C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro

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MessageSujet: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Lun 19 Nov - 19:06


Fûma Kôtaro. Voilà bien longtemps que Shiro n’avait plus entendu ce nom. Quelques centaines d’années, peut-être. Fûma. Il n’avait pas pensé à lui depuis bien longtemps ; et pour cause, Kôtaro avait été son camarade d’armes et il était à présent mort. Du temps des samouraïs, il avait affronté cet homme, il l’avait défié, dans toute son insolence de jeune guerrier. Enhardi par la guerre qui déchirait le pays, encouragé par cette force qu’il était persuadé de posséder, Shiro, humain à cette époque, l’avait combattu, et il avait perdu. Perdu. La défaite lui était restée en travers de la gorge. Il n’avait jamais perdu. Il n’avait jamais perdu, et ce jour-là, pourtant, il avait été terrassé par son adversaire. Shiro était peut-être fier, Shiro était peut-être hautain, mais il savait reconnaître la puissance d’un guerrier, et Kôtaro avait donc eu droit à tout son respect. S’il avait su à quel point il était rare que Shiro accorde sa considération à quelqu’un… Mais aujourd’hui, Fûma Kôtaro n’était plus de ce monde, et le nombre de personnes que Shiro respectait décroissait de décennie en décennie. Etrange, alors, d’entendre à nouveau ce nom. Impossible de ne pas y penser, Shiro ne cessait de chercher à se souvenir de lui. Son passé d’humain restait pourtant tellement flou par endroits, et il lui semblait qu’il n’avait jamais vu le visage de cet homme disparu… Comique, en y pensant, puisqu’ils avaient combattus côte à côte, et que malgré tout, Fûma était resté un mystère tout entier. Nouveau mystère de voir son nom réapparaître. Mystère qu’il comptait résoudre.

La nuit était noire, c’était une nuit sans lune. Noirceur totale dans la ruelle qu’il traversait. Shiro rajusta la veste noire sur ses épaules. Il n’avait pas froid, simple coquetterie, probablement. Il s’était débrouillé pour se renseigner le mieux possible sur celui qui se faisait passer pour Fûma Kôtaro. Ce n’était qu’un imposteur, il savait où était le véritable Kôtaro ; en terre, dans une région proche, probablement. Le brun se souvenait avoir prié pour lui, demandé aux dieux de lui offrir ce qu’il méritait ; un repos apaisant. Un frère d’armes aussi puissant ne s’oubliait pas. Et quelques temps plus tard, c’était Shiro que la mort était venue chercher… Là aussi, il avait prié les dieux, et peut-être les dieux l’avaient-ils entendu, puisqu’il n’était pas réellement mort. Ils lui avaient offert l’éternité, assez de temps pour devenir plus puissant, pour devenir plus fort et continuer à s’élever. Et Shiro ne se souvenait pas avoir un jour regretté sa vie d’humain, sa condition lui offrait assez de ce qu’il avait désiré pour ne pas regarder en arrière. D’ailleurs, peu à peu, sa mémoire lui jouait des tours, sa vie d’avant s’effaçait… Et en pensant à Fûma, il se rendait compte à quel point le temps avait passé. Flou, sombre. Ses souvenirs revenaient par bribes, par morceaux, aléatoirement. Des paroles, une bataille, les fers qui se croisent. Shiro se souvenait assez de son ancien allié, en tout cas, pour aller vérifier qui déterrait ce nom pour en jouer, et voir par la même occasion, si l’on ne souillait pas la mémoire de son ami. Il ne l’aurait pas pardonné, il défendait l’honneur des samouraïs et de ses camarades de guerre.

Quoiqu’il en soit, sa petite enquête l’avait mené jusqu’à une vieille forgerie au nom étrange, et dont il n’avait jusqu’ici jamais entendu parler. Il n’était plus un adepte des armes depuis qu’il possédait une force surhumaine. Les sabres qu’il avait autrefois maniés étaient également tombés dans l’oubli. La seule arme qu’il possédait était précieusement exposée dans son salon, le sabre qu’il avait manié pendant la guerre. Les chasseurs, eux, savaient s’en servir, des armes. Peut-être se fournissaient-ils dans cette forge ? Il en profiterait pour se renseigner un peu, cela pouvait toujours servir, de connaître les coins où la vermine se fournissait. La forge en question se trouvait dans l’arrondissement d’Arakawa, une partie de la ville que Shiro fréquentait peu. Un quartier plutôt industriel, assez pauvre, la nourriture n’y était pas fameuse, même si on accordait moins d’importance aux disparitions des humains de cet endroit – c’était cruel à dire, mais oui, on se souciait bien plus des meurtres dans les quartiers riches que dans cet arrondissement presque abandonné. Ah. Il les imaginait, ces habitants, laissés à leur triste sort, seuls, isolés… Un petit sourire orna ses lèvres. Après son enquête, peut-être s’essayerait-il au sang d’Arakawa… Après tout, c’était en goûtant aux mets basiques que l’on prenait plus goût à la nourriture raffinée.

La mâchoire de Shiro se raidit légèrement. Il avait posé un pied dans la forge, où quelques armes étaient exposées. Il renifla l’air en fronçant le nez, esquissant quelques pas dans l’antre, prudent. S’approchant d’un sabre, il le détailla attentivement, son regard butant sur le tsuba. Cette garde… Il la connaissait. Fûma Kôtaro. Le vrai Fûma Kôtaro arborait ce tsuba il y a longtemps, quand ils protégèrent tous deux le même seigneur. Si sa mémoire lui jouait des tours pour des choses futiles, Shiro était sûr de lui ; derrière cette arme se cachait Kôtaro. Etait-ce un héritage de sa descendance ? Avait-on pillé son tombeau ? Il l’ignorait, mais quoi qu’il en soit, il savait à présent pourquoi ce nom était remonté à ses oreilles ; on revendait visiblement ses armes. Silencieusement, il s’enfonça un peu plus à l’intérieur, détaillant les armures qui exhibaient le même symbole. Le mystère, malgré tout, restait entier. D’où venaient ces armes ? En remontant la piste, trouverait-il un homme du même sang que son camarade ? Shiro redressa brusquement la tête en sentant la présence de quelqu’un d’autre dans la pièce ; une vielle femme. Plissant légèrement les yeux, il releva le menton.

« Obasan, savez-vous à qui appartiennent ces armes ? » Etait-ce raisonnable de lui demander ça ? Peut-être qu’elle n’avait plus toute sa tête ? Il pouvait toujours essayer, les réponses étaient ici, c’était certain. « Est-ce que le blason sur ces gardes et ces armures est celui de votre famille ? »

Elle avait sûrement hérité ces vieilleries de l’illustre lignée de Kôtaro. Ah. En sentant ces armures poussiéreuses, Shiro était réellement persuadé qu’il était bel et bien mort. Elle était bien loin, la guerre, ils étaient bien loin, les champs de batailles et leurs cris féroces. Le sang qui s’écoulait dans les plaines, la bataille pour le bien d’un seigneur ou d’une autre. Vraiment, tout cela était tellement loin, réalisa-t-il en regardant tout autour de lui.


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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Mar 20 Nov - 12:06


Passé, présent, futur…

Ces trois temps spatiaux temporels doivent être pris ensemble même si, séparément est faisables. Le passé et le présent jouent sur le futur même si, ce dernier reste imprévisible jusqu’à la dernière seconde. Personne ne peut prédire l’avenir toi y compris. Le passé.. Les bribes de souvenirs concernant ta vie d’être humain remontent tellement loin que parfois c’est flou pourtant, les enseignements qu’on t’a inculqués sont nets dans ton esprit. Enseignements que tu appliques au jour d’aujourd’hui. Sans ces derniers et ceux de celui qui t’a servit de maître vampirique tu ne serais plus dans ce monde depuis si longtemps. Revenir au Japon ? Tu n’y as jamais songé, tu as toujours imaginé finir ta vie dans ton pays natal qu’est la Chine. Le Japon était le dernier pays de tes destinations. Tu as quitté ce pays la «mort » dans l’âme. Tu as pris avec toi Fûma Kôtaro et est devenu un maître forgeron en reprenant le symbole que tu détenais déjà quand tu étais un Ninja sur les champs de bataille. La majeure partie de ton existence s’est faite sur les champs de bataille. Tu as pris le commandement de plusieurs hommes dans l’ombre te faisant passer pour une personne différente à chaque génération. Tes hommes n’ont jamais vu ton visage, ils ne sont que deux dans le monde à le connaître. Personne n’est arrivé à te démasquer. Revenir au Japon en reprenant cette identité qui t’a accompagné pendant près de 6 siècles est un clin d’œil aux personnes qui t’ont « connu » ou ceux qui ont déjà entendu parler de ton nom. Tu savais bien avant de mettre un pied sur le sol nippon ce qu’était les risques de reprendre ce nom qui t’appartient de droit. Des personnes allaient assurément essayaient de rechercher qui était la personne qui osait reprendre ce nom. Tu l’as repris en ton âme et conscience mettant ainsi en place un jeu de cache-cache.

