C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Don't Worry pv. Marie

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MessageSujet: Don't Worry pv. Marie   Jeu 22 Nov - 21:11


21 novembre 2011
Beaudoire Marie&Taizo Vivian

    C'était une nuit un peu comme les autres. Il faisait froid, et donc, peu de personnes osaient braver le vent cinglant et l'humidité. La plupart restaient chez eux, devant la télévision. Ce n'était pas donc la nuit idéale pour chercher à se nourrir. Mais Vivian s'en fichait bien, il n'avait pas faim. Il n'avait qu'une chose en tete : retrouver Marie.
    Ses pas le guidaient naturellement vers son appartement de Chiyoda, guidé par un mélange d'appréhension et d'excitation à l'idée de revoir la jeune femme, qui, à vrai dire, avait disparu un long moment après la soirée mouvementée au bal des vampires.

    Il se souvenait encore de son baiser, et des mots qu'ils avaient échangé. Il regrettait le fait que les choses aient voulu qu'ils ne se voient pas pendant si longtemps, malgré ce qu'ils s'étaient mutuellement promis. Il avait très longtemps attendu son appel. Si bien que quand il avait fini par arriver, il n'avait pas hésité à se débarrasser de quelques rendez vous peu accomodants pour la voir le soir meme.
    Il était stressé. Il se posait pas mal de questions. Pourquoi avoir mit autant de temps à le contacter ? Pourquoi est ce qu'elle avait eut l'air aussi tendue, au téléphone ? Est ce qu'elle regrettait ce qu'il s'était passé ce soir là, au bal ? Est ce qu'elle voulait tout simplement lui dire qu'elle ne voulait pas le voir « comme ca » ?

    Bref, beaucoup de questions sans réponses, et il était bien connu que le jeune homme n'aimait pas ne rien savoir.
    Il soupira, ajusta tranquillement les pans de son manteau et passant une main dans ses cheveux bruns, debout devant l'immeuble qui abritait la demeure de la belle vampire. Il finit par se décider et poussa l'énorme porte d'entrée, traversant la cour intérieure. On n'entendait rien aux alentours, sinon le bruit de ses bottes claquant sur les dalles humides puis sur le parquet du hall d'entrée.

    L'escalier était spacieux, bien entretenu et recouvert d'un tapis. Ce n'était pas un immeuble de luxe, mais il ne tombait pas en ruine non plus. Une odeur assez agréable de fleur flottait dans la cage d'escalier, au deuxième étage.
    Il finit par débarquer devant la porte qu'il cherchait, et hésita quelques secondes avant de frapper. Avant de finalement se décider.
    Il attendit que la jeune femme lui ouvre. Une, deux, trois minutes....Il souffla et commenca à se demander si elle était réellement là à l'attendre.
    Mais avant qu'il ne lève la main pour taper à nouveau, la porte s'ouvrit sur Beaudoire Marie, faisant fleurir un beau sourire sur ses lèvres.

    -Bonsoir, ma belle.

    Le jeune homme était charmé. Elle était encore plus belle à chaque fois qu'il la voyait, et les semaines écoulées entre leurs différentes rencontres ne faisait que renforcer ce sentiment.
    Il s'approcha d'elle prit gentiment son menton dans ses doigts et l'embrassa sur les lèvres, savourant ce sentiment sucré.
    -Ca faisait longtemps que je t'attendais ! Ca va ?

    Quelque chose lui disait qu'un truc clochait. Ce n'était pas normal qu'elle ait l'air si effacée et si soucieuse. La dernière fois, ce n'était pas du tout le cas, elle était meme particulièrement joyeuse quand ils s'étaient retrouvés.
    Il était clair, donc, que ce n'était pas lui qui avait provoqué cette idée. C'était autre chose, qui l'avait rendu soucieuse, qui lui faisait froncer les sourcils.

    -Ca va, Marie ? Tu as l'air soucieuse.

    Il l'observa droit dans les yeux, prenant sa main dans la sienne et la serrant lentement, très doucement.




Dernière édition par Taizo Vivian le Dim 25 Nov - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Sam 24 Nov - 15:05


Elle savait pertinemment que Vivian viendrait, lorsqu'elle l'avait appelé. Elle le savait, avant même de décrocher le combiné, avant même de composer son numéro et avant même d'entendre sa voix. Il avait attendu longtemps ce coup de téléphone, après leur soirée commune au bal annuel vampirique, après le baiser qu'ils avaient échangés et leur promesse. Du moins, elle en était intimement convaincue. Et, au fond, elle s'en voulait presque d'avoir mis autant de temps à le rappeler alors même qu'elle lui avait dit quantité de choses ce soir-là. Mais ce soir-là, ce soir en question, il n'y avait pas eu que Vivian. Il y avait eu le retour en force d'Izumi dans sa vie. Leur retrouvailles, leur longue discussion au clair de lune à rire comme avant. Comme au bon vieux temps, lorsqu'ils parcouraient ensemble les routes, voyageant de pays en pays sans jamais s'établir où que ce soit. Ils ne s'étaient plus revus depuis 10 ans, avant cette soirée. Une éternité pour une personne mortelle, juste une goutte d'eau dans le grand océan de la non-vie pour un vampire. Ça avait été comme s'ils ne s'étaient jamais quitté.. Et bien sûr, les pensées de Marie depuis ce dit soir allaient chacune de leur petit doute. Elle ne voulait blesser personne. Elle ne voulait même pas douter ne serait-ce qu'une seule seconde sur ce qu'elle voulait. L'espace d'un instant, lorsqu'elle avait embrassé Vivian, lorsque plus rien autour n'avait compté, elle avait touché du bout des doigts une certaine simplicité qui lui avait beaucoup plu. Mais tout s'était enchainé. Et aujourd'hui ? Aujourd'hui elle ne savait plus. Si bien qu'elle n'avait revu ni Vivian, ni Izumi depuis cette nuit là. Pour ne pas avoir encore davantage de doute. Car elle savait que face à l'un ou l'autre, elle fondrait. Et malgré tout, elle ne pouvait décemment pas laisser le vieux vampire sans la moindre nouvelle. Pas après tout ça.

Elle avait rassembler tout son courage pour donner rendez-vous à Vivian le soir même. Sa voix trahissait son malaise, derrière le combiné, alors qu'elle faisait tout pour paraître la plus joyeuse possible. La vérité étant, bien entendu, qu'elle était plus tendue encore que le jour où elle avait fait son tout premier tatouage. Si tendue qu'avant l'arrivée du vampire, elle n'avait pas pu se résoudre ni à se nourrir, ni même à bouger de chez elle. Elle avait prit une bonne dizaine de douche en l'espace d'une journée, pour se détendre, avait essayé multitude de coiffure avec ses cheveux maintenant courts.. Et finalement, peut être une heure avant l'heure à laquelle devait arriver l'homme, elle avait fini par se mettre tout simplement en pyjama – composé d'un jogging et d'un T-shirt blanc - les cheveux coiffés le plus naturellement du monde, si l'on pouvait appeler ça coiffé. Elle jouait avec ses doigts devant une émission de télé où des candidats devaient passer des épreuves loufoques pour arriver à une certaine zone de jeu et gagner l'argent qu'on leur avait promis à l'arrivée. On frappa à la porte alors qu'un candidat tombait dans la boue après avoir raté un obstacle et Marie sursauta. Machinalement, elle porta une main à ses cheveux qu'elle fit mine de coiffer, baissa le son de la télévision sans l'éteindre et se planta devant la porte. A cet instant, le fait de respirer lui manquait, car elle avait cruellement envie de reprendre sa respiration. Elle essaya pas moins de six façons de sourire différentes avant de se décider à enfin ouvrir cette fichue porte. Et ce fut finalement un sourire crispé qui étira ses lèvres, comme une réponse au sourire radieux de Vivian.

-Bonsoir, ma belle.
« Bonsoir.. Entre, je t'en prie. »

Elle évitait soigneusement le regard du vampire, mais elle ne pu se résoudre à le repousser lorsqu'il saisit délicatement son menton, venant déposer un baiser sur ses lèvres. Elle se prit à fermer les yeux, ce sentiment qu'elle redoutait venant doucement s'immiscer là alors qu'elle l'avait fait venir pour discuter.. Elle referma la porte derrière lui, refermant le lourd verrou. D'ici, elle pouvait entendre les commentateurs parler d'une magnifique chute d'une candidate dans le labyrinthe infernal, et oh ! Elle avait dû se faire mal ! Elle n'arrivait même pas à sourire, encore plus tendue que lorsqu'elle avait appelé.

