C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Towards Zero feat. Matoya Takeru

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MessageSujet: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Ven 30 Déc - 3:49


Le 4 octobre 2011 à 00h00
L'intérieur de la bibliothèque d'Ueno


Muette, se fondant dans la nuit noire l'entourant telle une cape de vertu, une haute silhouette semblait figée dans le temps tant son immobilité était teintée de perfection. Rien n'aurait pu laisser présager la raison de cette visite nocturne à la façade avant de la très populaire bibliothèque d'Ueno. Un résident passant dans le coin malgré l'heure tardive se serait probablement posé des questions sur l'équilibre mental de cet homme-là. Et pourtant, Seijûrô avait assurément toute sa tête et l'intelligence qui l'avait accompagnée pendant toute sa longue vie. Enfin, attention. Tout est relatif et si d'un point de vue mortel, Seijûrô avait en effet plusieurs années au compteur, il n'en était pas de même pour la société vampirique qui le voyait comme simple adolescent. Un adolescent qui soulevait un peu trop de poussière pour son maigre âge et qui savait un peu trop bien comment se défendre. Mais il faut être fou pour s'attaquer au sacro-saint enfant de Kuromiya Sensui, n'est-ce pas ?

Kuromiya... le nom de famille qui lui appartenait à lui, Seijûrô. Ça avait pris quelques années après sa naissance, peut-être le temps qu'ils s'adoptent mutuellement et comprennent que plus jamais ils ne pourraient se séparer, mais l'attente avait porté fruit. En bout de ligne, voilà Sensui qui se baladait officiellement avec son nom, y répondait, l'aimait même... Peut-être parce que loin d'être un pseudonyme, Kuromiya en était venu à réellement appartenir corps et âme à Sensui, comme s'il fut le premier des deux vampires à le porter. Pourtant, près de sept longs siècles s'étaient écoulés avant qu'il ne l'arbore avec ce naturel déconcertant que ne pouvait avoir que Sensui pour les choses complexes de la vie. S'il s'était laissé porter par ses pensées, Seijûrô aurait assurément eu un sourire tendre à cette dernière, mais pas question de se détourner de son but... ou plutôt de ce qui aurait pu en être un si seulement il avait réellement su où chercher.

Depuis qu'il était enfant -et il parlait là de sa vie humaine, ça remontait à autant d'années que ça-, Seijûrô se laissait bercer par une fable propre à Nikkô, sa ville de naissance. On y parlait d'une fontaine aux forces exceptionnelles... Une fontaine dont personne ne pourrait soupçonner la puissance et qui viendrait à bout du mal, l'éradiquerait. Pourquoi s'intéresser à ce qui aurait pu être la chute de sa race, si tant est que les vampires sont réellement un mal pour l'humanité -ce que Sei' ne croyait pas le moins du monde- ? Parce que cette légende n'en était qu'une à la base. Et pourtant, on la lui avait à nouveau agité sous le nez quelques années plus tôt. Lorsqu'il avait voulu savoir le fin mot de l'histoire, son père vampirique s'était fait froid, polaire même... et il avait repoussé le sujet d'un noble geste de la main. Seijûrô était resté sage... jusqu'à ce qu'il entre en contact avec un vieux libraire qui lui avait confié un livre sur le sujet, visiblement peu enclin à le garder dans sa boutique, de toute façon.

Ça, c'était hier. Aujourd'hui, le livre n'était plus en sa possession. Quelqu'un avait pris le risque d'entrer dans ses appartements -adjacent à ceux de Sen', quel idiot pouvait avoir fait une telle chose ?!-, pendant qu'il faisait la lecture à son père vampirique. Seijûrô s'était peut-être fait un peu trop optimiste lorsque hier soir, il était convaincu de pouvoir traquer facilement le vampire qui s'était infiltré chez lui. Et ça avait été vrai... jusqu'à ce qu'il se rendre compte, une fois la main au collet du voleur de pacotille, qu'il avait été mené sur une fausse piste. Le « vrai » voleur avait pris le large pour il ne savait trop où et même un vampire comme Sensui n'aurait pu le retrouver sans faire jouer ses relations, comme ce pitoyable humain qui, avouons-le, avait un peu de cette classe vampirique que Seijûrô respectait malgré tout. Mais, pas question d'avouer au noble vampire qu'il cherchait à se renseigner sur le sujet et, pire, que sa seule source d'information, aussi indirecte soit-elle, lui fut arrachée.

Cette source était un mystère à elle seule... Seuls les très anciens vampires savaient de quoi il était question et la majorité de ceux-ci étaient à présent morts. Rien de bien reluisant. Une relation de cause à effet là ? Non, Seijûrô ne croyait pas. Et ça ne l'incite absolument pas à avancer vers la bibliothèque d'Ueno. Même qu'il y pénètre, non sans user d'un petit tour de passe-passe pour que sa présence reste impossible à détecter lorsqu'il en serait finalement partit. Il venait souvent ici la nuit et connaissait sur le bout des doigts le code pour désactiver le système d'alarme. Lorsqu'on est un férue de lecture, on n'a pas besoin d'une raison précise pour passer une nuit dans une bibliothèque aussi vaste que celle-ci !

Néanmoins... alors que Seijûrô se redresse souplement après avoir sauté du petit balcon intérieur sur lequel il avait atterrit, un bruit capte son attention... prenant source de là où il venait tout juste de se laisser tomber. Le grand vampire fronce les sourcils se tournant vivement vers...

SEIJÛRÔ Matoya Takeru... Qu'est-ce que tu fais ici, à mettre ton sale nez dans mes affaires ?!

L'intention n'était probablement pas aussi perfide que celle que soutenait Seijûrô, mais il devenait un peu parano avec toute cette histoire. Et sincèrement, qu'est-ce que celui-là faisait ici, à le suivre alors qu'il visitait supposément une simple bibliothèque publique ?! Sei' gronde un peu, montrant les crocs pour faire comprendre à cet intrus qu'il n'entendait pas rire si ses intentions n'étaient pas pures à son égard. Matoya, il ne le portait pas dans son coeur et ça n'allait pas changer jusqu'à sa mort, probablement. Pour quelle raison ? Officiellement, parce que Seijûrô n'aime pas grand monde. Officieusement ? Parce qu'alors que Takeru aurait peut-être bien l'opportunité de le débarrasser pour de bon de Murakami, il ne semblait pas s'y appliquer au mieux de ses connaissances ! Et ça avait le don d'exaspérer Seijûrô qui n'aimait pas du tout avoir de faux espoirs comme ça semblait être le cas...

Bref, il n'avait pas que de belles pensées pour Matoya qui était, de toute façon, pas du tout le genre de vampire qu'il fréquenterait. Pas que Sei' fréquente beaucoup de gens, mais on comprend le fond de sa pensé, non ? Bref... Il fait un pas de côté, commençant à décrire un cercle autour de Matoya, prédateur dans l'âme. Son regard n'en décolle plus et il se fait tout aussi félin que méprisant.

SEIJÛRÔ Tu n'as rien trouvé pour t'amuser ce soir alors tu cherches les ennuis ? Ne me dis pas qu'un vampire comme toi fréquente les livres, ce serait une vraie blague.

Ce « comme toi » avait été presque craché avec un mépris certain. Décidément, Seijûrô n'était pas dans une de ses bonnes nuits, comme ça arrivait trop souvent ces temps-ci lorsqu'il était loin de Sensui. Douce tentation... Elle était dure sur les hommes, peu importe leur race.

SEIJÛRÔ Au fait, tu sais lire, toi ?

Oui, bon... Seijûrô n'avait heureusement jamais prétendu être de bonne compagnie !

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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Mar 28 Fév - 10:52


Voilà un moment que Takeru n'a pas joué les Indiana Jones en quête d'une arche perdue. Il aime parfois se déconnecter de cette engeance moderne pour se plonger dans un semblant de passé. Il n'était pas explorateur, ni aventurier, quoi que militaire c'est un peu partir à l'aventure, et quitter son pays pendant quelques décennies puis revenir peut en être une aussi. Quoi qu'il en soit, ce soir il voulait aller fouiner dans certains bouquins, à la recherche d'indices pour une mission que lui seul, pour le moment, connaît. Peut-être n'est-il pas le seul à chercher cette réponse, mais pour ce coup là, et de son côté, il est l'investigateur de cette recherche.
La bibliothèque peut être un endroit parfait pour ce genre de recherches... Il aimerait bien oui, mais c'est toujours fermé et jusqu'à présent il ne s'est pas risqué à fracturer la serrure, à cause de ce fichu système de sécurité, cette maudite alarme qui briserait les tympans de n'importe qui...

Ce soir, ce n'est qu'une visite de routine, un repérage de plus, dans l’espoir de trouver une faille. LA faille qui lui permettrait de pénétrer dans les lieux sans se faire griller par une caméra, un vigile ou encore une alarme.

