis par conduire la conversation sur une autre personne. Une personne que vous aviez en commun et tu te retiens de sourire narquoisement par respect pour lui bien que l’envie soit présente. Les rumeurs entourant ce « couple » étaient nombreuses. Une de plus, une de moins tu te demandes vraiment bien ce qui l’a empêché d’aller lui rendre une petite visite. Certes, l’attention aurait redoublé. Comme s’ils connaissaient ton existence et ton lien avec Sôzokunin évidemment. S’ils te connaissaient alors, tu serais épié et pour le revoir à nouveau il faudrait être plus prudent.

«Peut-être que je devrais me déguiser en prêtre finalement pour nos prochaines retrouvailles !»

Tu t’amuses avec lui comme il semble s’amuser avec toi. Le coup du prêtre avait plus fort et puis, n’est-ce pas le résultat de leurs propres actions pour ne pas faire tomber les masques ? Tu l’écoutes parler sur le fait qu’il n’a revu personne. Ce n’est pas comme si toi-même excepté « elle » tu as revu quelqu’un. En y réfléchissant bien, tu ne t’es attaché à personne réellement et n’a pas créer de liens particulier pour ta part. A quelques rares exceptions près. Il te renvoie l’ascenseur en parlant de jouer au poupon comme toi tu as parlé de te déguiser en cet homme religieux pour les déclarer maris et femme. Tu le prends vraiment bien puisque tu continues le jeu en déclarant :

«Après tout faut bien, il fallait un peu l’endurcir pour qu’on puisse le laisser chez le grand-père rigide.»

Tu l’inclues dans cette petite « famille » imaginaire puisqu’il est vrai que quoi qu’on en dise, tu ne peux pas laisser Ankô de côté. Il n’est pas un shinobi mais, a fait partit de ces rares seigneurs à avoir accepté réellement leur existence et les a reconnu. Pour en revenir à ton fils et à ses paroles dîtes au début sur le fait qu’il ne s’y attendait pas… Tu ne t’attendais pas non plus à avoir un fils. Pour être sincère le fait que Nobunaga Oda ait décidé d’exterminé Iga en trois fois t’a obligé à surveiller ses agissements et voir si Tsuzuki était toujours vivant. Il n’aurait pas été son descendant, il est vrai que tu ne l’aurais peut-être pas choisis… Quoi que… Ses capacités étaient grandes déjà en tant qu’humain. Tu restes silencieux avant de lui donner une réponse plus concrète cette-fois.

«Tu pensais vraiment que j’aurais choisi le premier venu après la guerre ? C’est son descendant. Je ne cherchais pas à avoir de gamin mais, le troisième raid d’Oda sur Iga ne m’a pas laissé trop de choix. Félicitation tu es grand-père»

Tu n’as toujours pas dis son nom mais, cela ne tardera pas. Après tout il doit être dans la confidence. Tu t’en rends compte au fur et à mesure que tu communiques avec un brin d’humour à ses côtés. Tu es même certain que tu peux compter sur lui pour garder un œil sur ton fils. Peut-être qu’il pourrait prendre un peu de l’humour à ses côtés. Cela ne lui ferait pas de mal. Tu finis par refaire allusion au nouveau statut de votre amie absente. Tu ne vois pas son expression mais son silence parle pour lui. Et qu’il utilise le mot « ironique » en s’introduisant lui-même ne fait que confirmer ce que tu avais commencé à soupçonner. Tu le laisses parler jusqu’au bout en hochant la tête pour les salutations si tu la vois avant lui. Si, elle s’était fanée ? Un sourire naquit sur tes lèvres avant de reprendre :

« Je confirme, elle a changé mais elle est loin d’être fanée au contraire. Je pense qu’elle s’est mise dans le conseil avec une idée derrière la tête pour garder un œil sur son « petit fils » de l’intérieur même si, vu la différence c’est plus que petit fils. Après tout, elle a quand même osé quitter mes rangs pour te rejoindre alors laisse-lui le bénéfice du doute. A chaque fois que je l’ai vu, elle demandait de tes nouvelles. Elle s’inquiète toujours pour toi. »

Tu n’as toujours pas dis le nom de ton fils mais, tu as fais plusieurs révélations. Peut-être parce que finalement, tu connais une information qu’on t’a apporté. Dans l’ombre, tu as commandé une personne pour suivre ton « fils » le plus discrètement possible. Tu l’as laissé seul mais, depuis qu’il est au Japon et au Conseil tu préfères avoir des informations le concernant. Le Conseil du Kansai n’est pas le pire. Et tu es rassuré qu’il soit dans ce conseil. Le Grand Conseil tu as des doutes et ne parlons pas des autres…

« Je ne pense pas que les sentiments te concernant aient changé. Quand à revenir à l’identité de mon fils tu l’as déjà rencontré paraît-il dans un parc : Tsuzuki Hayato. »


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Long time no see you

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