C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Kikikan

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MessageSujet: Kikikan   Ven 9 Déc - 7:46


Parc Yoyogi, le 06 Octobre 2011
minuit dix



Natsuki venait d’avoir un petit coup d’œil pour sa montre. Minuit passé de quelques petites minutes. « L’heure du crime » comme on dit. Cette expression devait avoir été faite pour les vampires non ? Encore que… Si seulement ces derniers n’étaient en chasse qu’à ce moment très précis de la nuit, se serait trop facile de les chasser en faisait la tournée des boîtes de nuits, des pubs branchés et autres néons qui, au milieu de la nuit, attiraient les êtres humain que du miel pour un nid d’abeilles.

Ce soir, Natsuki avait décidé de faire une ronde en passant par le parc Yoyogi. L’endroit était très animé en journée, même en cette saison qui se faisait froide et souvent pluvieuse. Mais la nuit, à plus forte raison par des températures plutôt basses, l’endroit était un vrai désert. Sauf pour quelques rares courageux qui venaient vagabonder dans le coin soit pour passer au travers à la manière d’un raccourcis ou histoire de flâner un peu dans un parc désertifié et transfigurer par la nuit. De fait, ça en devenait un terrain de chasse particulièrement intéressant pour certains vampires et les tout jeunes y chassaient souvent sous l’œil avisé de leur géniteur.

De fait, il n’était peut être pas très prudent pour Natsuki d’aller y faire un tour mais les vampires assez âgés pour y lâcher leurs bambins savaient généralement qui il était vu le grand nombre d’années qu’il avait passé dans le tout Tôkyô à faire un peu sa loi au nom de son Ordre. D’ailleurs, ils étaient rares les éclaireurs qui pouvaient se vanter d’avoir sa longévité et Natsuki n’en était évidemment pas peu fier ! Et puis ça avait un côté marrant de se planter devant un vampire pour lui dire « là t’es en train de faire une connerie, ce qui risque de te faire grimper d’un rang sur la liste des vampires nocifs pour l’Ordre ». Certains s’en foutaient et engageaient donc souvent le combat… D’autres préféraient garder une relative neutralité avec Tenkyû et passaient donc leur chemin… Les plus agressifs attaquaient immédiatement histoire de le réduire au silence.

Bref… Ce soir en tout cas, il avait décrété qu’il ferait sa ronde habituelle dans le parc et Feiran semblait tout en joie à cette idée, furetant un peu tout autour de lui, allant renifler un banc public, un carré d’herbe, un arbre… La chienne remuait son imposante carcasse de manière détendue, signe qu’elle ne sentait aucune présence inamicale et quelque part, c’était tant mieux et reposant. Certes Natsuki aimait se battre. Mais lorsqu’il le faisait contre un chasseur ou contre un vampire, c’était rarement une simple lutte qui se terminait au premier bobo sérieux.

Parce que oui, Natsuki devait parfois s’interposer face à quelques chasseurs trop zélés. Ces fous n’avaient aucune conscience de l’équilibre. Ils chassaient tout ce qui avait des crocs, peu importe les incidences que cela pourrait avoir sur le monde vampirique et donc, de fait, sur l’humanité. Un exemple bateau ? Les Kuromiya. Si un chasseur avait le malheur de planter son arme dans le cœur de Seijûrô Kuromiya, il n’y avait pas un seul membre de l’Ordre pour ignorer qu’ils auraient à faire avec une menace sans précédent. Kuromiya Sensui était un vieux vampire qui ne faisait pas de vague et qui avait même quelques liens avec leur direction. Mais ils avaient longtemps été brouillé sans qu’il sache pourquoi et une guerre aurait réellement été à craindre. Sensui était le genre qui n’avait qu’à claquer des doigts pour lever toute une armée de vampires et même tout seul, il représentait un problème vieux d’environs sept cent ou huit cent longues putains d’années…

Natsuki finit par plonger une main dans la poche de son blouson de cuir, cherchant rapidement son paquet de cigarette. L’objet est un peu écrasé et Natsuki grogne en l’ouvrant quand même pour sortir une clope un peu tordu. Le paquet retrouve le fond de sa poche et un briquet en est sortit. Natsuki continu de marcher tranquillement, tachant au mieux de faire fonctionner l’objet récalcitrant déjà pas aider par un vent capricieux qui semblait toujours lui souffler dessus au moment même ou Natsuki tirait enfin une flamme de cet outil du diable !!

Pourtant, alors qu’il commence à s’énerver sur son briquet, craquant la pierre de plus en plus rapidement tout en ne faisant jaillir que quelques étincelles pathétique, Feiran se mets aux arrêts. Natsuki arque un sourcil, commençant à regarder autours de lui avec calme mais une attention qui tendait ses muscles au maximum. Il était tout prêt à bondir si la situation l’exigeant. Feiran avait du flair même si cette brave bête ne différenciait un vampire d’un être humain qu’en l’ayant réellement sous le nez. Ouais, le sixième sens des chiens, un truc du genre. Ils sentaient la mort faut croire.

La chienne se met a avancer avec prudence, ses muscles saillant roulant sous sa peau velue, prête à attaquer sans délais pour défendre son maître si la situation s’en faisait sentir. Mais tandis qu’ils s’avancent, Feiran et lui peuvent observer une scène qui n’a rien de « vampirique ». Un jeune homme, tout fin, cheveux long, habillé plutôt mode… Qui balançait tout le contenu d’une bombe au poivre sur un zonard du parc. Le zonard genre « pas un vampire » sans quoi ce gamin aurait probablement déjà prit super cher. Et voilà ce petit bout d’homme tout en courbe et en féminité qui commence à traiter l’autre de pervers sans parvenir visiblement à relâcher le bouton du spray de sa bombe. Y en a un qui allait pleurer pendant des semaines. Il l’avait cherché en même temps… Natsuki était peut être macho, mais il haïssait vraiment qu’on mette ses sales pattes sur quelqu’un sans permission…

L’homme hésite un peu à intervenir. Il avait pas le look le plus sécuritaire du monde et merci mais il tenait pas à prendre une giclée de ce spray dans la gueule comme ça, genre cadeau de bienvenue. Et de toute façon, le gamin semblait plutôt pas trop mal s’en sortir. Du moins… Du moins jusqu’à ce que les p’tits copains du mec qui commence à geindre à propos de ses yeux qui le brûlaient quoi… Ils sont ainsi trois à se pointer et toutes les bombes poivres du monde ne sauveraient pas cette petite sirène acculée. En même temps, fallait pas traverser le parc à cette heure quand on avec ces formes et ce look quoi… C’était un peu mettre une cible dans notre dos malheureusement. Hey… Lui il aimerait bien que les jolis filles et les mignons jeunes hommes s’habillent très sexy tout le temps… Mais y avait des cons qui rendaient la chose impossible quoi.

Enfin bref. La pauvre petite chose semble réaliser le problème, reculant doucement mais sûrement, lui tournant le dos… Et quand les trois grands cons se font menaçants, Natsuki murmure un bref mais impératif :

    ◈ Fei’.


Aussitôt, la chienne retrousse ses babines sur une rangée de crocs pointus, grondant et lançant un aboiement rauque et puissant, faisant sursauter tout ce beau petit monde. Natsuki fait quelques pas en avant passant légèrement sur le côté histoire d’avoir tout le monde correctement en visuel. Il porte à nouveau son briquet près de sa clope et après de nouvelles vaines tentatives, il commence à s’énerver un peu.

    ◈ Putain de briquets coréens ou chinois je paris…


Ca hésite un peu du côté des trois glands et Natsuki tourne un regard ennuyé vers eux :

    ◈ Vous attendez le déluge pour vous casser ou quoi ?


Il connaissait un des trois types et ce dernier le connaissait tout autant. Alors ils ont beau avoir la force de la puissance numérique, ils grognent, jurent un peu… Mais ramasse leur copain bien assaisonné pour se barrer finalement. Natsuki les regarde partir un moment et Fei’ continu de gronder dans leur direction jusqu’à ce qu’ils soient assez loin pour que ce soit inutile. La chienne vient alors s’assoir aux pieds de son maître et Natsuki lui flatte l’encolure un instant.

    ◈ Brave fille.


Puis son regard en revient rapidement à la jolie nymphe pas loin… La détaillant brièvement avant de revenir tenter sa chance du côté de son briquet. Finalement joie ! L’objet émet enfin une vraie flamme et Natsuki allume son bâton de nicotine avec une expression de bonheur pure !! Le briquet retrouve le fond de sa poche et l’homme relève les yeux vers le jeune homme, coinçant sa clope entre son index et son majeur avant de souffler sa fumée sur le côté.

    ◈ Faut être un peu suicidaire pour venir remuer ses fesses sous le nez des clampins nocturne du parc non ?


Natsuki fait jouer un instant son cou de quelques moulinet pour se défaire d’une raideur avant de reprendre :

    ◈ Viens je te raccompagne à la sortie du parc on sait jamais.


Puis avisant la bombe au poivre encore dans la main du garçon, il gronde un peu avant d’ajouter finalement :

    ◈ Range ton truc ok ? Si ça t’amuse tu peux marcher à quinze mètre mais sort cet objet du diable et Feiran t’arrache la main et le bras qui la tient…





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Dernière édition par Moriyama Natsuki le Lun 19 Déc - 15:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kikikan   Ven 9 Déc - 18:26


Junya était de sortie cette nuit et pas pour n'importe quelle raison ! Il était allé dans un quartier un peu plus calme de Shibuya, mais pas moins vivant pendant la nuit que le reste. Disons seulement que ce qui différenciait vraiment ce petit bout de quartier du reste, c'était le manque de lumière, les bars loin d'être branchés ressemblant plutôt à de vieilles tavernes et la population y évoluant pendant la nuit. Ici, tout le monde semblait bien plus âgé que lui, sans pour autant avoir du mal à se mouvoir. Ils buvaient acculés au comptoir des bars, ne dansaient assurément pas et, en fait, semblaient plutôt ennuyeux... C'était pourtant un quartier assez fréquenté, mais que par ces gens un peu trop louches pour que les jeunes du genre de Junya s'y mêlent. Alors qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre là à une telle heure ? Il fallait connaître Junya pour comprendre...

Il avait flairé une piste ! Depuis quelques temps, des meurtres sordides avaient lieu dans les rues de Tôkyô. Des corps sans vie étaient retrouvés, la gorge déchiquetée. C'était dégoûtant et rien qu'à y penser, Jun avait des haut-le-cœur, mais le métier avant tout ! Il n'avait jamais peur de foncer lorsque c'était obligé et sincèrement, toute cette histoire était bien mieux qu'un bon livre d'horreur... Okay, il allait pleurer auprès de son cousin dans quelques jours après avoir eu du mal à dormir pendant trois ou quatre nuits, mais eh... Lorsqu'il vendrait son article à propos des meurtres sauvages, il allait faire un malheur ! Ainsi donc, Junya avait enduré pendant un peu plus de deux heures et regards torves et les sifflements. Les insultes aussi des vieux Japonais de base mal élevés qui pensaient l'être et qui croyaient, par-dessus le marché, qu'il était indigne pour un homme de sortir habillé comme lui le faisait. Qu'ils aillent crever, hein... Il ne complexait pas pour autant !

Mais à présent, c'était terminé. Et un peu déçu, Junya revenait presque bredouille. Il y avait bien eu un vieil homme pour lui raconter une histoire bizarre à propos d'une bête sanguinaire venue tout droit de Chine, mais Junya connaissait les vieux hommes... Et celui-ci lui avait assurément raconté une fable pour avoir un peu de compagnie. D'ailleurs, Jun s'était effectivement fait de très bonne compagnie, aimant décidément les histoires. Et pour être poli, il avait tout transcrit sur le petit bloc note qu'il tenait encore dans sa main gauche, mais prévoyait de tout mettre à la corbeille aussitôt arrivé chez lui. C'était un peu chaotique d'ailleurs, comme histoire... Un homme qui serait devenu loup-garou -déjà, ça commençait bien...- pendant la première guerre de l'opium en Chine. Mais, comme par magie -parce qu'il fallait bien relier cette histoire à celui à qui on la racontait, pas vrai ?- cet homme n'était pas Chinois, mais Japonais de naissance.

Bien sûr... Et lui était la Reine Elisabeth II. Ensuite, le vieil homme lui avait assuré que la bête était de retour depuis quelques temps, déjà, au Japon et qu'elle pourrait très bien être cet homme à leur droite... ou même Junya ! Ça avait fait rigoler Jun, mais l'homme avait semblé si effrayé qu'il s'était rapidement tut. Puis... puis rien, voilà. Il avait quelques renseignements supplémentaires tous plus loufoques les uns que les autres, surtout à propos des meurtres. Mais c'est clair que l'homme avait utilisé les meurtres sanglants pour fonder sa fable. C'était un peu triste, du coup... Après tout, ces pauvres victimes ne méritaient pas ce genre d'histoire pour expliquer leur triste fin, mais bel et bien la vérité. Bah... dans le pire des cas, ce papier allait quand même lui servir pour parler de... Comment l'homme avait-il dit déjà ? Après un petit coup d'oeil à son bloc-note, Jun opine pour lui-même. Makoto, c'est ça. Il lui avait même trouvé un nom, si c'est pas mignon...