- Ça faisait longtemps que je t'attendais ! Ça va  ?
« Enlève tes chaussures, s'il te plait. Et tiens, tu peux mettre ton manteaux sur les crochets juste ici.. »

Oui, elle avait soigneusement évité la question du vampire. Est-ce que ça allait ? Elle n'en était elle-même pas certaine. Elle fixait tout et n'importe quoi, sauf Vivian lui-même. Même la petite lumière clignotante de l'écran de son ordinateur semblait avoir quelque chose de fascinant à cet instant. Elle savait bien qu'il ne mettrait pas longtemps à tiquer. Il la connaissait assez pour savoir lorsque quelque chose la tracassait.. Ils avaient joué suffisamment longtemps pour commencer à bien se connaître l'un et l'autre.. Et ce n'était pas spécialement pour rassurer Marie. Néanmoins, il fallait bien entrer dans le vif du sujet un jour ou l'autre.. Et le plus tôt serait le mieux. Elle ne pouvait pas prédire la réaction de Vivian à ce qu'elle allait dire. Elle ne pouvait pas savoir s'il allait comprendre ou entrer dans une colère noire.. et si jamais il voulait partir, elle ne voulait pas vraiment que la conversation s'éternise jusqu'au matin..

- Ça va, Marie ? Tu as l'air soucieuse.

Elle secoua doucement la tête de gauche à droite, enlevant sa main de celle du vieux vampire lorsqu'il la lui prit. Elle était soucieuse, tendue, peu sûre d'elle, paumée.. Et elle avait peur de lui faire du mal, de le faire souffrir avec les doutes qu'elle pouvait avoir. Elle lui fit signe de la suivre dans la pièce principale, s'installant elle-même sur le canapé et attendant qu'ily prenne place avant de prendre la parole. Sa voix tremblotait légèrement et Vivian ne pu voir le marron de ses yeux tant elle était fixée sur ses propres mains.

« Écoute.. Je.. Je t'ai fait venir parce qu'on doit parler. On doit parler de ce qui s'est passé entre nous au bal.. Et d'autres choses. Je.. »

Elle avait envie de lui dire qu'elle ne savait pas quoi penser de tout ça, qu'elle était désolée, qu'ils étaient aller certainement trop vite, que c'était trop compliqué pour elle.. Plein de choses, mais la seule chose qui parvint à sortir de ses lèvres fut une phrase qu'elle regretta presque immédiatement après l'avoir prononcé.

« Je sais que je suis amoureuse de toi mais.. Je crois.. Je crois que je ne suis pas prête à avoir une quelconque histoire. »

Menteuse ! Menteuse, menteuse, menteuse.. Elle tortillait ses doigts dans tous les sens. Elle savait qu'elle mentait, que ce n'était pas vraiment ça. Bien sûr qu'elle était prête à avoir une histoire. Bien sûr qu'elle était prête à aimer et à accepter d'être aimée en retour.. Elle secoua à nouveau la tête, avant d'ajouter.

« Enfin.. J'ai revu quelqu'un de très cher à mon cœur au bal, quelqu'un avec qui j'ai vécu pendant plusieurs années. Un jeune vampire, avec lequel j'ai voyagé. Et je ne sais pas quoi penser. Je ne sais plus quoi croire. Je.. Je suis perdue. Autant que les choses soient dites clairement.. »

Et voilà. Elle avait lâché ça comme une petite bombe, couvrant les cris d'un candidat qui se prenait une balle en caoutchouc dans la figure. Et elle se sentait coupable, terriblement coupable vis à vis de Vivian.


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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Jeu 29 Nov - 13:42


    Le vampire était bien loin de se douter de ce qu'il l'attendait en arrivant chez la jeune femme. Il s'attendait à tout sauf à ça. Parce que si elle avait fini par l'appeler ça ne pouvait qu'être positif pas vrai ? Le vampire n'avait aucun doute la dessus et était tellement content qu'il en oublia de lui en vouloir pour l'avoir laissé aussi longtemps sans nouvelle. L'important était qu'elle allait bien et qu'elle ait fini par l'appeler.
    Il avait donc, bien évidemment, sauté sur l'occasion du rendez vous. Il s'était bien nourri la veille pour qu'il ne soit pas dérangé par une vilaine soif, et avait tout fait pour paraitre le plus plaisant à la jeune femme (parce que devant une femme qui était parfaitement habituée aux pouvoirs d'attraction des vampires, il était à nouveau aussi démuni qu'un pauvre humain.

    Alors il s'était retrouvé devant sa porte, ce jour la. L'immeuble était très silencieux. Il était seul avec le poids de ses questions et sa nervosité palpable...mais aussi son bonheur, son contentement. Il avait eut envie de revoir son visage à l'instant ou il l'avait quittée, le soir du bal.
    Quand elle ouvrit la porte pour l'accueillir, il ne vit pas tout de suite son visage décomposé, tant il avait envie de l'embrasser. 
    Ce qu'il fit. Mais ce fut loin d'être aussi merveilleux que la première fois. Non pas parce qu'il n'y avait plus de sentiments, mais parce que la jeune femme resta de glace.
    Au début, il crut se tromper, il entra donc comme si de rien n'était.

    « Enlève tes chaussures, s'il te plait. Et tiens, tu peux mettre ton manteaux sur les crochets juste ici.. »

    La, c'était vraiment bizarre qu'elle ne réponde pas à sa question. D'autant plus que maintenant, même sa voix était glacée, comme si elle ne le remarquait qu'à peine. Fronçant les sourcils, il finit quand même par obéir, et s'approcha de la belle (qui avait une nouvelle coupe qui lui allait merveilleusement bien, ne pût il s'empêcher de remarquer) pour voir son visage de plus prêt. 
    Alors il se rendit compte avec inquiétude que la personne devant lui n'était pas la Marie qu'il connaissait si bien. Les traits tirés, l'air triste et inquiète, il ne l'avait jamais vu aussi minée....quelque chose avait du arriver. Et malgré l'appréhension qui bouillonnait en lui, il trouva tout de même les mots point lui demander ce qu'il n'allait pas.

    À sa question, elle se contenta de secouer la tête sans lui donner plus d'explication. Pour l'instant, en tous cas. Au lieu de cela, il la suivit jusqu'au salon et vint s'asseoir près d'elle, la fixant avec insistance. Il ne voulait pas lui demander qu'est ce qui l'inquiétait autant, parce qu'au fond, il savait que ça avait un étroit lien avec "eux".
    « Écoute.. Je.. Je t'ai fait venir parce qu'on doit parler. On doit parler de ce qui s'est passé entre nous au bal.. Et d'autres choses. Je.. »
    Il pinça les lèvres, redoutant la suite, mais l'encourageant à parler avec une main posée sur son bras et d'une voix douce :
    -Ça va....tu sais que tu peux tout me dire.
    De toute façon, il en avait une vague idée. Elle ne voulait pas de lui, pas vrai ? Il aurait du s'en douter. Après tout, il était vieux, monotone. C'était un vampire et elle préférait sans aucun doute s'amuser et profiter que de s'enfermer dans une relation avec lui, pas vrai ? 

    « Je sais que je suis amoureuse de toi mais.. Je crois.. Je crois que je ne suis pas prête à avoir une quelconque histoire. »
    Il s'en doutait, mais le choc n'en fut pas moins rude et lui aurait honnêtement préféré qu'elle lui donne une bonne paire de baffes plutôt que lui dire qu'elle était amoureuse de lui....parce que ça n'avait pas de sens...pourquoi le repousser si elle était amoureuse ? Il pouvait lui laisser du temps après tout...ils avaient l'éternité pour ça....mais au fond, le jeune homme n'était pas idiot. Il savait que si il la laissait passer, elle ne reviendrait sûrement pas vers lui.

    « Enfin.. J'ai revu quelqu'un de très cher à mon cœur au bal, quelqu'un avec qui j'ai vécu pendant plusieurs années. Un jeune vampire, avec lequel j'ai voyagé. Et je ne sais pas quoi penser. Je ne sais plus quoi croire. Je.. Je suis perdue. Autant que les choses soient dites clairement.. »
    -Oh....

