C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Mienne feat. Ninomiya Yui

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MessageSujet: Mienne feat. Ninomiya Yui   Dim 4 Déc - 0:51


Le 3 octobre 2011 ▬ 1h50
Dans le fond d'une ruelle sombre et sale


Tôkyô avait peut-être changé en un peu moins de deux cent ans, mais rien ne troublait réellement Makoto dans ces changements. Que ce soit ici ou à Changsha et ses environs, ville chinoise où il avait habité pendant une longue période, ils étaient tous pareils... Ça faisait à peine une semaine que Makoto était arrivé en ville et déjà, on se retournait sur son passage, murmurant des paroles qu'il ne pouvait comprendre. Parfois, certains plus téméraires -et idiots- l'approchaient en se moquant, usant de ce surnom qu'il détestait tant. Il ne voulait plus l'entendre... jamais. Et il n'était pas venu ici pour qu'on l'associe à lui. Pourquoi les rumeurs l'avaient-elles si bien suivies ? Les vampires n'étaient franchement pas bien différents des êtres humains... Et comme les hommes détestent ceux qui n'entrent pas dans leur moule, les vampires auraient préféré qu'il n'eût jamais existé. D'ailleurs, Makoto avait eu vent des intentions incertaines du Conseil vampirique de la ville. Visiblement, son cas était à l'étude pour savoir si oui ou non il serait exécuté. Ça donnait froid dans le dos...

Et pourtant, Makoto ne se cachait pas spécialement. Pourquoi l'aurait-il fait, de toute façon ? Il ne comprenait pas pourquoi des vampires pouvaient décider de l'éliminer. Et surtout, il ne comprenait pas leurs motivations. En quoi était-il réellement un problème ? Non vraiment, Makoto n'avait jamais compris les valeurs vampiriques... Il n'en avait probablement même jamais entendu parler, ce qui ne lui facilitait pas la tâche. S'il avait eu un mentor... Mais cet aspect de l'enfance vampirique lui échappait complètement. D'ailleurs, alors que ses pas martèlent le sol d'une ruelle sombre et crasseuse, il songe aux vampires peuplant cette ville, se posant mille questions. Ils semblaient souvent agir comme un tout alors que pourtant, ils étaient relativement solitaires dans l'âme en général. Qu'est-ce qui les distinguaient à ce point de lui ? Il ne tardera probablement pas à le découvrir, puisque tous semblent tant vouloir lui tourner autour, sûrement pas curiosité. Il y en aura bien un pour penser qu'il a besoin de se faire raconter la vie...

Légèrement tremblant, Makoto s'enfonce un peu plus dans une de ces quelques ruelles composant un quartier qu'il n'était pas bon de fréquenter. Ici, les âmes que l'ont croise sont généralement vampiriques... et pas les plus courtoises d'entre elles, forcément. Mais, ça importait peu à Makoto qui n'était pas du type à faire la conversation au premier venu. Cependant ce soir, il semblerait que les vampires se soient donnés rendez-vous ailleurs, car il ne croise pour ainsi dire personne. Ses pas seuls résonnent dans les ruelles, lui qui n'avait pas appris à se déplacer furtivement, sauf lorsqu'il traquait. Et pour traquer... il se décide rapidement à le faire alors qu'une odeur bien connue glisse dans ses narines. Ses muscles se raidissent un moment à ce particuliers stimulant et la faim se fait sentir. Plus que ça, aussi... L'envie. Le besoin. Le manque... Makoto a un léger gémissement qui tient plus du grognement. Il devait lutter... Il s'était promis de se nourrir uniquement vers la fin de la nuit, aujourd'hui, histoire de se donner un défi supplémentaire dans le combat de son addiction.

Mais, l'odeur s'approchait en même temps que les pas et Makoto ne songe plus à ses bonnes résolutions. Il se courbe légèrement, fait quelques pas silencieux à gauche, puis se tapis dans l'ombre alors qu'une délicieuse jeune femme passe à proximité, visiblement effrayée. Plus loin, des bruits de lutte. Si Makoto savait que cette femme venait justement d'échapper à un vampire, il n'y aurait peut-être pas touché. Pas parce qu'elle était chasse gardée...Il ne connaissait pas ces principes de courtoisie et ne les aurait probablement pas compris alors que comme présentement, ses jolis yeux inclinés habituellement d'un brun foncé assez doux se parent d'une lueur rougeâtre. Cependant, ça pouvait vouloir dire « danger » pour lui... Mais Makoto pensait comme la bête qu'il était devenu alors que s'alliant à son parfum fruité se mêle le sang qui coule un peu de son cou à son chemisier blanc, mais aussi la peur à l'état pur...

Makoto n'attend pas. Il saute sur sa victime qui hurle une dernière fois avant qu'il ne plonge les crocs dans son cou. Tout se passe extrêmement vite malgré l'acharnement qu'y met le vampire, ne sachant toujours pas comment bien mordre. Ses crocs se referment plusieurs fois sur la gorge blanche, cherchant sans la trouver la jugulaire battante. Le liquide carmin divinement chaud fini de teinter le chemisier de cette citoyenne qui n'aura plus jamais à se soucier de ces tâches. La mâchoire et la gorge de Makoto sont déjà maculés de sang alors que dans quelques claquements sinistres, il arrache ligaments et veines de moindre importance. Le loup-garou venait de frapper une nouvelle fois... et il ne comptait pas s'arrêter de sitôt. Le sang coule. Pas uniquement lui, d'ailleurs, mais Makoto ne s'en soucie pas le moins du monde. Sous sa longue silhouette maigre, le corps svelte de la femme tressaille quelques fois, agité par les spasme de ses terminaisons nerveuses rompues, bien qu'elle soit déjà morte.

Entre deux grognement de fauve, Makoto aspire le sang qu'il récolte ainsi du cou à moitié attaché au corps de sa victime. Il n'en a néanmoins pas aspiré la moitié que des bruits se font entendre en sa direction. Vivement, Makoto redresse la tête, montrant son visage ensanglanté à l'ombre qui se faufile le long d'un mur. Dans un premier temps, on eût dit que l'autre était effrayé... mais peut-être que si le vampire avait été lucide et non pas complètement bestial, il eût vite fait de remarquer le dégoût et le mépris peint sur ce beau visage pas tout à fait japonais. Alors que les vampires crachent souvent tel des chats pour marquer leur mécontentement, Makoto gronde plutôt en direction de l'intrus qui vient interrompre ce succulent repas.

MAKOTO Dégage !

Ce simple mot est prononcé d'une façon si bestiales, si sauvage qu'il était probablement surprenant de l'entendre d'un vampire... mais pas de Makoto, encore prostré sur une victime baignant dans son sang, pas vrai... ? Rien d'humain, ni de vampire ne se dégageait de lui présentement... Et si on avait su qu'il était un peu des deux, nul doute qu'on eût trouvé cette simple idée encore plus ridicule qu'à l'habitude.

MAKOTO C'est la mienne ! Vas t'en chercher une autre ! Dégage !!

Car il était évident que celui-là aussi était vampire...


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Lun 5 Déc - 15:45




Yui leva le nez vers le ciel obscurcit. Il faisait nuit noire et pourtant, il y voyait comme en plein jour. Le « bon côté » de sa condition vampirique même si à voix haute, il n’oserait pas dire de pareils mots. Les nuages étaient épais au dessus de la ville, dissimulant une lune qui était à présent le seul astre qu’il se surprenait parfois à contempler. Cela faisait plus sept cent cinquante années que Yui n’avait plus pu observer le soleil. Pourtant, il lui semblait que ça faisait plus longtemps encore. Comme si finalement, il n’avait en réalité jamais réellement profité de l’astre solaire. Oublié, les biens faits des rayons chauds. La mort avait donné, la renaissance avait reprit.

Le regard sombre du vampire revient se poser devant lui alors qu’il observe une des rues du quartier d’Arakawa. Depuis qu’il était de retour à Tôkyô, il n’avait pas encore pleinement mit le pied ici. Pour quelqu’un d’un minimum avisé, cet endroit était un repère de vampire. D’ailleurs, consciemment ou pas –sûrement que non- la population humaine avait commencé à déserter les lieux. On parlait de malédiction sur des bus scolaires comme si c’était ce qu’ils pouvaient croiser de plus inquiétant et en fait, Arakawa était un peu devenu le cimetière de Tôkyô. Encore quelques décennies à ce rythme et le quartier serait un boomker vampirique.

Quoi qu’il en soit, même lui n’était pas assez fou pour prendre les lieux à la légère. Il en était resté légèrement à l’écart dans un premier temps, le temps de se refamiliariser avec la ville. Depuis combien temps était-il a Tôkyô ? Ho, ça se comptait déjà en semaine. Peut être trois. Un mois, tout au plus. Mais pendant plusieurs dizaines d’années, Yui avait évité la capitale, chassant ailleurs. Pas seulement au Japon d’ailleurs. Il était partit en Chine il y avait de cela trois ou quatre siècles, profitant de son bilinguisme. Il était ainsi partit sans cesse un peu plus à l’ouest, poussant jusqu’à l’Europe. Mais son don pour les langues s’était, lui, bel et bien arrêté en Chine.

De toute façon… A quoi lui servait-il de parler les langues des villes dans lesquelles il était de passage ? Yui ne sociabilisait pas. Il chassait. Les petits boulots qu’on lui confiait étaient généralement au noir et le manque de communication n’était pas un problème. Parce que oui, Yui prenait un petit boulot de temps en temps. Il fallait bien… Parce qu’il devait se loger aussi et bien qu’il aurait pu dormir n’importe où, le besoin d’une douche, d’un sommeil artificielle et d’un toit sûr quand le soleil serait levé se faisait sentir. Yui avait un instinct de survie très développé et il n’y avait qu’à se pencher un peu sur son passif pour comprendre pourquoi, sans doute. Il était un « survivant » même s’il était déjà mort.