A croire que tous les vampires aiment chasser des légendes... Enfin non, peut-être pas tous, mais les plus curieux ou ceux qui se posent encore des questions sur l'existence... Takeru est de ceux là... Il ne cherche pas une source, si ce n'est celle de leur existence justement. D'où viennent-ils ? Pourquoi y a-t-il des créatures telles qu'eux sur terre ? Sont-ils maudits ? Anges déchus, enfants de Lucifel ? Sont-ils les descendants de Caïn en personnes, malédiction faite à cause de cette femme, Lilith ? Qui sont d'ailleurs les personnages de la bible ? Des humains ? Des Extraterrestres ? Takeru veut bien croire toutes les hypothèses, jusqu'à ce qu'il ai une preuve concrète, une réponse claire. Les vampires sont-ils simplement contaminés par un étrange virus ? Ou encore une évolution de la race humaine ? Toutes ces choses tournent dans son esprits. Souvent il essaie d'oublier qu'il aimerait savoir, se perdant dans la décadence de son club. Même son Père ne s'intéresse pas vraiment à ce qu'il fait. Souvent il se demande s'il n'est pas un simple jouet, un simple passe temps qu'on sort d'un tiroir à l'occasion. Takeru reste sage, parce qu'il n'est pas si superficiel et simplet qu'on le pense. Il ne cherche pas à attirer l'attention sur lui de ses aînés, cependant il aurait pu faire les pires conneries pour causer du tort à son créateur. Mais il sait aussi que ça lui aurait valu de perdre la tête, et on ne parle bien sûr pas de sa raison.

Trêve de bavardage.... Takeru se prépare pour sa mission commando, une mission qu'il espère d'infiltration ce soir, bien que comme toujours, son espoir est maigre. Il est doué pour bien des choses, mais il ne peut rien contre la technologie moderne... Il a appris à maîtriser quelques bricoles... Ordinateur un peu, programmes et instruments électriques, mais tout n'est que pour le spectacle. Takeru n'est pas et ne sera sans doute jamais un hacker. Paraît comme pour une simple balade, un petit appareil photo dans la poche, au moins ça lui fait l'occasion de prendre de belles photos de la ville de nuit.

Arrivé sur place, il remarque quelque chose, quoi il ne sait pas exactement, mais son instinct lui dit qu'une présence se trouve là. Peut-être rêve-t-il simplement... Il n'en sait rien... Mais curieux qu'il est, il s'avance, prudemment, sait-on jamais, il n'a rien prit avec lui pour se chicorner contre des chasseurs ou des membres de l'Ordre, si tant est qu'il y en aurait à cet endroit précis, ce soir précis... Très prudent, attentif au moindre bruit, il se rappelle les vieilles années à jouer les planqués, les espions, les infiltrés dans l'armée. Tout ça lui manque en un sens, mais il n'existe pas d'armée chez les vampires... Et personne ne voudrait d'une sangsue dans les rangs de l'Ordre. Chasseur ? Encore moins, il serait la première cible de ses collègues. Puis jouer le remake de Blade ou Van Helsing, très peu pour lui... Bien que ce dernier ai la classe dans le manga... Bref... Un essai comme à son habitude, tirer sur la poignet de la porte d'entrée... D'habitude évidement ça ne marche pas, mais là.... Là... Ô Miracle ! C'est ouvert... Takeru n'est pas dupe, c'est peut-être un piège... Une hésitation mais... Rah, tant pis, depuis le temps qu'il attend cette occasion ! Se faufilant dans la porte entrouverte juste assez pour le laisser passer de profile, comme s'il avait peur de trop ouvrir la porte, le voilà enfin dans le Saint Temple. Oui, il aime aussi lire, n'en prenant plus trop le temps dernièrement, mais il adore ça. Quelques pas, il ne s'attendait pas à voir celui qui prononce son nom. Il a entendu les mouvements de tissus, mais trop tard, la voix suit déjà de trop près le mouvement. Un léger sursaut, mais un petit sourire gêné de voir Seijûrô se tenir là, devant lui, enfin précédemment derrière lui.

Sale nez ?... Non mais il ne s'est pas regardé ?!... Pour la peine, Takeru ne répond pas, tournant plutôt le regard sur l'établissement, l'architecture intérieure. Il lui gâche ce moment, même si Sei est prioritaire de ces lieux. Le grondement de Sei, les crocs, cette réaction fait hausser un sourcil à Takeru qui n'a pas peur, bien au contraire, il le trouverait presque... Mignon. Ce n'est pas de l'inconscience, mais Takeru a appris il y a des années, un peu plus d'un siècle maintenant, à ne craindre ni les menaces, ni la mort.

« J'ignorais que cet endroit t'appartenait. Je rêve de venir ici depuis des lustres, mais comment venir profiter de cette sagesse lorsque l'on est un enfant de la nuit, et que ces merveilles sont enfermées dans cette cage de métal et de verre à chaque crépuscule. M'en veux-tu réellement de succomber à la curiosité ? Châtierais-tu un pèlerin qui se rend pour la première fois sur un lieu Saint ? »

Seijûrô peut avoir tout le mépris qu'il veut, cela ne dérange pas l'aventurier d'un soir. Son regard suit la panthère dans son petit manège mais il est loin d'être le vampire superficiel qui apparaît régulièrement au Bloody Sunday. Ce regard là c'est celui du vrai Takeru, pas ce masque qu'il s'est forgé au fil des années pour qu'on ne s'intéresse pas plus à lui qu'à un petit chiot. Visiblement ça a fonctionné.... Pour Sei en tout cas. Et à en juger de l'attitude de Sen la dernière fois qu'il est apparut avec Hayate, pour lui aussi. Tant mieux, bien qu'il aurait aimé avoir une petite discussion avec le tenancier à ce sujet. Mais bon...

« Je crois que tu ignores bien des choses à mon sujet mais je n'ai nullement l'intention de te les énumérer, toi et moi avons sans doute d'autres choses à faire... Je voulais simplement passer une nuit en compagnie de ces chers vieux amis, mais ce sera peut-être pour une autre fois... Ou il ne me reste plus qu'à compléter ma collection, mais je suis bien triste de ne pas pouvoir poser le regard sur certains exemplaires qui ne paraîtrons plus jamais... »

Takeru n'est pas irrespectueux dans sa façon de parler, même si Seijûrô lui ne s'en prive pas. Takeru respecte et admire bien de ceux qui lui voudraient du mal. Sei aura peut-être aussi remarqué que son langage n'est pas celui d'un jeune abrutit nouvelle génération, de ceux qui pullulent dans les rues de Tôkyô. Il a juste copié le style pour passer inaperçue aux yeux des humains. Non, ce langage est celui d'une certaine « caste » à la fin du siècle précédent, celui de l'époque de Sei, de sa jeunesse, les années de sa mort peut-être. Un style qui à l'époque n'était pas à portée des classes les plus basses. Mais ce n'est pas là la question. Ce soir, Takeru voulait fouiner dans les bouquins, qu'ils soient en japonais ou en anglais, il voulait chercher un début de réponse, tout simplement.

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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Lun 5 Mar - 6:06


TAKERU J'ignorais que cet endroit t'appartenait. Je rêve de venir ici depuis des lustres, mais comment venir profiter de cette sagesse lorsque l'on est un enfant de la nuit, et que ces merveilles sont enfermées dans cette cage de métal et de verre à chaque crépuscule. M'en veux-tu réellement de succomber à la curiosité ? Châtierais-tu un pèlerin qui se rend pour la première fois sur un lieu Saint ?

La réponse à sa question ne s'était pas faite attendre et, pour être sincère, laissait Seijûrô vaguement dubitatif, bien qu'il ne l'affichât pas directement. Est-ce que Matoya était vraiment en train de lui dire qu'il voulait depuis un bon moment entrer ici, mais qu'il n'y était jamais parvenu ? Qu'est-ce que c'était, que ce vampire même pas fichu de venir à bout d'une bibliothèque municipale ?! Certes, c'était peu juste comme propos et Seijûrô en était conscient même s'il n'était pas question de trouver des excuses à Matoya. On est associable ou on ne l'est pas mais par pitié, ne pas faire les choses à moitié semble être une juste cause ! En tout cas, méprisable vermine ou pas, Takeru semblait savoir un minimum parler et ça calme un peu un Seijûrô qui ne pouvait au moins pas lui reprocher ce côté de sa personne, bien qu'il se soit attendu à quelque chose de beaucoup plus basique, avouons-le.

TAKERU Je crois que tu ignores bien des choses à mon sujet mais je n'ai nullement l'intention de te les énumérer, toi et moi avons sans doute d'autres choses à faire... Je voulais simplement passer une nuit en compagnie de ces chers vieux amis, mais ce sera peut-être pour une autre fois... Ou il ne me reste plus qu'à compléter ma collection, mais je suis bien triste de ne pas pouvoir poser le regard sur certains exemplaires qui ne paraîtrons plus jamais... 

C'était un fait et Seijûrô ne cherchait pas à le camoufler. Ils ne se connaissaient pas et, à la base, ça aurait dût rester ainsi. Mais le destin -ou qu'importe ce qui mettait deux hommes sur le même chemin alors qu'ils n'étaient absolument pas prédestinés- en avait vraisemblablement décidé autrement. Seijûrô pouvait bouder et aller se terrer dans un coin de la bibliothèque seul, comme il l'aurait généralement fait... Ou bien, il pouvait sauter sur l'occasion pour essayer de tâter le terrain du côté de Matoya. Parce que soyons sincères... Seijûrô savait fort bien qu'il traînait plus souvent qu'à son tour avec Murakami. Si ce n'était pas une amitié sincère entre eux -et excusez-le de penser que Murakami ne pouvait PAS avoir d'amitié sincère avec qui que ce soit-, il pouvait toujours essayer de retourner le propriétaire du Miryô contre le serveur, non ? Certes, ce n'était pas encore un plan, qu'une ébauche d'envie, mais Seijûrô ne laissait aucune possibilité de côté quant à cet épineux problème.

De fait, il cesse finalement de tourner autour de Takeru, se posant juste devant lui, son regard charbon posé sur l'autre vampire. Il ne le connaissait pas... et c'est la raison pour laquelle lorsqu'il reprend la parole, c'est pour énoncer quelques règles claires, précises et, surtout, impératives.