    Vivian ne savait pas quoi dire d'autre. C'est vrai qu'il était blessé, comme n'importe qui l'aurait été sa place. Il se demandait pourquoi est ce qu'elle l'avait embrassé si il y avait quelqu'un d'autre dans son cœur, pourquoi est ce qu'elle avait finit par l'appeler et lui donner rendez vous ? Il avait envie de se mettre à hurler de douleur et à tout briser pour faire sortir sa colère....mais il n'en fit rien. Il était totalement raplapla et se sentait plus vieux que jamais à cet instant, le poids des années se faisant étouffant et l'ecrasant.
    -Tu plaisantes....pas vrai ?
    Il essaya de forcer un sourire sur son visage. Mais voyant que ce n'était évidemment pas le cas, ce sourire disparu et il se laissa retomber contre le dossier du canapé, soupirant.

    -Ça va....je ne te t'en veux pas.
    Ce n'était pas un mensonge, non, c'était plus profond que ça encore. Il cligna frénétiquement des yeux pour se secouer et faire bonne figure. Il se mot à rire, amèrement.
    -C'est normal...après tout...tu as vécu avec lui et il est jeune...
    Eux, ils ne se voyaient que tous les mois, et il n'était pas le plus marrant des hommes, bien qu'il soit le genre rebelle. Ça faisait trop longtemps qu'il était comme ça pour que ce soit excitant pour une jeune femme qui en avait d'autre.

    Il soupira et caressa gentiment la jour de la jeune femme, tout en lui souriant.
    -Ta nouvelle coupe te va à merveille.
    Il avait l'air calme à l'extérieur, mais en vérité, tout se mélangeait en lui et sa tête menaçait d'exploser à tout moment. Il ne pouvait pas cependant se permettre de s'énerver devant elle. Hors de question.
    Il se leva de son siège et alla observer la rue de la fenêtre recouverte de bouée, puis il tourna distraitement son regard vers la télévision. Il n'avait pas encore remarqué qu'elle était allumée.

    -Comment il s'appelle ?
    Demanda t'il distraitement, observant un des humains à la télévision s'accrocher à un rondin de bois comme on s'accroche à la vie...il était curieux. Curieux de savoir qui c'était, de voir si effectivement il avait quelque chose de plus que lui qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur. 
    Parce qu'elle n'avait pas encore fait son choix, pas vrai ? Du moins, c'etait ce qu'il avait compris.
    -Ne me regarde pas comme ça, s'il te plaît.... Tu as le temps, d'accord ? Je ne t'en veux pas


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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Mer 5 Déc - 10:00


Leur baiser avait eu un goût amer pour Marie, même si la douceur des lèvres de Vivian lui avait fait oublier pendant quelques secondes pourquoi elle l’avait fait venir chez elle. C’était déroutant pour elle, elle s’en voulait déjà avant même d’avoir ouvert la bouche. Elle s’en voulait de le faire venir pour lui dire ce qu’elle avait à lui dire. Elle savait que ce serait difficile pour lui de l’entendre et elle s’en voulait du mal qu’elle pourrait lui faire. Ça n’avait jamais été dans ses plans. Non, elle n’était pas comme ça. Ses actes étaient, d’habitude réfléchis. Surtout des actes d’une telle importance. Car il n’y avait pas eu que son propre bonheur en jeu, le soir du bal, lorsqu’elle lui avait dit qu’elle avait eu envie qu’il l’embrasse. Elle s’était précipitée, elle s’était brûlé les ailes. Et elle était sur le point de brûler celles de Vivian. Cette pensée la rendait malade. Elle n’avait jamais voulu le faire souffrir d’une quelconque façon.. Bien sûr qu’elle tenait à lui, qu’elle aurait pu faire n’importe quoi pour lui. Ils avaient tissé une relation suffisamment solide au fil des années pour que la Parisienne voit en Vivian une personne qu’elle ne voulait perdre pour rien au monde. Il faisait parti de ces personnes qu’elle respectait profondément, et pas seulement parce qu’il était son ainé.. Il faisait parti de ces personnes à qui elle faisait presque totalement confiance.. Ainsi, il était compréhensible que la perspective de faire du mal à une personne aussi importante lui donner sincèrement envie d’aller se faire cramer au soleil. Elle ne pouvait pas dire de but en blanc ce qui la tracassait, préférant ouvrir la bouche pour dire des banalités sans le moindre intérêt.. Mais Vivian réitéra sa question, demandant une seconde fois à la demoiselle si elle allait bien.

Elle se contenta de secouer la tête en signe de négation, entortillant ses doigts comme une gamine se faisant interroger par sa maîtresse. Elle ne prit la parole que lorsque le vampire fut installé à côté d’elle. Elle déglutit avant d’ouvrir la bouche, sa voix trahissant son mal-être presque autant que son visage. Si elle était franche, elle n’était pas non plus le genre de personne à balancer tout et n’importe quoi sans prendre de gants. Si ça n’avait pas été Vivian, peut-être aurait-elle était moins stressée, et peut-être aurait-elle moins tourné autour du pot. Mais c’était bel et bien Vivian qui la regardait. C’était bien Vivian qui allait entendre ce qu’elle allait dire. C’était bien Vivian qui allait en souffrir. Elle balbutia, cherchant les mots adéquats sans arriver à mettre la main dessus. Elle ne savait pas comment amener la chose. Elle s’arrêta de parler quelques secondes, essayant de former des phrases dans sa tête, tandis que Vivian posa une main sur son bras. Il était tellement.. adorable. C’était insupportable de savoir qu’elle allait certainement lui briser le cœur. Elle essaya de lui sourire.. Essaya seulement.

- Ça va....tu sais que tu peux tout me dire.

Oui, elle le savait. Mais elle n’était plus vraiment sûre de vouloir le faire. Ne serait-ce pas plus facile de l’embrasser une nouvelle fois, de lui dire que ce n’était rien ? Qu’elle avait juste un peu peur de l’inconnu, mais que tout allait bien ? Non. Marie n’était pas une menteuse.. Et elle voyait bien que malgré ses efforts pour paraitre parfaitement calme et posé, Vivian commençait à angoisser.. Avait-il peur du rejet ? Elle ne pouvait l’affirmer.. Et ce n’était même pas qu’elle ne voulait pas de lui. Au contraire, il avait beaucoup à lui apporter et elle passait toujours de merveilleux moments en sa compagnie. Ils avaient à peu de choses près la même vision des choses. Avec lui, elle pouvait parler de tout et n’importe quoi, qu’importe le sujet leurs conversations étaient toujours profondément intéressantes. Il lui apprenait des choses qu’elle n’avait pas pu voir et elle pouvait aussi lui apporter quelques précisions sur certaines choses de son époque.. Avec lui, elle se sentait toujours bien. Elle ne voyait pas le temps passer. La seule chose qu’elle avait eu à lui reprocher ? Le fait qu’il ai toujours eu tendance à disparaitre puis à réapparaitre la bouche en cœur. Mais elle l’accueillait toujours avec un grand sourire, car elle était toujours absolument ravie de le voir. Combien d’heures avaient-ils passés, assis sur ce canapé, à discuter ? Combien de fois avait-elle failli être en retard au travail parce qu’il était venu lui faire un petit coucou ? Ils avaient beaucoup de souvenirs en commun. Et elle s’en voulait encore un peu plus en pensant à tout ça. Elle en venait même à douter de ses doutes. Vivian semblait être l’homme parfait, n’est-ce pas ? Il était calme, tempéré, il avait de la culture, de la prestance et de l’éducation. Il était assez patient pour pouvoir la supporter. Mais, malgré tout, son « rival » avait lui aussi beaucoup de qualités.. Marie fini par prendre son courage à deux mains, avant de le perdre totalement, lâchant une explication qui ne lui plaisait guère. La vérité n’est pas toujours ni bonne à dire, ni bonne à entendre..

- Oh... Tu plaisantes....pas vrai ?
« Non, Vivian.. »

Marie le regarda se laisser retomber contre le dossier du canapé. Elle était tellement désolée.. Désolée de lui avoir fait espérer ce qu’elle n’était visiblement pas en mesure de lui donner.. Désolée de lui avoir ainsi fait du mal. Elle avait envie de pleurer, mais elle ravala ses larmes. Oui, elle avait peur. Elle avait peur que Vivian prenne ses affaires, ouvre la porte et disparaisse. Elle avait peur de le perdre pour des bêtises. Elle avait peur de gâcher quelque chose qui pouvait être grandiose, elle en était certaine. Elle baissa la tête lorsqu’il lui dit qu’il ne lui en voulait pas, essuyant rapidement une larme qui avait eu à peine le temps de naitre et releva la tête lorsque le vampire se remit à parler.