Ce soir, il avait déjà dîné. Une proie facile, multirécidiviste. Agressions caractérisées. Comment il le savait ? Facile : Yui faisait parfois le tour des agents de probation lorsqu’il y avait des réunions anonymes de criminels en tout genre. Il n’y avait ensuite plus qu’à faire son marché, en quelque sorte. D’ailleurs, levant une main, Yui vient essuyer à la commissure de ses lèvres un peu de sang légèrement séché. Non, malgré l’impression qu’il pouvait donner d’être du côté de la race humaine, Yui avait décidé de ne pas renier ce que le monde avait fait de lui. Enfin… Il le reniait si… Mais pas quand il s’agissait de survivre. Hors le sang, c’était la vie. On l’avait nourrit pendant un siècle avec des animaux plus ou moins petit pour l’avilir et aujourd’hui, il n’était plus question pour lui de s’adonner à ce genre de pratique, que ça plaise ou pas.

Yui avance donc prudemment, ses vêtements sombres l’aidant à se fondre dans le décor alors déjà que ses capacités de chasseur allié à son vampirisme l’aident déjà à être le plus discret possible. Et ce n’est que lorsqu’un cri retentit qui adopte cette posture tendue, ses muscles en attente et ses sens en alerte. L’odeur du sang vient glisser contre ses narines, très légère, et Yui s’élance finalement. Ses rangers épaisses martèlent un sol passablement humide sans qu’il ne dérape néanmoins et lorsqu’il arrive sur les lieux de l’agression, il ne tergiverse pas. Il ne le faisait jamais.

D’un bond, il est à hauteur du vampire et de sa proie. Il pourrait tirer violement sur la tête du vampire pour le déloger du cou de sa victime mais c’était un cou à arracher la jugulaire de cette dernière… De fait, sa poigne solide vient se poser contre les cervicales du vampire pour y faire une pression conséquente, l’obligeant à desserrer les crocs. Et quand c’est fait, il saisit le bras de la femme pour la pousser sans aucune douceur plus loin. Il ne lui dit même pas de partir. Qu’elle fasse ce qu’elle voulait à présent, lui s’occupait du vampire qui feulait déjà en se dégageant de sa poigne. Et il gronde d’autant plus quand sa proie s’échappe.

Il avait l’air jeune, même si chez les vampires, ça ne voulait pas toujours dire grand-chose. Et Yui ne parlait pas là de sa jeunesse humaine mais bien de celle vampirique. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une science exacte, on pouvait deviner un peu où en était un vampire à sa façon de réagir face à une agression… Sa façon de se nourrir, celle d’évaluer le danger, d’y répondre. Et de toute évidence, celui là l’évaluait très mal… Il lui fonce dessus vite et fort mais Yui n’était pas de ceux que l’on peut avoir avec une attaque frontale de ce genre. Et le combat, fort inégal, ne dure que quelques instants…

Yui s’écarte pour esquiver le vampire. Mais en une fraction de seconde, il est derrière lui et avec violence, il abat un pied dans la pliure du genou du vampire. Le choc est si brutale que le genou émet un craquement sinistre mais avant même que le vampire ait hurlé de douleur, Yui saisit un des katars accroché aux lanières de cuir sous son blouson pour le planter dans la gorge du vampire… Et il l’enfonce avec tellement de force que la lame s’engage entre ses bronches pour entre jusque dans la trachée. Un gargouillis morbide s’échappe de la gorge pourfendue et gronde :

    ◈ Articule… Je comprends pas…


Puis d’un geste toujours aussi violent, il à un mouvement circulaire avec l’arme pour… Décapiter le vampire… Qui s’évanouit dans un tas de poussière cendrée. Certes… Y avait plus propre comme méthode mais peu importait non ? C’était le résultat qui comptait… Sauf que… Yui a à peine le temps de profiter de sa victoire qu’un cri similaire à celui d’un peu plus tôt se fait entendre. C’est pas vrai… Y avait des gens qui cumulaient la malchance non ?

Yui s’élance à nouveau sans regarder en arrière, et son regard déjà bien sombre s’obscurcit encore plus alors que cette fois, l’odeur de sang qui lui parvient est si forte qu’il en est un instant étourdit. La femme était tombée sur autre chose qu’un vampire ?!

Mais quand il arrive sur place, les yeux braqués sur les deux protagonistes de cette scène macabre, Yui constate que non. La femme était bien tombée à nouveau sur un vampire. La scène qui se jouait sous ses yeux avait quelque chose de familier sans qu’il parvienne à se remémorer quoi. C’était juste… Cette grande silhouette aux cheveux longs, penché sur ce petit bout de femme inerte et dans les membres étaient ballotant…

Une grimace écœurée passe sur le visage de Yui. Certes, lui-même venait de faire du travail pas super propre… Mais ça n’avait rien à voir… Le vampire qui relève la tête sur lui a du sang partout sur le visage qui lui dégouline sur le menton. La carotide de la femme est arrachée, sa gorge déchiquetée. On aurait dit qu’un vampire sans dents avaient dépiauté la carcasse de l’humaine afin d’accéder à l’artère tant désirée.

    ◈ Dégage !


Il gronde comme un chien sauvage mais Yui ne bronche pas, continuant d’observer. Les pupilles presque écarlates de l’autre en face de lui lui prouvaient bien qu’il avait à faire à un vampire mais honnêtement, il aurait été prêt à croire qu’il s’agissait d’autre chose.

    ◈ C'est la mienne ! Vas t'en chercher une autre ! Dégage !!


Yui ne bouge toujours pas d’un pouce, restant en alerte. Ce n’était pas la peine de se précipiter : cette femme était morte. Et elle avait sûrement souffert énormément le temps que la mort vienne, sans doute malgré tout rapidement. La morsure était pourtant quelque chose d’agréable en général…

    ◈ On t’a jamais apprit à dîner ?


Parce que non de dieu : que faisait le père de ce vampire ???! Il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un jeune vampire qu’on avait laissé à l’abandon à sa renaissance. Le démon n’était pas seul maître à bord. Mais il avait dû être lâché dans la nature très tôt non ? Yui fait finalement un pas dans la direction du vampire, signalant :

    ◈ On ne te l’apprendra jamais.


Parce que cette nuit était sa dernière nuit. Yui, par acquit de conscience, récupère ses katars, s’armant avec aplomb alors qu’il précise :

    ◈ Tu vas mourir ce soir. Encore.


Pourquoi est ce qu’il précisait ? Par réflexe… Un peu comme s’il avait parlé à un animal qui ne pouvait pas forcément comprendre tout ce qu’il lui disait. Comme il aurait annoncé à un chien qu’il allait l’euthanasier, en fait. Pourtant, pour peu qu’on soit imaginatif, il pouvait se dégager quelque chose de charismatique de ce vampire là. Juste… Pas comme ça évidemment. Là… Là il avait pas l’air charismatique du tout.

Yui fait un pas à nouveau, décidé, menaçant, laissant néanmoins son côté le plus vampirique de côté encore, testant la température. Difficile d’imaginer l’âge de ce vampire là et ses aptitudes au combat. Une bête sauvage ne… Il s’arrête dans ses pensées, réalisant les rumeurs des derniers jours en ville…

    ◈ La Bête du Xiang…


Yu fronce les sourcils avant de reprendre :

    ◈ Tu es bien loin de chez toi… La Chine ne te plaisait plus comme terrain de chasse ?


Puis c’est sincèrement qu’il demande, peut être en mémoire au vampire sauvage qu’il avait été dans ses cent premières années, et même un peu plus :

    ◈ Tu veux que j’abrège tes souffrances… ?



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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Jeu 8 Déc - 2:42


L'homme qui venait d'apparaître devant lui avait des traits fort particuliers et alors que Makoto relève la tête pour de bon de sa victime, comprenant qu'il allait devoir relâcher un moment sa victime, il se sent étrangement... chez lui ? La raison était simple : cet intrus n'était certes pas Chinois, mais ses traits lui rappelaient indéniablement ce peuple parmi lequel il avait vécu pendant un peu moins de deux cent ans. Ce n'était pas facile à expliquer... C'était seulement l'harmonie générale de ses traits marqués qui lui donnait cette étrange impression. Et pourtant, lorsque l'autre ouvre finalement la bouche, c'est sans l'accent rude qui caractérisait habituellement les natifs chinois.

YUI On t’a jamais apprit à dîner ?

Makoto lance un petit regard en biais à l'individu en question. Mais qui était-il pour venir l'interrompre pendant son repas, l'insultant comme s'il était le dernier des moins que rien ?! Makoto fronce les sourcils, l'animal en lui commençant déjà à faire place à l'humain. Lentement, un peu perplexe peut-être, il glisse une main contre ses lèvres, puis contre son menton, récoltant ainsi le sang qui s'y était logé... mais pas tout, évidemment. Il lance un petit regard à sa main, la trouvant ensanglantée, sans surprise aucune, mais avec tout de même une relative mauvaise humeur. Il n'avait plus grand chose pour se défendre des propos de l'autre ainsi, pas vrai... ?

YUI On ne te l’apprendra jamais.
MAKOTO Pardon... ?
YUI Tu vas mourir ce soir. Encore.

Ooookay... Makoto arque les sourcils, se parant d'un petit air méprisant alors qu'il se redresse complètement, déployant sa grande silhouette maigre. Il se tient toujours entre sa proie et l'autre vampire -il ne pouvait qu'en être un, tant il avait été silencieux !-, ne voulant pas céder un seul centimètre carré de terrain. Surtout après cette menace plus que claire... Makoto entrouvre la bouche, montrant à nouveau les dents. La partie primitive de ce vampire particuliers alternait, s'imposant pour repartir aussitôt, puis faisant le contraire, encore et encore. C'était désagréable... Mais le sentiment de menace qu'il ressentait était aussi biaisé par la possibilité qu'il avait de parler avec cet étrange individu qui semblait... en vouloir à sa propre race ? Makoto savait qu'il valait mieux ne pas faire confiance à ses semblables, mais habituellement, les attaques entre vampires trouvaient certains fondements. Lui ne semblait pas avoir de raison... pas vrai ?

Puis, voilà qu'il ne peut s'empêcher de le dire...

YUI La Bête du Xiang…

...comme tout le monde, pas vrai ? Makoto serre les poings tant et si bien que ses courts ongles appuis contre la chair tendre de ses paumes, la marquant aussitôt.

MAKOTO Makoto !!

Le hurlement de rage de la Bête résonne dans la ruelle sombre. Il ne voulait plus entendre ce surnom... La haine qu'il en ressentait était vive, perçante. Et présentement, elle était toute dirigée vers celui qui avait cru pouvoir le juger en si peu de temps. Certes, ses manières n'étaient probablement pas fines... Mais qu'en savait-il, lui ?! Il n'avait jamais vraiment fait partit de ce monde... L'autre lui laisse clairement entendre qu'il sait d'où il vient et ça n'a rien pour plaire à Makoto, qui ne répond néanmoins pas immédiatement à cette attaque.