Tu as ouvert une forge où tu as exposé sur les murs armures et sabres que tu as utilisés en tant que shinobis en tant que décorations. Cependant, à l’étage tu disposes d’autres armes que tu utilises à l’entraînement. Ne pas perdre la main.. Ne compter que sur la force brute est une erreur qui peut se révéler être impardonnable en combat. Dans les duels, la force brute ne résout pas tout. Tu l’as aussi inculqué à ton fils vampirique avant que tu ne le laisses prendre ton envol. Un shinobi reste à jamais un shinobi quoi qu’on en dise. Tu le lui a bien répété qu’il ne doit jamais oublier les préceptes que chaque shinobis apprend dès son plus jeune âge. L’utilisation des armes est très importante et, qu’importe si on considère que tu triches car, tu utilises des armes et que tu ne te bats pas à mains nues. Tu es restée à ton appartement toute la journée préparant ton déguisement du soir. Celui d’une vieille dame âgée. Le latex était près, latex que tu utilises pour mettre sur ton visage comme un masque mais, aussi sur tes mains. Tu passes de nombreuses heures tous les jours pour parfaire tes déguisements et ensuite pour les mettre. C’était un travail énorme et par le passé, tu avais besoin d’au moins une personne pour t’aider à les enfiler. Ce fut la raison principale qui t’a poussé à montrer ton visage à ton fils vampirique. Aujourd’hui, tu n’as besoin de personne même si, cela prend plus de temps que si tu étais aidé. C’est devenu ta vie. Prendre de nombreux visages et incarner divers personnages est devenu un hobby que tu ne cesses de vouloir perfectionner.

Une fois le déguisement enfilé, tu te relèves et te regarde dans la glace avant d’enfiler cette perruque aux cheveux grisants pour compléter la panoplie. Tu es fin prêt pour commencer ce début de soirée. Prendre les commandes des chasseurs pour la majorité. Rare étaient les vampires qui utilisaient encore des armes. C’est la différence entre toi et les vampires de maintenant.. Tu as rencontré des hommes qui sont devenus vampires et sont encore bien « vivants » de nos jours. Tu te demandes si tu dois aller leur rendre une visite de courtoisie ou bien, laisser le destin faire les choses ? Descendant doucement les marches en pierre pour retrouver le rez-de-chaussée où se trouvent l’accueil et la forge tu penses que si ton nom est parvenu à leurs oreilles alors, tu les verras surgir devant toi. Refermant derrière toi la porte tu abaisses doucement les yeux pour entrer complètement dans la peau de ton personnage. Une vieille femme aveugle et, comme tous aveugles qui se respectent tu sors ta canne de derrière toi tout en recroquevillant. Ce n’est pas une position des plus confortables mais, si tu restes droit comme un piquet tout tomberait à l’eau. Tu te diriges vers l’entrée à tâtons qui est à une dizaine de mètres voir plus et pourtant, tu peux sentir du mouvement. Déjà un client ? Tu avances avec prudence comme le fer ait une mamie qui aurait perdu le sens de la vue avec une poigne ferme sur le manche de ta canne en bois. Tu utilises tes autres sens pour te guider avec aisance vers l’individu qui est entré dans le vieil bâtiment que t’a payé une bagatelle pour qu’il soit à toi.

Une voix s’élève et tu te figes.. Cette voix.. Non pas que c’était un homme qui était entré dans le Kizarazzu Cat’s Eyes. Cette voix.. Bien que cela fasse des siècles que tu ne l’aies pas entendu, tu ne l’as jamais oublié. Comment pouvait-on oublier la voix de l’un de ses frères d’armes. Tu te concentres sur la prestance qui émane de cet homme. Il te faut quelques secondes pour être certain qu’il s’agissait bien de ce gamin orgueilleux qui t’avait provoqué en duel. Il t’avait bien amusé lors de votre première rencontre. Un samouraï... Tu étais au courant qu’il était vivant. Tu possèdes des contacts au Japon et, plus précisément au Conseil Vampirique. De plus son nom…. Était connu dans le monde Vampirique. Après tout second du grand conseil était une place importante. Pourtant le savoir ici devant toi ravive en toi des émotions et des souvenirs que tu as enfermé au plus profond de toi. Tu te rappelles parfaitement des tics qu’il possédait et, aussi son comportement. Peut-être qu’il s’était assagit avec le temps celui que tu surnommais le cheval sauvage. Un léger sourire étire tes lèvres et, tu avances doucement vers lui sortant ainsi de l’ombre avant de répondre aux questions qu’il t’a posé. Un long silence s’était installé après ses questions mais, comme à ton habitude tu laisses toujours un temps de réponse… Tu sens un mouvement de son côté et, tu te doutes qu’il doit être en train d’admirer les armes qui ont rendu l’âme. Tu finis par lui répondre en modifiant ta voix pour imiter à celle d’une vieille femme à la voix un peu rocailleuse les yeux toujours clos :

« Fiston.. Ces armes t’intéressent-elles ? Elles appartiennent au forgeron d’ici. Mais.. Si, je ne me trompe pas elles appartiendraient à un shinobi légendaire dont plusieurs légendes circulent à son sujet.. Fûma Kôtaro.. Personne n’a vu son visage paraît-il.. Pourquoi toutes ces questions ? »

Ton côté joueur et comédien même devant une connaissance, voir plus que cela ne peut-être mise de côté. Avant de te mettre à découvert tu désires connaître la raison de sa présence en ces lieux. Tu avances jusqu’à lui en pensant à diverses choses. Alors « il » n’était pas mort ? Quand tu avais appris sa disparition tu as prié pendant plusieurs jours pour son salut. Tu n’aurais jamais crus qu’il serait un vampire lui aussi. Le passé hein ? Tu as l’impression d’y retomber.. Le revoir te fait plaisir mais, tu ne montres rien et reprend :

« D’ailleurs, cela me fait penser qu’une rumeur circule comme quoi il serait de retour parmi nous... L’as tu aussi entendu ? »

Tu laisses de nouveau planer un silence avant de poser cette question :

« Penses-tu fiston que les morts peuvent revenir à la vie ?»

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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Mer 21 Nov - 17:11


Fûma Kôtaro. A l’entente de ce nom, le regard de Shiro s’illumina. Il avait visé juste en suivant son enquête. Le nom de son ancien camarade avait bel et bien un rapport avec ce lieu. Ah, Kôtaro. Persuadé que ce dernier était mort, malgré tout, un léger espoir avait poussé Shiro à mettre son nez dans tout ce mystère, et en s’en rendant compte, il se sentit stupide. Il se sentit stupide, car les années avaient passé, tant d’années, et il avait peine à le réaliser. Pensif, il continuait d’observer les armes. Il demanderait à rencontrer le forgeron. Il en savait sûrement beaucoup, il pourrait lui dire d’où il avait obtenu ces armes, il pourrait lui parler de Fûma. Et ainsi, à travers ses paroles, son ancien allié vivrait dans leur mémoire… Ah, à l’époque où il le connut, tout était tellement différent, et l’envie lui vint peu à peu de prendre l’un de ces sabres pour le manier. Tellement de temps s’était écoulé depuis qu’il avait laissé de côté ses talents de guerrier pour en revenir à l’arme la plus primaire ; ses mains. Sur le champ de bataille, il avait pourtant manié l’épée avec habileté, et surtout, avec énormément d’impulsivité. Il avait été si insolent et si sauvage, ce temps était bien loin. A présent, Shiro ne pouvait plus se permettre autant de libertés, il vivait dans un monde différent. De retour. Les sourcils du vampire se froncèrent légèrement quand la vieille femme se mit à parler d’un possible retour de Kôtaro. Oui. Bien sûr qu’il était au courant de cette rumeur, et c’était la raison pour laquelle il venait en ces lieux, éclaircir tout ce mystère. Passant une main dans ses cheveux, le brun tiqua ; l’imposteur se jouait de ce nom, il en était certain. Fûma était mort, et les morts… Les morts… Un possible retour à la vie ?