Cependant, c'est l'inattention de trop... Et lorsque Junya relève la tête, c'est pour tomber nez à nez avec un type qui, décidément, n'était pas dans la catégorie « recommandable ». Il puait l'alcool à plein nez, mais semblait très bien tenir sur ses pieds, un peu comme s'il avait seulement utilisé de la bière pour se faire une eau de toilette bon marché. Ses mains étaient sales et comble de l'horreur, il en pose une sur une hanche à moitié dénudée de Junya qui, rapidement, a un mouvement vers l'arrière, répugné. Ça lui apprendra à porter une taille si basse et un haut un peu trop court pour se promener à une telle heure... Jun rabat rapidement sa veste contre lui, mais ça ne suffit assurément pas à l'autre qui a tout vu et qui veut tout... Alors, sûrement pas victime dans l'âme, Junya plonge sa main dans son sac à bandoulière, le coeur battant la chamade.

Il aurait probablement dût être effrayé, mais le sentiment qui se démarque des autres présentement, c'est la rage !! Qui était ce sale con pour oser poser ses mains sales sur lui de cette façon ?! On ne s'invite pas !! De fait, Junya sort vivement sa bombe poivre de son sac et, sans plus de cérémonie, en asperge le visage de cet idiot fini ! Le cri de douleur qui suit ne peut que rassurer Jun, sans pour autant lui faire relâcher le bouton !!

JUNYA Connard !! Tu pensais quoi ?! Que c'était un buffet à volonté ?! Tu ôtes tes sales pattes de moi, imbécile !! Espèce de sale pervers ! T'es pas capable d'avoir un copain alors tu tripotes les mecs qui passent dans le coin ?! J'aurais honte à ta place !!!

Et Junya aurait pu continuer ainsi longtemps si ça n'avait pas été des trois silhouettes qui se découpent soudainement derrière l'agresseur agressé, l'air pas commode du tout. Junya relâche le bouton de sa bombe poivre dans le but avoué d'en avoir assez pour eux... Mais il est clair qu'il ne fera pas le poids avec une seule arme du genre contre ces trois-là. Et même qu'un d'entre eux est juste géant, quoi... Le jeune homme fait un pas vers l'arrière, frissonnant désagréablement et pas à cause du froid.

Alors c'est ça ? C'est comme ça que ça devait se finir ? Ah non... sûrement pas... Et Junya, même s'il est mort de trouille, ouvre déjà la bouche pour appeler à l'aide. Oui, sauf que...

NATSUKI Fei'.

Pendant un moment, le journaliste en herbe ne fait que se crisper, se demandant s'il n'y avait pas un cinquième compère dans le coin. Il tourne la tête vers celui qui venait de parler... et un grondement se fait entendre au même moment. Chien !! Ça ne prend que quelques secondes à Junya pour réaliser que le chien gronde contre les quatre autres cons -dont celui qui se tient toujours le visage en pleurant comme une nana-, et pas contre lui. Ni une, ni deux, le jeune homme se sauve derrière la bête, près de son maître, alors que les quatre mecs semblent avoir soudainement peur. Eh bien... Il leur faisait de l'effet, ce gros chien ! C'était peut-être la solution, du coup ! Il lui en fallait un !! Ou bien il lui fallait plutôt un modèle de cet Adonis qui se tenait près de lui, semblant complètement maîtriser la situation.

Jun a un petit regard de biais pour l'homme qui se plaint de son briquet. Un petit sourire aux lèvres, rassuré même s'il lui passe par la tête qu'il a peut-être échappé à ces autres hommes pour tomber sur pire, Jun ne peut que faire un « petit peu » de charme à son sauveur, lui faisant un clin d'oeil tout en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Okay... Mais c'est juste qu'on ne tombait pas souvent sur de jolis badboys prêt à défendre la veuve et l'orphelin, hein.

NATSUKI Vous attendez le déluge pour vous casser ou quoi ?

Sans plus attendre, les quatre garçons se cassent ou plutôt, le dernier est aidé de ses potes pour se faire et Junya ne peut que pousser un soupir de soulagement. Il a un petit « merci » pour le chien -non, la chienne d'après ce qu'ajoute l'homme près de lui !- avant de relever la tête vers son maître.

NATSUKI Faut être un peu suicidaire pour venir remuer ses fesses sous le nez des clampins nocturne du parc non ?

Qu... oi ?! Junya était tout prêt à remercier son sauveur, mais il ne peut que froncer les sourcils, un peu outrée, quoi ! C'était quoi cette insulte machiste et de bas étage ? Non mais... Genre il n'avait plus le droit de sortir pendant la nuit parce que des cons pensaient que c'était une invitation ! D'ailleurs, il n'avait rien fait pour mériter ça et il est bien sur le point de le faire remarquer à l'homme ! Mais, celui-ci reprend la parole aussitôt, l'en empêchant.

NATSUKI Viens je te raccompagne à la sortie du parc on sait jamais. Range ton truc ok ? Si ça t’amuse tu peux marcher à quinze mètre mais sort cet objet du diable et Feiran t’arrache la main et le bras qui la tient…

Junya lève les yeux au ciel, pas effrayé pour deux sous malgré l'attitude de l'homme. Eh... il avait beau porter des verres fumés en pleine nuit et être bardé de tatouages -et sexy comme un dieu, mais passons...-, il n'avait pas le droit de lui tenir des propos aussi idiots ! De fait, se parant de sa petite fierté, Jun relève le menton, assurant :

JUNYA Non mais tu crois quoi ? Que je l'ai allumé ?! Excuse-moi d'être séduisant, surtout... Tu as raison, je devrais m'enfermer dans mon appartement dès la tombée de la nuit !

Junya s'approche de l'homme, le bousculant légèrement tout en passant devant lui. Et ce faisant, il range sa bombe poivre dans son sac, lançant un regard derrière lui pour voir l'autre se tenir là.

JUNYA Eh bien, tu viens ? Je croyais que tu voulais me raccompagner. D'ailleurs, tu peux très bien me demander de ranger ma bombe poivre sans me menacer. C'est quoi ces manières de rustre ?! Je suis sûr que Feiran est de mon avis.

Absolument ! Cet homme venait tout de même de lui sauver la vie, c'est un fait... Il n'allait pas non plus s'enfuir en courant parce qu'il n'était pas d'une apparence très rassurante. Peut-être pas rassurante, certes... Mais à nouveau, Jun a un petit regard de haut en bas pour la silhouette pas plus haute que la sienne, mais drôlement bien balancée. Ce type-là avait aussi des atouts majeurs de son point de vue et le fait qu'il vienne de le sauver fini par radoucir Junya qui lui offre un joli sourire, se reprenant tout de même :

JUNYA Merci d'être intervenu. Mais je m'en fais sept comme ça au p'tit déjeuné, c'est clair. Au fait, je m'appelle Junya. Tu es ?

Bien sûr ! Il était coriace. Un vrai de vrai ! D'ailleurs, le journaliste en herbe se fait lui-même lever les yeux au ciel. Il agite un peu son bloc-note en direction de l'homme, expliquant :

JUNYA Je suis journaliste. J'étais dans la vieille partie de quartier de Shibuya pour récolter quelques témoignages à propos des meurtres sanglants qui ont lieu depuis quelques temps dans Tôkyô... Mais on m'a raconté une histoire à dormir debout à propos d'un loup-garou chinois pas si chinois que ça. J'ai tout noté pour lui faire plaisir, mais on s'entend que c'est pas trop mon rayon... J'espère que c'est pas toi... doublé de Feiran, tiens !

Junya rigole, mais pas avec joie, quoi... En fait, le doute glisse même dans son regard, suivit d'un petit frisson de peur. Il a un rapide regard pour le chien imposant qui marche près de son maître, mais celui-ci semble parfaitement calme. Oui bon... Excusez-le d'être un peu parano après cette soirée haute en couleur !


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MessageSujet: Re: Kikikan   Sam 10 Déc - 12:11



Il savait où étaient ses intérêts, le mignon. Preuve en était ce réflexe de survie qui l’avait fait se retrancher derrière la masse qu’était Feiran. Cette dernière était, d’ordinaire, une vraie crème qui n’aurait pas fait de mal à une mouche. Mais si la situation l’exigeait, elle se transformait pour devenir une chienne de garde comme on en faisait peu et pour peu que sa gueule massive empoigne quoi que ce soir, elle ne le lâchait plus… Et si quiconque essayait de piquer son chien sous raison que Fei’ pouvait se révéler dangereuse, il lui faudrait passer sur le corps de Natsuki et y avait peu de chance –pour ne pas dire aucune- que ce genre de connerie arrive. Franchement… Natsuki, se fait avoir par un minable des services animaliers ? Peuh…

Toujours est-il que les quatre tocards ont donc mit les bouts. Honnêtement, y avait une bonne étoile au dessus de la tête de ce môme parce que de toutes les mauvaises rencontres qu’il pouvait faire dans ce parc, la sienne incluse, il était quand même presque tombé sur la moins pire. Autant dire tout de suite que cette jolie muse aurait eu le temps de faire preuve de beaucoup moins de caractère s’il avait dû faire face à l’un de ces êtres aux dents longues, hum… ?

Quoi qu’il en soit, la petite victime de cette altercation finalement houleuse semble se frustrer légèrement à ses mots et Natsuki grogne pour toute réponse, revenant prendre une bouffée de sa clope pour la souffler plus ou moins sur le côté « au départ ».

    ◈ Non mais tu crois quoi ? Que je l'ai allumé ?! Excuse-moi d'être séduisant, surtout... Tu as raison, je devrais m'enfermer dans mon appartement dès la tombée de la nuit !


Natsuki vient cette fois lui jeter une partie de sa fumée à la figure, sans non plus y aller trop fort, juste pour l’incommoder un peu quoi. Feiran a un gémissement grondant, comme si elle avait désapprouvé son attitude mais Natsuki ne relève pas, constatant simplement tout en retirant le tube de tabac d’entre ses lèvres :

    ◈ C’est une idée ouais.


Après tout, ça règlerait peut être une partie du problème si, à la nuit tombée, tous les êtres humains allaient s’enfermer dans leur petit chez eux. On obligerait peut être ainsi les vampires à se sustenter autrement ? Ou pas… Ca pouvait aussi donner lieux à des attaques directes aux domiciles de ces êtres fragiles qu’étaient les êtres humains. Tous sans exception à partir du moment où ils ignoraient l’existence des vampires. Car il n’y avait pas pire faiblesse que d’ignorer contre quoi on se battait. C’était comme ramasser de l’eau avec une fourchette : inefficace.

Le garçon le bouscule un peu, se remettant visiblement bien vite de l’agression dont il avait été victime. Les jeunes de nos jours… C’était plus du tout pareil qu’avant ! Voilà qu’ils avaient à présent des bombes au poivre planqués dans leurs sacs, des insultes mordantes pour leurs agresseurs et que cinq minutes après un coup d’éclat, ils sympathisaient avec leur « sauveur » à l’allure presque encore plus louche pourtant que ceux à qui il les avait arraché.

    ◈ Eh bien, tu viens ? Je croyais que tu voulais me raccompagner. D'ailleurs, tu peux très bien me demander de ranger ma bombe poivre sans me menacer. C'est quoi ces manières de rustre ?! Je suis sûr que Feiran est de mon avis.


La cigarette retrouver les lèvres de Natsuki qui rajuste un peu sa veste en cuir un instant histoire de se couper d’une brise glacée qui vient de souffler. Froid ? Non pas vraiment, il avait l’habitude d’être dehors par des températures pas très clémentes quoi. Mais on pouvait définitivement pas dire qu’il avait très chaud non plus évidemment…

L’homme se remet en marche alors que le jeune homme l’encourage vivement à le raccompagner et à nouveau, c’est un grognement qui répond à ce curieux et enjoué personnage. Quant il parle de Feiran, la chienne a un nouveau petit gémissement canin, sa grosse tête se penchant légèrement sur le côté alors qu’elle observe le garçon tout en marchant à côté de lui, se demandant vraisemblablement pourquoi son nom avait été ainsi prononcé.

    ◈ C’était ça où te l’arracher des mains, tu préfères quoi ?


Parce que Natsuki, excusez-le, mais c’était pas le roi de la diplomatie quoi ! Alors rien que le fait qu’il lui ai demandé de la ranger était un gros effort en soit que ce garçon ne devait qu’à ses jolies fesses qu’il avait agité sous son nez quelques instants avant ça lorsqu’il était passé devant lui. Oui il était séduisant… Et le fait qu’il le sache très bien en rajoutait probablement à ce charme pas sauvage mais… Disons… Appuyé. Travaillé. Un charme très loin d’être innocent donc, ce qui était plutôt une bonne chose de l’avis de Natsuki qui râlait plus souvent qu’autre chose devant ces jeunes minois à qui on aurait donné le bon dieu sans confession.

    ◈ Merci d'être intervenu. Mais je m'en fais sept comme ça au p'tit déjeuné, c'est clair. Au fait, je m'appelle Junya. Tu es ?


Natsuki fronce les sourcils, se demandant un instant comment on mettait ce gamin sur « pause ». Ou sur « silencieux » en tout cas. « Junya », puisqu’il s’appelait comme ça, semblait soudainement être capable de débiter plus de mots à la minute qu’il ne lui arrivait parfois d’en avoir dans toute une journée…

    ◈ En train de me demander pourquoi tu parles autant…


La cigarette est jetée au sol, Natsuki vient l’écraser sous son talon en soufflant la dernière bouffée et puis finalement, relativement beau joueur pour ça :

    ◈ Natsuki.