Cependant, à la suite, il ne peut qu'avoir un grognement de rage !

YUI Tu veux que j’abrège tes souffrances… ?

Pour qui se prenait ce vampire de bas étage ?! Non, Makoto n'était pas capable de reconnaître un vieux vampire lorsqu'il en voyait un... Sauf peut-être Kuromiya Sensui, qu'il avait déjà vu en allant au bar. Mais c'était différent... Chez Kuromiya, ça se sentait avant même de se voir tellement il respirait la noblesse. Et non, ce n'était pas vraiment un compliment dans la bouche de Makoto, qui ne jugeait pas ce genre de comportement comme inutile et pompeux. Certes, c'est lui qui se plaignait qu'on jugeait sans même le connaître ! Mais, faites ce que je dis, pas ce que je fais... Et présentement, Makoto attendait quelque chose de fort différent de cette rencontre !

Néanmoins, il commence à se douter... Parce qu'il n'est pas complètement con. Il sait encore fait des déductions logiques lorsque ça s'appliquait et pour être sincère, Makoto avait toujours démontré de fortes aptitudes mentales. Est-ce qu'il détenait la sainte vérité sur cet homme ? Lui pensait que si...

MAKOTO Alors c'est ça... Le Conseil a tranché ? Ce fut rapide... Et je peux savoir en quoi je vous dérange vraiment ?! Je ne fais rien de bien différents de vous !! Cette femme sera la seule qui périra sous mes crocs ce soir !

À nouveau, Makoto lève la main pour s'essuyer le menton, puis une joue. Il était encore bariolé de sang, mais de façon moindre. Son attitude bestiale était fort différente de cette façon nette de s'exprimer, c'est clair... Mais Makoto ne s'en rendait même pas compte. Il ne songeait qu'à défendre la femme qui était sienne et qui, à son plus grand damne, se vidait de son sang sans son aide... C'était bien l’inconvénient d'être vampire. Cette façon de se nourrir était peu pratique... Makoto pince les lèvres, irrité, mais ne gronde pas cette fois, maîtrisant un peu mieux la Bête. Maintenant qu'il savait que c'était le Conseil vampirique de Tôkyô qui envoyait cet homme, il comprenait qu'il y avait une raison sous ses agissements... et idiotement, peut-être, ça changeait tout pour lui.

Néanmoins, pas facilement impressionnable, Makoto fait un pas vers l'autre, menaçant. Il montre à nouveau les crocs, puis hoche lentement la tête de gauche à droite sans quitter le vampire du regard.

MAKOTO Tu es assez présomptueux pour croire que tu vas me tuer, sans aucun doute ? Et après c'est toi qui m'insulte en me traitant de bête ?! Le manque d'intelligence autre que primaire est ce qui caractérise les bêtes, il me semble...

Il glisse sa langue tout contre ses lèvres sanglantes, son regard rougeâtre brille un court instant avant de perdre ses teintes carmin, reprenant leur onyx naturel. Ce n'était plus la rage qui le motivait... mais une sorte de moquerie. Il ne prenait pas ce vampire de haut. Ne le sous-estimait pas non plus. D'ailleurs, ces quelques battements un peu plus affolés qui agitaient son coeur encore humain prouvaient que la peur l'étreignait. Or, Makoto avait encore un peu de fierté, quoi qu'on en pense. Ce vampire n'allait pas avoir la chance de le voir supplier... pas ce soir.

MAKOTO Je t'ai déjà dis de dégager... Ne joue pas avec la « Bête », comme tu le dis si bien. Tu pourrais avoir de bien mauvaises surprises.

Puis, railleur, il lève une main pour faire signe de deux doigts au vampire de s'approcher.

MAKOTO Viens et explique-moi la vie, puisque tu sembles avoir des droits sur celle des autres...

Avait-il besoin d'ajouter qu'il trouvait ce vampire fort présomptueux ? Vraiment... et après on se demandait pourquoi il évidait leur société !


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Sam 10 Déc - 10:40





Nouvelle grimace passablement écœurée de Yui alors que l’individu en face de lui vient d’une main tenter de se débarrasser du sang qui lui coulait le long du menton et… En fait, d’un peu partout. Franchement, si ce genre de considérations avait compté pour Yui, il aurait plaint la personne du pressing qui s’occupait des fringues de ce type… Encore que… Après ce genre de « petit encas », tout devait partir au feu sans remords non… ?

Quoi qu’il en soit, il y a du mépris chez le vampire qu’il affronte. Soit parce qu’il le sous-estimait, soit au contraire parce qu’il se surestimait. Mais que ce fusse l’un ou l’autre, il allait forcément devoir réviser un minimum son jugement parce que Yui n’avait pas pour habitude de laisser s’envoler ses proies. Ca arrivait… Mais c’était rare et au prix d’un combat souvent acharné, d’une rare violence et qui laissait un souvenir impérissable de sa rencontre. D’ailleurs, ça lui fait à nouveau penser à Kuromiya qu’il avait croisé plus tôt dans la semaine. Dans le genre « rencontre explosive » ça avait pas été à piquer des hannetons…

L’autre vampire devait encore se souvenir de cette altercation violente lui aussi. L’adrénaline lui avait couru dans les veines comme rarement, si tenté est qu’il puisse avoir de l’adrénaline encore… Sept cents ans passés et il n’en savait rien mais en même temps, l’intérêt était tout limité. Bref. Seijûrô et lui s’était battu et Yui avait dû compenser en expérience du combat ce que l’autre vampire gagnait en allonge et en force brute. Même si en fait, question force, il n’était pas du tout à négliger non plus… Quoi qu’il en soit, il est probable qu’il aurait finit par prendre le dessus sur l’autre vampire, du moins, s’il avait continué à se battre sérieusement. Mais ils s’étaient rencontrés peu avant l’aube et bien que le combat était loin d’être terminé, ils s’étaient séparés sur un accord tacite, remettant cette joute à plus tard.

Mais « plus tard » n’était pas encore arrivé et sans doute que ce n’était pas vraiment un mal. S’aurait été dommage de se priver d’un des deux vampires sans doute, pour la communauté nocturne. Peu importe…

Quoi qu’il en soit, Makoto montre à nouveau les dents, grondant comme un chien mal dressé. Ca présageait un combat désorganisé et où il faudrait donc être constamment sur ses gardes mais également un combat qui pouvait s’avérer très court comme interminable. Les vampires sauvages de ce type fonçaient soit bêtement et se faisaient tuer à la première attaque frontale… Soit ils faisaient preuve d’une peau vraiment dur et il fallait frapper un nombre incalculable de fois pour, qu’une fois au sol, ils y restent. Le coup de grâce ensuite n’était plus qu’une formalité, encore fallait il arriver jusque là.

    ◈ Makoto !!


Le vampire avait littéralement rugit ce prénom. Prénom qu’il lui connaissait évidemment, comme la plupart des vampires et/ou chasseurs qui s’intéressaient un minimum à ce genre de chose. En tout cas, il avait eu l’air, pendant un instant, de perdre complètement la tête, se valant de fait sans doute plus que jamais le titre de « Bête ». C’était quoi son gros problème ? Il avait qu’à bouffer un peu plus proprement s’il ne voulait pas hériter de ce nom là ! En plus, avec un tel comportement, il avait peut être pas eu trop de problèmes en Chine mais au Japon et plus particulièrement dans la capitale, il allait tomber sur un gros os… Le conseil plaisantait peu avec tout ce qui menaçait le petit confort de leur secret…

    ◈ Alors c'est ça... Le Conseil a tranché ? Ce fut rapide... Et je peux savoir en quoi je vous dérange vraiment ?! Je ne fais rien de bien différent de vous !! Cette femme sera la seule qui périra sous mes crocs ce soir !


Alors que Makoto se fait directement menaçant, prouvant bien qu’il allait sérieusement en découdre, Yui se campe de manière bien solide sur ses pieds. Ho certes, Makoto avait lui aussi une allonge beaucoup plus importante que la sienne –décidemment !- mais Yui s’était battu toute sa vie ! Et toute sa mort aussi… Alors franchement, il était prêt et n’avait pas peur du choc à venir.

Sauf que… Sauf que la Bête du Xiang a une réflexion qui le déstabilise tout à fait l’espace d’un instant. Non attendez… Makoto le prenait pour un envoyé du conseil ?? Ou pour un de ses membres lui-même ?! Cette fois, c’est à lui de montrer légèrement les crocs, feulant plus à la manière d’un chat en colère qu’un chien enragé pour sa part. Il haïssait qu’on l’associe de trop près avec ce monde auquel il n’avait jamais appartenu et n’appartiendrait jamais. Il ne se sentait ni homme, ni vampire. Sa cause était unique et ses raisons de croiser le fer silencieuse. Il déchargeait des siècles de haine et de colère.

Makoto fait un pas dans sa direction, plus humain qu’animal d’une certaine façon et Yui récupère ses appuis et son aplomb, toujours terriblement vexé de s’être fait prendre pour un de ces imbéciles qui présidaient autours d’une table tout un peuple d’autres imbéciles. La seule partie probablement vraie du discours de Makoto, c’était que le conseil était probablement déjà en train de délibérer sur son cas. Mais ça prendrait sûrement un peu plus de temps que ça pour qu’ils se décident.

    ◈ Tu es assez présomptueux pour croire que tu vas me tuer, sans aucun doute ? Et après c'est toi qui m'insulte en me traitant de bête ?! Le manque d'intelligence autre que primaire est ce qui caractérise les bêtes, il me semble...


Trèves de blabla et de moral. Trèves de discours. Yui n’avait pas envie de l’écouter et de parler d’avantage avec lui-même si soudainement, pour peu qu’on se donne la peine d’essayer de passer outre l’aspect répugnant qu’il abordait, Makoto avait presque l’air d’être un être capable de sociabiliser, de réfléchir et de discourir intelligemment. Malheureusement, ce n’était pas ce qui le sauverait ce soir…

    ◈ Je t'ai déjà dis de dégager... Ne joue pas avec la « Bête », comme tu le dis si bien. Tu pourrais avoir de bien mauvaises surprises.