- C'est normal...après tout...tu as vécu avec lui et il est jeune...
« Son âge n’a rien à voir. Pas plus que le tien. »

Il lui caressa la joue, il fit un compliment sur sa nouvelle coupe de cheveux.. Avant de se lever. Marie faillit se lever à son tour, tant elle eut peur à cet instant qu’il décide de partir. Au lieu de ça, il alla à la fenêtre, l’air totalement calme. Un calme presque effrayant tant il n’était pas naturel. En soit, il menaçait certainement d’exploser à tout moment et elle ne lui en voudrait pas. Même s’il se mettait à tout casser dans son studio, elle ne lui en voudrait pas..

- Comment il s'appelle ?
« Jiyuu Izumi.. Il.. Il est assez connu à Tokyo. »

Il était un animateur assez en vogue en ce moment. Un jeune branché, qui faisait certainement envie à des milliards de jeunes pucelles.. Quelqu’un qui ne supportait certainement pas de vivre dans l’ombre.. Est-ce que ça correspondait seulement au caractère de la Française ? De tomber amoureuse de quelqu’un se mettant en avant ? Elle n’en était pas tellement sûre. Elle ne pu s’empêcher de regarder Vivian d’un air désolé, presque penaud. C’était horrible. Cette tension qui flottait dans l’air alors que l’un et l’autre essayait de paraitre calme et détendu.. C’était un échec total en ce qui concernait Marie, bien entendu et elle se demandait combien de temps Vivian allait tenir ce masque.

- Ne me regarde pas comme ça, s'il te plaît.... Tu as le temps, d'accord ? Je ne t'en veux pas.
« Mais tu as pourtant le droit de m’en vouloir. Tu n’as pas à essayer de rester calme devant moi. Je te connais et ce n’est pas moi que tu vas duper.. Tu n’as pas besoin de me préserver. Tu n’as pas besoin de prendre de gants avec moi. Je m’en veux moi-même, alors comment peux-tu ne pas m’en vouloir ?! »

Elle se leva à son tour, rejoignant Vivian à la fenêtre et le tournant vers elle. Il n’eut guère le choix, d’ailleurs, et pendant quelques secondes, les yeux de Marie s’attardèrent sur la bouche de son ainé. Elle avait envie de l’embrasser, envie de le serrer dans ses bras, envie de rester coller à lui pendant l’éternité entière. Elle ne se l’expliquait pas, c’était comme ça. Il avait beau avoir des défauts, il avait tellement d’autres qualités.

« Je ne veux pas me tromper. Je ne veux pas faire un mauvais choix. Je ne veux faire de mal à personne. J’étais tellement sûre de moi au bal, j’avais tellement envie d’être avec toi. J’avais tellement envie de prendre soin de toi, de devenir la personne la plus importante pour toi. Et c’est.. C’est compliqué. C’est tellement compliqué maintenant. Parce qu’il y a Izumi et que je ne sais pas ce que je ressens pour lui. Je ne sais pas si c’est de l’amour ou une amitié très forte. Je sais juste que c’est parfaitement différent de ce que je ressens pour toi. Je n’ai pas envie de te perdre, Vivian. Tu comptes beaucoup trop pour moi. »

Elle pleurait, maintenant. Elle était en colère contre elle-même. En colère contre ses doutes et contre sa bêtise. En colère contre ce choix qu’elle s’imposait alors qu’il lui suffisait juste d’accepter qu’elle avait besoin de Vivian. Et quand bien même elle serait amoureuse d’Izumi, serait-elle heureuse avec quelqu’un qui travaillait presque 24h/24 ? N’avait-elle pas plutôt besoin de quelqu’un avec qui partager des sorties, des discussions pouvant durer des jours entiers ? Elle alla prendre Vivian dans ses bras, cachant son visage dans le creux de son épaule. Il aurait été bien difficile de la faire bouger de là à cet instant, elle y mettait toute sa force pour rester ainsi accrochée..


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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Mar 11 Déc - 14:04


    L’honnêteté avait toujours été la base de toute relation, selon le vieux vampire. Si bien qu'en général, il ne liait de liens avec personne. Car les seules personnes avec qui il pouvait etre totalement honnête étant les vampires, une race qu'il détestait vraiment. Comment aurait t'il pu tomber amoureux d'une vampire ? Pourtant c'était bel et bien arrivé... Mais ironie du sort, maintenant qu'il avait trouvé quelqu'un a qui s'attacher, celle ci lui préférait sans aucun doute un autre...Ou alors, si ce n'était pas encore le cas, ca n'allait surement pas manquer d'arriver par la suite...Qui pourrait bien le préférer à un jeune vampire profitant pleinement de son immortalité ? Il se demandait bien.
    Il aimait réellement la belle, il l'aimait tellement qu'il était prete à la laisser partir, si elle le lui demandait. Si ca devait la rendre heureuse, alors soit, qu'il en soit ainsi. Mais si elle ne lui disait pas qu'elle préférerait cette issue, alors il se battrait pour elle. Il n'avait plus envie d'avoir des regrets parce qu'il avait peur de blesser les gens autour de lui...

    « Non, Vivian.. »


    C'était un coup dur...Pendant un moment, il avait cru qu'après ces mois passés loin de l'autre, ils pourraient tout de meme reprendre les choses ou ils les avaient arretées...Mais quelque chose lui disait que ce ne serait pas aussi facile. Bien sur...Il aurait du s'en douter, non ? C'était sa spécialité à Lui de disparaître de la surface de la terre pendant des mois...Donc bien sur qu'il devait y avoir quelque chose de particulier qui l'aurait poussé à ne plus donner de nouvelles pendant aussi longtemps...Et pourtant, il se faisait avoir comme un bleu. Le choc était d'autant plus violent qu'il avait imaginé les meilleures choses avec elle...Plus que tout, il avait cru que, enfin, il ne serait plus aussi seul.

    Il avait terriblement mal. Mal au cœur, a la tête. Sa main le démangeait et il avait envie de détruire quelque chose pour se punir d'avoir été aussi idiot, lui qui avait vécu presque 6 fois plus longtemps qu'un humain normal....
    Il soupira doucement, serrant comme il pouvait les dents et clignant des yeux. Il ne fallait surtout pas qu'il craque devant elle. L'effrayer et la faire fuir était la dernière chose qu'il voulait faire. Elle l'avait connu comme le vampire sage et calme, et il resterait le vampire qu'elle connaissait.

    « Son âge n’a rien à voir. Pas plus que le tien. »


    Il n'en était pas persuadé. L'age avait toujours a voir. Différences de générations, de pensées...Il y avait toujours un moment ou l'une des deux personnes devaient changer pour l'autre ou qu'ils se frittaient pour des raisons apparemment totalement idiotes jusqu'à ce que le couple finisse par voler en éclat....Le jeune homme avait une vision si pessimistes des grands écarts d'age puisque énormément de ses relations s'étaient terminées non pas parce qu'il avait dévoré la personne mais parce que celle ci l'avait quitté parce qu'elle le trouvait terriblement ennuyeux.
    Donc l'age était un motif valable pour le rejetter.

    « Jiyuu Izumi.. Il.. Il est assez connu à Tokyo. »


    -Ah...Oui, je connais.


    Il en entendait parler lors de ses nombreuses sorties. Il écoutait sans rien dire et emmagasinait un maximum d'information...Ca lui plaisait de tout savoir sur tout le monde, en ville. Ca le rendait plutot puissant et c'était une bonne arme pour se proteger...Parce qu'on sait que les secrets sont parfois bien plus dangereux qu'un pistolet chargé. En particulier dans le cas des vampires.
    Il n'avait donc encore jamais rencontré ce Izumi, mais des bruits couraient sur sa personne. Pas forcément des bons en fait, mais il n'était pas quelqu'un de sournois et ne lui dirait rien. Surtout qu'autant de personnes avaient été très élogieuses à son égard et ce n'était pas son genre de se battre à la déloyale, comme ca. La jeune femme n'était avant tout pas un jouet. Ils n'étaient plus au 15-16 eme siècle ou on se battait à mort pour obtenir une femme sans se préoccuper de ses sentiments et de ses envies.