« Les morts ne reviennent pas ; ils ne partent jamais. Ils sont le vent, les arbres, la nature… » Des kamis protecteurs, les défunts veillaient sur eux.

Shiro se sentait extérieur à ces rites et ces croyances, comme si aucun dieu ne pouvait veiller sur lui. Ils l’avaient aidé une dernière fois en lui offrant la vie éternelle, et à présent qu’il était extérieur à ce cercle de la vie, il se considérait comme hors de choses, hors du monde. Tout était différent pour lui ; les gens, le monde, le temps. Il était une des rares personnes à se souvenir avoir vécu la guerre ; seuls les vampires pouvaient s’en souvenir aujourd’hui. Le reste n’était que des paroles transmises des anciens aux descendants, des textes dans les livres d’histoire, des armes héritées d’un autre temps. Hors du monde. L’envie de sang, la vision d’un monde différent, contraint d’évoluer avec le temps, tandis que les humains, eux, se contentaient de vivre dans leur époque. De nombreuses fois, Shiro avait modifié son apparence, simplement pour ne pas se sentir figé, comparé aux autres. Teindre ses cheveux, porter des lentilles de couleur. Facile de devenir un autre. Mais au final, Shiro en revenait toujours à celui qu’il était ; des cheveux noirs, des yeux sombres, et le même visage depuis des centaines d’années. Contraint de se calmer avec le temps, terminés les massacres, terminés, les bains de sang. Protéger son secret, vivre dans l’ombre, devenir la nuit et oublier peu à peu sa vie d’humain, sa vie d’autrefois…

« Vous en savez plus sur… Fûma Kôtaro ? »

Question ridicule ; il en savait forcément plus qu’une vielle dame gâteuse, mais l’envie d’entendre parler de son ancien frère d’armes le poussa à attendre une réponse. Rien n’était vraiment plus clair, il savait juste qu’une personne s’amusait à se faire passer pour Fûma Kôtaro, et que, bizarrement, ses armes se retrouvaient sur le marché. Il lui en fallait plus, il avait soudain soif de tout savoir, car il retrouvait un peu son camarade à travers cette petite enquête. Peut-être était-il devenu un kami protecteur, peut-être qu’il veillait sur ses descendant ? Peut-être cette femme était-elle une arrière-arrière-arrière… petite-fille ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, s’il le priait, Kôtaro ne lui répondrait pas, car il était désormais hors du monde. Une défaillance dans ce cycle éternel ; un monstre pour certains. Il fit quelques pas et s’avança près d’un sabre qu’il retira de son support, et fit siffler la lame dans les airs. Il se demanda un instant s’il avait perdu la main, mais d’un geste souple et assuré, le sabre décrivit une nouvelle courbe dans les airs, et Shiro esquissa un sourire. Ses gênes de samouraïs ne le quittaient pas, et ne le quitteraient sûrement jamais.

« Obasan… Quel immonde mensonge, quel triste affront, que de voler cet illustre nom… Celui qui a fait cela devrait le payer. » Sa poigne se resserra sur la garde. Il l’aurait égorgé lui-même. « Kôtaro doit s’en retourner dans sa tombe… Enfin, façon de parler. »

Il leva la lame et l’enfonça brusquement dans le plan de travail en bois, qu’elle transperça sur quelques dizaines de centimètres. Impulsivité. Colère. Fierté. Il n’aurait jamais permis qu’on ose se servir impunément de ce nom. Par amitié, peut-être. Et aussi parce qu’il savait à quel point importait la fierté d’un samouraï. Peu de personnes avaient le droit d’emprunter un tel nom, elles ne le méritaient pas. Jamais.

« Obasan, je ne voudrais pas vous brusquer, mais je cherche cet homme, cet imposteur. » Peut-être se fit-il plus pressant qu’il ne l’aurait voulu. « Oh. Et je vous achète ce sabre. », Termina-t-il en récupérant l’arme qu’il retira du bois.


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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Jeu 22 Nov - 15:21


Un fin sourire étire tes lèvres… Sa réponse t’amuse… Les morts ne reviennent jamais ? Pourtant votre seule présence en ces lieux, en ces temps brisent les lois du cycle de la vie. Tu n’interviens à aucun moment préférant être à son écoute. Un sentiment étrange s’empare de toi en l’écoutant parler de ta personne. Jamais tu n’aurais espéré de sa part qu’il serait le premier à bouger pour trouver « l’usurpateur » de ce nom qui s’approche plus du mythe, un fantôme.. Tu le considères comme un frère d’arme et, il est vrai qu’il t’ait arrivé d’émettre l’idée d’en faire ton fils vampirique. Seulement, si tu l’avais mis au courant de ta véritable nature à l’époque où ta route a croisé la sienne pour faire un bout de chemin ensemble, il aurait cherché à mettre un terme à ta vie. Impétueux comme il l’était, cela aurait été la seule réaction possible venant de lui. Te tenant à ses côtés maintenant, tu peux sentir que son aura est devenue plus douce. Les siècles passés ont apparemment eu un effet bénéfique sur lui. Il semble s’être assagit mais, tu ne t’illusionnes pas trop, tu te doutes que son caractère est resté quasiment identique à celui de tes souvenirs. Il possédait cette prestance qu’il t’a toujours plut et ce, dès votre première rencontre. Cette même prestance qui t’a poussé a accepté son duel. Tu l’aurais refusé, fougueux comme il était, il aurait tout fait pour te retenir jusqu’à obtenir ce qu’il voulait. Tu te demandes s’il a toujours gardé ce trait. Tu pourrais te dévoiler maintenant mais, c’est trop tôt. Tu ne connais toujours pas les raisons qui le poussent à vouloir « te » retrouver ou du moins, l’affabulateur en portant ton nom qui n’est autre que toi-même.

T’appuyant sur la canne avec tes mains l’une sur l’autre tu tends bien l’oreille dès que tu sens un mouvement de sa part après t’avoir posé une question sur toi-même. Ironique n’est-ce pas ? SI tu connaissais certains sujets le concernant ? Tu réfléchissais à la réponse que tu pourrais lui donner quand tu le sentis s’arrêter soudainement. L’atmosphère de la pièce venait de changer quand tu entends à nouveau le son de sa voix. Tu étais surpris par ses paroles. Tu ne pensais pas qu’il te tenait en si haute estime au point qu’il veuille punir l’ « effronté » qui osait « salir » ton nom. Tu l’as considéré comme un petit frère d’armes voir un élève alors l’amitié que tu lui portes est sincère mais, tu n’aurais jamais crus qu’il te portait autant d’amitié. Tu te retournes vers lui les paupières toujours closes te permettant de ressentir les sentiments qu’il te portait grâce au sabre qu’il brandit pour fendre l’air. Le sabre était la continuité de l’âme de celui qui le manie. L’âme du guerrier. Ces sabres qui t’ont appartenu sont une part de toi. Peut-être qu’il est temps de passer le flambeau. Entre ces mains, tu sais que le guerrier qu’il a été prendre soin de ce sabre. Ce sabre qui fut un de tes multiples « compagnons ». Tu ne peux t’empêcher de laisser flâner ce léger sourire sur les lèvres, heureux de constater que tu as laissé ton empreinte chez d’autres personnes que Sôzokunin et Hayato.

Tu t’avances un peu vers lui et relève doucement la tête en sa direction même si tu ne le vois pas. Tu peux sentir son odeur et, l’entendre. Toujours recroquevillé sur toi-même, la tête bien entrée entre tes épaules tu laisses un peu planer le silence avant de le briser en prenant toujours cette voix de grand-mère :

« Cadeau de la maison fiston ! C’est tellement rare de voir de nos jours une personne connaissant les sabres et avoir un vif intérêt pour Fûma Kôtaro. Cela fait tellement longtemps que ce nom ne m’est parvenu à mes oreilles.»