SEIJÛRÔ Tu prends soin de chaque livre que tu consultes ici. Pas de grabuge, pas de vol. Je n'ai pas envie qu'on s'aperçoive de la présence de visiteurs nocturnes et que les dispositifs de sécurité changent complètement. Bien entendu, je ne resterais pas mille ans dehors à essayer de trouver une ouverture, pour ma part, mais ça m'irriterait profondément. Compris ?

Voilà pour ce qui était d'assurer ses arrières quant à sa fréquentation de ce lieu. Et si Matoya voulait savoir comment forcer la sécurité... eh bien il allait devoir essayer encore un peu, car Seijûrô n'était pas prêt à lui faire un cours sur ce genre de truc... Sur rien du tout, en fait. Et certes, il n'avait pu s'empêcher de lancer une petite pointe acérée à Matoya... Mais sans ça, est-ce que ça aurait vraiment été Seijûrô ? Il était désagréable de nature, à ce qu'on disait. Aussi bien continuer en ce sens, pas vrai ? Et ce n'est pas parce que Sensui endurait Matoya qu'il était obligé d'en faire autant ! Certes, ce soir c'était... différent. Seijûrô prend d'ailleurs place, s'assoyant plus ou moins confortablement sur une table de lecture. Sa haute silhouette posée ainsi, il observe l'autre vampire, curieux.

Avait-il aussi une raison précise d'être ici ? Après tout, quand on s'appelle Matoya Takeru, ce n'est pas les passe-temps qui manquent... Sei' le connaissait très bien de nom et l'avait rencontré quelques fois auparavant. Quand on dirige un endroit comme le Miryô... eh bien on est généralement un peu à son image, pas vrai ?

SEIJÛRÔ L'ennui as réussi à te gagner même dans ton antre du péché ? Pourtant, j'aurais cru que...

Mais, on ne saura jamais ce que Seijûrô aurait cru, car au même moment, un petit bruit se fait entendre là-haut, où ils étaient tous les deux entrés. Le fils de Sensui relève la tête, observant la petite silhouette féline de sa chatte sauter de la balustrade pour atterrir souplement sur une table tout en poussant un petit miaulement... avant de souffler en direction de Takeru. Seijûrô rit quelques secondes, amusé, tout en tendant une main pour faire signe à son chat tout noir d'approcher, ce que Runa fait sans hésiter.

SEIJÛRÔ Brave Runa... Elle ne t'aime pas beaucoup, on dirait. Tu ne fais pas bonne impression à toutes les dames, apparemment, Matoya. Ce n'est probablement pas le cas de celles qui fréquentent ton palace de la déprave...

Seijûrô a un petit sourire en coin un brin mesquin tout en caressant le félin qui vient se poser sur ses cuisses, fusillant toujours le propriétaire du Miryô du regard. Celui en oeil de chat de Sei' ne quitte néanmoins pas son interlocuteur.

SEIJÛRÔ Et en effet, nous nous comprenons sur un point. J'aime venir ici... Mais ne prend pas l'habitude de me suivre. Ce que j'aime encore plus que les livres, c'est la quiétude. Et toi, qu'est-ce c'est ?

Une question posée sur un ton peu intéressé, mais qui nécessitait tout de même une réponse...


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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Lun 26 Mar - 13:56


C'est peut-être un des points forts de Takeru depuis quelques années. Se faire passer pour l'idiot qu'il n'est pas, afin qu'on lui fiche la paix. Il s'arrange cependant pour ne pas être trop idiot, il ne veut pas attirer sur son cher papa, le mépris et la moquerie de la part des autres. On ignore bien souvent le vrai visage de ce caméléon des temps moderne, s'adapter à la vie pour ne pas attirer l'attention. Beaucoup s'en fichent, lui pas, il tient tout de même à garder les pieds dans ce monde mortel. La politique ne l'intéresse pas, pouvoir adapter son éducation à cette époque n'a pas été facile. Soldat, il peut le redevenir, si une nuit, par malheur, une guerre venait à être déclarée entre vampires, mais pour l'heure ce n'est pas le cas, alors... Le soldat sommeil, ne voulant pas être une créature de la nuit retranchée dans ses souvenirs, il a préféré opter pour un masque, qu'il ôte à de rares occasions, comme cette nuit. Il est temps de montrer à Seijûrô qu'il n'est pas si superficiel qu'il n'y paraît. S'il n'a encore rien tenté vis à vis de Fubuki, c'est aussi parce qu'il n'a pas la force et la connaissance pour le prendre avec lui. Mais il n'est pas ici pour penser à lui ou à Fubuki, il a d'autres choses à chercher, il s'est imposé une quête personnelle et compte bien trouver les réponses, ici ou ailleurs.

Au fond, Takeru est content de pouvoir être seul, même quelques instants, avec le fils chéri de Sensui. Il les admire, les envie aussi à sa façon, lui n'espère plus vraiment partager sa vie nocturne avec son créateur. En fait, il se demande bien pourquoi il l'a mordu... Est-il un simple test ? Voir s'il est capable de créer des vampires ? Ou Takeru est-il un pion qu'il a en réserve ? Ce n'est pourtant pas le meilleur atout, il sait se battre mais n'a jamais connu la guerre version buveur de sang, et il n'a que rarement croisé la route de chasseurs ou membres de l'ordre, du moins à sa connaissance. Encore une question qui reste sans réponse. Mais qu'importe.
Rencontrer Sei est peut-être un signe du destin, et Takeru ne veut pas le déranger, il n'aime déranger personne, ayant encore un peu en travers de la gorge, le regard inquisiteur qu'on lui a posé lorsqu'il est venu avec Hayate. Il n'a encore pas eu l'occasion de s'expliquer, mais visiblement personne n'en a parlé, pour l'instant. Il en soupirerait s'il repensait à ça, mais en ces lieux, toute son attention est portée sur les dizaines de rayonnages bourrés à craquer d'ouvrages en tous genres. Le paradis. Finalement, Sei lui dicte ses règles, et Takeru affiche un petit sourire. S'il s'écoutait, il l'appellerait Sempai, mais il n'a pas envie de voir sa tête rouler sur le sol, loin de son corps. Il a peut-être une fausse image de Sei mais c'est ainsi qu'il le voit. Erreur sur la personne ? Possible, mais Takeru n'a pas encore eu le « plaisir » de rencontrer Makoto. Quoi qu'il en soit, il acquiesce juste, s'abstenant de dire que ce genre de mise au point était inutile, puisqu'il a déjà un profond respect pour les livres, mais il n'a pas envie de jouer les ado rebelles. Un simple hochement de tête, accompagné d'un petit sourire, il se dirige vers les rayonnages, espérant trouver rapidement celui qu'il cherche. Ce n'est pas réciproque, il le sait, mais aussi désagréable que soit Seijûrô, Takeru l'apprécie, tout comme il admire et respecte Sensui. Il aimerait pouvoir discuter avec lui mais... Il y a bien sûr renoncé il y a un moment déjà, pour ne pas déranger Sei. C'est pour ça aussi qu'il est ici ce soir, à chercher le livre parfait, celui qui lui donnera un début de piste, à défaut d'une réponse claire. Ne prêtant plus attention à Sei, pensant qu'il est allé lui aussi vaquer à ses lectures, quelques bouquins sur la théologie, en anglais ou en japonais, les autres langues pourraient lui poser soucis de compréhension, il se contente de deux ou trois ouvrages. Il a bien repéré les emplacements pour les remettre lorsqu'il aura fini, ou sera temps de partir. Relevant le regard sur Sei, envie de lui faire des remarques désobligeantes encore ? Doit-il vraiment répondre ? Sei s'intéresserait-il vraiment à lui ? Sans doute pas, mais par politesse....

" Mon antre du péché n'est qu'une distraction, un moyen d'expression, qui ne m'apportera jamais les réponses que je désire, pas plus que mon père... Malheureusement. Je pourrais me passer du Miryô, mais pas des livres. Je n'ai plus de place chez moi, et je n'ai jamais osé bricoler leurs technologies pour pouvoir entrer ici. On s'occupe comme on peut. "

Au bruit, il relève aussi le regard, mais voyant que c'est le chat de Sei, il se détend instantanément. Pas qu'il ne présage de sa force face à cette " bestiole " mais si le maître ne l'agresse pas, il n'y a pas de raison que le félin le fasse, il ne fait rien de mal. Haussant légèrement les épaules, il reporte son attention sur le chapitre qu'il était en train de parcourir.

" Hum... Cette demoiselle voit mon vrai visage. Seules les dames esseulées apprécient la compagnie de Kurokami et de ses anges... Mon club n'est pas le seul et je passe plus de temps au sous sol qu'avec les dames. Ce soir Kurokami n'est pas là, et je n'ai jamais eu la côte avec la gente féminine, même lorsque... "

Moui, après tout inutile de continuer, ce n'est pas le genre de discussion qui doit intéresser Sei, mais il n'a pas connu beaucoup de femme de son vivant non plus. Ces créatures sont sans doute trop compliquées pour lui. Un chat, il aime les chats, mais à moins qu'il ne croise la route d'un chat errant ou abandonné, il préfère éviter à ces petites créatures, la solitude diurne. En tout cas, le sous sol c'est son antre de la musique. C'est là qu'il se sent le mieux.

" Et puis ce n'est pas non plus une maison de passe ou un love hôtel... " Juste histoire de remettre les choses au clair.