Voilà, présentations faites. Mais quelque chose lui disait que ça n’allait pas calmer le côté fort bavard de Junya. Et lorsque le gamin lui agite un… truc… Un bloc note, sous le nez, Natsuki sent le mal de tête poindre. Ô pitié ! Il allait faire quoi ? Lui raconter toute sa vie ? Même Fei’ semble contrite –du moins le croit-il !- et part vagabonder un peu en avant d’eux. Junya, lui, entre dans un monologue qui semble infini à Natsuki. Et si Natsu ne quitte néanmoins pas le garçon des yeux, ce n’est pas du tout pour l’intérêt de ses paroles… Il aimait juste les jolies choses alors quand il en avait une sous les yeux, il profitait un peu du spectacle hein. Dommage que celui-ci ne soit pas le genre sourd et muet voilà tout.

    ◈ Je suis journaliste. J'étais dans la vieille partie de quartier de Shibuya pour récolter quelques témoignages à propos des meurtres sanglants qui ont lieu depuis quelques temps dans Tôkyô... Mais on m'a raconté une histoire à dormir debout à propos d'un loup-garou chinois pas si chinois que ça. J'ai tout noté pour lui faire plaisir, mais on s'entend que c'est pas trop mon rayon... J'espère que c'est pas toi... doublé de Feiran, tiens !


Un journaliste. Extra. Mais ça expliquait sans doute cette tchatche à n’en plus finir. En tout cas, ils avaient changé les journaleux hein ! Parce que tous ceux que Natsuki avait déjà pu croiser ne possédaient assurément pas une croupe qu’il aurait bien monté. Ceci dit sans ambiguïté, « évidemment ».

En tout cas, à la suite, Natsuki se fait vaguement plus pensif et peut être un rien distant. Le loup-garou chinois… La Bête du Xiang. Ce gamin en parlait comme d’une fable qui ne prêtait qu’à rire et au fond, ça avait un côté terrifiant, surtout quand on connaissait la réalité. Enfin… Pour cette histoire de « loup-garou », ouais, elle prêtait peut être à moquer. Mais vu le résultat, pas tellement. Il se souvenait vite fait avoir lu un truc sur Requiem à ce sujet. Un texte qu’il avait déjà étudié lorsqu’il était tout gamin et que le temple de Tenkyû, à Nikkô, faisait son éducation. Est-ce que Makoto, la Bête du Xiang, était de ces bêtes dont « Yui » avait fait le rapport ? Aucune idée… Mais il serait intéressant qu’il lui tombe sur le coin de la figure à l’occasion. Il ne savait pas encore ce que l’Ordre avait à dire à son sujet, mais une décision serait sans doute bientôt prise. Peut être même une décision commune avec le Grand Conseil des vampires de Tôkyô.

En tout cas, le temps que dure sa réflexion, Junya semble se décomposer un minimum sur place et Natsuki arque un sourcil. Il repasse rapidement la bande histoire de voir quel était le problème et un sourire moqueur se dessine sur ses lèvres tandis que Natsuki plonge une main dans sa poche histoire d’en tirer à nouveau son paquet de clope. Il en coince une nouvelle entre ses lèvres, sortant son briquet défectueux qui à nouveau, l’enquiquine terriblement tandis qu’il essai d’en tirer plus que quelques étincelles miniatures.

    ◈ C’est sûr, ce serait quand même pas de bol…


Puis histoire de faire flipper un peu Junya, pour rigoler, il poursuit :

    ◈ Je kiffe pas trop la Chine… On est jamais aussi bien que chez soit hein ?


Natsuki continu de pester un peu contre son briquet et finalement :

    ◈ Feiran a déjà bouffé ce soir. Tu crois que ça fera les gros titres ?


Il en rajoute même encore :

    ◈ C’est quoi mon kiffe là dedans tu crois ? L’amour du sang qui jaillit d’une artère ? Note que tu as une jugulaire intéressante de fait…


Parce qu’il savait très bien où la Bête attaquait et pourquoi pour sa part hein…

    ◈ Parfois faut se méfier de ce qu’on cherche Jun. Parce qu’on pourrait bien l’obtenir…


Et sans crier gare, Natsuki fait un pas brusque en direction de Junya en s’écriant :

    ◈ BOUH !


Et finalement, devant la tête qu’affiche le jeune homme, il a un grand éclat de rire, en oubliant même la frustration de son briquet qui se refusait toujours à lui donner un peu de feu.

    ◈ Ca va respire, j’attaque pas sauvagement les gens et Feiran non plus. Je sais de quoi tu parles, on y a fait allusion dans mon quartier. N’empêche que parfois, faut pas trop s’approcher de ce genre de chose.


Mais jetant un regard torve à Junya il ajoute :

    ◈ Mais les fouines dans ton genre ont du mal à se retenir n’est ce pas ? Tu crois que tu feras fuir la Bête du Xiang avec ta bombe au poivre ma poupée ?



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MessageSujet: Re: Kikikan   Dim 11 Déc - 2:37


Cet homme faisait vraiment n'importe quoi ! D'abord, il lui donnait raison sur le sarcasme qui avait poussé Junya à affirmer qu'il devrait s'enfermer chez lui dès la tombée de la nuit. Puis, il lui soufflait sa fumée au visage ! Au moins, la jolie Feiran ne semblait pas très heureuse de ce qu'avait fait son maître et si son petit grognement n'avait pas été pour le geste de l'homme envers lui, eh bien Junya préférait encore le penser ! Néanmoins, il ne fulminait pas non plus. Son sale petit caractère présentement venait surtout du fait qu'il avait eu la peur de sa vie. C'était probablement quelque chose que les experts qualifieraient de choc post-traumatique léger à modéré, un truc idiot dans le genre. Junya n'y croyait pas trop. Si on lui avait posé la question, il aurait seulement affirmé qu'il avait besoin de se remettre de ses émotions et que ça viendrait tout seul dans quelques minutes.

De toute façon, la compagnie de cet homme ne semblait pas si mauvaise... manières de rustre mises à part. Mais ça faisait un peu partit du personnage, pas vrai ? Cette courte silhouette était fort mince, mais semblait solidement campée au sol et Jun savait qu'il devait être plus difficile qu'on le croyait de l'en déloger. Les mains étaient si pas larges néanmoins pas fines et devaient posséder une assez bonne force. Quant au look... Eh bien il complétait à merveille le personnage, pas vrai ? Le langage faisait aussi sa part du travail, il fallait l'avouer. Cette attitude machiste, nonchalante, un peu bougonne, collait parfaitement à l'image qu'on pouvait se faire de Natsuki -car tel était son prénom-, mais représentait-elle réellement l'homme qui la revêtait ? Souvent, on se cachait sous ce genre d'attitude pour ne pas montrer qui se trouve réellement derrière le mur d'indifférence ainsi dressé. Junya avait néanmoins l'impression que Natsuki ne faisait pas partit de cette catégorie de gens. La bête était bien plus intéressante que ça... et il ne parlait pas de Feiran.

D'ailleurs, Natsuki ne lui avait pas fait cadeau de son prénom sans un petit tacle, à nouveau et Jun lève les yeux au ciel, faisant néanmoins un clin d'oeil à l'homme. Oui, il parlait beaucoup ! Et alors ? Visiblement, il le fallait bien pour avoir une conversation avec celui-là, qui semblait plutôt faire dans le minimalisme. Alors aussi bien le prendre pour une qualité, du coup ! Junya n'était pas jeune homme à se froisser pour un rien, bien qu'il n'ait pas non plus la langue dans sa poche. Il avait l'impression que ce soir, ça allait bien servir, mine de rien... Néanmoins, il n'allait pas s'en laisser conter ! Sauf que...

NATSUKI C’est sûr, ce serait quand même pas de bol… Je kiffe pas trop la Chine… On est jamais aussi bien que chez soit hein ?

Junya tourne la tête vers son interlocuteur, le regard plein de points d'interrogation. Pardon ? Mais qu'est-ce qu'il avait à parler de la Chine soudainement, celui-là ? Il y était déjà allé ? Jun arque les sourcils, l'observant un moment de la tête aux pieds. Il lui semblait que l'homme avait soudainement changé de comportement... Il comprenait mal d'où ça lui venait...

NATSUKI Feiran a déjà bouffé ce soir. Tu crois que ça fera les gros titres ? C’est quoi mon kiffe là dedans tu crois ? L’amour du sang qui jaillit d’une artère ? Note que tu as une jugulaire intéressante de fait…

Cette fois, c'est un frisson franchement paniqué qui prend d'assaut Junya sans même qu'il ne l'ait prévu. Il arrête net de marcher, même si ce n'était pas forcément ce qu'il y avait là de plus intelligent, parce qu'il était clair à présent qu'il valait mieux sortir rapidement de ce parc... Néanmoins, c'est parce qu'il pensait à vive allure que Jun avait, sans même s'en rendre compte, ralentit le pas pour finalement complètement s'arrêter de marcher. Qu'est-ce que Natsuki lui faisait ? C'était une blague, c'est ça ? Junya n'était vraiment pas certain de la façon dont il devait réagir... et son petit coeur tambourinait contre sa cage thoracique, rendant le moment fort désagréable !

Il a d'ailleurs un rapide regard pour la chienne qui penche légèrement sa grosse tête sur le côté comme pour lui rendre son petit examen visuel. Elle semblait douce et innocente. Oui... mais n'avait-elle pas fait peur à trois gros bras plus leur comparse déjà éclopé, un peu plus tôt ?

NATSUKI Parfois faut se méfier de ce qu’on cherche Jun. Parce qu’on pourrait bien l’obtenir…
JUNYA 'Tsuki... ?

Le ton de Junya est tout sauf rassuré. Et même qu'il a perdu de sa superbe qui, pourtant, ne l'avait pas quitté lorsque l'autre pervers l'avait tripoté ! D'ailleurs, le journaliste en herbe est sur le point de faire remarquer à « 'Tsuki » que c'est loin d'être drôle... mais ce dernier fait un pas vers lui et...

NATSUKI BOUH !
JUNYA AAAH !

Et en même temps qu'il hurle, alors qu'il réalise que l'homme éclate de rire, visiblement bien satisfait de son petit tour de passe-passe... Junya lui donne un bon coup sur le torse ! Puis un autre... Il était furax !! Son coeur battait la chamade, il tremblait de la tête aux pieds... Mais plutôt que de se laisser aller à la peur qui l'avait paralysé quelques secondes, voilà qu'il se vengeait un peu, même s'il était clair qu'il ne pouvait pas faire mal de cette façon-là à cette force de la nature !

NATSUKI Ca va respire, j’attaque pas sauvagement les gens et Feiran non plus. Je sais de quoi tu parles, on y a fait allusion dans mon quartier. N’empêche que parfois, faut pas trop s’approcher de ce genre de chose.

RESPIRE ?! Comment voulait-il qu'il RESPIRE ?! Il venait tout juste de le tuer de peur, ce pauvre imbécile heureux !! Frustré, Junya arrache le briquet de l'homme pour le lancer au sol, lui décrochant un regard noir avant de glisser une main dans son sac pour en sortir... Non pas sa bombe poivre. Il tend plutôt un petit briquet bic à l'homme, petite trousse de survie à lui seul. Il ne fumait pas, mais on ne sait jamais quand ça peut être utile ! Comme là... parce qu'il allait le rendre fou s'il roulait encore une seule fois la pierre de ce vieux machin !

NATSUKI Mais les fouines dans ton genre ont du mal à se retenir n’est ce pas ? Tu crois que tu feras fuir la Bête du Xiang avec ta bombe au poivre, ma poupée ?

Junya arque les sourcils alors que Natsuki l'appelle... sa poupée ? Il ne se serait pas fâché pour ce genre de petit sobriquet un peu personnel et très féminin, mais aurait assurément demandé à ce qu'on cesse de l'appeler ainsi. Cependant... Cependant, ça roulait si bien sur la langue de Natsuki que ça fini par arracher un petit sourire un peu plus paisible à un Junya qui gronde néanmoins une dernière fois, faisant remarquer :

JUNYA Tu es vraiment idiot ! J'ai faillis mourir de terreur. Même sans Feiran, je suis une poupée de chiffon, pour toi... Et puis, c'est pire. Parce que présentement, tu es tout ce qui me rassure !

Il lance un petit regard perçant à Natsuki. Il savait fort bien que c'était presque de la confiance aveugle, mais il en avait fort besoin après cette quasi agression. Pas qu'il était traumatisé, mais ils étaient toujours au même endroit et il faisait bien nuit noire... Demain, il repasserait dans ce parc sans soucis, mais d'ici là, il préférait encore déguerpir. Or, il ne se met pas plus en route, faisant d'abord un pas vers Natsuki, l'observant avec un brin d'amusement. Le jeune homme ouvre la bouche, probablement pour tacler encore une petite fois, histoire qu'ils soient ex aequo... Mais au même moment, des éclats de voix se font entendre plus loin et Junya bondit comme la biche effrayée qu'il est ce soir, se lovant contre Natsuki tout en tournant la tête en direction du bruit.

Plus loin, un groupe de trois adolescents semblaient tout juste sortir d'une soirée et rigolaient ensemble, singeant probablement un de leurs compagnon de classe. Jun soupire, en revenant à Natsuki et, constatant leur soudaine proximité, il ne s'en gêne pas le moins du monde, assurant seulement :

JUNYA Tu vois, c'est bien mieux lorsque tu me rassures plutôt que lorsque tu me fais peur ! Prends en de la graine... Et ne me refais plus ce sale coup !