    Ne supportant plus le regard désolé...le regard de pitié que la jeune femme lui lançait, il grinça des dents et lui dit qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, qu'il lui donnait tout le temps qu'elle voulait pour se décider. Et c'était la vérité. Ce n'était pas du baratin pour la rassurer. Il avait attendu des centaines d'années pour retrouver l'amour, alors il pouvait attendre un peu plus, ce n'était pas le temps qui lui manquait...peut etre la patience, mais il pouvait gérer ce petit détail seul.
    « Mais tu as pourtant le droit de m’en vouloir. Tu n’as pas à essayer de rester calme devant moi. Je te connais et ce n’est pas moi que tu vas duper.. Tu n’as pas besoin de me préserver. Tu n’as pas besoin de prendre de gants avec moi. Je m’en veux moi-même, alors comment peux-tu ne pas m’en vouloir ?! »
    Il s'appuya contre le mur. Elle avait raison, au fond il était en colère. Mais c'était une sensation qu'il détestait plus que tout. Il ne voulait plus etre en colère car la dernière fois que c'était arrivé...Il secoua la tete pour effacer ces horribles images de son esprit. Et se retourna vers l'extérieur, se refusant à la regarder dans les yeux.

    Mais des petites mains pourtant pleines de force et de persuasion l'obligèrent à faire face à sa douleur de nouveau mais il ne put la regarder dans les yeux. Il ferma les siens et souffla doucement pour se calmer. C'était bien la première fois qu'une quelconque personne réussissait à le rendre si … vulnérable. De nombreuses personnes l'avaient abreuvé de paroles détestables, avaient voulu le tuer, pourtant, il n'avait jamais été aussi mal. Blessé.
    « Je ne veux pas me tromper. Je ne veux pas faire un mauvais choix. Je ne veux faire de mal à personne. J’étais tellement sûre de moi au bal, j’avais tellement envie d’être avec toi. J’avais tellement envie de prendre soin de toi, de devenir la personne la plus importante pour toi. Et c’est.. C’est compliqué. C’est tellement compliqué maintenant. Parce qu’il y a Izumi et que je ne sais pas ce que je ressens pour lui. Je ne sais pas si c’est de l’amour ou une amitié très forte. Je sais juste que c’est parfaitement différent de ce que je ressens pour toi. Je n’ai pas envie de te perdre, Vivian. Tu comptes beaucoup trop pour moi. »
    Pourquoi ne pouvait t'elle pas tout simplement lui dire des phrases bateau ? Comme « je préfère que l'on reste amis », ou « tu n'es pas ce que je cherche » etc...Mais non... Elle lui disait clairement qu'elle éprouvait quelque chose de très fort pour lui mais qu'elle n'était sur de rien....
    Il savait que c'était bien mieux qu'elle prenne son temps pour réfléchir et qu'elle revienne vers lui totalement de son plein gré. Il savait autant qu'il était énervé par cette décision...Il se sentait puéril mais ne pouvait s'empecher de sentir la jalousie le faire bouillir de l'intérieur.

    Si il n'avait pas été aussi préoccupé par les sentiments de la jeune femme, il aurait surement traqué ce Izumi et lui aurait fait passer un très mauvais quart d'heure. Mais il ne le ferait pas. Le bonheur de Marie passait avant tout.
    Marie qui se reposait alors contre lui... Sans réfléchir, il l'entoura de ses bras et la serra très fort contre lui.
    Il remontant ses mains sur son visage et l'obligea à le relever, pour l'embrasser longuement, très longuement. Puis, comme si il s'était brulé, il bondit hors de leur étreinte et soupira, passant sa main dans ses cheveux.
    -Que veux tu que je fasse ? Que je me mette à hurler ? A tout casser ? C'est vrai que ca me ferait du bien, mais ce n'est pas mon genre. Je comprends que tu veuilles etre sure de ton choix. Et peu importe combien ca fait mal. C'est comme ca.

    Observant le plafond, il se demanda ce qui avait poussé la jeune femme à retourner au près de cet homme. Après tout, il l'avait abandonné, non ? Il avait réapparu comme ca, d'un seul coup alors que même si il se passait parfois des mois sans qu'il ne donne de nouvelles, lui avait toujours veillé sur la jeune femme, depuis qu'ils se connaissaient, et l'avait vu évoluer, « grandir » si c'était un mot que l'on pouvait appliquer à un vampire. Ce Izumi...était il amoureux de la jeune femme ? Etait il capable de donner tout ce qu'il avait pour elle ou allait t'il lui faire du mal ? Tout ca, il ne le savait pas. Il ne voulait pas voir la belle souffrir avec lui comme avec cet homme.

    -Il y a juste une chose, que je me demande....qu'est ce qu'il a de plus que moi … ?
    Enfin...j'aimerais savoir ce qui te fait tant hésiter...


    Il détourna les yeux, gêné de poser une question pareille. Il prit une nouvelle grande inspiration et la regarda droit dans les yeux.

    -Est ce que vous vous êtes aimés ?


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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Mar 11 Déc - 23:20


Elle aurait tellement voulu faire marche arrière. Ne pas tenir cette conversation. Pas avec lui, pas ce soir, pas pour ça. Elle s'était imaginée tant de choses pendant cette soirée où plus rien n'avait existé autour d'eux, tant de choses qui s'écroulaient comme un château de cartes ce soir. C'était une horrible sensation. Elle aurait voulu que ce soit simple. Elle l'aurait souhaité de toute son âme. Que les choses ne soient pas aussi compliquées, qu'ils passent juste une soirée en amoureux, tous les deux tranquillement devant un film. Comme n'importe quel couple. Mais ils ne formaient même pas un couple. Juste une esquisse d'un bonheur qui lui passait sous le nez. Restait à savoir ce qu'elle préférait. Restait à savoir si elle préférait se priver d'un bonheur à portée de main pour un hypothétique sentiment qu'elle n'était même pas sûre d'avoir. D'ordinaire, Marie était une personne intelligente.. Mais ce soir, elle était tout simplement incapable de réfléchir rationnellement. Incapable de savoir pourquoi elle se privait ainsi d'une histoire dont elle avait envie. Et pourtant.. Pourtant les mots qui sortaient de sa bouche, tranchants, ne laissaient aucune place au doute. Elle aurait voulu se crier à elle-même de se taire. Elle avait une envie viscérale de se dire de la fermer. Ce qu'elle ne fit pas, bien entendu. Les choses auraient été trop faciles, sans ça..

« Jiyuu Izumi.. Il.. Il est assez connu à Tokyo. »
- Ah...Oui, je connais.

Elle baissa le regard. Elle n'avait aucune envie qu'il croit que la notoriété du jeune vampire avait à voir avec ses doutes. Ce n'était pas le cas. Il devait le savoir.. Marie était une personne on ne peut plus discrète, qui n'aimait pas être sous le feu des projecteurs. Vivons heureux, vivons cachés.. Ça aurait pu être sa phrase fétiche au fond. Elle ne voulait pas être quelqu'un que l'on remarque. Elle était loin d'être aussi propice à être appréciée publiquement que sa mère, par exemple. Sa douce Charlotte qui jouait merveilleusement de divers instruments. Quoi qu'il en soit, la Parisienne fut reconnaissante à Vivian de ne rien dire de plus que ce qu'il avait déjà dit. Elle ne voulait pas entrer en conflit avec lui par rapport à Izumi, qu'importe ce qu'il avait entendu dire. Les rumeurs ne sont généralement pas fondée, après tout.. Et elle connaissait son cadet presque par cœur. Elle savait ce qu'il valait et il n'aurait pas été très avisé de le critiquer en présence de la demoiselle. Non, il restait calme. Impassible.

Et elle se sentait minable. Elle se sentait minable de lui infliger tout ça, après l'avoir fait poireauter pendant des semaines. Elle se sentait minable de ne pas oser accepter qu'elle ne pouvait plus vivre sans lui. Elle ne voulait pas regarder les choses en face. Elle ne voulait pas admettre qu'elle avait besoin de lui. Non. Elle ne voulait absolument pas l'admettre. Ça aurait été admettre une faiblesse, admettre qu'elle dépendait de quelqu'un. Et pourtant, elle ne pouvait pas nier cette envie qu'elle avait de le prendre dans ses bras. Elle ne pouvait pas nier qu'elle avait plus pensé à lui qu'à qui que ce soit pendant tout ce temps où elle ne lui avait pas donné de nouvelles. Où voulait-elle en venir ? Elle-même n'en savait foutrement rien. Tout était décousu dans son esprit. Tout. Il refusait de la regarder dans les yeux, à présent. Et elle ne s'en senti que plus minable encore.. Pourtant, elle ne le lâcha pas. Elle n'avait pas envie.