Une question en effet, si ce n'était pas Sei, il n'aurait pas pris la peine de répondre. Il ne cherchera pas à le suivre, peut-être essaiera-t-il de lui même de comprendre comment fonctionne le système de sécurité, mais il n'a pas la main technologique. Avoir appris à maîtriser les instruments et un ordinateur n'a pas été sans mal, heureusement qu'Izumi l'a aidé pour ça. Kurokami aurait bien répondu "les hommes", mais ce soir il n'a pas son masque. Bref, une réponse, Sei veut une réponse ? Soit.

" L'Art "

L'art en général, tous les arts, ça veut autant ne rien dire que tout dire. " La connaissance... " Oui, c'est bien la connaissance, le savoir, Takeru est un éternel étudiant.

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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Dim 6 Mai - 1:30


Certes, Seijûrô devait sembler fort rébarbatif à donner ainsi ses règlements internes à Matoya comme s'il s'adressait à rien de plus qu'un de ses élèves lors d'une sortie scolaire. Néanmoins, les raisons sous ces airs stricts étaient importantes mine de rien. La première étant forcément l'accès à la bibliothèque qu'il voulait conserver. La seconde... ça, c'était autre chose, malgré tout. Et ce n'était pas plus mal. Sensui l'avait élevé de cette façon, grand bien lui en fasse ! Seijûrô avait appris non seulement les bonnes manières, mais les bienfaits d'avoir des règles claires, précises et parfois un peu trop strictes. Avec les années, lorsqu'il s'était assagit pour quitter son statut de vampire adolescent pour entrer dans la phase de la jeunesse adulte, Sei' avait finalement compris le pourquoi des règles. Certes, il avait été rebelle dans l'âme, peut-être à cause de son incapacité à être indépendant et à profiter des faits les plus simples de son vivant, mais Sensui l'avait aidé à se développer en le tenant parfois d'une main de fer pas toujours couverte d'un gant de velours.

Bref, ce n'est pas une grande surprise de voir Matoya afficher un petit sourire un brin moqueur, peut-être ? Ça ne dure néanmoins pas assez longtemps pour que Seijûrô fasse preuve une fois de plus de son caractère intenable et de fait, puisque l'autre vampire semble accepter de respecter ses quelques règles, le grand ténébreux ne pipe pas mot à ce sujet. Son regard d'onyx perçant suit simplement les déplacements de Takeru alors que ce dernier se dirige une bonne fois pour toute vers les livres qu'il convoitait probablement en s'aventurant en ces lieux. Seijûrô est passablement intrigué, il faut l'admettre, lorsqu'il se rend compte que plutôt que de tenir des ouvrages futiles entre ses longues mains blanches, le vampire plonge le nez dans des bouquins sur les sciences religieuses. Ça lui fait d'ailleurs brièvement froncer les sourcils. Qu'est-ce que Matoya pouvait bien chercher comme réponses dans la théologie ? C'était un peu hobby un peu paticuliers venant de ce diable de la décadence et de la débauche.

Ce dernier relève le regard vers lui, soudainement et Seijûrô le maintient, ne se troublant pas outre mesure. Quoi qu'il en soit, il ne semblait pas avoir vexé Matoya et d'une certaine manière, le vampire n'aurait pu acquérir un semblant de respect autrement qu'en conservant cette attitude calme Pas que Seijûrô l'avait soudainement en estime, attention. Mais son jugement se faisait peut-être un peu moins dur pour quelques instants. Le propriétaire du Miryô lui assure ne pas accorder tant d'importance à l'établissement en question et cette fois, Sei' est profondément dubitatif. Ce qui n'était « qu'une distraction » semblait avoir une autre connotation lorsqu'on voyait Matoya évolué dans cet endroit, pourtant. Se moquait-il de lui à lui raconter n'importe quoi ? Néanmoins, le plus intéressant, c'était sûrement ce petit tacle en surface que le vampire donnait à son père. Eh bien... il y avait des tensions entre fils et père ? Pour ce qu'il en savait, ils n'étaient pas souvent ensemble, non ? Seijûrô n'était toutefois pas vampire à mettre le nez dans ce qui ne le regardait pas par simple ennui. Mais présentement... Ça en devenait intéressant. Demain, ça ne le serait déjà plus, mais ce soir, alors qu'il avait Matoya pour lui tout seul, c'était une autre histoire.

Seijûrô ne bouge pas d'un millimètre alors que le vampire semble tout d'abord surpris par l'arrivée de Runa, puis s'en désintéresse, probablement parce qu'il ne craignait pas la chatte. Et pourtant, elle pouvait s'avérer être un allié très utile dans quelques rivalités... Mieux valait ne sous-estimer personne, surtout lorsque ceux-ci ne vous donnaient pas spécialement de raison d'être amical !

« Et quelles réponses cherches-tu donc dans les livres de science religieuse ? », demande soudainement Seijûrô, un petit sourire un brin moqueur aux lèvres. « D'où tu viens ? Pourquoi tu es devenu vampire ? C'est le rôle de ton père que de te réconforter dans ce genre de questionnement. Ce n'est sûrement pas la théologie qui y répondra. Où est-il, lui ? »

N'était-ce pas le plus important ? Quoi qu'il en soit, il semblerait que ce soit, Matoya soit las. Il a envie de mettre les points sur les « i » et Seijûrô ne l'en empêche pas, son regard sévère, quoique toujours un peu moqueur posé sur cette fine silhouette si pas frêle, néanmoins moins imposante que la sienne. Il faut avouer qu'il gagne masse points en appelant sa douce Runa « demoiselle », comme si elle fut tout aussi humaine qu'eux. Mais visiblement, Matoya faisait une claire distinction entre « Takeru » et « Kurokami ». Seijûrô avait déjà entendu ce nom et savait fort bien que c'était là le pseudo de son interlocuteur. Étrange comme les vampires aimaient mettre un peu de fantaisie dans leur personnalité en se trouvant un nom coloré. Et même les plus connus s'y adonnait. Sensui ne lui avait-il pas révélé un jour que le vrai prénom du propriétaire du Candies & Leather n'était même pas Ketsueki ? Quelle idée...

Néanmoins, chez Takeru elle semblait davantage développée et ça pousse Seijûrô à y réfléchir un peu. C'est vrai qu'il contrastait drôlement avec les fois où il l'avait vu venir prendre quelques verres au Bloody Sunday. Quel étonnant phénomène de foire quand il s'y mettait... C'était difficile de l'imaginer autrement. Et pourtant, voilà que Sei' avait un Matoya beaucoup plus calme devant lui ce soir. Peu nombreux devaient être les élus qui avaient droit à ce côté de sa personnalité. De fait, croyant avoir bien compris, Seijûrô reprend la parole pour établir un fait qui l'accablait un peu.

« Je ne comprend pas comment on peut prendre plaisir à se cacher derrière un masque. », déclare seulement le grand vampire tout en dépliant sa haute silhouette pour se remettre sur ses pieds.

Le félin tout aussi de noir vêtu que son maître saute à son tour au sol, venant frôler sa mince silhouette souple contre les mollets de celui-ci tout en émettant un ronronnement rappelant un petit moteur régulier. Seijûrô s'approche de Matoya, mais la chatte ne semble pas prise au dépourvu par ce mouvement, se déplaçant en même temps de son maître, comme si elle eût su ce qu'il allait faire avant même qu'il n'amorce le premier pas. Sei' s'arrête juste devant l'homme. Il tend une main, saisissant le livre qu'il tient. Ses longs doigts fins et pourtant puissants semblent un moment caresser les pages jaunies. Et finalement, dans un claquement sec, il referme le livre pour venir en contempler la première de couverture. Ainsi donc, « Kurokami » n'était qu'une façade derrière laquelle Matoya se plaisait à se cacher... et visiblement, il n'était pas courant pour le vampire de l'avouer, non ?

Sei' a un petit reniflement un brin méprisant avant que son regard en pupille de chat ne revienne accrocher celui sombre de Takeru.

« Même lorsque... ? », encourage Seijûrô, histoire que le vampire poursuive sa pensée. « J'ai la cote auprès des femmes, pour ma part et je n'ai jamais rien fait pour ça. Peut-être devrais-tu parfois t'arrêter deux secondes. Quand je te vois au Bloody Sunday, même de loin, tu me donnes le tournis. »

Le fils Kuromiya soupire tout en rendant son livre à Matoya, grognant un peu alors que Runa souffle à nouveau en direction du vampire. Néanmoins, il ne relève pas, laissant la chatte faire à sa guise.

« Si tu aimes l'art et la connaissance, alors pourquoi plutôt que de les rechercher, tu perds ton temps en futilités dépravées ? », demande Sei' sans gêne aucun. Juger les gens n'avait jamais été une peine pour lui, excusez-le... « Et on sait tous où les hôtes finissent leur nuit, que ce soit avec ton accord ou pas. Ce n'est pas pour rien qu'il y a une bonne différence entre le train de vie de certains et celui des autres. Ça dépend lesquels acceptent facilement d'ouvrir les cuisses. Ce n'est un secret pour personne... et sûrement pas pour toi. »

Un soupir franchit le seuil de ses lèvres pâles alors que Seijûrô se détourne, se dirigeant vers un fauteuil dans lequel il se laisse tomber. Son regard suit à nouveau Takeru de la tête aux pieds avant que finalement il ne convienne :

« Je te préfère ainsi, Matoya. Tu m'irrites moins... »

Définitivement.