Tu mens évidemment, il y avait cette jeune chasseuse faisant partie de l’ordre qui cherche des informations. Cependant, contrairement à Shiro elle ne t’a jamais connu et, ne cours qu’après ton ombre. Tu ne comptes pas lui rendre la tâche aisée. Tu es reconnaissant envers Shiro de voir que si, un tel imposteur existait il prendrait ta défense. Tu te diriges vers l’accueil pour tirer un tiroir et en sortir un masque en céramique. Un masque que tu as porté pour cacher ton visage où des traits de renard sont visibles. Mais, tu ne te rapproches pas tout de suite de ton ancien frère d’armes bien qu’un frère d’arme reste pour toute la vie un frère d’arme jusqu’à ce que la morte emporte l’un d’entre-vous. Autre ironie du sort est que vous êtes morts tous les deux désormais. Tous les deux êtes devenus des êtres de la nuit. Tu aurais pu lui donner cette vie « d’immortalité » puisque tu en avais l’occasion mais au moment où tu l’as connu, transformer un humain en vampire cette idée te révoltait. Tu ne voulais pas prendre le risque de transformer un être humain, un proche pour le tuer plus tard parce que son comportement aurait identique aux vampires que tu pris le soin d’effacer de la surface de la terre.

« Ce que je sais sur Kôta Fûma et cet imposteur ? Je n’ai peut-être plus la vue mais, j’ai encore mes deux oreilles et divers bruits circulent. »

Tu te diriges à nouveau vers lui lentement et boitant en t’aidant de ta canne pour avancer et t’arrêtes à quelques mètres de lui avec ton autre main le long de ton corps où tes doigts tiennent ce masque.

« Je pense que des êtres surnaturels peuplent notre monde ! De drôles de choses se passent dehors mon garçon.. Fûma Kôtaro beaucoup d’auteurs le décrivent comme un ogre, un demi-géant avec une chevelure couleur de sang. D’autres le décrivent comme un monstre qui aurait tué Hattori Hanzo le célèbre shinobi d’Iga. D’Eternels rivaux on dirait et, d’autres le considèrent comme un héros pour avoir sacrifié sa vie pour sauver celle d’Ujimasu Hôjo et sa famille en servant de leurres pour les ennemis afin de permettre la famille Hôjo de s’enfuir. Ce qui l’a mené à sa perte et est mort avec ses hommes au combat… Cependant.. »

Tu laisses ta phrase en suspens… Tu ne voulais pas précipiter les choses et faire durer le suspens a toujours été ton passe temps favoris. Ton côté joueur vient de ressortir ! Tu soulèves ton bras pour placer en face de lui ce masque que tu as porté quand tu étais à ses côtés mettant ainsi un terme à ta petite mascarade :

« Cependant… Le bruit court qu’il se serait échappé de la mort et qu’il a pris un autre nom d’emprunt ~ »

Tes lèvres s’étirent pendant que ta main libère le masque pour finalement reprendre ta voix d’origine repoussant ainsi la chute pour créer plus d’effets surprise :

« Cela faisait longtemps Shiro ! »


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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Lun 26 Nov - 20:19


« Oui… Moi non plus, je n’avais pas entendu ce nom depuis longtemps… », Marmonna Shiro entre ses dents.

Il suivit des yeux la petite femme boitillante en longeant du doigt la lame froide du sabre, pensif. Peut-être que posséder quelque chose qui avait appartenu à Kôtaro le consolait un peu, au final. Pas qu’il regrette son décès, son ami était sûrement mort comme il se devait, en héros, mais… Mais entendre de nouveau son nom après de si longues années le remplissait d’un étrange sentiment, qu’il aurait pu associer à une certaine nostalgie. Il s’étonnait lui-même, il n’avait jamais été de ceux qui regardent en arrière et en regrettant le temps passé. Il avait toujours été tourné vers l’avenir, le lointain. Shiro haussa un sourcil quand la vieille femme se mit à lui parler de créatures surnaturelles, l’air un peu désabusé. Oui, les créatures surnaturelles, il les connaissait, même si, officiellement, il était un humain. Certains mortels y croyaient sans jamais avoir vu la moindre étincelle de surnaturel quelque part, pourtant, alors le discours de la grand-mère le laissait méditatif. Est-ce qu’elle parlait en connaissance de cause ou est-ce qu’elle perdait la tête ? Un peu des deux, peut-être. Il hésita un instant à sortir les crocs pour lui montrer qu’elle n’avait rien à lui apprendre à ce sujet, mais il se retint. Elle lui avait été d’une aide précieuse, inutile de l’effrayer – peut-être même que son cœur n’aurait pas résisté, ç’aurait été vraiment stupide. Le Conseiller redressa encore le menton quand elle brandit le masque sous son nez, et qu’elle commença réellement à l’intriguer. Il plissa les yeux, la voix qui résonna ensuite fut différente, plus masculine, et bien plus familière. Shiro écarquilla les yeux.

« Kôtaro ? »

Impossible. Ce fut sa première pensée. Impossible. Il rêvait, il devait être chez lui, endormi – ses rares sommeils n’étaient pourtant jamais composés de rêves, ils étaient sombres, profonds et vides. Pourtant, alors qu’il se repassait la scène dans sa tête, qu’il voyait ces armes et entendait cette voix, il se disait que ce n’était pas si impossible…

« Mais… Quel est cet accoutrement ? Que… Pourquoi ? »

Il n’arrivait pas à comprendre, il arrivait à peine à réaliser qu’il avait en face de lui son vieux frère d’arme. Ainsi, Kôtaro était également de ce monde. Alors, toutes ces années… Il était en vie – si on pouvait le dire comme ça, être un vampire n’équivalait pas vraiment à être vivant. Tout ce temps, Fûma avait disparu, emportant son nom avec lui, et Shiro l’avait toujours cru en train de reposer dans une tombe. Quoi qu’il en soit, le retour de Kôtaro expliquait la réapparition de son nom, et bien que ce mystère fût ainsi résolu, des dizaines d’autres questions assaillirent l’esprit du Conseiller. Pourquoi avoir disparu ? Pourquoi ne lui avoir rien dit ? Pourquoi cette vente d’armes ? Pourquoi continuer à se cacher ? Il reposa le sabre – il n’en avait plus besoin, plus d’imposteur – sans détourner le regard de son vieil allié. C’était bizarre. Etrange de le revoir après si longtemps. Ils avaient traversé les siècles sans jamais se recroiser, et… Et voilà qu’ils se rencontraient à nouveau – une rencontre à laquelle Shiro ne s’était jamais attendu. Il posa une main sur l’épaule de Kôtaro, et en réalisant qu’il pouvait vraiment le toucher, ces retrouvailles lui parurent plus vraies que jamais.

« Je te croyais mort… Où étais-tu ? Pourquoi ne réapparais-tu que maintenant ? Un nom d’emprunt ? Mais pourquoi ? Il s’est passé tant de choses. Kôtaro… » Shiro passa une main dans ses cheveux, encore fébrile. C’en était trop, il fallait qu’il sache. Tout. « Combien de siècles ? Etais-tu déjà dans cet état lorsque nous nous sommes connus ? Tant de fois tu aurais pu faire repas de mon sang ! Quel intérêt avais-tu à te battre aux côtés d’un mortel ? »

Peut-être Fûma pouvait-il voir ce semblant de joie s’être allumé au fond des pupilles sombres de Shiro. Le Conseiller lui-même n’en avait réellement pas conscience. C’était bien la première fois qu’il lui était donné de revoir un allié, un camarade de guerre. Il n’aurait su décrire ce qu’il ressentait à ce moment ; du bonheur, de la surprise, un peu d’excitation, peut-être. Il avait l’impression qu’ils auraient pu tous deux prendre une arme en main et repartir sur le champ de bataille comme au bon vieux temps. Il lui semblait que tous ces siècles s’effaçaient derrière lui, et qu’il était resté le Shiro d’autrefois, le guerrier belliqueux qu’il avait toujours été. C’était une étrange impression pour lui que de revenir sur le passé, mais il ne pouvait que revivre ces souvenirs alors que l’homme qui se tenait en face de lui avait été un de ses derniers camarades avant sa mort. Probablement la dernière trace, le dernier témoin de sa vie d’avant, sa vie de mortel. Car peu de temps après leur séparation, tout s’était terminé, et quand il avait été transformé en monstre continuelle assoiffé de sang, Kôtaro avait bien été le dernier de ses soucis. Et maintenant… Maintenant… Il se tenait devant lui, calmé et assagi par les décennies, le corps froid et le visage impassible. Une scène presque irréelle. Terminée, la guerre. Comme le bruit des lames qui s’entrechoquaient était loin à présent. Et cette mémoire ravivée par une rencontre. Il en avait presque mal à la tête.