Il se dégage néanmoins un peu, histoire de ne pas rester pendu au cou d'un certes bel étranger, mais aussi un peu louche. Okay, même beaucoup. Mais, on dit toujours que les mauvais garçons ont la cote... C'est pas pour rien ! Après un petit moment de silence, Junya se défend un peu, sans non plus paraître réellement outré. Disons juste qu'il voulait se donner bonne conscience...

JUNYA Je ne compte pas interviewer la Bête du Xiang, qu'est-ce que tu crois ? Je veux seulement recueillir des renseignements à son sujet. La coincer, c'est le travail des policiers... Moi, je veux un bon article. Alors je ne la rencontrerai probablement même pas ! Il vaut mieux pas, d'ailleurs. Je ne suis pas un peu la victime clichée ?

Ce disant, Jun fait la grimace parce que de toute évidence, ça ne lui plaisait pas !

JUNYA Mais je ne me rends jamais sans m'être battu. Sauf peut-être là...

Et ce disant, il a un sourire charmeur pour l'homme en face de lui, ne se cachant absolument pas que ce qu'il voyait lui plaisait ! Par contre... par contre il n'avait rien oublié et, finalement, il relève la tête pour déclarer :

JUNYA Cependant maintenant, tu as de quoi te faire pardonner. Non vraiment, c'était vraiment trop idiot !

Ouais, genre il allait s'abandonner à ce bel Adonis seulement pour ses beaux yeux !! Désolé, mais il avait un peu plus de dignité que ça, même si elle n'était pas immense au point de ne pas lui filer son numéro de téléphone lorsqu'ils se quitteraient... Eh, on a beau être fier, il y a une limite à tout !


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MessageSujet: Re: Kikikan   Mer 14 Déc - 9:37


Spoiler:
 


« Tsuki ». Le diminutif presque trop « kawaii » pour que Natsuki le prenne bien avait roulé entre les lèvres d’un Junya qui avait pâlit à vue d’œil. Le jeune homme n’en avait soudainement plus mené aussi large et Natsuki ben… Ca le faisait juste rigoler quoi ! C’était pas méchant, juste de quoi lui faire une petite frayeur ! Et puis ça lui permettrait peut être de se rendre compte que faire confiance aux inconnus, c’était pas terrible. Il aurait tout aussi bien pu être pire que les types auxquels Junya avait échappé. Mais ça ne semblait que très peu l’effleurer. Pas étonnant que de nos jours, les vampires n’aient plus qu’à se baisser pour ramasser une victime n’est ce pas ?

Quoi qu’il en soit, Jun avait fait un bond à l’image du cri qu’il avait poussé, surprit et terrorisé l’espace d’un instant ! Natsuki en riait encore, venant récupérer les poignets du jeune homme qui soudainement, frustré et sans doute toujours un peu sous le choc, entreprenait de se venger en lui tapant dessus. Enfin au niveau des coups, c’étaient plutôt des caresses hein ! Y avait pas masse de force dans ces petits poings et Natsuki finit par tenir ces derniers à distance, moqueur :

    ◈ Arrête, tu vas te faire mal.


Natsuki le relâche, reprenant sa lourde tache que d’allumer sa cigarette mais Junya vient lui arracher son briquet des mains !! L’homme proteste mais… Pas longtemps. Car si le petit objet en plastique est jeté sans plus de considération, Jun vient sortir de son propre sac un nouveau briquet qui fonction bel et bien celui là ! Natsuki le récupère, venant allumer convenablement sa clope avec un petit soupire de contentement puis montrer le briquet il demande :

    ◈ Je peux le garder ? En contre-partit du fait que j’ai sauvé tes fesses.


Natsuki n’attend pas vraiment la réponse avant de venir enfouir l’objet dans une de ses poches. Il a un petit sifflement en direction de Feiran qui relève sa grosse tête avant de le rejoindre à nouveau tandis que l’homme se remet en marche. La chienne reste à côté d’eux quelques instants avant de reprendre son petit rituel qui consiste à marcher légèrement devant en reniflant tout ce qui passe à proximité de son museau.

    ◈ Tu es vraiment idiot ! J'ai faillis mourir de terreur. Même sans Feiran, je suis une poupée de chiffon, pour toi... Et puis, c'est pire. Parce que présentement, tu es tout ce qui me rassure !


Le membre de l’Ordre rigole légèrement, continuant de fumer sa cigarette avec un certain flegme. Sa main libre et plongée dans une poche de son blouson en cuir et finalement, il la ressort pour retirer les verres fumés de sur son nez rangeant la paire de lunette dans sa poche un moment. Natsuki vient d’une main rabattre sa tignasse un peu longue en arrière et finalement :

    ◈ C’était le but en même temps. On n’a pas idée de faire confiance aux mecs aussi louches que moi.


Il était lucide hein… Il savait très bien qu’il ne présentait pas bien, merci ! Fallait pas avoir fait polytechnique pour s’en rendre compte et tant qu’on s’assumait bien comme ça, où était le mal ? Lui-même vivait très bien son look, son attitude et tout ce qui faisait de lui l’homme qu’il était. Plus que de s’assumer, Natsuki aimait bien l’homme qu’il était devenu. Dès lors… Il n’avait aucun complexe à dire les choses comme elles venaient et si ça ne plaisait pas et bien… Tant pis ?

Junya qui marche à côté de lui, semble se détendre à nouveau. Visiblement, il était vraiment de ceux qui s’effarouchaient facilement mais remettait aussi très vite les pieds sur terre. En tout cas, Natsuki n’avait pas l’air de l’effaroucher beaucoup hein ! D’ailleurs, Junya ouvre à peine la bouche, probablement pour l’assommer à nouveau de parole qu’un groupe de jeunes passe un peu plus loin, visiblement un peu éméchés et rieurs. La réaction ne se fait pas attendre et Natsuki réceptionne, un peu surprit, Jun entre ses bras. Il en manque même de faire tomber sa précieuse cigarette, ce qui le fait un peu grogner même si en homme sain d’esprit, il ne retire pas sa main de la chute de reins du jeune homme. Merci mais il avait toujours su profiter des bonnes choses. Du moins, jusque dans une certaine mesure qu’il se permettait.

    ◈ Tu vois, c'est bien mieux lorsque tu me rassures plutôt que lorsque tu me fais peur ! Prends-en de la graine... Et ne me refais plus ce sale coup !


Les jeunes s’éloignent sans même faire particulièrement attention et Natsuki descend le regard sur Junya qui ne… S’éloigne pas le moins du monde. Il a pour lui un petit sourire un rien moqueur et Feiran vient geindre dans leurs jambes, se glissant avec la délicatesse d’un tracteur entre Jun et lui. De toute façon, Junya était déjà en train de s’écarter. Sa bonne Feiran se laisse pour moitié aller contre ses cuisses, réclamant des caresses, voulant visiblement profiter un peu si l’heure était aux câlins ! Natsuki rigole, venant se baisser un instant pour offrir à l’animal ce qu’il désirait et quelques grondements de satisfaction s’échappe de la gueule de l’animal.

    ◈ Je ne compte pas interviewer la Bête du Xiang, qu'est-ce que tu crois ? Je veux seulement recueillir des renseignements à son sujet. La coincer, c'est le travail des policiers... Moi, je veux un bon article. Alors je ne la rencontrerai probablement même pas ! Il vaut mieux pas, d'ailleurs. Je ne suis pas un peu la victime clichée ?


Natsuki se remet debout tandis que le sujet de la Bête du Xiang revient sur le tapis. Feiran quémande encore un peu mais comme Natsuki l’ignore un moment, le gros chien vient… Réclamer auprès de Junya. Les chiens du genre de Fei’ étaient certes très imposants mais dans le genre nounours, on faisait difficilement mieux…

    ◈ Parce que lorsqu’il y a un tueur, tu crois que ça l’amuse de voir quelqu’un fouiner dans ses petites affaires ?


Et quand il est question de police pour l’arrêter, Natsuki a un petit mouvement d’épaule dédaigneux tout en reportant à nouveau sa cigarette à ses lèvres. Il en prend une bonne bouffée, soufflant la fumée avec un brin d’irritation sur le côté. Ce serait vraiment la cata si la police tombait sur ce Makoto avant eux hein ! Eux, c’était le Conseil, ses envoyés ou les chasseurs. Et tant qu’à faire, des chasseurs avertis parce que les autres… Natsuki n’avait pas besoin de dire ce qu’il en pensait n’est ce pas… ?

    ◈ Mais je ne me rends jamais sans m'être battu. Sauf peut-être là...


Natsuki a un regard pour Jun, ne disant rien au départ, posant un regard perçant sur le jeune homme comme s’il avait pu lui lire dans les pensées. Le silence se fait un moment et finalement il reprend :

    ◈ C’est peut être très noble et courageux sur le papier, mais les types dans ton genre devrait juste rentrer chez eux et verrouiller leur porte.


Macho ? Ouais, mais ça aussi il l’assumait. Même qu’il ajoute, sans songer au fait que la phrase de Junya pouvait avoir eu un sens tout autre :

    ◈ C’est aux types comme moi de régler ce genre de problèmes.


Mais Junya est déjà lancé sur autre chose, faisant arquer un sourcil dubitatif à Natsuki :

    ◈ Cependant maintenant, tu as de quoi te faire pardonner. Non vraiment, c'était vraiment trop idiot !


Un petit rire moqueur franchit les lèvres de Natsuki qui ne répond rien l’espace d’un moment, continuant juste de jauger ce beau brin de garçon qui lui faisait un peu de charme tout en voulant se montrer inaccessible. Une vraie diva.

    ◈ Ca va, tu veux pas que je t’offre des fleurs et un restau non plus ?


Il a un petit signe de tête pour indiquer qu’ils reprenaient leur chemin mais Natsuki ne s’arrête pas pour autant de bavarder pour maintenant.

    ◈ Je voudrais pas radoter mais je t’ai sauvé les miches alors pour ce soir je suis VIP, j’ai rien à me faire pardonner du tout. En plus ça t’apprendra à faire confiance à n’importe qui.


Nouvelle bouffée de cigarette et Natsuki grogne tout comme une bourrasque de vent vient lui mettre les cheveux dans tous les sens. Il les replace à la va vite et puis finalement, beaucoup plus sérieux :

    ◈ Le parc la nuit c’est pas un bon plan. En fait, Tôkyô là nuit, c’est pas un bon plan, quand on est tout seul.


Et revenant plonger son regard dans celui de Junya, plus rieur ou moqueur pour deux sous, il ajoute :

    ◈ Des zonards qui te prendraient bien dans un coin, c’est vraiment pas ce que tu pourrais le plus craindre. Crois-moi, tu vis dans un monde très très édulcoré.


Non, il n’irait sûrement pas lui parler de vampires, merci bien ! Mais si Jun était impressionnable un minimum, autant qu’il en profite pour le convaincre de ne pas trop s’approcher des coins sombres. Ce serait moche d’y perdre la vie parce qu’on était trop curieux à propos d’un vampire assoiffé…

    ◈ Je dirais quelques mots pour toi au temple si tu veux.


Ouais, dans la bouche de Natsuki, le mot « temple » devait probablement avoir la tête d’une injure alors que pas du tout quoi !

    ◈ Mais ça comptera que lorsqu’il sera déjà trop tard, c’est con.


Nouveau regard à Junya puis un petit sourire en coin ourle ses lèvres :

    ◈ Tu minaudes et tu griffes en même temps. C’est de ton âge je suppose. C’est d’ailleurs ce qui finira par vous perdre.


« Vous ». L’humanité toute entière. Ou les jeunes et jolis minois, au choix.



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MessageSujet: Re: Kikikan   Mar 20 Déc - 6:10


Naturellement, Natsuki prend sa petite attaque pour une blague plus qu'autre chose. Encore heureux que Junya n'ait pas eu en tête de vraiment lui faire mal, sinon ils auraient tous les deux été bien déçus du résultat, pas vrai ? Quant à son briquet, il lève le regard au ciel, mais ne proteste pas, pas vraiment énervé. Disons juste que Natsuki se servait pas mal, non ?! Bah... tant qu'il ne faisait pas comme les voyous d'un peu plus tôt, Jun n'y voyait pas vraiment d'inconvénient. Quoi qu'il en soit, il ne résiste néanmoins pas à donner un dernier petit coup sur l'épaule joliment dessinée -assurément !- de l'homme, histoire qu'il n'oublie pas que sa rancune était bel et bien présente, qu'il le montre ou pas ! Eh... quand on s'appelle Junya Murakami, on a quand même une réputation à tenir et si elle est loin d'être à la hauteur de celle de son cousin, il ne voulait pas qu'on lui marche sur les pieds, tout aussi imposant cet homme soit-il !

Et visiblement, malgré tout, ses paroles continuent de doucement faire rire son interlocuteur, faisant expirer Junya avec lassitude, bien qu'il ne se désintéresse pas le moins du monde de la situation. Et la suite lui fait faire la grimace, de fait...

NATSUKI C’était le but en même temps. On n’a pas idée de faire confiance aux mecs aussi louches que moi.

Eh bien, bravo pour l'auto-promotion. Natsuki ne remportait assurément pas la palme de la meilleure publicité commanditée par soi-même. Quoi qu'il en soit, ça fini tout de même par arracher un petit rire à Junya qui lève les yeux au ciel, amusé. Vrai par contre que Natsuki était « louche ». Mais, pas plus que les voyous d'un peu plus tôt, par contre. Et finalement, l'homme ne lui faisait pas vraiment peur... sauf quand il essayait vraiment ! De toute façon, Junya qui sait si bien avoir réponse à tout proteste un peu tout de même.