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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Lun 7 Mai - 5:09


Ce n'est pas une mauvaise chose. Même si Takeru est quelqu'un de respectueux, la vision de Sei à son égard est justifiée, ainsi Takeru accepte ces règles venant de son sempai sans la moindre rébellion. Au contraire, ça lui rappelle certaines époques où il n'avait d'autre choix que de respecter des règles et des lois bien définis voire très strictes. L'ambiance scolaire... Bon sang... C'était dans une autre vie ça. Bien qu'il ne soit jamais réellement allé à l'école comme on l'entend aujourd'hui, il était très studieux, pour faire honneur à son père. Comment a-t-il voulu tout oublier ? Il le sait, mais il ignore toujours s'il a refoulé ce passé a tort ou à raison. Peut-être aura-t-il la réponse à cette question aussi, une nuit. En attendant, il fait profil bas, silencieux et agile autant que possible. Il ne veut pas être une gêne pour Seijûrô, il veut surtout le remercier de ne pas le chasser et de l'autoriser à profiter de cet endroit. Pour Sei ce n'est peut-être rien, mais aux yeux de Takeru, Sei lui accorde un immense privilège. Et oui, Take n'est pas qu'une poupée décadente. En y réfléchissant, le jeune vampire ne se rappelle même plus quand et comment il a finalement sombré dans cette spirale étrange. Il sait qu'il l'a fait pour se protéger et passer inaperçue mais aux yeux des chasseurs ou de l'Ordre, il peut sembler plus qu'inutile. Bien sûr il ne cherche à avoir aucun pouvoir politique mais... Sa vie de vampire pourrait avoir un meilleur profit. Toutes ces choses, il aurait aimé en discuter avec son Père mais... tout ce qu'il a toujours comme réponse était du genre " Fais comme il te chante, mais ne me déçoit pas "… Mais qu'est-ce qui déçoit un membre du Conseil ? Qu'est-ce qui déçoit un vampire tel que lui ? Takeru ne sait toujours pas pourquoi il a été mordu. Était-il un simple test ? Au fond c'est ce qu'il se demande depuis quelques temps. Que ce soit la personne même de Seijûrô ou l'essence de l'éducation qu'il a reçu par Sensui, Takeru est en admiration devant cet homme. Il aimerait percer certains mystère, par simple curiosité, pour peut-être comprendre un peu mieux ce monde ou au contraire avoir plus de questions encore sur le « pourquoi ».

Sans être un gosse abandonné, Takeru n'as pas eu la même chance. Son père vampirique l'a laissé dans sa jeunesse comme son géniteur l'a laissé apprendre lui même la réalité de la vie lorsqu'il est mort. Bien sûr, là son Père n'est pas mort mais il doit tout de même se débrouiller seul. Est-ce qu'il le test pour voir de quoi il est réellement capable ? Jouer ou réel futur héritier ? Takeru n'en a aucune idée. Ce petit sourire n 'est en rien méchant, juste que ça l'amuse et il joue volontiers le jeu pour pouvoir profiter de ces lieux. Finalement il se sent observé dans chacun de ses gestes mais aussi silencieux et respectueux que possible, il ne veut pas perdre de temps et essayer de chercher éventuellement un indice. N'ayant rien à cacher à Seijûrô, il ne cache pas son intérêt pour ces livres particuliers. Doucement, il effleure les pages, les lignes, les mots, tournant les pages avec tant de précaution qu'on pourrait croire qu'il craint de les voir tomber en poussière, maître peut-être dans l'art des caresses, il doit être habile dans le maniement du pinceau à calligraphie. Qui sait même, dans celui du sabre ? Il a des gestes d'un autre temps, comme si justement il le prenait pour bien savourer chaque seconde qui lui est accordé. Oubliant un peu où et avec qui il est, à se concentrer sur les écrits, c'est comme si son esprit pénétrait même dans ce texte pour mieux le sentir, mieux le comprendre.

L'arrivée du chat le ramène cependant bien vite à la réalité, si jamais un gardien ou quelqu'un devait arriver, il faudrait vite effacer toute trace de leur passage. L'avantage d'être vampire, c'est qu'il est possible de lire avec une faible source lumineuse, bien insuffisante pour un œil humain. Ce n'est pas que Takeru ne craint pas la féline, ou la sous-estime, mais il ne fait rien de mal, son maître lui laisse même profiter des lieux donc... peut-être stupidement, pense-t-il qu'elle n'a aucune raison de l'attaquer, que ce n'est pas une bête sauvage. Un lien si particulier ferait n'importe quel envieux, même Takeru, cependant sa seule pensée est que cette union est tout simplement magnifique. Si tout le monde pouvait avoir un familier ça n'aurait plus aucun intérêt, ce n'est pas Harry Potter après tout. Au contraire, ça l'inspire même pour une chanson, mais ce n'est pas le moment de penser à ça.

Une nouvelle fois, la voix de Sei se fait entendre. Takeru la trouve agréable, même si le ton serait plus à la moquerie. Relevant un regard tout d'abord un peu froid, Sei a touché une corde très sensible... Mais il soupire et baisse le regard sur la belle petite panthère.

« Mon Père a toujours été trop occupé pour répondre à des "questions idiotes". J'imagine qu'il est quelque part où le Conseil a besoin de lui ou là où il juge être sa place pour le bien de notre "communauté". Ses affaires ne me regardent pas. »

Takeru est peut-être un peu trop traité réellement comme un "gosse". C'est presque comme si on lui avait donné un jouet pour l'occuper pendant que Papa est occupé au travail.
Pour son pseudo, ce n'est pas tant parce qu'il est vampire, mais plus parce qu'il a été charmé par le milieu du spectacle et du monde de la nuit. En tant que vampire en lui même, il n'a pas d'intérêt à porter un nom enjolivant son identité. Mais Takeru est bien moins vendeur que le "Sombre Dieu" ou le Dieu des ténèbres, chacun interprète comme il le veut. Bien sûr, ce n'est pas qu'un nom, c'est aussi un personnage, tout un univers. Si on veut résumer les choses, Kurokami est un personnage imaginaire humain qui se prend pour un Dieu et envoûte ses semblables pour faire passer des messages de tolérance et d'encouragement à goûter aux plaisirs qu'offrent la vie. Un véritable hédoniste un peu excentrique. Un personnage aux antipodes de son créateur en réalité.
Hum... Il faudra qu'il se décide à goûter les plaisirs qu'offrent son idole, juste par curiosité, au moins une fois.

L'interrogation de Sei fait hésiter Takeru un instant. Prendrait-il la peine à lui dire pourquoi il fait ça ou au contraire, garderait-il le mystère ? Il décide pour l'heure de rester sur la seconde option. On verra plus tard... Peut-être...

Il savoure, admire les déplacements de ces deux créatures, et il faut avouer qu'esthétiquement, Takeru est amoureux de Seijûrô. Il ne lui dira probablement jamais, de crainte d'être a nouveau l'objet de sa moquerie, mais il s'agit bien là d'un amour pour l'apparence, comme on aime à admirer une œuvre d'art, un ballet, un opéra. C'est ce que lui évoque Sei, là en cet instant avec cette peluche diabolique. Il pourrait remercier Runa pour le chant qu'elle leur offre d'ailleurs, ce grand garçon a toujours aimé le ronronnement des chats, il les préfère de loin aux chiens, même si au fond, Takeru aime tous les animaux. Il pense alors à cet étrange taxidermiste, mais chasse bien vite cette pensée, se rappelant y avoir vu un chat noir empaillé. Non, il préfère balayer ça de sa tête et rapidement.

Sans un geste, il laisse Sei prendre possession du livre. L'histoire d'Abel et Caïn. Le regard de Takeru ne se détourne pas de la chatte qu'il trouve vraiment admirable. Il ne peut que respecter cette créature, déjà parce qu'elle est si belle, et parce qu'elle est un être unique.
Au claquement du livre, Takeru relève le regard sur le maître de cette dernière, afin de juger peut-être de sa lassitude ou de son humeur. Aurait-il assez joué ? Sa patience touche-t-elle à sa fin ? Va-t-il devoir quitter les lieux sur le champ ? Apparemment non. Tant mieux.

Le sujet des demoiselles est quelque chose dont il n'aime pas vraiment parler, en fait il n'aime pas parler de lui, de Takeru, de son passé, mais peut-être justement parce que Sei est à peu près de son âge, il se sent relativement... prêt à s'ouvrir ? Il n'a pas réellement envie de répondre mais puisqu'il s'est déjà plus ou moins livré...

« Même lorsque j'étais adolescent. Lorsque mes camarades sortaient s'amuser dans les maisons de plaisir, je n'ai jamais pu prendre plaisir de rester avec une femme. J'ai réalisé que j'avais ce penchant, lorsque j'étais plus à l'aise le soir près de mon camarade de chambrée qu'avec l'une de ces créatures. »

Il sourit d'entendre Sei un peu se vanter d'avoir du succès avec les femmes, oui il le perçoit comme une vantardise mais ça le fait sourire et au fond il comprend parfaitement ces dames. Aussi étrange que ce soit, il ne sait comment réellement les satisfaire autre qu'amicalement, mais il comprend leurs désirs masculins, puisqu'il a finalement les même.