Yui amorce un mouvement, portant le poids de son corps sur une seule pointe de pied histoire de jouir d’une belle détente et son regard noir ne quitte pas les pupilles qui brillent un instant d’une lueur écarlate alors qu’il continu de lui déblatérer tout un tas d’inepties.

    ◈ Viens et explique-moi la vie, puisque tu sembles avoir des droits sur celle des autres...


Cette fois ça y est, Yui s’est élancé, ne manquant pas de vitesse et d’adresse, n’y allant pas de front mais attaquant néanmoins de manière brutale. Il n’espérait pas pouvoir en finir aussi rapidement qu’avec l’autre vampire. Cette fois il lui faudrait user de plus de temps, plus de coups, plus de violence encore. Mais cette violence, il faudrait la canaliser cette fois histoire de ne pas se disperser et le premier coup que Yui porte c’est avec le genou, en plein bas ventre. Et venimeux, il demande tout en même temps :

    ◈ Tu crois vraiment que j’appartiens au conseil ?


Yui s’éloigne d’un potentiel retour de flamme, se doutant bien néanmoins que Makoto ne se laisserait pas frapper sans opposer de résistance. Yu aurait pu essayer de frapper à nouveau, même plusieurs fois, dans l’espoir d’en finir vite, mais il était plus patient et prudent que ça…

    ◈ Je m’appelle Yui et les seules fois où mon nom sera associé au Conseil, c’est lorsque je trancherais leurs têtes ou que j’enfoncerais une lame dans leurs cœurs morts.


Se disant, Yui vient s’armer d’un katar. Oui, un seul pour le moment, prêt à s’en servir plus comme d’un bouclier que pour tenter de balafrer l’animal même s’il allait fatalement riposter avec et tenté de lui laisser quelques souvenirs impérissables.

    ◈ Je n’appartiens ni aux vampires ni aux hommes. Ni à une quelconque espèce de ton genre, quelle qu’elle soit ! L’humanité est faible mais les vampires sont un fléau.


Et il n’aurait de cesse tant que ce fléau ne serait pas annihilé. Que ferait-il ensuite ? Mourir peut être. Pour de bon cette fois.

    ◈ Tu aurais dû rester en Chine. Tu viens d’entrer sur mon terrain de chasse ce soir.


Yu fait à nouveau un pas vers Makoto, menaçant, et tandis qu’il s’élance, katar en avant, il ajoute :

    ◈ Quand bien même tu serais un parfait vampire aux manières de l’ordre, tu resterais un des pires fléaux de cette humanité et je ne pourrais pas vivre avec ton existence sur la conscience !



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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Mar 20 Déc - 7:09


Makoto a beau être dans un état près de la bête présentement, son côté humain ne s'est pas évaporé, au contraire. Il n'a donc aucun mal à analyser les émotions du vampire en face de lui. Enfin... ce qu'il veut bien lui en montrer, puisque l'autre semble si maître de lui-même. Jusqu'à ce que Makoto lui parle du Conseil vampirique... et là, la Bête comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Il ne saurait mettre exactement le doigt sur quoi pour le moment, mais ce vampire-là ne semblait pas porter le Conseil dans son coeur. Pour quelle raison ? Il l'ignorait tout à fait et sincèrement, ne crevait pas non plus d'envie de connaître la petite vie de son interlocuteur. Il préférait encore sauver sa peau, chose qu'il lui semblait faire de plus en plus depuis qu'il avait mis les pieds à Tôkyô et pas seulement à cause du Conseil vampirique de la ville. Comme quoi, ils étaient plusieurs à vouloir le voir disparaître ici alors que pourtant, en Chine, on ne lui cherchait pas trop d'ennui... Les Japonais étaient vraiment timbrés. Lui ne demandait rien à personne et on était loin des grands carnages qu'il avait fait à l'époque de sa naissance !

Et de toute façon, plus les secondes s'égraine, plus il est évident que ce combat ne sera pas de ceux qu'on peut éviter. Le vampire qui se tient fermement face à lui sait très bien ce qu'il fait et pourquoi il le fait. Ce n'est pas le cas de Makoto, qui tente toujours de le percer à jour, mais éprouve de plus en plus de difficulté à y réussir. Si l'affaire lui semblait limpide d'un premier coup d'oeil, le second l'avait profondément déstabilisé et à présent, il tentait seulement de trouver les points faibles de l'autre, histoire de s'en tirer rapidement. Prétendait-il pouvoir rapidement le tuer ? Non, absolument pas. Il voulait seulement le semer... Cependant, il semblerait que ce ne soit pas son jour de chance à ce niveau et Makoto n'a même pas le temps d'éviter quoi que ce soit que l'autre vampire lui fond dessus.

Un aîné, hein... ? Makoto pose un genou au sol tout en tentant de récupérer son souffle, suffocant légèrement alors que l'air ne veut désespérément pas entrer dans ses poumons. Il se redresse rapidement, souffrant mais pas assez pour rester aux pieds de ce vampire violent et probablement plus sauvage que lui, du moins à son point de vue. Finalement, l'air rejoint à nouveau ses poumons en un râle douloureux qui le fait toussoter. Makoto ne reste pas planté là comme un con, faisant un pas sur le côté sans quitter l'autre du regard, son regard noir brillant avec férocité.

YUI Tu crois vraiment que j’appartiens au conseil ?

Makoto pince les lèvres, retenant un vif « pourquoi pas ?! » qui lui brûle pourtant la langue. Néanmoins, du coup, il n'en est plus trop certain, aussi se tait-il, se contentant d'affronter l'autre du regard tout en cherchant un moyen de l'atteindre. Il était plus vieux que lui, probablement. Makoto n'était généralement pas très doué pour ce genre de conclusion, mais la façon de se battre qu'avait ce vampire prouvait seulement qu'il le faisait depuis très longtemps. Il semblait très sûr de lui et avoir une grande maîtrise de son corps... Mais pourquoi diable faisait-il ça s'il n'appartenait pas au Conseil ?!

YUI Je m’appelle Yui et les seules fois où mon nom sera associé au Conseil, c’est lorsque je trancherais leurs têtes ou que j’enfoncerais une lame dans leurs cœurs morts.

Bien... à présent, Makoto était encore plus perdu que quelques minutes auparavant, si seulement c'était possible. Qu'est-ce que cet excentrique lui racontait donc ?! Et c'est pire alors qu'il rabaisse sa propre race... réussissant même pendant un moment à faire douter Makoto, ce qui est franchement ridicule car il commence à être évident qu'on ne peut être plus vampire que « Yui », puisque voilà son prénom. Puis une menace... à nouveau. Makoto fronce les sourcils, commençant lentement, mais sûrement, à tourner autour de Yui, observant un moment le katar qu'il vient de sortir de sous son long manteau. Quel genre de vampire pouvait être assez fêlé pour se prendre pour le grand sauveur de l'humanité ? Même lui n'avait pas été aussi profondément ancré dans sa folie !

Lentement, Makoto glisse sa langue tout contre ses lèvres, prenant une petite inspiration tout en balayant une longue mèche de cheveux derrière son épaule. Il n'hésite pas vraiment lorsqu'il est finalement temps de fondre sur son adversaire. Pas du tout, même. Et ses mouvements ne le laissent pas présager non plus, se faisaient presque plus spontané qu'autre chose. Makoto n'a pas survécu à deux cent ans de chasse n'importe comment. Il n'est assurément pas le plus grand combattant que cette Terre ait portée, mais il sait se défendre... et c'est exactement ce qu'il fait présentement, alors qu'il fond sur cet improbable ennemi ! Il allait vendre sa peau très chèrement et s'il fallait que la vie lui soit réellement arrachée ce soir, ça ne sera pas sans laisser un cuisant souvenir à son adversaire...

Makoto évite tant bien que mal l'arme du vampire, fondant plutôt sur le côté qui n'est pas armé, presque contre son dos. Il donne un puissant coup du bas de la paume de sa main contre la tempe, cette partie osseuse qui sait si bien heurter, histoire de le déstabiliser. Crocs sortis, Makoto gronde en mordant l'épaule du vampire... ou du moins, l'endroit où elle se trouvait quelques secondes plus tôt. Vivement, il se laisse tomber au sol, prévoyant déjà le retour de flamme, se laissant rouler plus loin pour éviter d'être sous la lame de Yui. Pas question de perdre un membre ce soir... À nouveau, le vampire reprend son souffle, étrécissant son regard fort incliné comme pour mieux discerner son adversaire.

MAKOTO Alors, Yui... Dis-moi, pourquoi ne pas commencer par éradiquer le fléau qui se trouve dans ton miroir ? Après, on en reparlera, de tes envies de purification du monde...

Parce que c'était un peu ironique comme situation, quoi ! Voilà que ce vampire s'improvisait chasseur. C'était bien ça, non ? Il devait réellement être fou et Makoto n'a, sur lui, qu'un regard de mépris. Il fallait être tombé bien bas pour ne pas réaliser l'ironie de nos propres gestes !

MAKOTO En quoi l'homme aurait-il davantage le droit de vivre, dis-moi ? Ne tue-t-il pas l'animal pour survivre ? Qui sommes-nous pour juger que ces vies ne valent pas autant que celles des êtres humains ? Ne sont-ils pas les plus coriaces partisans des génocides ? Ne tuent-ils pas seulement pour le plaisir de ce faire ? Je tue pour vivre... Tu dois forcément le faire toi aussi ! Comment peux-tu encore vivre avec tout ça sur la conscience ?! Moi, ça me ronge un peu plus à chaque jour, mais on apprend à faire avec...

Le regard de Makoto s'arrête un moment sur la femme décapitée, un peu plus loin. Maintenant que la Bête s'est cachée dans sa tanière, il détourne le regard, dégoûté.

MAKOTO Dans le fond, tu es comme nous tous. Tu cherches un sens à cette existence de misère. Et toi, tu la trouve dans une violence à l'état pure.

Makoto montre les crocs, volontairement méprisant et provocateur.

MAKOTO La Bête de Tôkyô...