JUNYA C'est l'effet d'attraction badboy. Tu ne le sais peut-être pas, mais malgré l'engouement de plus en plus présent pour les minets léchés, certains restent fidèles à leurs valeurs ancestrales et j'en fais fièrement partit !

Bah oui, les badboys, c'était à la mode à un moment, pas vrai ? Maintenant, ce sont les minets avec leurs gros muscles pleins d'air comprimé et leur sourire à un million de yen... Mais ça, ça ne plaisait pas vraiment à Junya qui préférait encore la compagnie d'hommes de la trempe de Natsuki, bien qu'habituellement, il ne la cherchait pas, question de survie ! Mais celui-là... eh bien il lui était un peu tombé dessus sans que Jun ne demande quoi que ce soit ! De toute façon, Natsuki ne semblait pas bien à plaindre, pour preuve la main sagement posée à la hauteur de sa chute de rein et qui ne semblait pas vouloir s'en retirer pour le moment. Comme quoi on a tous nos priorités et que même s'il bougonnait et se moquait un peu, Natsuki savait très bien où se trouvaient les siennes !

Et visiblement, sa chienne et lui, c'est le même combat, car Feiran semble vouloir participer à ce câlin collectif et il se trouve qu'elle sait exactement comment attirer l'attention sur elle ! Junya rigole tout en s'éloignant un peu, observant la chienne avec un amusement loin d'être feint. Elle était vraiment adorable... Dire qu'elle avait semblé si féroce quelques minutes plus tôt ! C'était un vrai tour de passe-passe !

NATSUKI Parce que lorsqu’il y a un tueur, tu crois que ça l’amuse de voir quelqu’un fouiner dans ses petites affaires ?

Junya gronde un peu, mais ne se laisse sûrement pas abattre. Machinalement, il se penche pour venir caresser l'encolure de l'imposante chienne, qui semble fort satisfaite d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui veut la caresser comme il se doit ! Le comportement de Natsuki ne lui échappe pas malgré tout et Junya demande, un peu inconscient du pétrin après lequel il pourrait être en train de courir :

JUNYA Un problème avec la police ? Ils font parfois très bien leur boulot...

Car ouais, ça ne l'étonnerait pas que cet homme-là ait des démêlés avec la justice. Néanmoins, Junya ne reste pas mille ans sur le sujet. Il ne l'intéressait que modérément. Enfin, non... C'était faux. Sa curiosité pétait présentement l'échelle. Néanmoins, il n'avait pas réellement envie de s'attirer des problèmes, c'est clair ! Mais de toute façon, Natsu repart déjà sur autre chose... et Jun a un rire amusé alors que l'homme sépare très clairement les « mecs comme Junya » d'un côté et les « mecs comme Natsuki » de l'autre. Une vraie blague... Alors cet homme était macho à ce point ?! Le journaliste en herbe tend une main pour donner un petit coup sur l'épaule de Natsuki, contournant la chienne pour revenir tout près de l'homme tout de même.

Lui n'était pas d'accord, c'est clair. Enfin... Peut-être un peu, dans le fond. Il aimait bien se sentir protégé et savait que Natsuki était le genre d'homme à pouvoir lui assurer ça alors que de son côté, c'était un peu le néant. Néanmoins, de là à s'enfermer chez lui dès la tombée de la nuit, c'était une autre paire de manche ! Junya était trop remuant pour ça !

NATSUKI Ca va, tu veux pas que je t’offre des fleurs et un restau non plus ?
JUNYA Pourquoi pas !

Junya a un petit clin d'oeil pour le joli badboy, mais n'ajoute rien à ce propos, sauf un bon rire légèrement moqueur alors que Natsuki prétend être VIP parce qu'il lui a sauvé la vie, façon de parler. C'était pas faux d'un côté... Mais Jun n'allait pas le lui concéder aussi facilement, fallait pas croire ! Cependant, lorsque l'homme reprend la parole, Junya cesse directement de rire, redevenant aussi sérieux que l'obligeait le ton qu'il employait.

NATSUKI Le parc la nuit c’est pas un bon plan. En fait, Tôkyô là nuit, c’est pas un bon plan, quand on est tout seul. Des zonards qui te prendraient bien dans un coin, c’est vraiment pas ce que tu pourrais le plus craindre. Crois-moi, tu vis dans un monde très très édulcoré.

Étrangement, ces paroles trouvent leur cible en Junya. Non pas qu'il va arrêter de vivre dès que le soleil se cache à présent, mais il a l'impression de toucher du bout des doigts un monde parallèle au sien qu'il ne saura jamais réellement atteindre. Il le sens, mais ne le voit pas... et c'est légèrement désagréable. Cette impression s'accentue alors qu'à sa plus grande surprise, Natsuki lui parle très sérieusement de prières au temple... Finalement, le jeune homme s'arrête de marcher, observant l'homme près de lui comme s'il le voyait pour la première fois, ce qui ne lui semblait faux qu'à demi. On ne connaît jamais vraiment les gens... l'habit ne fait pas le moine et encore une fois, ce soir, Junya en apprend un peu plus à propos de cette étrange loi de la vie.

Natsuki lui parle de sa manière d'être et, finalement, Junya se glisse devant lui, en face de ce bel homme étranger à son monde. Il glisse une main sur le ventre de celui-ci, sa curiosité vivement piquée. Mais, l'universitaire ne sourit plus, se contentant de jauger un moment son vis-à-vis, entre regards intrigués et proximité inusitée. Lentement, Jun lève la main pour la glisser contre une joue rugueuse d'un peu de barbe, son pouce caressant la ligne juste sous un oeil dessiné d'une amande si parfaite que c'en est presque surprenant.

JUNYA J'ai l'impression de toucher un vrai mystère du bout des doigts, mais de ne pas pouvoir m'en saisir. C'est très désagréable et en même temps, ça a quelque chose de fascinant. Tu es un monde à toi tout seul, on dirait bien.

Sa main retombe le long de son corps alors que lentement, le jeune homme penche la tête sur le côté, ne quittant pas ce mystérieux étranger du regard.

JUNYA Habituellement, je n'aurais pas minaudé, que griffé. Ne généralise pas... Regarde-moi.

Un petit sourire glisse sur les lèvres de Junya bien qu'il ne soit pas dans l'état d'âme pour éclater à nouveau de rire, loin de là. Il lève une main pour toucher du bout des doigts les boucles d'ébène composant la chevelure de Natsuki, assurant :

JUNYA N'as-tu pas plutôt peur que ce soit à ta perte que je nous conduise ?

Finalement, il fait un petit clin d'oeil à Natsuki, se détournant de l'homme tout en reprenant sa marche, quelques pas devant lui. Ses hanches ondoient en un parfait mouvement de balancier, ses cheveux fins sont balayés par un vent frais et sa peau délicatement blanche est éclairée par la lune. Ce n'était pas lui qui, présentement, ressemblait à une créature irréelle, toute prête à conduire Natsuki dans les méandres de cette ville pour l'y perdre à jamais ? Après tout, il ne faut jamais se fier à ce qu'on voit uniquement... Junya venait de l'apprendre et peut-être Natsuki le savait-il déjà, mais l'avait-il oublié.

Junya déglutit avec difficulté en glissant une main contre son cou, l'autre se perdant dans une des poches de son jeans ajusté. Il tourne la tête vers Natsuki, demandant soudainement :

JUNYA Tu vas souvent au temple ? Tu connais ceux de Nikkô ? On me les a souvent vanté, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. J'aimerais bien, un jour. D'ailleurs, j'irai peut-être bientôt. J'ai entendu des rumeurs intrigantes qui me conduisent droit vers ses forêts ancestrales. Connais-tu aussi les légendes qu'on raconte là ? Tu vas encore me dire qu'une précieuse petite chose telle que moi devrait toujours s'enfermer dès la tombée de la nuit ? Peut-être que tu devrais seulement la protéger...

Il rit légèrement, se détournant à nouveau pour regarder droit devant lui. Il ne sait trop pourquoi... mais effectivement, Junya repensait un peu à Nikkô. C'était de là que venait son ex-copain et il lui avait dépeint cette petite ville de haut en bas tant de fois que l'envie d'y aller était toujours présente. Ça... et les rumeurs qui hantaient la ville dès la tombée de la nuit. On se serait cru dans un roman d'horreur à présenter les choses ainsi. Pourtant, sans Natsuki, Jun ne l'aurait probablement jamais vu sous cet angle...


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MessageSujet: Re: Kikikan   Ven 30 Déc - 11:47




    ◈ C'est l'effet d'attraction badboy. Tu ne le sais peut-être pas, mais malgré l'engouement de plus en plus présent pour les minets léchés, certains restent fidèles à leurs valeurs ancestrales et j'en fais fièrement partit !


Ha oui ça… Il avait cru remarquer, sans fausse modestie, qu’il était non seulement le genre de gendre dont aucune mère ne voudrait pour sa progéniture mais aussi, paradoxalement, le genre que la dite progéniture aimerait bien avoir à son bras. Effectivement, on était en plein dans le trip du badboy et c’était pas plus mal pour Natsuki vu qu’il n’avait rien de très « élégant » dans sa façon d’être au jour le jour. Alors quand on peut attraper de jolies abeilles comme celle qu’il avait sous les yeux tout en ne changeant rien à son âme poète, y avait sans doute pas à se plaindre.

Quant au « minets léchés », ça attire un grognement à Natsuki entre deux bouffées de cigarette. Ouais, la mode moderne était aux androgynes où aux garçons très féminins. Le genre de Jun un peu, quoi que différemment aussi, inexplicablement. Pour Natsuki, ce genre de goût n’était pas tant une mode qu’une façon de vivre. Il aimait les jolies choses délicates. Les femmes donc souvent –on évitera de songer aux exceptions- et les hommes pour qui être efféminé n’était pas tout un cliché mais une harmonie de vie. Junya faisait partit de la seconde catégorie et finalement, c’était sans doute la seule raison qui faisait qu’ils en bavardaient encore et que Natsuki laissait le jeune homme minauder. Quoi ? Il était pas con hein… Il allait pas l’envoyer mourir alors qu’il l’aurait plutôt bien emmené danser. Et pas à la verticale s’entend.

Ou alors Junya parlait des minets venu d’un peu plus loin à l’ouest ? Genre la Corée, « complètement au hasard » ? Là c’était autre chose. On était plutôt dans le minet qui avait un abonnement au club de muscu du quartier. Le genre qui adorait faire tomber la chemise et dévoiler un bronzage très étudié. En fait : typiquement le genre de mec sur qui Natsuki ne se retournerait jamais. On voulait toujours ce qu’on n’était pas au fond et même si certes, Natsuki n’était pas carré d’épaules, ni grand ni sur-gonflé au niveau des biceps, il était quand même le genre « mâle alpha » et n’avait sûrement pas envie de rentrer dans ce genre de compétition dans sa vie privée. Enfin… Si on pouvait parler de vie privée vu sa vie un peu dissolue quoi.

Fallait comprendre… Quand on avait sa vie, ça laissait peu de place pour qui que ce soit y faire son trou. Et c’était sans compter que le côté « badboy » de Natsuki le faisait peut être pour draguer mais au jour le jour, c’était un tout petit peu plus délicat à vivre…

    ◈ Un problème avec la police ? Ils font parfois très bien leur boulot...


Natsuki arque un sourcil devant cette question. Quoi… Ca voulait dire quoi ça ? En plus, ce gamin ne savait absolument pas de quoi il parlait. Les êtres humains avaient un don effroyable pour ce qui était de se mettre dans le pétrin sans même en avoir conscience. Ils n’avaient aucun instinct de survie ou de conservation. Et s’ils en avaient eu un un jour, la modernité, son confort et son sentiment factice de sécurité l’avait salement étouffé dans l’œuf.

Feiran semble tout à sa joie d’être caressé par Junya, se laissant à moitié tomber contre le jeune homme comme si ainsi elle avait pu en avoir plus.

    ◈ Sûrement…


Et c’est tout ce qu’il dirait sur le sujet… Son ton avait été relativement égal. Le genre « je me suis jamais trop posé la question et je m’en fous ». Encore qu’il avait rencontré un chasseur, il y avait quelques temps, dont le travail officiel était inspecteur de police justement. Un des rares qui arrivait à garder un emploi en plus de ses hobbies nocturnes. Ils n’étaient pas nombreux dans ce cas. En général ils vivaient dans des appartements plutôt insalubres à devenir à moitié paranoïaque, vivant reclus du reste du monde… En fait, ça faisait peine à voir. Ceux qui arrivaient à mener une vie presque « normale » n’étaient pas si peu nombreux du tout évidemment… Disons juste qu’ils n’étaient simplement pas majoritaires.

Junya continu de minauder, lui tournant autours, posant sa main contre une de ses épaules, fournissant masse de sourires et de clin d’œil… Franchement, il aurait fallu que Natsuki soit l’homme le plus con du monde pour ne pas comprendre, dans ce « pourquoi pas ! » enjoué, qu’il y avait réellement presque une invitation à le faire ! Sauf que bon, Natsuki et les fleurs… Ou pire : Natsuki et le romantisme… Pour lui, manger un kebab devant une baraque à frites, c’était déjà très bien. Et quitte à acheter des fleurs, celles en plastiques ne fanaient pas au moins… On en avait pour son argent. Enfin non… On en avait juste l’impression parce que franchement, d’après Natsuki, c’était de l’argent gaspillé. Mais comment faire comprendre ça à ce genre de petite tête de linotte, hein ?