« Et tu continues à cacher ton visage. Pourquoi ? »

Cela faisait peut-être beaucoup de questions, mais il ne pouvait s’en empêcher. Impossible de ne pas s’interroger en retrouvant un vieux compagnon six cents années plus tard. Il désirait tant de réponses, et l’homme qui les possédait était juste là, si près qu’il pouvait le toucher en tendant le bras.


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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Mar 27 Nov - 17:57


Sa surprise ne te passe pas inaperçue. Tu te demandes si tu aurais réagis comme lui si les rôles étaient inversés. Non. Tu as été légèrement étonné quand tu as appris qu’il était vivant façon de parler et qu’il était le bras droit de Sasara mais, en y pensant c’était logique. Qu’il soit bras droit non, par contre qu’il soit en vie oui. En réalité tu as toujours pensé que s’il était vampire il tournerait du mauvais côté de la force comme Ankô. Qu’il nourrirait des pensées bien obscures qui l’aurait mené à être à la tête d’armées se battant pour la suprématie des vampires. Tu es heureux qu’il n’est pas pris le même chemin que celui que tu as servis quelques fois. Un homme comme lui ne pouvait pas mourir. Le vampire qui l’avait transformé avait dû se rendre compte de cela. De son envergure mais, surtout de ses capacités. Toi-même du premier regard tu t’en es apercevoir. Son talent latent qui dormait en lui. Un guerrier chevronné il était et, vu sa réaction maintenant et son maniement du sabre il y a quelques instants prouvait qu’il était encore un combattant à ne pas prendre à légère et l’avoir comme ennemi était mortel sans mauvais jeux de mots de ta part. Tu peux cependant lui permettre cette surprise à cause de ton accoutrement de grand-mère… Il n’y a que toi pour te vêtir de la sorte et, tu hoches simplement de la tête pour lui confirmer que tu étais bien Kôtaro tout en te passant une main derrière la nuque pour te la masser. Rester recroquevillé était loin d’être agréable même si aucun signe venant de toi le laisse supposer.

Il t’assomme de questions te donnant l’impression de revoir ce samouraï fougueux qui voulait tout savoir. Il est vrai que tu lui dois quand même quelques petites explications sur ta disparition. Tu ne lui révèlerais pas tout comme ton visage. « L’ami d’aujourd’hui pouvait devenir votre ennemi de demain. » Une citation qui s’est révélée être des plus réelles par le passé surtout en temps de guerre. Ce n’est pas un manque de confiance disons juste que c’est dans ta nature de te préparer à toute éventualités. Les deux personnes qui connaissent ton visage ne t’ont jamais trahi. Ankô aurait pu révéler ton identité mais, il ne l’a jamais fait même après que tu sois devenu son ennemi quand il a passé la vitesse supérieure. Il y avait un autre hic et pas des moindres qui t’empêchait de lui révéler qui tu étais vraiment.. C’était sa participation au Conseil. Tu ne voulais pas l’Ordre de Tenkyû à tes trousses et encore moins le Conseil sur ton dos. Non pas que contrairement à deux personnes de ta connaissance rencontrer Sasara en personne ou Sensui en personne te dérangerait. Tu ne leur portes aucune rancune. Ils pourraient vouloir se renseigner sur toi et, faire le lien avec celui qui fut le premier acteur de la guerre Vampirique. Et là.. Ce serait le drame ils essaieraient probablement de suivre tes moindres faits et gestes. Il est vrai que ton fils fait aussi partit du conseil. La différence est que c’est ton fils et, qu’il n’a qu’un rôle « mineur » dans cette organisation Vampirique. Ce qui est tout le contraire de ton vis-à-vis.

Tu finis cependant par te redresser abandonnant cette canne pour te hisser à sa hauteur. La vérité est que vous faîtes approximativement la taille. Tu t’étires doucement faisant ainsi craquer tes os bruyamment. Cette position de grand-mère était vraiment des plus désagréables. Tu ne te lasse pas de l’observer ni de l’écouter parler. C’était agréable de l’entendre et de l’avoir en face de toi. Il donnait l’impression d’un enfant. Son excitement et sa joie ne te laisse pas indifférent. Croisant les bras tu le laisse terminer par une dernière question. La question que tu redoutais et, la dernière à laquelle tu voulais répondre. Tu étais heureux de le revoir et, tu te sentais même privilégié ! Par le passé, il ne montrait que peu son empathie pour les autres. Il préférait se faire valoir auprès de ses hommes prenant le risque de se faire des ennemis. Il ne faisait de cadeau à personne. Il n’y avait qu’avec toi qu’il montrait un autre côté de sa personnalité bien qu’il ne délaissait pas aux placards sa confiance en lui et parfois son air fière et arrogant. Il a toujours été respectueux envers toi et te parlait amicalement et rigolait. Comme Hayato, il faisait bien souvent la conversation pour vous deux. Tu finis par répondre étirant légèrement tes lèvres.

«Tu n’as en rien perdu de ta curiosité à ce que je vois. Je serais ravi de répondre à tes questions. Seulement, ce serait fâcheux que quelqu’un surprenne notre conversation.. Attends-moi là »

Tu ne veux pas prendre le risque qu’un client qui était plus un chasseur ou alors un humain à la langue bien trop pendue entende ne serait que quelques bribes de votre conversation. Ce serait fâcheux pour toi. D’un mouvement rapide et souple tel un félin et silencieusement tu disparais de sa vue pour te retrouver à l’entrée afin de fermer les grosses portes battantes de ton « usine ». Ce soir c’était fermé. Une fois assuré que tout était bien fermé tu marches tranquillement mais, tu ne te diriges pas vers lui non tu te diriges en direction de là où tu es apparu devant lui. Tu te retournes à demi vers lui plongeant ton regard dans le sien et lui faire un signe de la main de te suivre avant de continuer ta marche. Tu t’avances jusqu’au fond du bâtiment gigantesque avant de t’arrêter devant un mur en sentant sa présence derrière toi et, d’appuyer sur une pierre pour faire fonctionne le mécanisme que tu as mis en place. Une bruit et de la poussière s’échappa à vos pieds quand la porte en mur s’ouvrit pour laisser apparaître les escaliers en colimaçon où tu t’y engouffres suivit de Shiro. Tu peux sentir son regard sur toi. La porte se referme dans un autre bruit lourd derrière vous et tu commences à monter les escaliers avant d’arriver devant une porte en bois que tu ouvres et tu appuies ton dos dessus pour faire un signe à Shiro d’y pénétrer en premier :

«Après toi ! »

Ton appartement qui est très spacieux faisant en même temps, la même longueur que tout le rez-de-chaussée. Ton appartement est grand qu’il te sert aussi de salle d’entraînement. Tu as emménagé une pièce spécialement pour tes entrainements avec tatamis, sac de punching ball s’y trouve aussi. Mais, pour le moment c’est devant ton salon typiquement japonais que vous vous trouvez tous les deux. Ton salon est recouvert de tatami et possède un zabuton et des coussins japonais avec une table basse entre trois coussins de chaque côté. Tu refermes la porte derrière toi avant de t’avancer :

«Voici mon appartement du moment ! Nous serons mieux ici pour parler ! On est jamais trop prudent ! Les curieux dans cette partie de la ville sont nombreux. »

Trop nombreux puis le retour d’Ankô et de la nouvelle fondatrice d’Hokkaido fait assez de bruits. Tu ne veux pas être reliés par eux alors que vous êtes tous les trois liés que vous le vouliez ou non. Cette histoire cependant tu allais la garder pour toi cependant. Prenant place en croisant tes jambes sur un des coussins bien que vampires vous n’avez presque de goût pour rien par vieille habitude cependant tu demandes :

«Tu veux boire quelque chose ? »