Elle ne pouvait pas lui dire des phrases bateau. Car elle ne pouvait pas lui mentir, aussi simplement que ça. Elle ne pouvait pas lui dire quelque chose qu'elle ne pensait pas. Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle préférait qu'ils restent amis. Car elle ne voulait pas qu'ils soient amis. Et que voulait-elle à la fin ? Qu'est-ce qui ne tournait pas rond dans la petite caboche de Beaudoire Marie à cet instant ? Pourquoi doutait-elle autant ? Elle le prit dans ses bras, fermant les yeux lorsqu'il l'enlaça à son tour. Là, tout contre lui. Et puis, elle sentit ses mains venir chercher son visage, l'obligeant à le relever. Elle ne voulait plus qu'elle ne pouvait le repousser lorsqu'il l'embrassa. Ce baiser là semblait moins amer pour la demoiselle, qui garda les yeux clos. Pour rien au monde elle n'aurait voulu bouger de là. Pour rien au monde elle n'aurait voulu que ce baiser cesse. Et pourtant, il cessa. Il cessa et Vivian se dégagea de son étreinte.

-Que veux tu que je fasse ? Que je me mette à hurler ? A tout casser ? C'est vrai que ça me ferait du bien, mais ce n'est pas mon genre. Je comprends que tu veuilles être sure de ton choix. Et peu importe combien ça fait mal. C'est comme ça.
« Mais je ne veux pas te faire mal.. Je.. »

Je t'aime, c'était bien là ce qu'elle avait voulu dire, se rattrapant de justesse. Ce n'était vraiment pas le moment de dire qu'elle l'aimait, alors qu'elle lui avait dit qu'elle avait besoin de réfléchir.. Ainsi, après s'être mordu la lèvre inférieure, elle reprit la parole ;

« Je ne veux pas te voir souffrir. »

Il était sûrement trop tard pour ça, et elle en avait conscience. Pourtant, elle était sincère, elle ne voulait pas qu'il souffre. Elle ne voulait pas qu'il se sente rejeté ou qu'il ai l'impression de passer pour le bouche-trou de service. Il était vrai que la situation donnait l'impression que Marie avait accouru sitôt Izumi revenu dans sa vie.. La vérité était toute autre. C'était elle qui n'avait pas osé revenir vers lui depuis son installation à Tokyo. C'était elle qui l'avait soigneusement évité, sans vraiment savoir pourquoi. La peur des reproches, peut-être. Lui, il ne l'avait jamais abandonné. Peut-être un peu, lorsqu'il était retourné au Japon en la plantant là.. Mais il avait eu des raisons.. De vraies raisons. Elle comprenait que son père ai pu passer avant elle..

-Il y a juste une chose, que je me demande....qu'est ce qu'il a de plus que moi … ? Enfin...j'aimerais savoir ce qui te fait tant hésiter...
« Euh.. Je.. »
- Est ce que vous vous êtes aimés ?
« Si on s'est aimés, aucun de nous deux n'a jamais osé le dire à l'autre. »

Sous-entendu que non. Pas de manière officielle. Elle avait longtemps cru être tombée amoureuse d'Izumi, lorsqu'ils avaient voyagé ensemble.. Mais elle s'était vite rendu compte à son départ que c'était leur complicité que l'on pouvait qualifier de fraternelle qui lui manqué le plus. Cette impression de n'avoir rien à dire pour partir en fou rire, d'avoir juste besoin de se regarder pour comprendre que l'autre avait besoin d'un câlin ou d'un conseil. Mais ça n'avait jamais vraiment été de l'amour, finalement.. Était-ce différent aujourd'hui ? En quoi ça le serait, après tout ?

« Il n'a rien de plus que toi, tu n'as rien de plus que lui. Vivian, quand j'aime quelqu'un, je l'aime pour ce qu'il est. Pas pour ce qu'il vaut à côté de quelqu'un d'autre.. Ce qui me fait hésiter ? Tu veux vraiment savoir ce qui me fait hésiter ? »

De la colère filtrait à travers sa voix, tandis qu'elle reprenait ;

« Ce qui me fait hésiter, ce sont les sentiments que j'ai pour toi. Ce qui me fait hésiter, c'est cette envie que j'ai d'être avec toi et de pouvoir fièrement dire que Beaudoire Marie et Taizo Vivian sont en couple. Ce qui me fait hésiter, c'est que j'ai peur de foncer dans le mur. Ce qui me fait hésiter, c'est que j'ai vécu cinq ans avec un autre homme que je ne supporterais pas de voir disparaître de ma vie, ou que je ne supporterais pas de voir souffrir. Ce qui me fait hésiter, c'est la peur de vous faire du mal, à toi, comme à lui. Je ne sais pas ce qu'il ressent à mon égard. Je ne sais pas ce que toi, tu attends de moi. Je ne sais même pas ce que moi, je veux faire. J'ai une peur panique de m'engager avec toi, car j'ai une peur panique de me rendre compte que je me suis trompée et que je n'ai pas laissé sa chance à la bonne personne. J'ai une peur panique de l'inconnu, j'ai une peur panique de souffrir, j'ai une peur panique de te décevoir ou de décevoir Izumi ! J'ai une peur panique de te présenter à ma mère, j'ai une peur panique de me rendre compte que je t'aime. Voilà ce qui me fait hésiter. Voilà ce qui fait qu'aujourd'hui, tu te retrouves en train de cacher ta colère parce que je t'ai blessé. Regarde-moi quand je te parle, Vivian ! »

Elle ne lui avait pas laissé le temps d'en placer une seule, parlant au fil de ses pensées qui n'avaient même plus de sens pour elle-même. Comment auraient-elles pu en avoir pour lui ? Ça n'avait aucun sens, ça ne suivait aucune logique et pourtant, elle était profondément soulagée d'avoir dit tout ça. C'était enfin sorti. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle ajouta en français cette fois-ci ;

« Je t'aime. Comme je n'ai jamais aimé de toute mon existence. Alors, fais quelque chose pour moi, s'il te plait.. Fais moi arrêter de douter. Embrasse-moi, mord-moi, fais ce que tu veux. Mais donne moi une raison de ne plus douter.. »

Elle parlait en français pour dire des choses généralement importantes. Ou des choses qu'elle ne voulait pas que tout le monde comprennent. Hors, cette fois-ci, elle voulait qu'il comprenne, qu'il entende même. Elle savait qu'il parlait français. Elle savait qu'il comprendrait. Oui, elle lui avait donné l'autorisation de la mordre. Et oui, elle savait que cette autorisation n'était pas à donner à tout le monde. Oui, mais voilà.. Vivian n'était pas tout le monde. Quant à Marie, elle était tout bonnement déboussolée par ses propres paroles. Déboussolée par ce qu'elle avait essayé de nier. Déboussolée d'avoir eu l'impression d'avoir fait un choix alors qu'elle doutait encore..


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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Jeu 20 Déc - 7:13


    Le vampire ne pensait rien. Ou du moins, il préférait se persuader qu'il ne faisait rien de tout cela mais en vérité, son esprit tournait à mille à l'heure. Pourquoi fallait t'il que tout tombe à l'eau alors qu'il pensait qu'enfin, tout allait bien se passer ? Il n'avait été que deux fois amoureux dans sa vie, et les deux fois s'étaient soldées par un échec....était il maudit ? Condamné à ne jamais connaître l'amour ? Qu'avait il bien pu faire de si horrible pour mériter ça ? 
    Il ne pouvait pas la blâmer, de toute façon. Ils n'étaient même as ensemble officiellement, alors elle ne l'avait pas "trahi"....
    Il se demandait cependant si ce n'était pas une erreur...de ne rien dire, de se replier sur lui même comme il l'avait toujours fait, ayant une peur bleue de sa véritable nature....

    Ne me regretterait il pas, si il la laissait retourner vers son ami d'enfance....? Il avait des choses à lui donner. Il était certes moins jeune et fougueux que ce jeune homme mais est ce que ça voulait dire qu'il était forcément bon à jeter...? Il lui serait fidèle, il lui donnerait tout de qu'il voulait pour la rendre heureuse, mais par dessus tout, il ne cesserait jamais de l'aimer...
    Au plus profond de lui, il était sur que ses sentiments étaient partagés ! Mais pourquoi fallait il qu'un jeune homme sortit soudainement de nulle part vienne tout lui arracher ? C'était injuste, et il était terriblement en colère. 