En tout cas, les revoilà repartit en direction de la sortie du parc, Feiran zig zagant tranquillement devant eux, visiblement toute détendue. Il aimait pas trop qu’elle soit aussi peu alerte au reste de l’environnement mais soit… De toute façon, il ne se considérait pas comme une cible facile ni vraiment de choix… Jun par contre… Mais il faisait sans doute barrière. En tout cas, c’était toujours bon de l’espérer.

Junya s’arrête encore de marcher. A croire qu’ils n’arriveront jamais à la sortie du parc avant la fin de la nuit. Natsuki ne proteste cependant pas, s’accordant cette pause charme dans son emploi du temps. Il éloigne sa clope pour ne pas risquer de brûler Junya alors que ce dernier vient passer la pulpe de ses doigts contre une de ses joues. Il a les mains encore assez chaude, le p’tits, alors que son pouce glisse sous son œil. Natsuki finit néanmoins par reculer un peu la tête en grognant, par principe.

    ◈ J'ai l'impression de toucher un vrai mystère du bout des doigts, mais de ne pas pouvoir m'en saisir. C'est très désagréable et en même temps, ça a quelque chose de fascinant. Tu es un monde à toi tout seul, on dirait bien.


« A lui tout seul » peut être pas. Mais c’est sur que la vision du monde de Junya était sérieusement biaisée. Le monde était beaucoup plus grand, beaucoup plus vaste que ce que ce petit bout d’homme pouvait bien imaginer. Et de fait, même si ça lui donnait le vertige, Natsuki imaginait bien que celui-ci était même plus grand que ce que lui-même pouvait envisager.

    ◈ Habituellement, je n'aurais pas minaudé, que griffé. Ne généralise pas... Regarde-moi.


Une main s’égare à nouveau près de son visage, dans ses cheveux cette fois et la voix flûtée de Junya revient à ses oreilles :

    ◈ N'as-tu pas plutôt peur que ce soit à ta perte que je nous conduise ?


Natsuki lève les yeux au ciel, observant un instant Junya qui s’éloigne devant lui, roulant outrageusement des hanches, comme désireux qu’il y mette la main. En fait, à le voir ainsi, Junya aurait pu passer pour un vampire. Vraiment. Il avait le charme, l’assurance et ce petit quelque chose d’épicé que possédaient tous les vampires, même les pires. Surtout les pires peut être même. Question de point de vue. Et si Feiran n’avait pas été aussi tranquille, surtout après avoir été câliné par Junya, Natsuki aurait presque pu douter.

    ◈ Tu vas souvent au temple ? Tu connais ceux de Nikkô ? On me les a souvent vantés, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. J'aimerais bien, un jour. D'ailleurs, j'irai peut-être bientôt. J'ai entendu des rumeurs intrigantes qui me conduisent droit vers ses forêts ancestrales. Connais-tu aussi les légendes qu'on raconte là ? Tu vas encore me dire qu'une précieuse petite chose telle que moi devrait toujours s'enfermer dès la tombée de la nuit ? Peut-être que tu devrais seulement la protéger...


Natsuki laisse Jun prendre encore un peu d’avance, pensif… Avant de finalement hausser les épaules, assurant :

    ◈ Connais pas.


Mensonge ? Oui et non parce qu’ensuite il ajoute :

    ◈ Ou si mais j’ai pas envie que tu me saoule à poser des questions.


Bon, au moins, Junya savait un peu à quoi s’en tenir avec lui hein… Mais bon joueur, Natsuki reprend sa marche pour admettre :

    ◈ J’y vais souvent. J’y travail même. Et les forêts, c’est cool pour y trouver des champignons.


Il connaissait effectivement les « légendes » qui trouvaient formes là bas… Ou en tout cas, en avait sûrement une bonne idée. Natsuki arrive à hauteur de Junya qui a ralentit, voir s’est presque arrêté pour l’attendre et sans tergiverser, il vient… Lui mettre une bonne claque sur les fesses, un sourire moqueur mais satisfait passant sur ses lèvres alors qu’il vient y déposer à nouveau le filtre de sa cigarette !

    ◈ Allez avance, on va pas y passer la nuit.


Et puis avant de se prendre une réflexion par la tête, quelle qu’elle soit, il stipule :

    ◈ Si tu voulais pas que je touche, fallait pas rouler des fesses comme ça. Je suis sympa mais je suis un homme et toucher avec les yeux ça a jamais été ce que je préférais.


Y avait aussi qu’il se posait rarement beaucoup de questions hein… Détournant néanmoins la conversation, il demande brièvement :

    ◈ Alors ? Tu vas écrire quoi à propos de la Bête du Xiang ? Tu vas inventer ta propre histoire ? Comme tout le monde.


Natsuki a un regard en coin pour Junya avant d’ajouter :

    ◈ Au rythme auquel tu as l’air de kiffer aller vers les ennuis, si on se revoit un jour, se sera au temple parce qu’on célèbrera ton enterrement.


Et en fait, du coup :

    ◈ Bouddhiste au moins ?


Puis avec un certain ricanement machiste :

    ◈ Je changerais presque de religion pour la nuit, juste pour t’entendre prier…


Et cette remarque n’avait RIEN de chaste. Une belle allégorie, comme quoi il en était capable, de l’acte physique. Et non, décidément, Natsuki ne s’encombrait pas trop de bienséance même si en vérité, Junya était sans doute un peu trop jeune, inconscient et innocent pour qu’il y touche vraiment. Et pour preuve que Natsuki était macho jusqu’au bout des ongles, il ajoute quand même, pensif et presque plus pour lui-même :

    ◈ Encore que de prier, il faut le faire assez fort pour que ton dieu t’entende quoi…


Ho ça, il imaginait bien Junya crier, tout à coup…


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MessageSujet: Re: Kikikan   Lun 2 Jan - 9:59


Junya perd momentanément l'équilibre alors que l'imposante chienne lui tombe pour moitié dessus, voulant visiblement davantage de caresses. Eh bien... Elle semble être féroce au premier coup d'oeil, mais en fait, c'était un gros ours en peluche ! Est-ce que son maître était tout pareil, paraissant plus qu'il n'était réellement ? Jun n'a même pas besoin de lancer un nouveau regard à Natsuki pour savoir que c'est loin d'être le cas ! C'est justement ce qui lui plaisait, tout compte fait... Parce qu'il avait beau être un pur badboy, il semblait quand même être le genre de mec sur lequel quelqu'un comme lui peut se reposer sans craindre quoi que ce soit. C'était probablement un peu trop tôt pour porter un tel jugement... Mais Junya était très instinctif pour ce genre de chose. Natsuki ne le montrait pas tellement, mais il était digne de confiance. Et si le journaliste en herbe n'était pas prêt à la lui confier, il n'était pas prêt non plus à le laisser filer après cette nuit sans espoir de le revoir !

Natsu semble désintéressé alors qu'il répond à propos de sa petite affirmation sur la police. Jun a un « hm » satisfait malgré lui, d'ailleurs ! Soit Natsuki était un fort bon acteur, soit il n'avait pas d'antécédents criminels... ce qui serait une bonne chose en soit malgré tout ! Parce que si Jun devait admettre adorer le style que se donnait Natsu, il ne pouvait pas dire qu'il était assez idiot pour espérer avoir, près de lui, un rescapé de justice ! Quoi qu'il en soit, il doit lui-même s'admettre ne pas être très intelligent ce soir... Parce qu'il continue de minauder, de toucher, de ronronner... Et Natsuki ne semble pas non plus vraiment s'en plaindre, même s'il garde cette attitude machiste et alpha qui plaisait beaucoup à Junya pour le moment ! Nul doute que quelques années plus tôt, il se serait fait bouffer tout rond par des types comme cet homme-là... mais plus maintenant, merci à Fubuki !

Puis, Natsuki lui fait savoir qu'il ne sait pas de quoi il parle, concernant les légendes de Nikkô. Jun a un petit air déçu... qui est rapidement remplacé par un certain amusement à la suite !

NATSUKI Ou si mais j’ai pas envie que tu me saoule à poser des questions.

Junya lève les yeux au ciel tout en poussant un petit soupir faussement impatient. Vrai, par contre, qu'une multitude de questions lui venaient soudainement en tête et il doit faire un effort surhumain pour ne pas les poser ! C'est le journaliste en lui, hein... Mais c'était aussi seulement une bonne excuse qu'il aimait se donner, parce que sa curiosité naturelle, il n'avait absolument pas besoin des études de journalisme pour l'exacerber ! Visiblement, alors même qu'ils se connaissaient depuis une quinzaine de minutes seulement, Natsuki semblait déjà l'avoir remarqué... Comme quoi, Junya avait bien du mal à se contenir !

Mais peu importe... le jeune homme se contente de faire un petit clin d'oeil malicieux à Natsuki. Et de toute façon, ce dernier reprend la parole.

NATSUKI J’y vais souvent. J’y travaille même. Et les forêts, c’est cool pour y trouver des champignons.

Junya pouffe de rire à ces paroles, levant une main devant ses lèvres, un tic qu'il n'avait pas encore su dompter, des restes du Junya introverti qui avait du mal à s'affirmer. Natsuki cueillant des champignons dans la forêt ? Nouveau petit rire alors que Jun ne peut qu'admettre :

JUNYA Sans vouloir te vexer, je t'imagine difficilement cueillant des champignons dans la forêt ! Mais qu'est-ce que tu fais comme boulot ? Garde forestier ?

Il a un petit regard de haut en bas pour Natsuki, réalisant à peine qu'il s'était déjà remis aux questions. Et mi-figue, mi-raisin, lorsqu'il reprend la parole c'est pour affirmer :

JUNYA Si on m'avait dit ça avant, je serais aller en randonnée plus souvent !

Mais de toute façon, pas le temps d'approfondir son idée que Natsuki s'approche... et lui met une bonne claque aux fesses !! Junya a un petit « Ehh ! » un rien outré, un rire amusé le hachurant à moitié alors qu'il rattrape l'homme qui est déjà partit plus loin. Non, mais c'est qu'on se gêne pas, hein !! Et si habituellement, Junya aurait commencé à gueuler comme un putois, il ne se sent à peine frustré. Stupide effet badboy, eh ?

NATSUKI Allez avance, on va pas y passer la nuit. Si tu voulais pas que je touche, fallait pas rouler des fesses comme ça. Je suis sympa mais je suis un homme et toucher avec les yeux ça a jamais été ce que je préférais.
JUNYA C'est ça... Tu peux le dire que t'avais juste bien envie depuis le début et que là, t'avais une bonne excuse !

Jun glisse une main contre sa fesse même pas engourdie, mais ça avait un peu pincé sur le coup, espèce de rustre idiot et... terriblement sexy... D'ailleurs, le jeune homme laisse son regard glisser jusqu'au popotin de Natsuki, satisfait de ce qu'il voit là. Eh, lui aussi pouvait avoir des intérêts du genre, merci bien ! Lorsqu'il relève la tête, il n'est même pas gêné d'avoir maté aussi ouvertement, d'ailleurs ! Par contre, cette main baladeuse lui avait laissé le coeur un peu battant et l'estomac un peu tordu. Il alternait entre le plaisir légèrement aphrodisiaque de s'adonner une nouvelle fois au petit jeu de la séduction et la peur d'être encore assez loin de chez lui, la nuit, avec un homme peu fréquentable. Encore heureux que ce dernier lui ait sauvé la vie, hein...

De toute façon, Natsuki change de sujet, ce qui a le don de rassurer un Junya qui retrouve tout à fait son sourire. Enfin...

NATSUKI Alors ? Tu vas écrire quoi à propos de la Bête du Xiang ? Tu vas inventer ta propre histoire ? Comme tout le monde.

Jun a une petite exclamation réellement outrée, cette fois. Eh ! Il n'était pas de ces journalistes de pacotille qui ne veulent que vendre leur feuille de chou sans même jeter un second regard à ce qu'ils ont écrit, modifiant la vérité comme ça le leur fait pour mieux attirer des idiots qui croient tout ce qu'ils lisent. Alors, il lève les yeux au ciel avant de secouer la tête de gauche à droite. Natsuki ne le connaissait pas encore et ça paraissait fort bien ! Personne de son entourage n'aurait osé dire une telle chose, c'est clair...

Puis, à nouveau, Natsuki lui parle de sa mort future comme d'une inévitable conclusion à sa courte vie aventureuse. Non vraiment, dis comme ça... ça le faisait vraiment pas. Junya vient glisser un bras autour de celui du bel homme, son autre main se posant contre l'avant-bras camouflé sous une manche longue. Tant qu'à lui prédire une mort horrible, aussi bien le protéger de près, hein !

NATSUKI Bouddhiste au moins ? Je changerais presque de religion pour la nuit, juste pour t’entendre prier…

Okay... ça, c'était direct, pas vrai ? Junya lève la tête vers Natsuki, rieur mais aussi surpris... et la suite fini de le renverser !

NATSUKI Encore que de prier, il faut le faire assez fort pour que ton dieu t’entende quoi…

Au moins cet homme avait-il compris les principes de base, suppose Junya... Soit qu'il doutait à peine qu'il changerait de religion pour lui ! Mais sincèrement, on avait pas idée de parler ainsi ! Si ça avait été direct, Jun aurait probablement levé les yeux au ciel, assurant qu'il continuerait son chemin seul. Mais là... il y avait presque quelque chose de réellement poétique dans ce que Natsuki venait de lui affirmer et, pour être honnête, c'était très surprenant !