Tu fais retarder le moment des réponses mais, en même temps la politesse avant tout. Du moins pour tes ennemis tu peut te montrer arrogant aussi. Cela dépend de ton humeur et de qui se trouve en face de toi. Suite à sa réponse tu te relèves prend deux tasses et prend une bouteille de saké. Tu reviens installe tout face à lui et sers sa coupe suivie de la tienne. Une fois fais toujours les yeux fermés et, sous ton déguisement de grand-mère tu apportes la tasse à tes lèvres avant de prendre une gorgée et de finir par répondre calmement un fin sourire sur ton visage :

«Je suis touché que tu ne m’aies pas oublié et heureux de te revoir et savoir que tu te portes bien. Pour répondre à tes questions.. J’ai crus que tu étais mort aussi.. De plus tu n’as pas cherché toi non plus à me retrouver mais tu devais bien être occupé n’est-ce pas. Etre jeune vampire c’est difficile.. Pour ma part je devais régler quelques histoires importantes avant de quitter le Japon. Je ne pouvais pas rester au Japon après 1603.. Je n’ai pas pu sauver l’honneur d’Hôjo sama et, j’avais d’autres préoccupations qui sont toujours d’actualités aujourd’hui. »

Tu n’en dirais pas plus pour le moment. Tu bouges légèrement ta tasse entre tes doigts avant de prendre une deuxième gorgée lentement. Tes préoccupations concernait deux personnes en particulière. Bien que ton fils aussi te préoccupe. Tu te demandes s’il ne s’est pas engagé dans de gros problèmes. Tu n’es pas contre le Conseil mais, tu n’es pas non plus l’allié de leurs idées. Du moins, est-ce qu’ils sont vraiment unis ? Fort peu probable…

«Sinon pour mon état.. Qui sait peut-être que oui peut-être que non ~ »

Tu es joueur n’aimant pas donner les réponses de suite. Déjà à l’époque où tu as connu ton frère d’armes tu agissais ainsi. Un côté paradoxale à ce que tu montres d’apparence. Tu te rappelles encore que cela en agaçait plus d’un mais, bon on ne te changerait pas. Posant ta tasse sur la table basse :

« Et dans l’optique que j’étais déjà un vampire.. Pourquoi je me suis battu à tes côtés ? Peut-être parce que j’aurais trouvé ta compagnie agréable. Et qu’en même temps, je n’aurais pas voulu me faire démasquer ~ Après certes, je n’avais rien à y gagner bien que c’était intéressant de te voir évolué. Je pense que ce serait cela si j’étais vampire déjà à cette époque.»

Tu prenais cela plus calmement mais, avec amusement avant de laisser de nouveau le calme vous envahir tous les deux. Plus sérieusement pourquoi tu caches ton visage et, pourquoi ce nom d’emprunt. Pour la deuxième question tu donneras la même réponse que celle donnée à ton aîné :

«Pour le nom d’emprunt et cacher mon visage. Je dirais juste que je n’ai pas envie d’avoir l’Ordre et le Conseil sur le dos. Je préfère rester dans l’ombre et agir à ma guise. Sans offense, j’ai appris que tu étais le bras droit de cette chère Sasara. J’aimerais éviter de me retrouver face à elle ou Sensui qu'ils savent qui je suis. Je n’ai rien contre le Conseil et vos idées mais, j’aime ma tranquillité.»


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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Lun 3 Déc - 21:20


Shiro n’avait pas touché aux mets humains depuis des centaines d’années. Durant ses jeunes années de vampires, il n’y avait eu que le sang pour lui. Le sang, le sang, le sang. Cependant, une fois cette période dépassée, cette soif brûlante enfin apaisée, il avait voulu tester. Voir ce qu’était pour lui à présent, la nourriture qui l’avait si longuement maintenu en vie lorsque son cœur battait encore. Goûter ces plats qui autrefois l’avaient fait saliver. Alors oui. Il les avait goûtés. Et ç’avait été une étrange expérience. La texture était restée la même, mais le goût s’était altéré, il était devenu terreux et fade, sans saveur. Il avait alors compris que sa nature d’humain était loin derrière lui, et qu’il n’y aurait plus jamais pour lui que le sang. Toujours le sang. Quand Fûma posa devant lui une coupe de saké, il se contenta alors de hausser doucement un sourcil, curieux. L’odeur de l’alcool lui parvenait d’ici, il la reconnaissait entre mille, et pourtant, elle ne lui procurait aucune envie, comme l’aurait fait le fumet d’une gorge sanglante. Shiro riva son regard sur son vieil ami qui trempait les lèvres dans sa propre coupe, assistant à une scène singulière. S’il lui arrivait de faire semblant d’être un humain en feignant de boire et manger, jamais il ne le faisait réellement, et c’était étonnant de voir un de ses semblables agir pour de vrai. Kôtaro ne sembla pas relever le certain intérêt que Shiro accordait à cette étrange dégustation, commençant enfin à répondre à ses questions. Le Conseiller hocha la tête, esquissa un sourire quand l’autre lui annonça la joie qu’il avait à le revoir.

« Non, en effet, je n’ai jamais cherché à te retrouver, car, comme je l’ai dit, j’étais persuadé que tu étais déjà six pieds sous terre. Ton nom a disparu en même temps que toi, c’est seulement en l’entendant à nouveau que j’ai daigné entamer des recherches, et… A présent, te voilà en face de moi. »

Il pencha la tête sur le côté en le voyant avaler une deuxième gorgée, et approcha prudemment la coupe à ses lèvres, y trempant le bout de la langue. Le goût était indéterminable, fade et amer, un liquide qu’il ne boirait pas naturellement, et il sentait bien que sa nature vampirique le rendait incapable d’apprécier cette boisson. Il parvint cependant à ne pas grimacer et reposa la coupe en sachant qu’il n’y retoucherait pas – un peu plus tard dans la soirée, il ferait passer le goût avec quelques gorgées de sang frais. Même si Fûma s’efforçait de répondre à ses questions et d’assouvir sa curiosité, il restait abscons et mystérieux ; il avait toujours été comme ça, il aimait à savoir que les choses ne fussent jamais très claires. Shiro ne s’en contraria pas, il avait quelques bribes de réponses dont il devait se contenter. Il ne s’en plaindrait pas, Kôtaro se trouvait là devant lui, en chair et en os, et jamais il n’eût osé en demander autant ; les réponses, alors, n’avaient finalement que peu d’importance. Le Conseiller examina longuement le masque de son camarade d’armes, tandis que ce dernier lui parlait de leur ancienne et étroite collaboration. Il se demanda un instant s’il avait toujours fait nuit, quand ils se voyaient. Il chercha à revenir en arrière dans ses souvenirs, à visualiser de nouveau leurs rencontres, mais tout était flou, sombre. Finalement, il ne savait plus, et l’idée que Fûma était déjà un vampire à cette période restait plutôt plausible – cependant, il ne le saurait jamais.

« Pourquoi éviter Sasara ? », Lui demanda-t-il avec un certain intérêt.

Si elle était la personnalité la plus importante du Conseil, elle était sans conteste une des plus douces également. Sasara était juste et honnête ; Shiro avait du mal à imaginer quel genre de problème elle aurait pu avoir avec Fûma. Ce dernier n’était pas non plus un trouble-fête, il savait rester à sa place, il était discret et silencieux ; il ne causait aucun ennui. Cependant, il ignorait que Sensui connût lui aussi le visage de Kôtaro – lui-même de ne le connaissait pas, et malgré tout, il était curieux de savoir ce qui se cachait derrière ce masque. Toutefois, c’était assez drôle car Shiro s’entendait plutôt bien avec Sensui, et il n’aurait pas cru qu’ils partageaient tous deux une relation avec le légendaire Kôtaro – que cette relation soit amicale ou non, peu lui importait, au moins, ils le connaissaient tous les deux.