    C'était pourtant de sa faute, en grande partie...c'était sa faute de ne pas avoir réalisé auparavant qu'il avait besoin d'elle, qu'elle était son soleil dans  la nuit, la seule chose dont il avait réellement besoin....et maintenant,il donnerait tout pour être avec elle, mais c'etait peut être trop tard...peut être que ce Izumi était plus courageux que lui et que c'était exactement comme cela qu'il allait lui prendre la femme qu'il aimait.
    Il baissa la tête, embrassant le front de la jeune femme alors qu'elle se serrait contre lui. Ses bras se refermèrent sur ses hanches, dans une tentative de la retenir, au cas ou elle finisse par disparaître. Et il l'embrassa, à perdre haleine, comme si il la suppliait sans user de mot. Il était encore bien trop fier. 

    Une fois le baiser ayant cessé, le jeune homme se détacha d'elle presque à la hâte, se dirigeant de l'autre coté de la pièce. C'était aussi doux que dur de rester près d'elle. Ça lui faisait sentir plus que jamais qu'il pouvait très bien la perdre.
    -Que veux tu que je fasse ? Que je me mette à hurler ? A tout casser ? C'est vrai que ça me ferait du bien, mais ce n'est pas mon genre. Je comprends que tu veuilles être sure de ton choix. Et peu importe combien ça fait mal. C'est comme ça.
    « Mais je ne veux pas te faire mal.. Je.. »
    Le jeune homme soupira. Bien sur qu'elle ne voulait pas lui faire de mal...ce n'etait pas son genre. Elle était douce, gentille...et humaine...elle avait encore cette très grande partie humaine en elle qui faisait qu'elle doutait toujours sur ses choix, qu'elle avait peur. Et Vivian avait la clé pour la rassurer en lui, seulement, il ne l'avait pas encore trouvé.

    « Je ne veux pas te voir souffrir. »
    -Je veux que tu sois avec moi parce que tu l'as choisi et non parce que je te l'aurais imposé....il faut surement passer par la pour ça et c'est un risque que je suis prêt à prendre....
    Il était totalement sincère...le cœur avait ses raisons que la raison ignore et ne l'avait t'elle pas dit ? Elle l'aimait....il avait des chances qu'elle revienne vers lui. Il allait devoir se "battre" pour lui prouver que jamais il ne la laisserait tomber, mais c'était un challenge qu'il était prêt à relever. 
    Il lui demanda alors si ils s'étaient aimés...si ils avaient eu une relation avant d'aller dans un chemin différent. Elle lui répondit que non et il savait que ce n'était pas que pour le rassurer. C'était vraiment étrange....elle avait eut des années pour tomber amoureuse de son compagnon de voyage alors....pourquoi maintenant ? Alors que quelqu'un d'autre était prêt à l'aimer ? 

    S'était elle rendu compte de ce qu'elle perdait en choisissant une vie tranquille avec lui plutôt qu'une vie avec ce "Izumi" ? Il voulait vraiment savoir ce qu'il avait fait de mal, ce que cet homme avait qu'il n'avait pas...alors peut être pourrait il essayer de changer ? De devenir comme elle le voudrait ? 

    « Il n'a rien de plus que toi, tu n'as rien de plus que lui. Vivian, quand j'aime quelqu'un, je l'aime pour ce qu'il est. Pas pour ce qu'il vaut à côté de quelqu'un d'autre.. Ce qui me fait hésiter ? Tu veux vraiment savoir ce qui me fait hésiter ? »

    Le jeune homme fut terriblement surpris d'entendre la voix de la jeune femme vibrer de colère...il en fut tellement bouche bée qu'il ne dit rien, attendant la suite de son explication en s'approchant, soutenant son regard alors qu'elle commençait à lui parler dans sa langue maternelle. 
    « Ce qui me fait hésiter, ce sont les sentiments que j'ai pour toi. Ce qui me fait hésiter, c'est cette envie que j'ai d'être avec toi et de pouvoir fièrement dire que Beaudoire Marie et Taizo Vivian sont en couple. Ce qui me fait hésiter, c'est que j'ai peur de foncer dans le mur. Ce qui me fait hésiter, c'est que j'ai vécu cinq ans avec un autre homme que je ne supporterais pas de voir disparaître de ma vie, ou que je ne supporterais pas de voir souffrir. Ce qui me fait hésiter, c'est la peur de vous faire du mal, à toi, comme à lui. Je ne sais pas ce qu'il ressent à mon égard. Je ne sais pas ce que toi, tu attends de moi. Je ne sais même pas ce que moi, je veux faire. J'ai une peur panique de m'engager avec toi, car j'ai une peur panique de me rendre compte que je me suis trompée et que je n'ai pas laissé sa chance à la bonne personne. J'ai une peur panique de l'inconnu, j'ai une peur panique de souffrir, j'ai une peur panique de te décevoir ou de décevoir Izumi ! J'ai une peur panique de te présenter à ma mère, j'ai une peur panique de me rendre compte que je t'aime. Voilà ce qui me fait hésiter. Voilà ce qui fait qu'aujourd'hui, tu te retrouves en train de cacher ta colère parce que je t'ai blessé. Regarde-moi quand je te parle, Vivian ! »
    Elle avait débité ces mots à une vitesse si grande qu'il n'aurait surement pas compris si il n'avait pas attentivement écouté. Il posa ses yeux dans les siens, encore calmes, mais animés d'autres choses...oui, de la douleur et du sentiment d'injustice que sa déclaration avait déclenché en lui....ce n'était pas pour rien que l'on disait que l'honnêteté était la base de tout couple, alors pourquoi ne l'appliquait t'il pas lui même ? Elle avait raison sur toute la ligne.

    -Tu n'as....pas le droit de me dire ça maintenant...murmura t'il.
    Mais ça n'avait strictement aucun sens. Bien sur qu'il voulait qu'elle lui dise "Je t'aime". Il avait tout simplement peur d'être déçu lui aussi...
    Il avait les dents serrées, et était démuni, comme un petit garçon devant la colère qu'il ressentait.
    -Tu as le droit de douter... Mais ne dis pas que tu m'aimes tant que tu n'es pas sûre....on ne doit pas dire ces mots la comme ça...

    Il serra les poings et attira la jeune femme contre lui, la collant avec violence contre son torse et il la serra dans ses bras pour l'empêcher de partir loin de lui.
    « Je t'aime. Comme je n'ai jamais aimé de toute mon existence. Alors, fais quelque chose pour moi, s'il te plait.. Fais moi arrêter de douter. Embrasse-moi, mord-moi, fais ce que tu veux. Mais donne moi une raison de ne plus douter.. »
    Il écarquilla les yeux. Mais qu'est ce qui lui prenait, tout à coup ? Comment est ce que cela pourrait l'empêcher de douter ? Mais il s'exécutaient avec grand plaisir, mettant pour une fois ses pensées, son cerveau en mode off et la poussant doucement contre le mur le plus proche, liant ses doigts avec les siens. 
    -Je ne veux pas que tu regardes quelqu'un d'autre que moi. Je ne veux pas que tu sois avec lui...[/color]
    Il l'embrassa comme si la fin du monde approchait et qu'ils ne pourraient plus le faire à nouveau. Mais tout le monde savait qu'ils n'étaient pas prêt de mourir.
    Glissant ses mains sur ses hanches, il embrassa le cou de la jeune femme, goûtant sa peau lisse et nacrée comme une perle. Alors il hésita. Elle avait demandé de la marquer, de la faire sienne....

    Mais n'était ce pas terriblement brutal, juste comme ça ? Il ne voulait pas devenir une brute.... Non. S'arrêtant sur sa jugulaire, il y resta quelques secondes avant de retourner embrasser ses lèvres, les mordillant légèrement. 
    [b]-J'ai une autre idée pour t'enlever tes doutes.....

    Il aurait presque rougit si il en avait été capable tant l'allusion était flagrante. Ce qu'il voulait faire était plus qu'évident. La question était...
    -Tu as confiance en moi ?