« C'est ta virilité et ton côté mystérieux qui les attire. » Mais il hoche légèrement la tête lorsqu'il lui dit de s'arrêter, d'autant qu'il fait une petite moue. Lorsqu'il est au Bloody Sunday, justement, il est tranquille. Certes il s'amuse un peu avec Fubuki, mais la plupart du temps, pour ne pas s'attirer les foudres de Sensui, il se pose à une table pour écrire, des paroles ou des notes de musiques, ou encore dessiner des costumes.
Reprenant le livre pour simplement le reposer sur la pile, il pose le regard sur Runa pour s'incliner comme s'il voulait se faire pardonner de quelque chose, bien qu'il ne peut pas vraiment se faire pardonner de sa simple présence, sauf peut-être en quittant les lieux.

« Je cherche à m'adapter. Je dois avouer que je suis tombé amoureux des arts de cette époque, la musique même si tu ne l'aime sans doute pas, touche mon cœur. Certes pas tout, et parfois cela me semble plus du bruit qu'autre chose mais... Certains artistes, certains groupes, certaines chansons éveillent des sentiments que je croyais ne plus ressentir. Quelques soient les décennies traversées, la musique, les arts évoluent et sont le reflet même de la société. Si on les ignore, on fini par être dépassés. Tout n'est pas bon à prendre, mais tout n'est pas non plus à jeter. D'ailleurs tu serais une parfaite idole dans mon antre de la décadence. »

Il ne se moque pas de lui, il ne cherche ni à le mettre en colère ni à le vexer, c'est juste un compliment qu'il ose faire à Sei. Takeru est amoureux des humains, il est amoureux de la beauté, de la vie, même si il se cache et refuse de réellement s'attacher pour ne plus souffrir. Il refuse encore d'admettre qu'il finira par se lasser ce Kurokami, de cette vie qui ne lui ressemble finalement pas. Mais ce n'est pas pour tout de suite, et pour l'heure il n'a pas envie de tout arrêter.

« Je sais très bien ce qu'ils font, et cela ne me concerne pas, je leur demande juste de ne pas aller trop loin dans le club et si possible ne pas avoir de lien avec le club. Ce sont surtout les novices qui commettent cette erreur mais ils apprennent vite que céder ne fidélise pas la clientèle, bien au contraire. Certains se contentent par la suite de ''sex-friends'' comme ils disent mais c'est leurs affaires. J'aime aussi le plaisir, je ne veux pas le renier. Les humains sont ce qu'ils sont, cette époque est peut-être la pire niveau mentalité, une société malade, ou peut-être juste plus sincère sur la nature humaine. Je l'ignore. Le club fonctionne bien, la live house aussi, cette couverture me convient pour mes autres préoccupations. »

Il avoue malgré lui que ce n'est qu'une couverture mais s'il peut éviter de s'attarder sur ce sujet, pour ce soir du moins. Tout dévoiler à Sei en une soirée n'est pas une bonne solution, c'est ce qu'il pense. Si Sei est réellement curieux et intéressé alors ils pourront discuter encore, bien que pour le moment ce n'est qu'à sens unique...
Un silence s'installe un peu, mais Takeru n'a plus trop envie de lire du coup, toute cette confession lui fait étrange, réfléchir aussi. La remarque finale de Seijûrô le fait sourire, ce n'est peut-être pas grand chose mais lui il apprécie.

« Merci, je ne montre pas mon vrai visage à tout le monde, de toute façon ça n'intéresse pas vraiment grand monde. »



Dernière édition par Matoya Takeru le Mer 16 Mai - 9:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Dim 13 Mai - 4:05


Matoya lui décroche un regard froid et Seijûrô ne peut s'empêcher de croire qu'il avait frappé au bon endroit en parlant ainsi du père du jeune vampire. C'était somme toute un peu cruel de s'acharner ainsi sur son vis-à-vis, puisque lui-même s'imaginait très bien ce que serait la vie si Sensui l'abandonnait un peu à son sort soudainement... Et ça n'avait rien de très positif. Même s'il était foncièrement indépendant, Sei' avait conscience que son attachement pour Sen résultait davantage d'un besoin que d'un lien lambda duquel il saurait un jour se détacher. Il était conscient que ses craintes à propos d'un éventuel départ du gérant du Bloody Sunday sans lui n'étaient pas sans fondement. Et si elles n'en trouvaient peut-être pas dans une réalité qui risquait de se produire, elles étaient directement attachées aux sentiments de Seijûrô envers Sensui. Qu'il soit le vampire qui l'ait mordu était très important pour lui et ce devait forcément l'être un peu pour Takeru face à son père vampirique. Or, ce dernier semblait aussi absent que le laissaient croire les mauvaises langues, sinon plus.

C'était triste, forcément, mais il n'était pas dans la nature de Seijûrô que d'avoir de la pitié pour qui que ce soit et ça ne commencerait assurément pas ce soir. Ce n'était pas plus mal.. et il trouvait ça davantage respectueux, pour sa part. Il aurait détesté savoir qu'on le prenait en pitié, sérieusement ! Y avait-il un sentiment plus lamentable ? Il n'appréciait guère Matoya, mais le respectait assez pour lui éviter ce genre de honte. De toute façon, ce dernier n'était pas vampire à affecter ce sentiment non plus, n'est-ce pas ? En tout cas, il veut éclipser le sujet rapidement... Sei' affiche un rictus moqueur tout en arquant légèrement ses fins sourcils d'un noir charbonneux.

« Ses affaires te regarderont le jour où tu en auras décidé ainsi et que tu lui tiendras tête... », affirme le grand vampire, ne doutant pas une seule seconde de ce qu'il était en train de professer. « Tu doutes encore trop de toi-même pour entrer dans son monde, peut-être bien... »

Après tout, on a le pouvoir qu'on se donne... Matoya marque une hésitation lorsque Sei' en vient à parler du masque qu'il enfilait constamment, soit Kurokami, comme il avait cru le comprendre. Pendant un moment, le grand vampire est presque sûr que l'autre va s'ouvrir un peu plus à lui... mais finalement, ses lèvres restent résolument closent et Takeru n'ajoute rien à cette déclaration. Dommage. C'eût pu être intéressant... Le vampire continue plutôt d'observer Runa, ce qui ne manque pas d'exacerber la curiosité de son interlocuteur. Et finalement, n'y tenant plus, Seijûrô la désigne d'un geste de la main. La chatte relève la tête vers lui, vraisemblablement curieuse, avant de reprendre son petit manège entre ses mollets comme si de rien n'était.

« Runa semble t'intéresser davantage que moi. », constate sobrement le sombre vampire. Et, petite pointe d'humour inattendue : « Je m'en sentirais presque vexé. »

C'était une invitation à lui dire pourquoi il trouvait le félin si intéressant. Peut-être Matoya était-il un amoureux des chats, qui sait... À la suite, néanmoins, Seijûrô oublie presque complètement Runa, soulevant un sourcil à ce que déclare simplement Matoya, comme s'il venait de sortir une banalité En fait, il venait plutôt carrément de lui parler de sa première expérience homosexuelle, confirmant sans laisser de soupçon sur le sujet qu'il s'adonnait au plaisir charnel qu'accompagné de ces messieurs. Pas que le contenu choque réellement Seijûrô : lui-même n'avait jamais été au lit avec une demoiselle et n'y comptait pas. Mais, cette révélation avait quelque chose d'intime que leur relation ne possédait pas. Sensui aurait fortement désapprouvé. Il aurait probablement pincé les lèvres tout en toisant Matoya d'un regard austère avant de tourner les talons tout en commentant à propos d'un manque d'éducation certain.

Néanmoins, malgré sa surprise, Seijûrô ne fait rien de tout ça. Il abandonne d'ailleurs assez tôt le petit air surpris qui avait peint quelque secondes les traits de son visage. C'était...une conversation particulière, dirons-nous... Et ça l'est d'autant plus que juste après, Takeru lui offre en quelque sorte un compliment. De fait, cette fois Sei' ne peut se retenir pour un commentaire acerbe ou deux.

« Me tenir ce genre de propos après une telle déclaration sur tes penchants me laisse dubitatif, mon cher Matoya... », murmure lentement Seijûrô, sans quitter du regard le vampire. Il se relève d'ailleurs, comme s'il eût mieux maîtrisé la situation ainsi. « Que devrais-je en comprendre... ? »

Probablement pas que du bon ! Seijûrô reprend une petite marche dans la bibliothèque. Il s'arrête près d'un rayonnage, attrapant un livre ni trop vieux, ni trop jeune. D'une main distraite, il le feuillette, constate qu'il l'a déjà lu, puis le repose sur l'étagère tout en écoutant pourtant avec attention Takeru lui parler de l'art moderne. Un « hm » songeur s'échappe des lèvres de Seijûrô.

« Je n'écoute pas vraiment de musique moderne, non. Sensui est habituellement celui qui s'occupe de l'ambiance dans nos appartements et il se trouve qu'il préfère de loin la musique classique, ce que je suis loin de critiquer. », explique lentement le sombre vampire. « J'aime lui faire la lecture sur ces mesures empreintes de calme alors qu'il se détend dans un bain... À chacun sa conception de l'art, semble-t-il. Mais sur le sujet de l'art antique, tu ne trouveras que rarement meilleur passionné que Sensui. »

Sei' pousse un petit soupir tout en prononçant le nom de son maître et ami d'un ton suave, sans vraiment s'en rendre compte. Et à la suite, il ne peut qu'opiner à un sujet...