« Qu’as-tu à craindre d’elle ? Tu es puissant. Tu pourrais la tuer, et… » Un mince rictus naquit sur ses lèvres fines. « Je pourrais t’aider. »

Shiro n’avait jamais abandonné l’idée de se retrouver un jour à la tête du Conseil. Ce n’étaient pas des desseins de dictateur, il voulait simplement plus de pouvoir, plus de respect, plus de puissance. Bien qu’il fût un cruel Conseiller, il savait qu’il avait la verve habile et qu’il convaincrait beaucoup de le suivre et d’oublier Sasara. Bien sûr, il changerait… Il en serait obligé, pour ne pas que certains décident de monter un coup d’état – comme celui sur lequel il fantasmait depuis des années. Mais au moins, il aurait le pouvoir. Il changerait pour devenir un peu plus juste, sans toutefois s’assagir, et sa droiture ainsi que sa sévérité lui promettraient un grand avenir, il en était persuadé. Parfois, il se disait qu’il avait juste à attendre, qu’un jour son tour viendra, et il se contentait de faire ce qu’il avait à faire avec une grande fidélité. Et d’autres fois, il avait des envies de meurtre, de bataille, il voulait tenter sa chance et défier Sasara, quitte à prendre le pouvoir de force. Jamais, en tout cas, il n’avait abandonné l’idée de siéger en tant que Grand Fondateur du Conseil Vampirique. Il ne se contentait pas du ‘bien’, il voulait toujours le ‘mieux’. Sa quête interminable l’avait déjà mené loin, mais ce n’était jamais assez loin pour lui. Kôtaro devait le savoir, Shiro avait été pareil lorsqu’il était humain. Insatiable. Il lui fallait toujours plus de batailles, toujours plus de combats, toujours plus de sang. Il était si impatient de montrer sa force qu’il était souvent insolent et trop sûr de lui, et pourtant, il avait été un grand guerrier. Son panache y était sûrement pour quelque chose. Shiro osait faire et dire les choses, quitte à blesser ou à choquer. Il n’y allait jamais par quatre chemins.

« Imagine-nous, à la tête du Conseil. Nous pourrions avoir plus que jamais de l’influence sur l’Ordre, nous pourrions changer les choses. Je ne te parle pas d’un monde nouveau où les vampires règneront, mais d’une manière de vivre totalement changée pour notre race. Un monde meilleur. Un monde dont nous serions à la tête. »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il avait les pieds sur terre. Il savait ce qui était possible, et ce qui ne l’était pas, même si parfois, il se surprenait à rêver de mondes utopiques. Pourtant, ce nouveau gouvernement pour les vampires, il l’avait longuement imaginé. S’il voulait être à la tête du Conseil, ce n’était pas que pour le grand siège, mais aussi pour faire bouger les choses. Le monde vampirique restait ancré dans ce carcan, dans ce modèle de vie auxquels tous devaient se plier. Lui rêvait d’un renouveau, de casser la routine. Mais sûrement n’était-ce qu’un songe…

« Depuis que la guerre est terminée, nous manquons cruellement de divertissement… »


[Vraiment désolée du retard ! >____<]

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MessageSujet: Re: If we ever meet again || Feat Fûma Kôtaro   Mer 5 Déc - 0:51


Tu es amusé par sa réaction par rapport à la tasse de saké que tu lui as gentiment proposé et servit. Les vampires n’ont plus aucun goût à part pour le sang, ce qui vous rend friands de ce liquide chaud qui coule dans vos veines et en fait pour vous un met de choix. Tu n’échappes pas à cette règle immuable. Tu ne discernes plus aucune saveur venante des mets humains. Ce qu’un être normal mange avec plaisir toi, tu le trouves fade en réalité. Mais, tu as appris à faire avec. Pour te mélanger à la masse il a bien fallut pendant des siècles que tu continues d’agir comme un être humain. Tu as ces habitudes humaines mais, cela est la faute des rôles endossés dans ta vie passée et présente. La preuve pour que personne ne devine ta véritable nature et pour récolter des informations, il faut que tu agisses comme un être humain. Rien n’est laissé au hasard. Ce que tu manges, tu t’es renseigné et observer pendant longtemps les humains le mangeaient pour que tes réactions soient identiques. Tu te forces parfois à imaginer quels goûts cela pourrait avoir à l’aide des informations et, tu te bases par rapport à ce que tu mangeais dans ta vie d’antan. Quand tu as rencontré Shiro tu buvais aussi et mangeait parfois pour n’éveiller aucun soupçons sur ta vraie condition. Cela fut une réussite puisque lui-même ne sait pas si tu étais dans cet état ou non. Tu l’écoutes attentivement reprendre la parole buvant ton verre de saké comme si, le goût était présent. Tout se joue grâce à l’esprit, c’est l’esprit et l’imagination qui fait tout que finalement, pour toi ce n’est pas si fade que cela semble l’être pour lui. Tu n’aurais pas crûs que reprendre un tel nom le pousserait « lui » à faire des recherches. Tu le crois quand il dit qu’il te pensait mort. En même temps, tu n’as plus jamais utilisé ce prénom lorsque tu t’es fait passer pour mort. Tu as perdu des hommes mais, c’était pour la sécurité du seigneur que tu servais. Tu n’as jamais faillis à ta mission mais, sans Sôma c’était une autre histoire. De plus, tu avais un jeune vampire à t’occuper en même temps. Le surveillant pour qu’il ne laisse pas sa faim le dévorer de l’intérieur et que tu sois dans l’obligation de le tuer. Si tu l’avais tué, Sôma ne t’aurait pas pardonné cet affront. Elle aurait sût. Elle possède aussi des contacts et là tu aurais probablement été dans l’obligation de mettre fin à sa vie. Peut-être que même Ankô en apprenant la nouvelle serait venu vers toi. Ce ne sont que des suppositions et tu t’égares bien trop même si tu ne laisses rien paraître et répond aux questions qu’il t’a posé plus ou moins vaguement. D’autres sont plus précises que certaines mais, tu ne changeras pas sur ce point bien que le temps a causé des changements en toi. Tu n’es pas déstabilisé par le regard que tu sens sur toi pour une raison que tu soupçonnes et encore moins par sa question.

« Pourquoi éviter Sasara ? » Tu restes aveugle et muet pour le moment sentant qu’il n’a pas fini de parler. Tu respectes la jeune femme. Pour toi, par rapport à la différence d’âge elle est une enfant comme Sensui. Tous les deux ne connaissent pas ton visage, t’ont rencontré sans le savoir sur le champ de bataille, à leurs côtés mais, tu portais un déguisement. Tu as finalement toujours caché ta présence. Tu ne ressens aucune animosité envers les deux vampires seulement, les rencontrerait pousserait des personnes à faire des recherches sur toi. Ils te mettraient sans doute dans le même sac que tes deux « camarades » du trio que vous formiez tous les trois. Et de là, ils pourraient aussi atteindre ton fils. Le rôle de Sôma tomberait à l’eau et on découvrirait aussi sa véritable identité. Sans parler que tous les trois êtes liés bien que de ton côté, tu sembles faire bande à part. Aujourd’hui est-ce que vous vous rapprocherez à nouveau ? A voir. Tu n’es pas pressé tu as tout le temps pour le découvrir. Tu restes calme et stoïque quand ton cadet te complimente sur ta force mais, tu y fais vite abstraction pour te concentrer sur ses dernières paroles. Tu ne le voies pas mais, tu peux y imaginer aisément un sourire placardé sur son visage. De telles paroles pourraient choquer venant de sa part mais, tu es à moitié surpris de sa proposition. Il n’a pas totalement changé. Son côté conquérant est toujours présent. Il te rappelle un peu Ankô quand ce dernier te parlait de vouloir changer la condition des vampires. Il ne te l’aurait certainement pas proposé s’il avait su que tu chassais en parallèle. Chasse que tu as abandonnée depuis longtemps. Tu n’es qu’un observateur comme tu l’as dit à tes deux aînés.