JUNYA Bon sang ! Cueilleur de champignons, poètes à tes heures... Tu m'as caché d'autres dons fantastiques que tu as ?

Junya roule des yeux une nouvelle fois, légèrement moqueur. Il tourne néanmoins la tête vers Natsuki à nouveau, l'observant un moment sans rien dire, réellement bluffé. Ce type était tout un numéro à lui tout seul ! Sa mère lui taperait une crise cardiaque si elle savait qu'il fricotait avec ce genre d'homme, sérieusement !

Junya semble d'ailleurs hésiter un moment quant à ce qu'il pourrait ajouter. Glissant sa langue contre ses lèvres, il se fait songeur. Et finalement, amusé, il assure :

JUNYA Je suis bouddhiste, mais tu sais, tu changerais vraiment de religion pour moi s'il le fallait. Et pas pour une nuit, j'en suis convaincu !

Natsuki n'était pas le seul qui ne se prenait pas pour de la merde, hein ! Junya venait d'ailleurs de le lui prouver et il semble tout à fait convaincu par ses paroles. Où y a du doute, y a pas de plaisir ! Oui, enfin... C'était pas exactement ça, mais Junya se comprenait fort bien ! Puis, faussement compatissant, le jeune homme tapote l'avant-bras de Natsuki.

JUNYA Je prie très fort, mais que quand mon dieu m'apporte entière satisfaction. Quand ça arrive, les voisins ont généralement soit envie de se convertir, soit envie d'éradiquer ma religion de la surface de la planète. Malheureusement, pour participer à mes prières, c'est VIP... et me sauver la vie ne suffit pas !

Il n'était tout de même pas une Marie-couche-toi-là, lui ! Pas question d'inviter Natsuki pour une petite sauterie, si c'est ce que le bel homme pensait. Lui avait ses limites et celles-ci ne devaient surtout pas être franchit lors d'une première rencontre ainsi. De plus, il ne couchait jamais seulement pour le plaisir... Il voulait autre chose. C'était comme ça et voilà. Qu'on ne l'accuse pas de penser comme une femme ! Il n'était assurément pas le seul homme à vouloir faire l'amour plutôt que « baiser » ! Mais non... il n'était pas vraiment aussi innocent qu'on voulait bien le croire !

De toute façon, Junya change à nouveau de sujet, revenant au précédent...

JUNYA Au fait, tu vas arrêter de prédire ma mort, à la fin ? Tu n'as qu'à me protéger comme il faut et ça n'arrivera pas !

Le jeune homme fait un petit clin d'oeil à Natsuki, se reprenant néanmoins bien rapidement.

JUNYA Non, sérieusement... C'était la première fois que j'étais attaqué et pourtant, je sors vraiment souvent. Je suis prudent en règle générales, mais cette fois j'ai pris un raccourcit. Je suis loin de chez moi et j'avais pas envie de traîner... la prochaine fois, je serai plus prudent. On oublie un peu parfois, non ? On se dit que ça arrive qu'aux autres... C'est clair que c'est con.

Puis, après un petit moment de silence, Junya demande :

JUNYA Qu'est-ce que tu fais à Tôkyô si tu bosses à Nikkô ? C'est pas loin, mais c'est pas exactement la porte d'à côté non plus. Tu habites Tôkyô ?

Lui, ça ferait drôlement son affaire si c'était le cas, sans vouloir prétendre de quoi que ce soit !


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MessageSujet: Re: Kikikan   Mar 10 Jan - 12:44




    ◈ Sans vouloir te vexer, je t'imagine difficilement cueillant des champignons dans la forêt ! Mais qu'est-ce que tu fais comme boulot ? Garde forestier ?


Heu… Natsuki observe Junya une seconde, se demandant si le jeune homme était vraiment sérieux là… A en croire ce gloussement –soit, disons qu’il avait pouffé- qui avait précédé, le jeune journaliste en herbe avait vraisemblablement prit son histoire de champignon au pied de la lettre. Et en soit, ça avait fait buger Natsuki… Non mais… Sérieusement ?? D’ailleurs, l’air un peu ahurit qu’il doit sortir à Jun est probablement sans prix…

    ◈ Non mais tu me vois cueillir des champignons ??


Ben… Il l’avait fait quand il était enfant, comme à peu près tous les membres de l’Ordre quoi. Mais ça s’arrêtait là. D’ailleurs, les champignons, il ne les aimait que dans le bouillon. Voilà, ça c’était dit. Du coup ben, forcément, Junya devait se dire qu’il n’était pas Garde Forestier non… Natsuki réfléchit un instant et finalement il lui dit la vérité. Du moins, la vérité officielle qui n’était en fait pas vraiment un mensonge. Ca va, vous suivez ?

    ◈ Je suis gardien dans un petit temple rattaché à Nikkô. Mais c’est un temple privé, les étrangers n’y sont tolérés qu’en période de festival.


Et encore, seulement celui de Tôkyô hein. Les temples à Nikkô étaient eux, fermés au public pour toute l’année et pas un seul visiteur ne pouvait y mettre les pieds sans une raison très précise et de première nécessité… A Tôkyô, ce temple servait plutôt d’abris pour les jeunes recrues qui venaient pour la première fois et n’avaient pas encore de toit au dessus de leur tête. C’était également un refuge après une attaque ou pour en éviter une.

L’endroit était petit, coincé entre deux sanctuaires beaucoup plus imposant mais il avait une forte valeur historique. Et surtout, les hauts dirigeants de l’Ordre s’employaient vigoureusement à le maintenir en tant que « leur » propriété. Ce qui n’était pas toujours facile lorsqu’un bureaucrate voulait envisager le rachat obligatoire des lieux histoire d’y faire construire… Il ne savait trop quoi. Mais les aides et soutiens dont profitait la Sphère Céleste étaient nombreux et jusqu’à aujourd’hui, il n’avait pour sa part jamais été ennuyé par un homme d’état.

En tout cas, pour en revenir à Jun, si lui-même manquait de subtilité, ce garçon n’en possédait pas forcément toujours plus. Il n’y avait qu’à l’écouter lui affirmer qu’il aurait été bien plus intéressé par la randonnée et ce genre d’activités pédestres s’il avait su que des types dans son genre… Y cueillaient des champignons ouais… Putain d’idée ça quand même !

Par la suite, Jun se fait moins indigné que rieur alors que Natsuki y avait généreusement mit la main ! Fesses rondes et fermes, comme il l’avait supposé d’ailleurs ! Mais valait mieux pas qu’il rouspète parce que c’était vrai que Junya lui avait roulé des hanches sous les yeux hein. C’était vrai aussi, comme il le lui affirme ensuite, que ça le démangeait sérieusement depuis plusieurs longues minutes. En même temps, on ne mettait de l’eau devant un assoiffé. Bon ok, Natsuki n’était pas tellement « en manque » comme on dit. Et il ne se jetait pas sur une occasion d’avoir du sexe comme la misère sur le monde… Mais disons que comme beaucoup d’homme, il y pensait un grand nombre de fois dans la journée. Et que soudainement, à bavarder avec ce garçon sortir de nulle part, il y pensait un peu plus souvent encore qu’à l’ordinaire. Difficile, dès lors, de peser réellement à autre chose, croyez-le. Du coup, il n’essayait même pas…

Quand à la bête du Xiang et au papier qu’il comptait faire à ce sujet, Junya s’indigne. Quoi ? Ca lui arrivait jamais d’écrire les choses un peu à sa sauce ? C’était pas le B-A-BA du boulot de journaliste ? Et c’était sans compter sur le fait que la nature humaine était naturellement dotée d’un grand pouvoir quand il s’agissait de raconter des histoires aux autres. Ou même de s’en raconter à soit même d’ailleurs. Dans une veine un peu similaire par exemple, Natsuki avait déjà eu la curiosité d’aller au cinéma se faire un film de vampires. Ce qui l’avait le plus choqué, ce n’était pas toutes les idioties du film non… C’était plutôt, au contraire, les détails vrais. Parfois les plus flous d’ailleurs. Incroyables qu’avec autant d’indices « réels » le secret des vampires soit toujours intact et inviolé. Franchement pour ce point de détail là, les différents Conseil avaient son admiration…

    ◈ Bon sang ! Cueilleur de champignons, poètes à tes heures... Tu m'as caché d'autres dons fantastiques que tu as ?


Natsuki arque un sourcil et puis finalement :

    ◈ J’en ai des tas, tu veux que je te montre ?


Subtilité, tact et poésie. Du grand Natsuki.

    ◈ Je suis bouddhiste, mais tu sais, tu changerais vraiment de religion pour moi s'il le fallait. Et pas pour une nuit, j'en suis convaincu !


Ouais… Mais c’est surtout qu’en vérité, Natsuki avait beau être super grande gueule à ce niveau là, il touchait pas aux moineaux du genre de Junya. Vous savez, les jeunes « un peu trop jeunes » justement. Trop innocent aussi. Alors même si Junya avait dit oui, prêt à écarter les deux cuisses pour lui laisser un passage, Natsuki n’aurait même pas descendu sa braguette. Il avait des valeurs, même si elles passaient facilement inaperçu.

    ◈ Je prie très fort, mais que quand mon dieu m'apporte entière satisfaction. Quand ça arrive, les voisins ont généralement soit envie de se convertir, soit envie d'éradiquer ma religion de la surface de la planète. Malheureusement, pour participer à mes prières, c'est VIP... et me sauver la vie ne suffit pas !


Cette fois c’est un sourire amusé qui passe sur les lèvres de Natsuki et il décide de jouer un peu plus franc jeu, admettant :

    ◈ De toute façon, je ne prierais pas avec toi.


Il a un petit clin d’œil pour le jeune homme et histoire qu’il ne se vexe pas non plus –parce que ouais, ça l’aurait emmerdé- il ajoute :

    ◈ J’évite les petites choses fragiles en général.


C’étaient les plus jolies choses oui… Mais elles s’abîmaient super vite et même s’il l’aurait voulu, Natsuki n’était pas nécessairement le genre hyper soigneux…

    ◈ Au fait, tu vas arrêter de prédire ma mort, à la fin ? Tu n'as qu'à me protéger comme il faut et ça n'arrivera pas !


Natsuki ne relève pas, fourrant ses mains dans sa poche et ayant un sifflement pour Fei’ qui vagabondait trop loin. La chienne revient jouer dans leurs jambes et Natsuki a un regard pour les grilles du parc. Ca avait été trop long et trop court d’une certaine façon.

    ◈ Non, sérieusement... C'était la première fois que j'étais attaqué et pourtant, je sors vraiment souvent. Je suis prudent en règle générales, mais cette fois j'ai pris un raccourcit. Je suis loin de chez moi et j'avais pas envie de traîner... la prochaine fois, je serai plus prudent. On oublie un peu parfois, non ? On se dit que ça arrive qu'aux autres... C'est clair que c'est con.


Blablabla. Un vrai littéraire quoi. L’art et la manière de dire un truc très simple et très court dans un maximum de mots ! Natsuki ricane sortant une main de sa poche pour ramener en arrière ses cheveux, passant une main sur le dessus de ceux-ci.

    ◈ « La prochaine fois » ouais. Je dis plus rien, fais ce que tu veux. Moi je t’aurais prévenu.


Qu’est ce qu’il pouvait dire d’autre ? Il n’allait pas non plus se proposer d’escorter Junya à chaque fois qu’il voulait sortir quelque part hein ! Il avait peut être de superbes fesses mais Natsuki avait malgré tout mieux à faire ! Et plus important aussi, même si bon, les fesses de Junya étaient présentement assez hautes dans l’ordre de ses priorités quoi !

    ◈ Qu'est-ce que tu fais à Tôkyô si tu bosses à Nikkô ? C'est pas loin, mais c'est pas exactement la porte d'à côté non plus. Tu habites Tôkyô ?


Natsuki pousse un looooong soupire tout sauf discret en jetant un regard ennuyé à Junya.

    ◈ T’as pas l’impression d’être trop curieux là des fois ?


Mais il répond quand même. A sa façon…

    ◈ Je bosse pour un vieil ordre bouddhique, Tenkyû, tu connais peut être. On a quelques affaires ici. Je m’occupe d’un petit temple. Et je suis sûrement pas assez dingue pour te donner mon adresse !


Non mais sérieusement ! C’était le genre de connerie à pas faire s’il voulait éviter de voir Jun se pointer quoi !!

Ils arrivent à l’entrée du parc et Natsuki s’arrête, observant Junya en cherchant à bien mémoriser son visage, ne serait ce que pour s’amuser un peu en solitaire quand il rentrerait. Quoi ? Il avait jamais prétendu être un saint hein… Et puis ils n’allaient jamais se revoir alors… Voilà !

    ◈ C’est ici que nos chemins se séparent. Evite les ruelles, même si c’est plus long. Préfère les endroits où y a du monde.


Natsuki a un petit clin d’œil pour Jun avant de lui lâcher un compliment quand même :

    ◈ Il aura de la chance celui avec qui t’iras prier.


Puis venant caresser l’encolure de Feiran, il indique d’un mouvement de tête la direction du centre ville.

    ◈ Allez dégage, je veux plus te voir dans le secteur au milieu de la nuit comprit ? Et arrête de parler aux gens dans mon genre !


Non mais vraiment… Y avait plus de jeunesse quoi !!


