C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara

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MessageSujet: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Sam 11 Fév - 21:08


22h30
9 octobre 2011

La beauté est aussi éphémère que la vie,

Être beau, se démarquer de tous les autres pour parvenir à être simplement vu par les autres. Mais est-ce suffisant ? Yuki assis devant sa glace avait l'impression de ne pas se voir. Son teint pâle ressemblait plus à un malade, mais c'est ce qu'il était...malade. Il regarda les médicaments qui étaient sur le bord de la petite table et dans un soupire d'agacement les fit tomber par terre. Le temps d'un instant, le temps d'une nuit, il aimerait revenir en arrière, revenir à ce qu'il était réellement. Il en avait assez de se souvenir de son frère, se souvenir de ce qu'il avait fait ce soir là. Il regarda sa caméra, et comme prit d'un élan de folie, il alla directement voir sa caméra pour changer la cassette. Il allait retourner là, où tout avait commencé.

Il rangea donc soigneusement sa caméra, oubliant cette nuit les vampires, ceux qu'il devait traquer. Il ne voulait plus y penser, il voulait penser uniquement à lui. Il retourna donc s'asseoir pour se préparer. Il allait passer sa nuit à se filmer, il n'avait que cette idée en tête : finir son film. Il soupira et il commença par appliquer avec soin son fond de teint. Il faisait attention à ce qu'il n'y ait plus une imperfection, mais une seule restait : sa couleur de peau. Décidément, il n'aura jamais l'air d'un jeune homme normal. Il regarda ensuite sa palette de couleur avec un léger sourire. Il continua donc de se préparer tranquillement.

Une fois terminée, on pouvait voir un maquillage digne des plus grandes stars de Hollywood, c'est-à-dire qu'il était parvenu à un subtil mélange entre un maquillage qui faisait naturel. Il commença ensuite à se coiffer, et il s'amusa avec un effet coiffé-décoiffé. Il ajouta même du gel pour fixer le tout. Il était presque prêt, il lui manquait plus que les vêtements. Son regard se posa alors sur l'heure, la nuit était déjà présente, mais quel intérêt de se presser. Il ne resterait que quelques heures dehors, c'était largement suffisant pour les prises qu'il souhaitait faire. Il regarda alors dans l'armoire, et enfila des collants troués – il ne voulait pas avoir froid -. Il mit ensuite un short noir, et il ajouta un long pull bleu nuit, qui était tellement long qu'on pouvait avoir l'impression qu'il ne portait que ça.

Il se regarda dans une glace et il mit ses chaussures en souriant. Il prit ensuite ses affaires, il avait donc sa caméra sur lui. Il allait enfin pouvoir sortir. Être la star du film. Il était en train de remplacer son frère. Son style n'était pas du tout comme ça, mais il ne pouvait créer de rupture avec les autres scènes. Il devait donc finir ce film en l'honneur de son frère en étant lui. Il devait passer devant la caméra après tout. Il tourna sur lui même en souriant encore un peu, il avait l'impression d'être totalement lui, et cette idée... lui réchauffa un instant le coeur, il avait l'impression. Mais ce n'était là qu'un mirage.

Il descendit donc les marches de son studio, qui était en réalité sa chambre, et il sortit après avoir pris l'argent qui traînait sur la table. Ses parents ne lui parlaient que rarement, mais ils faisaient attention à ce qu'il ait toujours de l'argent quand il sortait. Délicate attention qui lui permettait de pouvoir manger quelque chose. Délicate ? Ils ne voulaient que s'acheter une bonne conduite, il n'était pas idiot, cela n'achèterait pas un lien entre eux. Même tout l'inverse, il n'en avait simplement que faire d'eux, ils n'étaient rien. Il claqua la porte en sortant et entendit donc père râler car il faisait du bruit en disparaissant dans la nuit.


Yuki leva alors la tête vers le ciel et il ne put retenir un sourire en regardant la lune. Il était un « moon child » après tout, elle était là sa famille, c'était cet astre. Il avait l'impression de retrouver son frère, d'être proche de lui. De sentit la chaleur de celui-ci l'entourait de ses bras. Il aimerait tellement que son frère lui pardonne, mais en vain. La réalité était autre. Les larmes ne coulaient pas, il semblait sans coeur, et pourtant, il fut affecté par la mort de son double. Enfin, ce soir, il avait décidé de ne penser qu'à lui, de se retrouver.