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Ven 30 Déc - 9:08




Yui prend un bon coup sur le côté de la tête. De quoi étourdir n’importe qui parce qu’on s’entend qu’un vampire profite d’une force peu commune. Et c’était encore plus vrai quand ce dernier avait dîné quoi… Encore que de dîner, la Bête du Xiang avait plutôt donné dans le carnage. L’odeur du sang était néanmoins partout, légèrement distrayante mais aussi exaltante finalement, même pour lui. Peut être que Yui ne se nourrissait que de repris de justice violent ou de multirécidivistes, mais il n’en était pas moins tueur dans l’âme lui aussi, nécessité oblige. Et c’était peut être radoter que de le dire, mais après presque un siècle de famine à mordre dans des fourrures de petits animaux maigre, Yui n’était pas prêt à se remettre à la diète. Il n’espaçait pas non plus au maximum ses prises de sang et buvait lorsque son corps le lui réclamait. De toute façon, s’il voulait éviter d’être anémié et pouvoir chasser, il n’avait pas spécialement le choix.

Peut être que Yui aurait pu vivre « bien ». Peut être qu’il aurait pu se perdre dans une montagne reculée et profiter de ces années qui s’étiraient devant lui pour se recentrer sur lui-même. Peut être qu’il aurait pu être un mythe très différent de celui du « Chasseur de Morts ». Mais quelque part, est ce que son destin n’avait pas été tout tracé pour lui à l’instant même où il était mort, puis où ses yeux s’étaient rouvert… ?

Il avait tenté de se suicider pour éviter la morsure. Et parfois, lorsqu’il fermait les yeux pour un sommeil artificiel, Yui pouvait encore sentir le froid de l’acier de son arme lui perforer l’abdomen. Le vampire qui l’avait « initié » avait dû faire vite. C’était quoi le pourcentage de chance pour qu’il y parvienne dans les temps ? Pour que Yui ne meurt pas avant consécration de ses actes ? En tout cas, le chiffre était infime. Probablement très proche de zéro. Alors c’était un peu « ce que Bouddha avait voulu pour lui » non ? Quand on était un homme de foi à l’origine, comme lui, ce genre de chose nous traversait forcément l’esprit. Sauf que les années, puis les siècles avaient tus cette voix divine dans sa tête. En fait, la bête qu’il avait dû apprendre à dompter seul en presque 100 ans avait mangé Bouddha…

Yui a une petite torsion pour dégager violemment son épaule de la mâchoire solide qui vient claquer l’air à quelques millimètres à peine de son épaule. Et s’il avait eu le réflexe de récupérer sa respiration après un instant de stress élevé, s’aurait été le moment idéal. Heureusement qu’il pouvait compter sur ses bons réflexes et sur une expérience riche du combat. Non seulement du combat mais plus encore : du combat contre les vampires. Et cette expérience datait d’avant sa mort, ce qui donnait à Yui un petit bonus dans ce combat qu’ils livraient à présent.

    ◈ Alors, Yui... Dis-moi, pourquoi ne pas commencer par éradiquer le fléau qui se trouve dans ton miroir ? Après, on en reparlera, de tes envies de purification du monde...


S’aurait sans doute été trop demander que d’arracher une compréhension de son monde à Makoto. Ils ne vivaient pas dans le même. Ne l’avaient jamais fait… Du moins, pas à la même époque. Yui n’en démordait pas quand à la toute relative « jeunesse » de ce vampire. Et encore, cette sensation de « déjà vu » en l’affrontant. Mais à nouveau, rien qui lui revienne en mémoire. Bah… Ca reviendrait plus tard. « Plus tard ». Quand Makoto serait devenu poussière en somme.

    ◈ C’est par lui que je finirais, en réalité. Je te l’ai déjà dit.


Yui était assez lucide pour savoir que son désire de purification était tout lié à son désire de vengeance. Et s’il ne vivait que pour ce désire là, il savait donc également qu’un jour, si un miracle paraissait et qu’il restait « le dernier », sa raison d’être ne serait plus. Et il ne voulait pas prendre le risque de succomber à la tentation de se faire « un semblable ». La vampirisation, c’était un fléau… Une épidémie qui se répandait comme une traînée de poudre et croire qu’on pouvait avoir la main mise sur l’explosion démographique d’un tel phénomène était une utopie. Mais au fond, s’en était une aussi que de croire qu’un jour, on viendrait à bout de la race des vampires.

    ◈ En quoi l'homme aurait-il davantage le droit de vivre, dis-moi ? Ne tue-t-il pas l'animal pour survivre ? Qui sommes-nous pour juger que ces vies ne valent pas autant que celles des êtres humains ? Ne sont-ils pas les plus coriaces partisans des génocides ?


Le chasseur garde une distance respectueuse avec sa proie, ne la lâchant cependant pas des yeux, attentif et concentré sur le duel à mort qu’ils livraient. C’était tout de même une expérience particulière que de songer qu’on allait peut être mourir « encore une fois ». Et ça, même presque huit siècles ne vous aidait pas à mieux l’appréhender. La mort, c’est la seule chose inéluctable qui rapproche le vampire de son cousin humain. Et oui, Yui la pensait sérieusement inéluctable. De toute façon, s’il avait tort, n’y aurait il pas une flopée de vampire millénaires… ?

    ◈ Tu crois que je suis au service des hommes ? Que je me soucis de leur survie ?


Yui a un petit soupire un rien méprisant. Son regard va, l’espace d’une courte seconde, vers la carcasse lugubre avant d’en revenir à l’auteur de ce petit massacre.

    ◈ Je n’ai plus d’empathie pour eux depuis bien longtemps. Je ne crois pas qu’ils méritent plus qu’une autre race de fouler cette terre… Mais je crois que les vampires sont un fléau immensément plus grand. Et j’ai des raisons toutes personnelles de réduire autant que possible leur nombre.


Quand à la suite, elle soutire carrément un petit ricanement chargé non seulement de méprit mais de moquerie.

    ◈ Ne tuent-ils pas seulement pour le plaisir de ce faire ? Je tue pour vivre... Tu dois forcément le faire toi aussi ! Comment peux-tu encore vivre avec tout ça sur la conscience ?! Moi, ça me ronge un peu plus à chaque jour, mais on apprend à faire avec...


La Bête du Xiang qui, avec du sang qui commençait à coaguler le long du menton et partout sur ses vêtements, à quelques pas de sa victime désarticulée, lui faisait le coup des remords. C’était pas la première fois mais là, c’était carrément risible. A se demander s’il ne le prenait pas pour plus bête qu’il n’était…

    ◈ Tu crois que tu vas gagner du répit en me parlant de remords ?


Yui étrécit légèrement le regard, sombre cherchant toujours un angle d’attaque avant de poursuivre :

    ◈ Je ne t’attaque pas parce que tu as tué cette femme ou pour tes autres victimes. Je t’attaque parce que tu es un vampire. Tu pourrais bien te nourrir d’animaux ou de pochettes d’hôpitaux que ce serait exactement la même chose.


Il faisait peu de cas des humains qui étaient dans l’équation c’est vrai. Pour autant, il ne s’en servait pas non plus comme d’appâts non… Il avait encore certaines vieilles valeurs qui lui venaient de son éducation au temple. Normal…

    ◈ Dans le fond, tu es comme nous tous. Tu cherches un sens à cette existence de misère. Et toi, tu la trouve dans une violence à l'état pure.


Yui ne dément pas. Ce n’était pas entièrement faux, même si ça ne lui semblait pas entièrement juste non plus.

    ◈ La Bête de Tôkyô...


Makoto a à peine finit de le dire que Yui s’est finalement à nouveau élancé, plus brutalement que jamais, venant percuter le vampire de plein fouet avec force et rapidité. Crocs sortit, yeux légèrement assombrit, Yu laissait un peu la bête en lui ressortir puisque Makoto voulait jouer sur ce terrain là. Et pendant le bref instant où ils s’impactent, pendant ce moment où Yui sent plus que jamais le sang qui couvre Makoto, il affirme :

    ◈ On me surnomme plutôt le Chasseur de Morts il paraît…


Légende vampirique à qui on prêtait toute sorte d’exaction. Un peu comme le grand méchant loup qui viendrait manger les enfants s’ils ne finissaient pas leur soupe en sommes. Disons que là, ils avaient un petit combat de réputation non… ? En tout cas, si Makoto connaissait ce pseudo, ça lui permettrait d’essayer de lui donner un âge et de pouvoir quantifier l’écart générationnel entre eux.

Au mépris de sa propre santé physique, Yui reste à proximité de Makoto, venant écraser contre une hanche maigrichonne et pourtant solide la lame de son arme. Il n’avait pas assez de latitude pour remonter au cœur mais blesser serait déjà un bon début. Du moins, il pouvait essayer… Ne serait ce que pour se venger un peu de ce coup à la tête qui finalement, l’élançait même encore un peu.

    ◈ Je te donne l’occasion de cesser tes « remords ». De connaître le repos éternel…


Son médaillon glisse légèrement par l’encolure et Yui a un vague regard pour lui avant de remonter aux yeux métissés.

    ◈ Tu connais ce symbole dis moi ? Ou tu es trop jeune pour l’avoir connu ?


Tenkyû. Mais une Orbe Céleste qui n’existait plus vraiment. Elle avait sacrément évoluée depuis.

    ◈ J’ai tué plus de vampire que tu n’as jamais tué d’humain sans aucun doute possible. Il y a un gouffre entre nos deux expériences. Est-ce que tu la sens, Makoto ? La peur de mourir… Encore… Est-ce qu’une bête peut la ressentir seulement… ?



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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Mer 11 Jan - 13:15


YUI C’est par lui que je finirai, en réalité. Je te l’ai déjà dit.

Lui... L'horreur qu'il voyait à tous les soirs dans son miroir avant de sortir de sa tanière, peu importe où elle était ou à quoi elle pouvait bien ressembler. Makoto a un petit rire un brin méprisant à cette réponse, mais n'ajoute rien pour le moment. Il était risible de croire qu'un homme -vampire, en l'occurrence, mais ça importait peu à vrai dire- pourrait un jour décimer complètement les vampires. Même lui, qui ne faisait pas partit de leur société et ne les côtoyait pour ainsi dire pas, savait qu'ils étaient beaucoup trop nombreux pour assister un jour à un quelconque génocide... à moins qu'on ait la formule secrète pour chasser à tout jamais la nuit, mais l'espoir avait beau faire vivre, il ne fallait pas le confondre avec la stupidité...