« Je n'aime pas les moeurs de cette génération. Mais je ne crois pas que tout changera du jour au lendemain... C'est l'évolution. Et parfois, elle me déplaît considérablement. », assure Seijûrô tout en se tournant à nouveau vers Matoya. « Mais à ce qu'on dit, « Kurokami » profite bien du péché de chair... Alors ça ne doit pas te déranger à ce point. »

Simple rumeur ou information fondée ? Il ne le saura probablement qu'à la réponse de Takeru, sauf si celui-ci se tente à jouer les mystérieux... D'ailleurs, ne venait-il pas de déclarer qu'il ne se révélait que rarement et à qui de droit ? Seijûrô a un rire amusé, revenant tout près du vampire. Il penche la tête sur le côté pour mieux l'observer tout en joignant ses mains dans son dos, les appuyant contre sa chute de rein. Il n'est qu'à quelques centimètres de Matoya, mais ne bouge pas d'un cheveu, passablement amusé.

« Et pourquoi t'ouvrir à moi, dans ce cas ? », demande soudainement Seijûrô. « Je t'ai posé maintes questions en quelques minutes à peine, mais sache que celle-ci m'intéresse réellement et que je veux en connaître la réponse. »

Quand Seijûrô veut... Seijûrô prend.


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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Mer 16 Mai - 10:10


Ce n'est peut-être pas en soit si mal que ça de mettre Takeru en face de ses démons, pour qu'il les affronte, ou qu'il ne réfléchisse un peu sur la situation réelle. Il se sent abandonné car il a été les premières années de sa vie de vampire, très lié, très proche de son créateur, la séparation fut un peu trop brutale, il ne se sentait pas prêt à vivre seul. Mais au fond, c'est peut-être son père qui n'était pas prêt à avoir un ''enfant''. Ça arrive aussi chez les humains, procréer pour finalement se rendre compte que ça engendre trop de responsabilités. Bien sûr les vampires ''naissent'' adultes mais ils sont comme des nouveaux nés face à la bête qui les ronge. Takeru le sait, au moins il a eu le temps et l'opportunité d'apprendre les bases, pour pouvoir s'en sortir seul, c'est déjà pas si mal. Il a su aussi prouvé qu'il peut se débrouiller seul sans faire de conneries qui attire l'attention sur lui, la colère des chasseurs ou du Conseil, il passe limite inaperçue, et c'est aussi bien.
En effet, Takeru n'aime pas inspirer de la pitié, au pire de l'indifférence lui va, sinon au mieux, qu'on reconnaisse qu'il se débrouille pas si mal seul. Qu'on lui dise que son père peut-être fier de lui ce serait sans doute un peu trop mais il l'espère en tout cas.
Les paroles de Sei lui font faire une légère moue, il sait que si réellement il voulait, il pourrait s'imposer, mais il n'a jamais eu envie de le déranger, il est devenu vampire car il était réellement désiré, cependant Takeru a toujours soumis à la volonté de son père, n'ayant jamais osé lever la voix, mais peut-être que cela ne tardera pas. En un sens il sait que Sei à raison, douter de sa valeur en tant que vampire, douter de sa place.

Sei semble curieux du phénomène Takeru/Kurokami, mais n'étant sûr de rien, il préfère cette fois garder le silence, si Sei insiste, il avisera, mais il ne juge pas habile de trop se dévoiler lors de ce premier échange. Une part de mystère c'est bien aussi. Peut-être s'ouvrira-t-il plus une prochaine fois mais pour le moment il se tait sur certaines choses.

Il ne s'attendait pas à se faire repérer sur son observation de la féline, si bien qu'il relève le regard lorsque Sei parle de se sentir vexer. Non pas qu'il se désintéresse de Sei, bien au contraire.

« Je suis désolé, je ne voulais pas manquer de respect. J'ai toujours été un amoureux et admirateur des chats, je les trouve tellement beaux et mystérieux, je les admire. Cette demoiselle est plus mystérieuse encore. Je vous trouve simplement magnifiques tous les deux, votre lien est magnifique. »

Pour la suite... Il ne réalise pas vraiment que ce genre de discussion pourrait choquer, après tout, il a pris l'habitude (peut-être mauvaise) avec ses Hosts, à fréquenter la jeune génération. Bien qu'en un sens toujours plus ou moins pudique, il est réputé que les jeunes hommes effectuant ce genre de métier n'ont plus vraiment de pudeur. Il pourrait le réaliser si à l'armée il avait aussi un peu pris l'habitude de ce genre de sujets. Enfin, pour lui ce n'est pas une révélation choquante, mais si besoin il présentera ses excuses à Sei.

La question de Sei montre qu'il n'a visiblement pas compris ses paroles, et il ne se sent pas vraiment apte à expliquer sans peut-être s'embrouiller d'avantage. Il ne désire pas se mettre Sei à dos alors qu'il semble un peu l'accepter ce soir. Mais il veut tout de même préciser un peu sa penser, du moins essayer.

« Que tu as beaucoup de charme. » C'est tout. Qu'il n'aille pas s'imaginer qu'il parlait d'une zone précise de son anatomie non plus. Bien sûr Sei pourrait être le genre d'homme qui ne laisserait pas Takeru indifférent, si le cadet n'avait pas un certain respect qui l'empêche d'avoir ce genre de pensées. Il en est de même pour Sensui ou Ketsueki. Il les voit comme des œuvres d'art, qu'on admire mais qu'on ne touche d'un regard respectueux et chaste. Il espère en tout cas que Sei le comprendra assez vite.

Vient ensuite à parler d'art. Bien sûr tout se discute et Takeru ne peut pas renoncer à cette part traditionnelle dans lequel il est né, il a grandit et été élevé. Cependant il ne peut pas non plus tourner le dos à la modernité, il adore la musique moderne. Oh pas tout évidement mais une grande partie. Il ne peut pas s'intéresser à tous les groupes mais certains lui offre des coups de cœur, pas que les musiciens d'ailleurs, Takeru aime l'art en général. Une fois de plus, Takeru a un petit pincement au cœur à entendre Sei prononcer ''nos'' appartements. Il ne peut plus dire la même chose depuis un moment, regrettant et songeant parfois à sa vie commune avec son père... Mais il chasse cette pensée. Il ne va pas ENCORE se torturer pour ça. Bientôt il reverra son père et lui parlera face à face de certaines choses. Il a cependant remarqué que Sei laisse échapper une petite pointe que Takeru juge ''tendre'' vis à vis de Sensui, et ça le fait doucement sourire. Tous les enfants vampires éprouvent-ils ce genre de sentiments pour leur parent ? Il ne se permettra cependant aucune question de cet ordre à Sei. De toute façon le sujet dévie assez rapidement sur cette génération décadente et plus encore que sont les Hosts. Il sait que beaucoup ne cherchent qu'à se faire de l'argent facilement, pour pouvoir se payer des études ou certaines choses nécessaires à une autre vie, mais certains font carrière là dedans. Les débuts sont assez pathétiques ou intéressants pour certains d'entre eux, mais pour d'autres... Il est assez d'accord avec Sei pour certaines choses mais comparés à certains autres pays, ils n'ont pas tant à se plaindre. Il ne sait ensuite comment interpréter les paroles de Sei. Une provocation ? Ça le fait surtout rire finalement, la question est assez légitime et logique.

« Je laisse croire ce que chacun veut. Humains ou vampires... Que j'affirme ou démente, qui le croira ? Il n'y a qu'une poignet de personnes qui connaissent cette réponse. Mais si je te dis que cette rumeur est aussi vraie que ne l'est Kurokami, me crois-tu ? »

Doutant que ça intéresse réellement Sei, d'autant que c'est aussi lié à un sujet intime que tout à l'heure, il préfère éviter d'entrer dans les détails. Ce n'est probablement pas ça qui fera changer Sei d'opinion à son égard après tout. Le regardant faire, il éprouve d'avantage de sympathie pour lui, même si ce n'est pas réciproque, qu'importe, on ne peut lui empêcher de penser ce qu'il veut des gens, on ne peut manipuler ses pensées et son cœur à sa place.
La question le fait un peu réfléchir, il ne veut pas donner l'impression de se moquer de Sei. Par politesse ? Il n'en aurait sans doute pas autant dit.

« Parce que j'en avais envie. Ce n'est pas comme si tu étais le premier inconnu croisé dans la rue. C'est notre première conversation depuis que nous nous sommes rencontrés. Je ne vais pas m'en plaindre. Et je sais que tu as d'autres choses plus intéressantes à faire qu'utiliser ces informations contre moi. Peut-être même finiront-elles par disparaître avec l'indifférence. »

Il a bien compris que toutes les autres réponses n'intéressaient pas vraiment Sei, ou alors a-t-il mal compris. Quoi qu'il en soit il ne veut pas lui reprocher, mais juste lui montrer qu'il a parfaitement conscience de la réalité. A moins qu'il ne se trompe réellement et que son manque de confiance est plus grave encore qu'il ne l'aurait imaginé. Cette conversation aura au moins le mérite de le faire réfléchir sur pas mal de choses et surtout sur lui même.

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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Ven 25 Mai - 3:58


Visiblement, en feignant être vexé, Seijûrô s'était approprié toute l'attention du vampire. Et ce n'est pas tout, car rapidement, il se mérite aussi ses excuses, ce qui a le don d'amuser le fils Kuromiya, bien qu'il n'en montre guère plus qu'un rictus bref. Peut-être que si on l'avait réprimandé lorsqu'il avait ces mimiques très peu sociables, ça aurait servit un minimum ses aptitudes amicales, mais vraisemblablement, tant que son ouaille se comportait dignement, cela importait peu à Sensui. N'ayant pas eu une vie humaine très riche, grand malade qu'il était alors, Seijûrô n'avait donc jamais eu grand monde à qui faire de la façon et à qui apprendre à perler pour qu'ils se sentent important, ce genre de chose. C'est en discutant avec des vampires très sociables comme Takeru que Sei' se rendait compte qu'il était un peu handicapée social... Mais enfin, pour ce à quoi ça pouvait bien lui servir présentement... !