L’entendre parler te ramène inéluctablement à « lui ». Bien que Shiro soit moins violent dans ses propos. Avide de pouvoir… Peut-être que c’est ce côté de lui qui l’a emmené à la « mort ». Tu en es persuadé, tu l’as toujours averti qu’à force de toujours vouloir se pavaner devant ses soldats, de montrer autant de force et de panache il le paierait de sa vie. Personne ne supporte une personne forte. Il y avait toujours des chiens pour suivre les plus forts mais, tu le sais mieux que quiconque par expérience pour l’avoir vécu et vu plusieurs fois : Un homme trop puissant et qui le montre avec des idées strictes et un côté cruel par-dessus le marché est un homme qui effraie. Un homme qui attise la haine, l’avidité et la crainte. Ces sentiments n’ont jamais apporté quelque chose de positif. Ce mélange des plus explosifs est la raison de la mort de l’homme qui voulait régner. C’est ce qui aurait pu arriver à Ankô. C’est le destin qui attend tous hommes qui se veut gourmand. Même sans vouloir le pouvoir, les hommes du clan Koga ont attenté plusieurs fois à ta vie car ils te voyaient d’un mauvais œil. Ta puissance et ton charisme était omniprésent au point que tu étais considéré comme un monstre. Les légendes te le rendent bien pour cette raison que cela t’amuse. Pour en revenir à Shiro et cette envie d’être au sommet, tu peux sentir qu’il est plus raisonnable que celui qui fut l’auteur de ce théâtre de guerre il y a 500 ans. Le monde a eu ses guerres. Il en existe encore même si seuls les hommes semblent concernés. Ton époque te manque mais, il faut que tu te fasses avec cette époque. Tu ne connais pas son idée pour faire changer le mode de vie des vampires mais est-ce que vampires et humains pourront vivre ensemble un jour ? Un visage apparait dans ton esprit et des paroles aussi… Il te manque à ne pas en douter. Tu es resté calme pendant les propos qu’il t’a tenu et prend une autre gorgée de ton thé avant de poser une question :

« Sais-tu pourquoi la neige est blanche Shiro ?»

Tu as complètement changé de sujet ou du moins, tu laisses le penser. Pourtant, cette question n’est pas anodine. Elle a un intérêt avec sa dernière remarque. L’immortalité est ennuyante est beaucoup ont oublié ce qu’ils étaient avant. Tu finis par écarter un peu la tasse de tes lèvres pour pouvoir reprendre la parole.

« La réponse est qu’elle a oublié de quelle couleur elle était avant. Un peu comme nous vampires dont les souvenirs de notre vie en tant qu’être humain disparaissent petit à petit. Cependant les sentiments qui nous habitaient n’ont pas changé, juste « calmés ou sont devenus « plus vivaces ». »

Tu as changé mais, le temps est devenu ennuie sans activité. Tu as toujours aimé être sur le champ de bataille mais, non pas parce que tu aimais combattre. Mais, parce que tu avais une raison de le faire en réalité. Quelque chose à protéger autre que ta fierté.

« Les choses immuables sont ennuyantes ne trouves-tu pas ? Les humains sont inférieurs à nous et craignent ce qui est différent d’eux. On leur donne un peu de pouvoirs et ils se croient tout permis. Sentiments qu’éprouvent aussi les vampires car, ils gardent ces vils sentiments en lui et parce que notre nouvelle condition nous donne plus de pouvoirs beaucoup dénigrent les humains et eux nous haïssent nous obligeant à vivre cacher pour ne pas créer polémique.»

Où veux-tu en venir ? Tu ne prends pas le risque de perdre Shiro dans ton bavardage ? Tu as toujours été très philosophe peut-être à cause du fait que tu étais un moine dans ce qui te semble être une autre vie. Tu as longtemps médité sur les montagnes pendant ces 5 derniers siècles qui t’ont permis de réfléchir. Sous ses mots emplis de philosophie il y a une vérité cachée derrière chacun d’eux. Ou une introduction au problème, un résumé sans répondre aux paroles de ton cadet.

« Le monde est plein de mystères. Cependant, même les phénomènes les plus troublants sont insignifiants s’il n'y a pas un humain pour les voir. Un humain pour constater, un humain pour se sentir concerné. »

Les vampires viennent de ces faits les plus troublants, des légendes pour certains et, sans les humains ils ne se sentiraient pas spéciaux. Ils s’ennuieraient encore plus à mourir et continuer à y vivre serait pires que la mort sans doute. Si les humains ne donnaient pas cette importance à leur race, pimentant ainsi leur vie même minime il leur resterait quoi ? Ils se feraient continuellement la guerre pour savoir qui serait le vampire le plus puissant. Il est vrai que la condition des vampires d’aujourd’hui n’est pas sur le même pied d’égalité que les humains. Seulement, est-ce que les humains le permettront un jour ? Comme pour l’égalité homme/femme où des femmes dans de nombreux pays se battent pour l’avoir et cela depuis des années. Et même dans les pays d’Europe de l’Ouest comme la France, il y a encore des inégalités. Alors le rêve égalité vampire/humain ? Peut-être dans plusieurs décennies..

« Disons juste que je n’ai pas envie que tu te brûles les ailes comme Icare qui voulait se rapprocher du soleil ou bien comme Sôzokunin san qui s’en est bien sortit. Cependant, je n’ai rien contre Sasara ni Sensui. Je les connais mais pas eux. J’ai juste envie que ça reste ainsi. Par contre, si tu veux la tuer je ne t’en empêcherais pas comme pour prendre le pouvoir. »

Tu préfères rester neutre dans l’histoire. Après tout, parfois le changement peut faire du bien. Disons que tes mots d’avant sur le fait que dès que les humains ont du pouvoir se sentent invincibles et en veulent toujours plus lui étaient destinés. Tu l’as visé subtilement. Disons que c’est une mise en garde surtout. Comme tu viens de le dire, tu n’as pas envie qu’il perde la tête une fois qu’il aura atteint le sommet. Au début ses causes seront peut-être nobles et réalistes mais, quand un homme a tout que lui reste-il après ? Avec le temps et l’immortalité, ses idées qui étaient bonnes au départ peuvent devenir dans quelques siècles sanglantes. Qui n’ont plus rien à voir avec celles de base. Et, ce sera la guerre peut-être même que dans son entourage il y aura encore trahison. Tu as toi-même trahis Ankô mais, tu préfères garder cette information pour toi. Ce dernier a eu la chance de s’en sortir avec l’exil mais, Shiro n’aura peut-être pas cette chance. Tu n’es pas contre le fait qu’il veuille être au pouvoir, seulement vu sa personnalité et dans son cas il se peut que sans qu’il s’en rende compte il change et devienne un fou des grandeurs. Peut-être qu’il se calmera mais, tu connais bien le proverbe : « Chasser le naturel et il revient au galop ». A part évidemment s’il rencontre une personne qui pourra lui faire garder les pieds sur terre entre temps. Tout est possible. Prenant une autre gorgée après avoir éclairci que Sasara et Sensui ne te connaissent pas tu finis ton autre verre de saké et tu reprends :

« Seulement la tuer n’est pas la solution. Elle a des fidèles, tu dois avoir des ennemis dans ce conseil sans pour autant qu’il l’aime. Et ce serait étonnant parmi vous tous, qu’il n’y en ait pas un autre qui nourrit le même rêve que toi voir plus. Ensuite, il y a l’Ordre. Ils vont probablement voir d’un très mauvais œil ton coup d’état cela engendrera un désordre. Les chasseurs et humains profiteront de cette occasion pour tuer le maximum d’entre-nous. Déjà qu’il ne leur en faut pas beaucoup pour nous haïr à cause de la peur que nous engendrons chez eux à raison ou à tort. »

Un des deux, car finalement un tel coup d’état ne restera pas longtemps silencieux. Tu es fin stratège et calme. La bonne solution pour lui de l’écarter sans poser problème serait de la discréditer aux yeux de tous. Tu ne veux pas tenter le diable. Tu ne lui donneras pas la solution il faut qu’il la trouve lui-même et non la serve sur un plateau d’argent. Tu n’as pas envie de faire partit de ce complot qui pourrait se tramer. Certes, tu es au courant, tu le conseilles en lui donnant des avertissements que s’il va trop loin même après avoir atteints le sommet, d’autres comme lui verront le jour. Des rêveurs, des envieux il y en aura toujours. Des personnes justes aussi pour rétablir l’ordre si la paix entre vampires et humains déraillent. Tu es d’un calme olympien malgré tout. Comme tu l’étais il y a 500 ans. Si une guerre doit avoir lieu alors qu’elle ait lieu. Dans quel camp seras-tu ? Le mystère reste entier.

« Même si je suis curieux de savoir ce tu as imaginé. Quant en ce qui me concerne, merci d’avoir pensé à moi au sommet mais, j’aime ma tranquillité et tu dois savoir que le pouvoir ne m’a jamais réellement attiré. »

[hs : Ce n'est rien pour le retard ! Je ne me suis pas relue alors excuse-moi pour les fautes et la longueur >x<]

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