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MessageSujet: Re: Don't Worry pv. Marie   Jeu 20 Déc - 14:53


Elle aurait voulu que ce baiser ne s’arrête pas. Mais il s’était arrêté, et Vivian avait fuit. C’était à s’arracher les cheveux, tout ça. C’était à en hurler et encore, Marie n’était pas la plus mal placée dans l’histoire. Vivian ne devait certainement plus savoir à quel sain se vouer. Elle pouvait imaginer tout ce qui se passait dans la tête du vampire. Avait-il peur de la perdre, à ce moment là ? Elle, elle avait peur. Le perdre ou qu’il la perde, ça revenait au même en soit.. Elle ne voulait pas ça. Elle ne voulait pas qu’ils se perdent l’un et l’autre et pourtant, elle ne voulait pas non plus s’engager. Et qu’est-ce qu’elle voulait ? C’était compliqué. Trop compliqué, trop tarabiscoté, elle déconnait sérieusement. Elle agissait comme une adolescente. Bordel, elle avait plus de deux siècles et elle agissait encore comme une adolescente ! Et oui, tiens, pourquoi pas ! Qu’il hurle, qu’il casse tout si ça pouvait lui faire plaisir ! Mais qu’il ne souffre pas. Elle ne voulait pas supporter de le voir souffrir, de le voir prendre sur lui comme ça pour ne pas s’énerver. Au fond, qu’il se contienne était sûrement une très bonne chose pour son appartement, comme pour elle.. Mais ça ne résolvait pas le problème. Le fait qu’il s’énerve ne l’aurait pas davantage résolu, mais au moins ça aurait fait de l’animation..

-Je veux que tu sois avec moi parce que tu l'as choisi et non parce que je te l'aurais imposé....il faut surement passer par la pour ça et c'est un risque que je suis prêt à prendre....

Elle ne répondit rien. Il n’y avait rien à répondre.. Elle savait qu’il tenait à elle, mais elle n’arrivait pas à admettre qu’il était prêt à l’attendre le temps qu’elle se décide. Elle n’arrivait pas à percuter qu’on pouvait l’aimer à ce point. Il mettait clairement son propre bonheur entre parenthèse pour celui de Marie. Et elle le remerciait en lui plantant un pieu dans le cœur.. Enfin, métaphoriquement parlant, bien entendu.. Il était prêt à faire des concessions pour elle et elle, elle était là à papillonner, à dire qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle se sentait stupide. Elle se sentait immature. Elle avait l’impression de n’être qu’une petite imbécile qui n’agissait que dans son propre intérêt. C’était écœurant. Il l’aimait, il était prêt à des montagnes de choses pour elle et elle.. Hé bien elle était là, à s’énerver intérieurement contre elle-même. Merde. C’était le seul mot qui arrivait à tourbillonner dans son esprit. Juste merde. Et puis, ce merde se mua en autre chose. En de la colère qui avait besoin d’être évacuée. Elle avait besoin de dire ce qu’elle avait sur le cœur, même si ce n’était pas ce qu’attendait Vivian. Même si ça pouvait lui faire mal de savoir tout ce qu’elle avait dans la tête.

Oui, elle l’aimait. Aussi simplement que ça, n’est-ce pas ? Elle l’aimait profondément, pour ce qu’il représentait pour elle. Pour ce qu’il lui apportait. Elle l’aimait, parce qu’il l’avait toujours fait se sentir véritablement belle. Parce qu’il trouvait toujours un truc pour la faire rire ou pour l’amuser. Mais elle était honnête ; elle avait peur de tout un tas de choses. De se planter, de foncer droit dans le mur, de ne pas faire le bon choix, de la réaction de Charlotte.. De tellement de choses. Pendant le bal, elle avait réussi à mettre son cerveau sur le mode débranché. Elle avait réussi à simplement profiter de sa soirée avec le vieux vampire et ça avait été magique. Maintenant, elle se mettait dans des états pas possibles parce que son cerveau s’était reconnecté avec la réalité.

-Tu n'as....pas le droit de me dire ça maintenant...
« Pourtant, c’est simplement la vérité. »
-Tu as le droit de douter... Mais ne dis pas que tu m'aimes tant que tu n'es pas sûre....on ne doit pas dire ces mots la comme ça...
« Je sais. »

Elle se retrouva coller à Vivian. Ça avait été violent, et il lui avait fait mal mais elle ne dit rien. Strictement rien avant de continuer à parler. Elle le lui dit clairement. Je t’aime. Bien distinctement, avant de péter totalement les plombs, de se perdre entre la rationalité et ce qu’elle désirait. Et si elle faisait une connerie ? Et si elle faisait simplement une connerie ? Elle savait que ça allait se passer comme ça, elle n’avait pas assez de volonté pour repousser Vivian et pour avoir une conversation censée avec lui là-dessus. Parce qu’elle avait eu envie de l’embrasser dès qu’il avait franchit le seuil de son appartement. Parce qu’elle avait eut envie d’effacer Izumi de sa tête l’espace d’une nuit lorsqu’il l’avait embrassée.. Et maintenant, ça. Lui donner clairement l’autorisation de la mordre. Lui donner l’occasion de passer à la vitesse supérieure. Elle n’était pas stupide, elle savait que ça avait une espèce de signification d’appartenance de se laisser mordre par un autre vampire. C’était quelque chose qu’on ne faisait que dans l’intimité, avec une personne tout aussi intime..

Vivian ne se fit pas prier, poussant Marie contre le mur avant de lier ses doigts aux siens. La Parisienne était dans un état proche de la panique, il fallait l’admettre. Mais il y avait aussi une pointe de désire, d’envie qu’il aille jusqu’au bout, qu’il fasse ce qu’il avait entreprit de faire. Elle ne pouvait pas bouger et elle ne cherchait même pas à le faire..

-Je ne veux pas que tu regardes quelqu'un d'autre que moi. Je ne veux pas que tu sois avec lui..

C’était on ne peut plus clair. Au moins, c’était dit et Marie n’eut même pas le temps de répondre. Elle répondit au baiser de Vivian, avec la même passion que la première fois. Elle faisait une bêtise, elle le savait, elle en avait pleinement conscience. Elle se laissait aller alors qu’elle doutait encore. Mais tant pis. Elle ne voulait pas se prendre encore la tête, pas ce soir. Elle se rendrait peut-être compte demain de sa connerie, elle regretterait peut-être. Mais elle l’avait cherché. Elle ne bougea pas d’un micro iota lorsqu’elle sentit les lèvres de Vivian sur son cou, fermant même les yeux. Elle ne savait plus quelle sensation ça faisait de se faire mordre. On ne l’avait mordu qu’une seule fois, 222 ans plus tôt pour la transformer.. Mais rien ne se passa. Non, Vivian remonta pour venir l’embrasser une nouvelle fois avant de lui dire ;

-J'ai une autre idée pour t'enlever tes doutes...

Oh non. Non, non, non, non ! NON ! Oui, Marie avait eu des petits-copains, oui Marie se faisait souvent draguer.. Mais Marie n’avait jamais, jamais, JAMAIS fait ce que Vivian avait en tête. Ou ce qu’elle pensait qu’il avait en tête. Elle se faisait peut-être des films, c’était fort probable.. Elle se faisait des films, hein ?

-Tu as confiance en moi ?
« Je.. Oui.. Vivian, je.. Enfin, tu penses à.. Ce que je pense, n’est-ce pas ? Je.. »

Oui Marie, tu ? Elle avait presque honte. 241 ans et encore vierge, elle en avait battu des records ! Pourtant, elle avait eu des milliards de fois l’occasion de coucher avec n’importe qui. Mais non, elle voulait attendre. A ce niveau, ce n’était même plus de l’attente, en réalité.. Mais elle voulait se préserver. Elle ne voulait pas devenir une putain. Reste de sa vie de mortel et des paroles que son père avait prononcées. C’était stupide..

« Je n’ai jamais.. Enfin, tu vois. C’est gênant pour moi.. Euh je.. C’était bien ce que tu avais en tête, hein ? Je dois passer pour une idiote ou pour.. Pour une adolescente terrifiée.. Je dois avoir l’air stupide.. En même temps, je suis encore une ado, techniquement. Enfin, je veux dire, je ne suis pas très âgée.. Je n’ai même pas encore 300 ans, c’est jeune.. Sans compter que j’ai gardé le corps d’une fille de 19 ans, et 19 ans c’est jeune également ! On est pas prêt pour ça à cet âge là, si ? Non ? J’en sais rien, je.. »

Elle s'écarta doucement de Vivian et se décolla du mur. Jamais on n’avait vu Marie aussi stressée de toute son existence, c’était un fait. Et ça avait quelque chose d’assez comique, finalement. Marie, si sûre d’elle, si franche, qui n’hésite pas à dire les choses telles qu’elles sont était de nouveau en train d’entortiller ses doigts dans tous les sens car elle était stressée. Ce n’était pas le même stress que quelques minutes plus tôt. C’était un stress beaucoup moins facile à gérer, finalement.. Et puis, elle prit la main du vampire, le faisant s’assoir sur le canapé pour se mettre à califourchon sur lui et se cacher la tête dans les cheveux de son ainé.

« Mais, oui, je te fais confiance Vivian.. »


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Don't Worry pv. Marie

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