Takeru offre à Runa ce qui apparaît, aux oreilles de Seijûrô, comme un réel compliment et de fait, le grand homme incline très légèrement la nuque pour remercier et montrer ainsi que c'était là quelques paroles plaisantes. Seijûrô observe un moment sa brave Runa avant de se pencher, tendant la main pour caresser avec douceur sa petite tête triangulaire. La chatte ronronne avant de finalement s'éloigner, le nez dans les airs, l'air étrangement noble et pincé. Mais Takeru avait tout à fait matière à croire que Runa était davantage mystérieuse qu'un banal chat de gouttière. Peu d'entre eux, en fait seul Sensui et lui, savaient que la chatte était purement et tout simplement... vampirique. Mieux valait pour elle, bien qu'à un moment, quelqu'un allait assurément se rendre compte que son espérance de vie était étonnante pour un simple félin des familles.

Matoya semble ensuite le prendre drôlement au sérieux à propos de cette histoire de charme... Encore une fois, si Sei' pouvait se permettre.

« Je sais que c'est probablement très dur à croire... », commence lentement Seijûrô, l'air toujours aussi sérieux qu'à son habitude. « Mais j'étais en train de te taquiner. J'avais bien compris ce que tu insinuais et j'accepte le compliment. »

Et cette fois, pour appuyer ses paroles, il se permet un bref sourire qui, cette fois, ne s'apparente pas à un rictus méprisant. C'est vraiment un sourire. Oui, Seijûrô en était capable. Et bien que celui-ci était plutôt bref, il fallait avouer qu'il s'était fendu là d'un bel effort ! En effet, d'ailleurs, il prenait le tout pour un compliment. Bien que ce soit plutôt particuliers d'avoir cette conversation avec Takeru, malgré toute la bonne volonté du monde... De toute façon, peu importe, parce que voilà que son vis-à-vis vole de rôle de mystérieuse à Runa pour momentanément se l'approprier. Il ne veut donc pas dévoiler son amour -ou non- pour le péché de chair et si la réponse à proprement parler n'intéresse de toute façon pas Seijûrô, le vampire ne peut néanmoins pas se manquer de faire remarquer quelque chose à son interlocuteur.

« Tant qu'à avoir une réputation qui te précède, j'aurais au moins cru que tu profiterais de ce qu'elle pouvait t'apporter... Ce serait logique. », assure l'homme avant de néanmoins hausser les épaules. « Mais, malgré les apparences et étonnamment, ta vie sexuelle ne m'intéresse guère. »

Avait-il besoin de préciser que cette dernière phrase était tout d'abord fort ironique ? Quoi qu'il en soit, si vraiment Seijûrô croyait Matoya lorsque celui-ci évoquait de forts doutes quant à l'existence de Kurokami... Ah, mais voilà qu'il marchait droit dans ce piège composé de mystères qu'il n'était pas vital d'élucider ! Seijûrô grogne un peu de s'être presque fait avoir avant de tourner les talons pour retourner tout près de l'endroit où il était arrivé. Nul doute qu'il n'allait pas pouvoir étudier ou lire tranquillement tant qu'il ne serait pas seul, alors à quoi bon rester ici ? La compagnie n'avait peut-être pas été agréable au sens strict du terme parce que peu importe qui se pointait ainsi quand Sei' voulait être seul, ça ne pouvait tout bonnement pas être agréable, mais elle avait été intéressante.

Matoya lui donne quelques raisons minces, mais qui allaient un minimum de soit lorsqu'il lui est demandé pourquoi cette soudaine ouverture face à lui. Seijûrô s'arrête, puis après une brève hésitation, se tourne vers le vampire. Ce dernier se dresse toujours fièrement, drapé dans les ténèbres de la bibliothèque, superbe dans sa minceur puissante. Lentement, le fils Kuromiya hoche la tête de gauche à droite, un petit sourire moqueur aux lèvres, comme désabusé.

« Si un jour tu décides de laisser tomber les masques, fais-moi signe. », invite Seijûrô. « Ne sait-on jamais... »

D'un mouvement de la main, Seijûrô invite Runa à le rejoindre. Il prend la chatte dans ses bras, grimpe sur une table, puis saute sur le semi-étage pour rejoindre la fenêtre par laquelle il était entré.

« Referme bien derrière toi. », ordonne Seijûrô, reprenant ses airs durs habituels. « Tu n'as pas à te soucier du système d'alarme. De toute façon, il te faudrait le code pour le réactiver. Si ça n'arrive qu'une fois, ils croiront simplement à une négligence du dernier employé ayant quitté la bibliothèque. »

Et sur ce, le grand vampire disparaît dans la nuit, prêt à retourner auprès de son maître...



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MessageSujet: Re: Towards Zero feat. Matoya Takeru   Ven 1 Juin - 5:51


Takeru est sociable oui, mais ça ne l'empêche pas d'admirer les iceberg comme Seijûrô, et à discuter avec lui ce soir, il ne le trouve pas si froid et fermé que ça. Il a fait l'effort de discuter, et pour être sincère, ce moment est très agréable pour le cadet, qui a toujours voulu pouvoir discuter avec ce beau ténébreux. Loin de pouvoir prétendre être des amis, on peut malgré tout dire que la glace est brisée. Ainsi ils pourront éventuellement à nouveau discuter, une nuit peut-être. En attendant il apprécie de l'avoir pour lui tout seul ou presque, en plus il peut admirer cette beauté féline qui l'accompagne. Il ne sait pas grand chose sur ce matou, mais des fois il se dit qu'elle est beaucoup plus intelligente que certaines vampires ou humains. Takeru est sincère, et il a remarqué que ce félin pouvait juger et sentir certaines choses, ainsi il témoigne autant de respect au maître qu'à l'animal. Il s'attend presque à la voir se transformer en une magnifique demoiselle, telle LuluBell dans Dgray Man. Oui, bon, on a les références qu'on peut, et Takeru aime les animes. Mais si Runa devait se transformer en femme fatale, il aurait bien du mal à rester impassible à ses charmes. Il sait que c'est sans doute le seul genre de femmes qui pourrait l'avoir. Enfin bon, il a assez porté son attention sur le félin, il ne doit pas outrepasser son privilège. Cette ''aristochatte'' a en plus de ça un chant très agréable, ça lui donne sérieusement envie d'adopter un félin, il y songera bien dans la semaine.

C'est peu après qu'il est surpris par les paroles de Sei. Le taquiner ? C'est plus qu'un grand pas, mais du coup il se sent un peu idiot et passe la main sur sa nuque, un peu embarrassé de s'être ainsi fait prendre au piège.

« Oh, je... Désolé, c'est vrai que je ne t'imagine pas taquiner les gens. Peut-être que je t'imagine à tort, trop sérieux. »

Mais ce n'est pas pour autant qu'il va savoir comment agir avec Seijûrô, l'humour il ne le sortira pas encore.

Il s'abstiendra de le dire, mais il trouve Sei encore plus beau avec ce petit sourire. Bon sang ce qu'il aimerait le connaître d'avantage, pas de façon malsaine mais peut-être réellement devenir ami. Ah c'est beau de rêver. Mais en y réfléchissant, il réalise que de vrais amis, il n'en a pratiquement pas, tout n'est que mensonge et hypocrisie. Un monde aussi vide qu'il semble rempli. Mais pour le moment ça lui convient. Pour le moment seulement.

Passer pour un ''fêtard'' qui profite de sa réputation, il est logique de le croire, mais justement, c'est ça qui peut différencier le rôle de la réalité.

« Les apparences sont trompeuses, j'ai beaucoup de respect pour la séduction et le jeu de l'amour »

Mais comme Seijûrô le fait remarquer après, ça ne l'intéresse pas alors inutile de continuer sur cette voie. En fait la remarque de son vis à vis le fait légèrement rire.

« Je m'en doute bien, je répondais simplement à la question, ce n'est pas mon sujet de discussion préféré non plus. »

Mais cette rencontre touche doucement à sa fin, il le sent, il le voit que Sei ne va pas s'éterniser. C'est dommage, il aurait pu ne pas parler et simplement être là, lire et chercher des réponses, tout comme Sei devait vouloir en trouver. En tout cas il n'était pas mécontent de cette rencontre, qui avec l'invitation de Sei, lui donne à réfléchir. Oui, peut-être qu'il finira bientôt par laisser Kurokami au Miryô, pour reprendre son identité propre. Difficile de renoncer à quelque chose qu'on a créé avec une personne que l'on apprécie, quelque chose qui a mit plusieurs années à prendre forme, mais il va réfléchir, il sait qu'il est à un tournant de son existence, comme le serait un adolescent qui commence à prendre conscience des choix qui détermineront sa vie.

Le regardant faire, attraper la féline, sauter avec la même grâce que le ferait l'animal dans ses bras, il acquiesce et s'incline même pour montrer qu'il a compris et aussi pour le remercier.

« Merci Seijûrô-sempai, personne ne remarquera la moindre intrusion cette nuit, je le promets. »

Et quand il fait une promesse, il fait tout pour la tenir. Chercher et tenter de trouver quelques réponses, sera son but de ce soir. Qu'il y parvienne ou pas, il remettra tout en place, avant de partir, bien refermer comme on lui a demandé. Cette nuit fut enrichissante sur bien des points.

Spoiler:
 


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Towards Zero feat. Matoya Takeru

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