Et voilà que le chasseur vampirique se confie... si seulement on peut appeler cela une confession, ce dont Makoto doute fort. Ainsi, il ne faisait rien pour les êtres humains. Rien pour les vampires. Le seul qui importait, c'était lui-même. Désir de vengeance ? De trouver un sens à sa misérable existence pour ne pas songer au fait que finalement, peut-être valait-il mieux mort ? C'était pitoyable... et Makoto n'avait d'autant pas envie de le prendre par pitié qu'il était en train de lui annoncer que c'était sa dernière nuit. Génial... Mais non, quoi. Il n'avait pas l'intention de se rendre si facilement... C'eût été ridicule après tous les tourments qu'il avait enduré en Chine. Et malgré ceux qui viendraient forcément ici, il n'avait pas envie de rendre les armes. Peut-être qu'en quelque sorte, Makoto avait-il compris qu'il n'y avait pas besoin d'un réel sens à une vie pour la savourer.

YUI Tu crois que tu vas gagner du répit en me parlant de remords ?

Heu, ben... ouais. Il pensait quoi ? Qu'il allait rester là les bras ballants à attendre la mort ? Quand on avait pas la technique, ni l'expérience de notre opposant, on y allait par la ruse. Et si ça ne fonctionnait pas, ce n'était pas une histoire de stupidité... Il avait essayé et vraisemblablement, vu l'air de Yui, il avait échoué. Makoto le vivait encore bien, se campant juste un peu plus sur ses jambes pour réussir à parer le prochain coup.

YUI Je ne t’attaque pas parce que tu as tué cette femme ou pour tes autres victimes. Je t’attaque parce que tu es un vampire. Tu pourrais bien te nourrir d’animaux ou de pochettes d’hôpitaux que ce serait exactement la même chose.
MAKOTO Je vois. Donc tu es vraiment un des pires fléaux qu'on peut trouver à Tôkyô, toute race confondu. Génial. Moi qui pensais qu'ici, les lois étaient plus strictes, je me rend compte qu'on laisse courir des psychopathes dans les rues sans lever le petit doigt. Comme quoi j'ai peut-être trouvé ma ville.

Pas qu'il se considérât vraiment comme un psychopathe, mais l'autre débile en face semblait y croire dur comme fer. Et est-ce qu'on pouvait vraiment le lui reprocher ? En tout cas, pas le temps d'y penser qu'il lui fond dessus. Makoto sent son coeur s'agiter un brin alors que le choc se fait sentir, douloureux, mais pas mortel. Le vampire barre d'un avant-bras le torse de son opposant alors que ce dernier prend le temps de lui murmurer un surnom... qu'il n'avait jamais entendu auparavant, fallait l'excuser. Ça ne lui fait donc ni chaud, ni froid et Makoto est plutôt sur le point de repousser vivement le vampire... mais l'autre est plus rapide.

La lame est froide, plus froide que sa peau qui se réchauffait agréablement même s'il n'avait pas assez bu pour la nuit. La douleur le fait gémir et même s'il en avait connu d'autre, celle-là était assurément la première qu'il ressentait de cette façon, n'ayant pas eu affaire à des fous du genre de Yui avant aujourd'hui. Makoto montre les crocs, ses yeux lançant des éclairs alors qu'il grogne comme un loup. À nouveau, vif, il lève une main pour donner un rude coup à la tempe de Yui, encore mieux placé puisque l'autre semble vouloir rester en place, lui montrant son petit pendantif de pacotille. Yui attrape ensuite la main tenant l'arme, lève une jambe pour prendre appuie sur le ventre de son ennemi et, d'un vif mouvement, il l'éloigne, retirant par ce fait même l'arme de sa plaie. La douleur lui en coupe le souffle et, une fois de plus, il suffoque un peu, amenant une main à sa gorge, tentant de reprendre contenance. Sa respiration est siffleuse pendant une petite minute alors qu'il tente de prendre cette bouffée d'oxygène dont il avait tant besoin... et finalement, il relève un regard noir vers Yui.

YUI J’ai tué plus de vampire que tu n’as jamais tué d’humain sans aucun doute possible. Il y a un gouffre entre nos deux expériences. Est-ce que tu la sens, Makoto ? La peur de mourir… Encore… Est-ce qu’une bête peut la ressentir seulement… ?

C'est ça, oui... Ça semblait encore plus psychopathe présenté ainsi, mais Yui semblait s'en ficher comme de l'an quarante.

MAKOTO Tu dois pouvoir le savoir. Moi pas. Est-ce que tu la sens, toi ? Je ne suis pas une bête, pour ma part, imbécile... ! Je suis un être humain !

Makoto pose une main sur sa blessure, titubant légèrement, faisant un pas vers l'arrière. Il aurait eu besoin d'un bon samaritain présentement... ! Mais plutôt, après un petit regard vers l'arrière, il se dirige jusqu'à la femme, sans tourner le dos à Yui, histoire qu'elle soit entre eux. Il avait vu, dans le regard du vampire, le désir lorsqu'ils s'étaient rapprochés, un peu plus tôt. Et ce n'était pas une histoire de bons sentiments entre eux ! Il avait sentit le sang... et avait faim. Makoto donne un petit coup de pied dans le cadavre pour l'approcher de Yui avant de finalement reprendre la parole, la voix grondante, mais aussi tremblante sous la douleur.

MAKOTO Je ne connais pas ton surnom ridicule, ni ce symbole, mais ce n'est pas une surprise. Je crois que tu es le premier vampire avec lequel j'échange autant de toute ma vie. Tu veux savoir j'ai quel âge, c'est ça ? Deux cent ans, plus ou moins. Satisfait ? Quelle perte de temps... Tu aurais pu le demander directement.

Pourquoi est-ce qu'il aurait caché son âge, après tout ? Certes, ça faisait un peu part de son expérience. Mais, il aurait aussi pu être une bête de foudre sur le champ de bataille que ça aurait peu changé quelque chose qu'il ait cent ans de plus ou de moins. Or, ce n'était pas le cas et pour gagner, Makoto devait ruser. Il n'avait rien de glorieux à se retrouver mêler à une guerre. D'ailleurs, la seule fois que ça lui était vraiment arrivé, il en avait payé sa vie... pour renaître d'une drôle de façon. Il n'avait pas envie de remettre ça... !

Le vampire baisse légèrement la tête pour voir sa main ensanglantée. Il ne savait même pas ce qu'il allait advenir de lui une fois en lieux sûrs... s'il atteignait un quelconque lieu sûr, naturellement. Puis, il en revient à Yui, pas assez idiot pour le quitter du regard plus de quelques secondes. Makoto a une petite toux, mais heureusement, aucun goût de sang ne venait se joindre à celle-ci, le rassurant un minimum, bien que ça puisse ne rien vouloir dire pour un vampire. Il n'avait jamais testé et ne voulait jamais le faire... Lentement, il prend le temps de retirer réellement le plus possible de sang autour de sa mâchoire, faisant un nouveau pas vers l'arrière.

MAKOTO Je n'aime pas la société vampirique et ceux qui la compose. Je ne connais pas ton histoire et tes raisons sont sûrement différentes des miennes, mais visiblement, on a un point commun... Or, nous représentons tous les deux cette même société. Bien mal, puisque je n'y ai jamais vraiment mis un pied et que toi, tu ne sembles pas vouloir le faire, mais tout de même. Sauf que moi, maintenant, si j'ai envie de te voir mort, c'est tout personnel. Au moins ai-je une raison valable...

Parce que celles de Yui étaient pour le moins obscures et, surtout, peu cohérentes face à Makoto, mais soit. S'il voulait se la jouer grand vengeur... Or, ça ne serait pas pour ce soir. Le vampire s'appuie contre un mur, prenant une grande inspiration tout en jetant un petit coup d'oeil derrière lui. Une ruelle... et vraisemblablement pas un cul-de-sac. Amen. En revenant à Yui, il demande, la voix un peu plus faible :

MAKOTO Alors dis-moi. Qu'est-ce que c'est, ce symbole que tu porte autour du cou ? Quelque chose de sacré, c'est certain. Je croyais que les signes religieux nous brûlaient comme le soleil...

Levant une main, Makoto montre sur son bras une long cicatrice qui était en voie de disparaître.

MAKOTO Parfois je me fais encore avoir comme un débutant parce que j'ai envie de sentir ses rayons sur ma peau. Pas toi ?

S'il fallait discuter pour s'en sortir... Vu l'air de Yui, y avait de bonne chances pour ça fonctionne, nah ? À la guerre comme à la guerre... Et de fait, Makoto montre d'un signe de tête l'arme que tient toujours le vampire, rabaissant son bras.

MAKOTO T'es bien équipé, en tout cas. On dirait presque « vraiment » un chasseur, si c'était pas de tes prunelles rouges. T'as faim, hm ? Eh bien... mange.

Cadeau ! Eh, si c'était tout ce qu'il fallait... Sincèrement, Makoto allait bientôt venir à bout de ressource alors valait mieux trouver la faiblesse de Yui rapidement.


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Mer 18 Jan - 12:15




    ◈ Je vois. Donc tu es vraiment un des pires fléaux qu'on peut trouver à Tôkyô, toute race confondu. Génial. Moi qui pensais qu'ici, les lois étaient plus strictes, je me rends compte qu'on laisse courir des psychopathes dans les rues sans lever le petit doigt. Comme quoi j'ai peut-être trouvé ma ville.


Makoto pouvait insulter, être désobligeant, méprisant ou bien tout ce qu’il voulait d’autre. Pour Yui, ça changeait finalement assez peu de chose. Contrairement à Makoto qui semblait ne s’être pas fait à l’horreur de sa situation et aux différents sobriquets dont il était la victime –« La bête du Xiang » étant le plus connu- Yui vivait sans éprouver de colère envers ceux qu’on lui donnait. Peut être qu’en d’autres circonstances, ça l’aurait touché. Sûrement même. Mais aujourd’hui, le vampire ne se sentait plus humain. Il avait enfouit trop profondément cette part de son âme pour que des considérations humaines puissent l’atteindre sans doute.

Est-ce qu’il était le pire fléau toutes races confondues ? De Tôkyô ? Pas impossible. Mais dans cette jungle, c’était la loi du plus fort et heureusement, Yui était plutôt à classer dans le haut du panier. Bon d’accord, il existait quelques cibles dont il se méfiait sérieusement encore pour le moment. Quelques membres de différents conseils, très âgés… Kuromiya père… Mais pour lui, ça tenait plus de la légende qu’autre chose parce qu’il avait aperçu une fois et sans vouloir le vexer, il avait pas l’air très très menaçant…

    ◈ C’est dommage que tu la trouve si tardivement alors.