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MessageSujet: Re: Kikikan   Sam 21 Jan - 5:17


Le rire léger de Junya s'élève une nouvelle fois dans l'atmosphère tranquille de cette nuit d'automne. Natsuki croyait vraiment qu'il était naïf au point de supposer qu'il s'amusait vraiment à cueillir des champignons dans les bois de Nikkô ? Il avait très bien saisit l'allusion, merci ! Il en lève néanmoins seulement les yeux au ciel, un petit soupir mi-figue, mi-raisin franchissant le seuil de ses lèvres glossées. Mais pas le temps de charrier Natsuki sur ça qu'il lui déclare carrément être gardien d'un temple assez privé... Eh bien ça. Ça attire un petit sifflement admiratif à Jun qui observe un moment l'homme à ses côtés comme s'il le redécouvrait ! Et c'était un peu le cas... parce que pour être sincère, Junya n'avait pas cru que Natsuki puisse occuper ce genre de position.

D'ailleurs, après un petit moment de silence, songeur, le jeune homme avoue :

JUNYA Encore une fois sans vouloir te vexer, même si je crois qu'il t'en faut plus que ça, tu m'aurais annoncé que tu étais chef d'un quelconque gang de rue que je t'aurais cru sur parole. Mais alors gardien d'un temple... Je suis impressionné. Je les imagine tous vieux, en kimono à longueur de journée, chauve... Mais dis donc, ils savent choisir leurs gardiens !

Puis, amusé, il fait un petit clin d'oeil taquin à Natsuki, s'inclinant néanmoins devant l'homme, signe de respect qu'il lui accordait sans moquerie.

JUNYA Dommage qu'il ne soit que rarement ouvert au public. J'aurais été curieux de voir l'endroit que tu gardes.

Junya se penche légèrement, caressant la grosse tête de la chienne qui vient à nouveau se poser près d'eux alors que Natsuki lui explique avec toute la modestie du monde qu'il a des tonnes de talents cachés, encore, lui proposant de lui montrer... bien que soudainement, son discourt change du tout au tout, faisant rapidement se redresser un Junya presque surpris... et au tout début vexé !

NATSUKI De toute façon, je ne prierais pas avec toi. J’évite les petites choses fragiles en général.

Si pendant un instant Junya pense que Natsuki va lui dire qu'il n'est pas assez bien -la bonne blague !-, c'est néanmoins une toute autre raison qui lui est donnée... et elle fait rigoler un Jun qui n'y croit pas du tout, pour sa part ! En tout cas, il était tombé sur monsieur bonne morale en personne alors même qu'il avait l'air de revenir tout juste d'une revente de drogue. Génial... C'est bien sa chance, ça !

JUNYA Ce qu'il ne faut pas entendre !

Avait-il vraiment besoin de préciser sa pensée ? Sûrement pas, surtout avec le petit regard moqueur, mais aussi légèrement séducteur qu'il envoie à Natsuki. Pour lui, les choses se présentaient de façon fort simples... Enfin, il fallait aussi relativiser. Junya n'était pas homme à se donner au premier venu même si présentement, on eût pu croire le contraire, bien que ça l'eût terriblement vexé. Or, parfois, on rencontre celui qui nous fait penser que ce n'est pas pareil... Qu'il est différent. Et généralement, il l'avait bien appris, c'est dangereux ! Mais ce soir... Bien sûr, Junya avait conscience que ce nouveau béguin -il n'allait tout de même pas nier, ce serait ridicule !- n'était pas très conforme et plutôt casse-cou, mais quand on ne tente rien dans la vie... eh bien on la termine avec rien dans les mains, rien dans les poches...

Junya prend une petite inspiration en voyant les portes du parc s'approcher dangereusement, convenant qu'il aurait peut-être prolonger le trajet de quelques kilomètres, finalement... Natsuki n'avait pas envie de le raccompagner chez lui ? Bon okay, il n'était pas non plus stupide au point de le lui proposer même si après un regard en coin au bel homme, sa volonté flanche un peu ! De toute façon, Natsu reprend la parole, le sortant de ses songes éveillés.

NATSUKI T’as pas l’impression d’être trop curieux là des fois ?
JUNYA Non.

Et cette fois, ce « non » n'était pas prononcé d'une voix moqueuse ou joyeuse. Il était calme, posé, même roulé dans une soie qui aurait pu être sensuelle si le moment s'y était prêté. Et ce disant, Junya avait plongé son regard dans celui d'encre de Natsuki, n'incitant ainsi pas à la réplique. Non, il n'était pas trop curieux. Juste assez, plutôt...

NATSUKI Je bosse pour un vieil ordre bouddhique, Tenkyû, tu connais peut être. On a quelques affaires ici. Je m’occupe d’un petit temple. Et je suis sûrement pas assez dingue pour te donner mon adresse !

Junya glisse le bout de ses doigts contre ses lèvres, rigolant doucement alors que Natsuki semble déjà savoir qu'il le verrait arriver chez lui un jour ou l'autre ! Brave homme... C'est qu'ils sont clairvoyants quand ils le veulent bien ! Néanmoins, Junya n'avait pas dit son dernier mot, bien qu'il se fasse sage alors qu'ils s'arrêtent finalement près des portes menant au parc Yoyogi et, dans leur cas, à la rue déjà plus vivante que cet endroit sombre qu'ils quittaient. Le regard de Natsuki se fait insistant sur sa personne, lui semble-t-il et Junya sent ses joues rosir légèrement de ravissement à cette constatation !

Puis, des conseils probablement fort sages lui sont donnés, mais le compliment qui suit les lui fait très rapidement oublier...

NATSUKI Il aura de la chance celui avec qui t’iras prier.

Lentement, Junya glisse sa langue contre sa lèvre inférieure pour l'humidifier légèrement, sans vraiment s'en rendre compte, alors que lui-même observe les beaux traits graves de Natsuki. C'était maintenant ou jamais... et alors que l'homme lui ordonne presque de filer, Junya franchit plutôt la distance qui les sépare, ses quelques pas se faisant trop rapides pour que Natsuki n'ait le temps d'appréhender... à moins qu'il n'en ait pas eu envie, plutôt, car il ne semblait pas être de ces hommes qu'on surprend de cette façon !

Bref... Rapidement, sa main droite glisse dans celle gauche de Natsuki alors qu'il presse son torse contre le siens, venant murmurer tout contre son oreille quelques mots. Son corps n'est plus que frissons alors qu'il sent la douce chaleur de l'homme se faire diffuse contre lui, son parfum musqué lui chatouillant imperceptiblement les narines. Il « voulait » être dans ces bras-là un jour ou l'autre, point à la ligne. Et même si présentement, c'était trop tôt, il se donnait les moyens de ne pas le laisser filer, voilà tout...

JUNYA Donne-moi ton numéro. Tu n'es pas homme à rappeler.. Moi, je le ferai.

Oui, il savait aller chercher ce qu'il désirait. D'ailleurs, légèrement moqueur, mais la voix toujours feutrée malgré tout, Junya assure :

JUNYA Je ne suis une pauvre petite chose que pour tes besoins d'homme viril et macho. Mais au-delà de ça, je sais très bien ce que je veux et généralement, je sais comment l'obtenir.

Puis, après un baiser contre la joue rugueuse de barbe de Natsuki, se faisant doucement soupirer à ce simple petit geste, il le relâche, faisant quelques pas vers l'arrière... tout en lui tendant son cellulaire, histoire qu'il entre le numéro tant désiré dans le petit appareil. Un joli sourire étire ses lèvres et ses yeux pétillent étrangement, probablement à cause des endorphines que sécrétait présentement son cerveau dût à la légère (rien que ça ?) excitation qui était sienne, malgré tout !


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MessageSujet: Re: Kikikan   Dim 22 Jan - 12:12




    ◈ Encore une fois sans vouloir te vexer, même si je crois qu'il t'en faut plus que ça, tu m'aurais annoncé que tu étais chef d'un quelconque gang de rue que je t'aurais cru sur parole. Mais alors gardien d'un temple... Je suis impressionné. Je les imagine tous vieux, en kimono à longueur de journée, chauve... Mais dis donc, ils savent choisir leurs gardiens !


Chef d’un gang de rue… Ouais, ça aurait encore pu être marrant notez bien. Et puis Natsuki savait un peu ce que c’était malgré tout ! Il en avait intégré un pendant une assez longue période dans sa « jeunesse ». Pas qu’il se considère vieux hein… Mais Natsuki savait que les plus belles années étaient derrière lui quoi.

En tout cas, concernant les gardiens de temple, ça le fait ricaner. C’est vrai qu’en général, on avait droit à de vieux croulant défraîchit qui débitaient des mantras à longueur de journée ou qui dispensaient quelques bonnes paroles sages que tout le monde adorait balancer sur facebook sans en comprendre réellement tout le sens. En tout cas… Il avait quand même le kimono quant il était au temple hein ! Bien obligé. Le sien était tout ce qu’il y avait de plus sobre entre un kimono d’un blanc immaculé et une hakama noir comme l’ébène. Dans le dos était brodé le nom de temple et… Voilà. Une paire de geta complétait le tout.

Natsuki ne répugnait pas spécialement devoir enfiler ce vêtement traditionnel… Mais il n’était pas non plus un fan fervent de la chose. D’où le look déjà beaucoup plus grunge qu’il avait au naturel.

Junya continu de charmer, lui sortant son regard de biche, ses manières un peu plus précieuses, ses sourire glossés… !

    ◈ Dommage qu'il ne soit que rarement ouvert au public. J'aurais été curieux de voir l'endroit que tu gardes.


Curieux oui. C’était bien là le point le plus caractéristique de Junya malheureusement. D’ailleurs, est ce que cette curiosité irait jusqu’à chercher le temple en question ? Junya pouvait toujours… C’est pas pour ça qu’il rentrerait.

En tout cas, le jeune homme ne semble pas très affecté par le fait que Natsuki lui affirme qu’entre eux, il n’y avait de toute façon rien de possible. En fait, ça a même l’air de le faire plus rigoler qu’autre chose. Junya devait sans doute s’imaginer très fort de sa jeunesse, de ses formes avantageuses, du culot qu’il savait déployer. Mais il était plus fragile qu’il ne semblait le penser. Pas seulement face aux types comme ceux qu’il avait croisé ce soir non… Mais face au reste du monde aussi et surtout celui nocturne.

Parfois, il arrivait à Natsuki de frissonner lorsqu’au temple, dans un moment de silence, il se prenait à songer à tous ces êtres humains qui allaient et venait sans se rendre compte de ce que leur vie avait d’éphémère, de précieuse et surtout, à quel point celles-ci ne tenaient qu’à un fil.

Junya le sort de ses songes, s’approchant soudainement de lui et si Natsuki a bel et bien un mouvement réflexe pour l’empêcher d’approcher, il le retient rapidement, accueillant plutôt le jeune homme à moitié dans ses bras. Hé bien, il n’avait pas froid aux yeux hein… Natsuki l’avait déjà remarqué mais là, ça lui sautait juste deux fois plus aux yeux. Le parfum sucré et fleurit du journaliste en herbe vient lui caresser les narines, entêtant, lui promettant de rappeler leur propriétaire à son bon souvenir chaque fois qu’il le sentirait à nouveau.

La chaleur du jeune homme vient également l’envahir doucement mais sûrement et Natsuki pose sa main contre une hanche soigneusement dessinée tout en courbes subtiles, sous la veste. Le bout de ses doigts frôle un épiderme soyeux là où le haut moderne atteignait sa limite sur le pantalon et il ne bouge pas, laissant la voix chaude et délicieusement taquine venir lui glisser dans le coquillage de l’oreille.

    ◈ Donne-moi ton numéro. Tu n'es pas homme à rappeler... Moi, je le ferai.


Il y a une chose qu’on ne pouvait pas retirer à Junya : il se donnait les moyens de réussir. Est-ce que Natsuki l’aurait rappelé si Jun lui avait donné son numéro ? Ca aurait été tentant mais il y avait fort à parier que non. Et pour s’en assurer, il aurait probablement jeté le numéro de cette jolie nymphe. Mais là… Voilà, Junya voulait la faire à l’envers.

    ◈ Je ne suis une pauvre petite chose que pour tes besoins d'homme viril et macho. Mais au-delà de ça, je sais très bien ce que je veux et généralement, je sais comment l'obtenir.


Ca c’était bas… Très très bas… Junya appuyait sur les boutons de sa faiblesse humaine et masculine… Sa main glisse légèrement sur la hanche menue, venant se poser dans le dos du jeune homme, au creux de ses reins, descendant doucement mais sûrement vers le joli vallon de ses fesses…

Mais déjà, Junya se recule, faisant légèrement grogner Natsuki. Hey ! Il n’avait même pas pu caresser le Graal ! Un baiser est déposé sur sa joue mais bon, ce n’est pas tout à fait pareil même si Natsuki ne peut nier que s’avait été agréable.

En tout cas… Natsuki pousse un long soupire et vient récupérer le téléphone que Junya lui tend. Il en fixe l’écran quelques instants, hésitant malgré tout. Son regard remonte rapidement sur Junya, observant son joli minois… Grave erreur parce qu’on ne peut pas vraiment dire que ça l’aidait à prendre la bonne décision. Du coup, il n’est pas surprenant de voir que finalement, Natsuki commence à pianoter son numéro de téléphone sur le cellulaire…

Bon dieu… Fallait qu’il arrête de penser sous la ceinture…


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