En tout cas, pour ce qui est de la bataille, Yui vient se reprendre un coup sur la tempe. Et toujours avec cette douceur caractéristique à la bête évidemment. Ca vibre un peu dans sa tête, ça l’élance jusque dans son œil et une petite exclamation douloureuse franchit le seuil de ses lèvres alors que le pied de Makoto s’enfonce entre ses côtes. Histoire de ne pas le laisser lui en briser une ou deux au passage, Yui relâche sa prise sur l’autre vampire pour le laisser se servir de lui comme d’un tremplin. Avec la force qu’il y avait mit, si Yui l’avait retenu, il aurait craint que l’autre ne lui écrase la cage thoracique, ni plus ni moins !

En tout cas… Yui n’a pas vraiment le temps de faire plus que de porter une main à son torse, comme si ça avait pu arrêter la douleur d’irradier. Parce que de l’autre côté du petit espace dans lequel ils se trouvent, Makoto… S’étouffe ? S’étrangle ? Oui… En fait, il… Manquait d’air ? Yui fronce les sourcils, perplexe… Et puis soudainement, malgré tout, il fait le lien. Mais ça remontait à si loin qu’il l’en avait complètement oublié. Un souvenir qui datait de sa période humaine, c’est dire si c’était loin derrière lui.

Ca s’était passé à Nikkô, dans une forêt non loin du temple. Une femme dont le repas était une petite fille qu’elle avait pour ainsi dire démembrée tant elle y avait été avec violence. De la même façon que là, le sang lui avait coulé le long du menton, de la gorge… Un éclair de dégoût soulève un instant l’estomac de Yui. C’était absolument psychologique pour le coup mais que voulez vous…

    ◈ Tu dois pouvoir le savoir. Moi pas. Est-ce que tu la sens, toi ? Je ne suis pas une bête, pour ma part, imbécile... ! Je suis un être humain !


Rapport à la mort. Et quelque part, d’eux deux, Makoto avait raison : il était sans doute le plus humain. Mais de là a dire que c’était une bonne chose ?

L’autre vampire se déplace puis donne un coup de pied dans le cadavre de la femme. Le bruit du corps qui roule dans son propre sang a quelque chose d’écœurant mais se noie sous l’impression du sang justement. Yui avait mangé… Mais le repas avait été maigre et peu consistant. Néanmoins, pour ce soir, pour rien au monde il ne se serait penché sur cette carcasse qui ne lui appartenait pas. Seulement il est vrai qu’elle prenait une part de son attention et ça l’agaçait un peu pour être honnête. Surtout parce que Makoto semblait s’en être lui aussi rendu compte. Moins stupide et primaire qu’il n’en avait l’air au départ en somme.

    ◈ Je ne connais pas ton surnom ridicule, ni ce symbole, mais ce n'est pas une surprise. Je crois que tu es le premier vampire avec lequel j'échange autant de toute ma vie. Tu veux savoir j'ai quel âge, c'est ça ? Deux cent ans, plus ou moins. Satisfait ? Quelle perte de temps... Tu aurais pu le demander directement.


Aucune réaction du côté de Yui. Pour le surnom, s’il n’échangeait pas avec les vampires, c’était normal qu’il lui échappe. En fait, tout devait échapper à ce type. Il n’y avait fort probablement jamais eu personne pour l’éduquer et ses manières qui attiraient beaucoup trop l’attention lui obligeaient l’animosité et le mépris « des siens ». En cela finalement, ils se ressemblaient plus qu’ils n’en avaient l’air.

Makoto était encore « jeune ». Est-ce qu’il pouvait apprendre ? Pour être honnête, Yui en doutait. Ce vampire là était trop sauvage et avait deux cent ans de cette attitude derrière lui. Enfin cent cinquante et quelques quoi. Il lui faudrait un maître bien patient et assez fort pour le dompter. Hors qui, parmi les anciens, accepterait de prendre la bête du Xiang sous son aile hein ? Au conseil, personne assurément ! Ils devaient être en train de chercher un bon moyen de l’éradiquer. Du coup, il fallait quelqu’un qui ne soit pas non plus placé sous l’allégeance du conseil. Mais les vampires indépendants étaient rarement très vieux, faisant peu souvent de vieux os.

De fait… Hé bien… Forcément, il n’y a qu’un nom qui vient à l’esprit de Yui. Mais imaginer Kuromiya Sensui avec ce type de vampire, c’était comme imaginer une colombe élevant un pigeon albinos. Sans rancune hein… ! Parce que le vieux vampire était plutôt réputé pour son sens du « paraître » alors on pouvait pas vraiment dire que Makoto soit un prix de manières…

    ◈ Je n'aime pas la société vampirique et ceux qui la compose. Je ne connais pas ton histoire et tes raisons sont sûrement différentes des miennes, mais visiblement, on a un point commun... Or, nous représentons tous les deux cette même société. Bien mal, puisque je n'y ai jamais vraiment mis un pied et que toi, tu ne sembles pas vouloir le faire, mais tout de même. Sauf que moi, maintenant, si j'ai envie de te voir mort, c'est tout personnel. Au moins ai-je une raison valable...


Blablabla, tout ce verbiage pour se donner du temps probablement… Et pourtant Yui écoute, presque distrait par ses propres pensés, ne l’ouvrant toujours pas sur le sujet. De toute façon, qu’y avait il de plus à dire de son côté ? Les raisons de chacun étaient toujours toutes personnelles. Est-ce que celle de Makoto était plus valable que la sienne ? Pas de son point de vue… Mais comment faire comprendre ça à quelqu’un qui était probablement au moins aussi buté que lui hein ?

Yui sort un peu de ses songes en entendant à nouveau Makoto prendre une grande respiration. Y a pas… Même à sept cent ans passé, entendre un vampire qui à ce genre de réflexe avec une vraie impression de besoin, c’était très impressionnant et déstabilisant. Surtout parce que lui, d’habitude, il ne tuait pas les humains qui ne lui voulaient pas de mal. Enfin… Là bien sûr c’était différent. Parce que Makoto n’était pas tout à fait humain et parce que pour le coup, maintenant, il lui voulait bel et bien du mal. C’est ce qu’il avait dit non ?

    ◈ Alors dis-moi. Qu'est-ce que c'est, ce symbole que tu porte autour du cou ? Quelque chose de sacré, c'est certain. Je croyais que les signes religieux nous brûlaient comme le soleil...


Et lui mettant son bras sous le nez d’ajouter :

    ◈ Parfois je me fais encore avoir comme un débutant parce que j'ai envie de sentir ses rayons sur ma peau. Pas toi ?


Yui a un regard surprit. Ha oui… Il avait oublié ce détail là aussi… La femme dans ses souvenirs avait survécu au passage du soleil sur sa peau. Elle avait atrocement souffert et avait semblé se consumer sur place certes… Mais elle y avait survécu…

    ◈ T'es bien équipé, en tout cas. On dirait presque « vraiment » un chasseur, si c'était pas de tes prunelles rouges. T'as faim, hm ? Eh bien... mange.


Une chose à la fois… Et finalement, Yui se redresse légèrement, cessant d’avoir son attitude des plus menaçante. Il réfléchissait encore à cette étrange situation.

    ◈ En fait j’ai déjà mangé. Mais le repas fut peu goûteux. D’où l’unique intérêt. Donc tu ne m’auras pas de cette manière.


Quelque chose lui glisse le long de l’oreille et Yui fronce les sourcils, levant une main dans sa tignasse échevelée puis ramenant ses doigts devant ses yeux, faisant aller entre ses doigts un peu de sang qu’il y avait ainsi récolté. Hum… Ouais, Makoto frappait vraiment beaucoup plus dur qu’il n’en avait l’air avec sa silhouette trop grande et trop maigre. En tout cas :

    ◈ Je ne sais pas si tu es au courant, mais au moindre rayon de soleil, les vampires partent en combustion spontanée.


Enfin non, de toute évidence, Makoto n’était pas au courant. Il n’était au courant de rien.

    ◈ Finalement ce soir, je ne vais pas te tuer. J’ai besoin de réfléchir à ton cas…


Humain ou vampire ? Là était la question et elle était importante pour Yui. Trop pour qu’il se jette tête baissée dans une bataille qu’il pourrait regretter. Quoi qu’il en soit, il n’avait pas pour vocation d’être un professeur quelconque pour Makoto alors il n’allait pas se fendre d’explication. D’autant que ça remontait à loin tout ça, il ne se souvenait plus vraiment de tous les détails. Mais juste histoire de le faire mariner, il ajoute tout de même :

    ◈ Les vampires n’ont pas non plus besoin de respirer.


Un sourire un brin moqueur et désabusé passe sur ses lèvres alors qu’il constate :

    ◈ Si tu n’as pas peur et que tu survis assez longtemps pour ça, passe un jour au Bloody Sunday. Mais ne t’y précipite pas. Tu as une chance sur deux de t’y faire tuer en moins de quelques minutes.


Sensui était un original… Et même si les chances de Makoto étaient si faibles qu’elles en étaient proches de zéro, ce n’était pas non plus zéro justement.

    ◈ Mais si le destin a encore un peu envie de s’amuser avec toi, il se pourrait que tu trouve des réponses…


Yui fait un pas en arrière, comme prêt à partir à moins que Makoto ne le retienne.

    ◈ Si tu m’attaque, je me défendrais et je tue mes ennemis. Vois ça comme une trêve pour le moment, le temps que je statuts sur ton cas.


Ho et aussi, il revient dessus parce que ça lui semblait important :

    ◈ Le Bloody Sunday c’est un tout dernier recours. Franchement, à tout casser tu moins de 5% d’y survivre. Mais j’avoue que je trouverais ça… Intéressant.


Aussi parce qu’il connaissait Seijûrô de réputation et pour l’avoir combattu !

    ◈ Notre prochaine rencontre pourrait être très différente. Et notre conversation beaucoup plus intéressante...


Mais Makoto aura des choix à faire : Amis ou ennemis…? La part de l’humain… ? Ou celle du vampire… ?


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Mar 24 Jan - 3:19


Un petit grognement douloureux échappe à un Makoto qui fait un nouveau pas vers l'arrière, légèrement déboussolé. Il ne savait même pas où il irait ensuite et ce qu'il ferait de cette blessure. Ce qui était certain, c'est qu'il devait impérativement manger à nouveau. Il avait remarqué que lorsqu'il mangeait à la fin plusieurs jours consécutifs après s'être fait blesser, il regagnait une bonne forme bien plus vite qu'il ne l'aurait dût. Un truc de vampire ? Peut-être, mais se plaisant à se considérer humain, Makoto n'aimait pas trop le voir de cette façon. De toute façon, ce n'était pas non plus une guérison dans la veine de l'époustouflant... Il allait être quelques jours à se traîner et lorsque le pire sera passé, il devra toujours faire attention à ne pas tirer sur ses points. Oui, car il comptait tout de même aller à l'hôpital, quoi... Il n'allait pas rester comme ça comme un con !!

Néanmoins, c'est sortir de ce pétrin qui allait être réellement difficile... et alors que Makoto commençait à élaborer une stratégie drôlement complexe, il se rend compte que l'attitude du vampire en face de lui a soudainement changé. La Bête arque un sourcil, perplexe, observant longuement l'autre sans piper mot, attendant une quelconque réaction. Il se détend légèrement, abandonnant sa position de combat prise à la sauvette même s'il n'en est pas moins vigilent. Mieux vaut prévenir que guérir, qu'ils disent... D'ailleurs, alors que Yui lui assure qu'il a déjà mangé ce soir -pas de chance !-, il semble donner raison à ce proverbe, glissant une main dans sa chevelure sombre pour y dénoter un peu de sang. Géant... Il avait blessé ce type malgré tout. Makoto a un petit soupir, comme si c'était une note de soulagement que de remarquer qu'au moins, Yui ne s'en tirerait pas indemne.

Il y a un moment de silence qui, pour Makoto, semble infini. Et finalement...

YUI Je ne sais pas si tu es au courant, mais au moindre rayon de soleil, les vampires partent en combustion spontanée.

Makoto arque un sourcil, dubitatif alors que l'autre lui assure qu'il... devrait mourir sans plus de cérémonie lorsqu'il est exposé au soleil. Le vampire penche légèrement la tête pour regarder son bras, encore marqué par les chauds rayons dévorant sa peau, puis en revient à Yui, le regardant comme s'il était fou. Et ce devait être ça, sincèrement... Il ne voyait pas d'autre explication. Ce type n'essayait tout de même pas de le confondre ?!

De toute façon, Yui change brusquement de sujet, mais ce n'est pas moins intéressant...

YUI Finalement ce soir, je ne vais pas te tuer. J’ai besoin de réfléchir à ton cas…
MAKOTO Oh, un sursis. Quel chic type tu fais...

Néanmoins, faisant un pas vers l'arrière, Makoto ne semble pas vouloir demander son reste. D'ailleurs, tout ce qui le retient, c'est la suite de cette idiotie à propos du soleil. D'ailleurs cette fois, Makoto ne se contente pas de rester bêtement la bouche fermée devant cet abrutit. Il a un petit rire amer, légèrement moqueur, alors qu'il déclare rapidement, avec une certaine brusquerie, parce que le sujet lui était très inconfortable, sans savoir pourquoi :

MAKOTO Tu es fou. Comment veux-tu que je reste en vie si je ne respire pas ?! Sans ça, mon coeur ne battrait plus, idiot...

Il a un petit grognement méprisant en direction de Yui, mais fait un nouveau pas vers l'arrière, tout prêt à se sauver par la ruelle de droit qu'il sait déboucher sur une plus grande artère. Elle n'était pas vraiment plus sécuritaire pour un homme qui avait le sang d'une jeune femme couvrant la moitié de son visage et ses mains, mais c'était déjà plus pratique pour semer Yui qui n'aurait probablement pas l'air plus normal à côté de lui s'il commençait à le pourchasser avec ses katars brandit ! Toutefois, le vampire semblait vraiment tenir sa parole : il n'avait vraisemblablement pas l'intention de le tuer ce soir. Ou du moins ne l'avait-il plus, ce qui faisait toute la différence...

Quoi qu'il en soit, faire la discussion semblait soudainement faire partie intégrante de ses envies... Et il ne se prive pas. D'ailleurs, alors qu'il lui parle du Bloody Sunday, Makoto arque un sourcil, murmurant lentement :

MAKOTO Je vais là parfois... Je connais.

Et il n'était pas encore mort, la preuve !

YUI Notre prochaine rencontre pourrait être très différente. Et notre conversation beaucoup plus intéressante...

Lentement, Makoto glisse sa langue tout contre ses lèvres, les humectant brièvement. Il ne quitte pas Yui du regard, ni ne bouge pendant quelques secondes, songeur. Le vampire réalisait que sur la rencontre vers laquelle Yui le poussait, il allait jouer son avenir. Pile ou face ? Finalement, après un temps d'hésitation, Makoto se dirige lentement vers la droite, sans quitter l'autre du regard. Non, il ne lui faisait pas confiance... pouvait-on réellement le lui reprocher ? D'ailleurs, ses pas sont boitillants du côté droit et la douleur se lit brièvement sur son visage, bien que fierté oblige, il la camoufle rapidement.

MAKOTO Alors qui sait. Peut-être que nous resterons tous les deux en vie...

Puis, dans une dernière hésitation, Makoto tourne les talons, courant le plus rapidement possible dans la direction opposée, tâchant au mieux d'ignorer sa blessure. Direction l'hôpital... puis son camp de fortune sous un des ponts de la ville. Il était clair qu'il ne pouvait plus vivre ainsi. Le temps de la Bête était révolu... il devait aller au Bloody Sunday... Mais pourrait-il se convaincre que c'était là la chose à faire ?


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MessageSujet: Re: Mienne feat. Ninomiya Yui   Mar 7 Fév - 17:12




Makoto semblait tout ignorer de sa condition. Il était là, devant lui, s’imaginant probablement que Yui lui racontait une fable… Est-ce qu’il avait vraiment l’air d’être le genre de type qui se met, en plein milieu d’un combat, à raconter des histoires ?

Peu importe… Il avait sous les yeux une créature comme on en voyait pas et/ou plus. Au fond, il aurait dût y penser. Tout le monde aurait dût y penser. A ce qu’il en savait, leur précieux « Requiem » était fournit. Ils devaient déjà avoir eu l’occasion de voir quelque chose à ce sujet non ?! Lui-même avait écrit, il y avait de cela très, très longtemps à propos de ces vampires qu’on prenait pour des bêtes et qu’on appelait pas erreur « Loup Garou ». Personne n’avait-il lu ses mises en garde ?

Pathétique. Le savoir au bout des doigts sans savoir l’attraper. Résultat, ils devaient tous chercher un vampire et pour peu qu’ils ne connaissent pas le visage de la Bête du Xiang, Makoto avait encore quelques jours devant lui avant de finir acculer. Car bien que Yui pense les chasseurs –peu importe leur camps- idiots, il ne sous estimait pas non plus leur ténacité. Un jour ils allaient réussir à encercler l’animal et eux seraient bien trop humain sans doute pour se rendre compte, à ce moment là, que la carcasse n’était qu’à demi vampire.

Même lui ne savait pas à quoi ressemblait le cadavre d’un être comme Makoto. Qu’arrivait-il à son corps ? Se consumait-il, comme celui des vampires ? Pourrissait-il, à l’instar de celui des être humains ? Quelque chose entre les deux… ?

    ◈ Tu es fou. Comment veux-tu que je reste en vie si je ne respire pas ?! Sans ça, mon cœur ne battrait plus, idiot...


Yui a un signe négligeant de la main, comme pour dire à Makoto qu’il l’ennuyait, ce qui était un peu le cas pour être honnête. Et pourtant, il ne pouvait pas tout à fait nier non plus que son intérêt était piqué. Makoto avait encore une part d’humanité et il allait pouvoir faire le choix d’y rester fidèle ou de lui tourner le dos. De cette décision découlerait sûrement la sienne même s’il devait encore y réfléchir. Mais disons que Makoto avait un avantage certain…

    ◈ Je vais là parfois... Je connais.


« Là ». Le Bloody Sunday. Il lui disait ça l’air de dire « t’as vu, je sais faire et je t’ai pas attendu ! ». Alors après avoir levé les yeux au ciel et grogné un peu, Yui a un petit mouvement d’impatience avant d’ajouter :

    ◈ Mais tu n’as pas parlé aux bonnes personnes. Adresse-toi au maître des lieux. Kuromiya Sensui. Je dis bien « Sensui ».


Parce que si cet idiot se jetait sur le premier Kuromiya venu, il allait tomber sur Seijûrô et ses chances seraient encore plus minces probablement. Disons que le bébé de la famille avait du mal à couper le cordon à ce qu’on disait et qu’il aimait peu qu’on entre dans le cercle déjà très fermé des intimes de son père. Quelle joyeuse famille de tueur…

Makoto, vacillant, fait quelques pas pour sortir de cette situation « délicate » dans laquelle il se trouvait. Néanmoins, son regard reste solidement ancré sur lui et en preuve de bonne foi, avec un petit air railleur sur le visage, Yui fait quelques pas en arrière. De toute façon, lui aussi, il fallait qu’il parte. Il ne pouvait rien faire pour cette femme là et du monde pouvait potentiellement rappliquer. Il n’avait pas envie qu’on le prenne pour la bête du Xiang, merci bien. Surtout avec son métissage qui jouerait contre lui…

    ◈ Alors qui sait. Peut-être que nous resterons tous les deux en vie...


Yui arque un sourcil à cette dernière réplique puis un bref sourire moqueur passe sur ses lèvres. Ho, pour lui-même, il ne se faisait pas de soucis. C’était dans ses plans que de s’en sortir vivant. Encore. Toujours. Envers et contre tous. Il avait passé son éternité passé à survivre et y avait développé une certaine réussite qui n’était pas pour lui déplaire.

Finalement, Makoto tourne les talons et Yui ne voit son dos que quelques secondes avant qu’il ne passe un angle et qu’il lui devienne invisible. Il avait fait ce soir la plus incongrue des rencontres et venait de gagner une allonge considérable sur les autres chasseurs avec cette nouvelle information.

Et puis il ne fallait pas se mentir… Il était curieux de voir ce que la situation donnerait…



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Mienne feat. Ninomiya Yui

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