C'est avec la ferme attention de ne plus penser à tout ça, qu'il entra dans le bus qui l'amènera à la baie de Tokyo. Rien que ce lieu évoquait des centaines de souvenir. Mais il fallait qu'il prenne sur lui. Une fois arrivée, il descendit du bus, et vit quelques regard sur lui. Une bande de jeune – pas si jeune que ça – mais il n'avait pas envie de se faire embêter, alors il alla dans le sens inverse de là où ils étaient, comme s'il ne les avait pas vu. Il n'avait pas peur d'eux, il avait juste autre chose à faire que de s'occuper et discuter avec des chieurs.

Il descendit les quelques marches qui allaient le conduire au bord de l'eau. La lumière de la lune était si belle. Une fois arrivée, il regarda l'eau. Il avait l'impression qu'il pourrait plonger dans cette magnifique eau. Beaucoup plongeait, s'amusait. Mais il n'avait pas d'ami pour faire de telles folies. Il sortit sa caméra, et il la pointa vers la lune pour commencer par une nouvelle prise de celle-ci en souriant. Et il la tourna ensuite vers lui-même. Il voulait commencer, alors il regarda le scénario et filma le script en tirant la langue, petit message pour le best off.

    Yuki - « Je sens que je vais corriger le texte en le faisant mais … je ferais de mon mieux, et j'ajouterais ensuite le clip ! »



Attention moteur !

Il installa ensuite le pied de la caméra. Il ne retint pas son sourire, être seul comme ça la nuit, lui donnait envie de s'amuser, et c'est ce qu'il fit, avant de se mettre à parler, à dire son texte, il dansa devant la caméra comme s'il était en train de devenir fou. Dans le texte d'origine, et s'il n'avait pas été seul, il aurait sûrement pris plaisir à danser et tomber dans l'eau. Malheureusement, il ne pouvait pas courir de risque. Il fit une petite moue un peu déçu de ne pas pouvoir partager.

Il arrêta alors de danser, il avait un point de côté, oui Yuki n'était pas un grand sportif, et il profita d'avoir un peu le souffle coupé pour parler à sa caméra. Il racontait un peu tout et rien, il faisait comme le faisait Fuyu, mais il y avait quelque chose qui n'était pas réellement naturel dans cette attitude. Il s'amusait, mais la magie d'autrefois ne pouvait pas être recréé seul. Le temps d'un instant, il se rappela la manière qu'avait son frère à l'obliger à venir devant la caméra. Leur film, devait être un témoignage poignant et non pathétique. Ils voulaient montrer comment ils étaient, comment ils s'aimaient malgré leur durée de vie limitée.

Il n'enleva pas sa caméra quand subitement, il vit quelque chose. Une sensation étrange ! Il avait l'impression que quelque chose était à proximité, quelque chose venait de voler, de le frôler. Le temps sembla subitement s'arrêter pour lui. La bouche légèrement ouverte, il était comme choqué, comme s'il venait de voir quelque chose. Pourtant, il n'avait rien vu, ce fut bien trop rapide pour lui, quelque chose l'avait touché. Il en était persuadé, il verrait ça à la caméra. L'air devint subitement assez froid. Et si ? Non, c'était impossible.

Il se retourna, mais, il ne vit malheureusement rien. Il plissa les yeux et il alla immédiatement derrière sa caméra qui avait une fonction infrarouge et il regarda au travers. Etait-ce un vampire ? Il ne pouvait le croire ! Il avait l'impression de rêver, mais il ne parvenait pas à le retrouver. Et il ne put s'empêcher de parler. Un petit cri presque désespéré le visage dirigé vers cette forme difforme.

    Yuki - « Reviens. Reviens me voir petite chauve-souris. »


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Lun 13 Fév - 5:12


L'impression de crouler sous les problèmes n'étaient pas familière à Madara qui, pourtant, avait une vie particulièrement tumultueuse depuis fort longtemps. Il lui semblait que ça avait été facile, jusque là, de concilier tout ce qu'il était. Cependant, ces derniers temps, les mensonges étaient devenus trop lourds à porter. Il n'avait, semble-t-il, personne pour se soulager de ce chagrin. Et la personne vers laquelle il se serait tout naturellement tournée ne devait aucunement savoir la vérité. C'était justement à lui qu'il mentait le plus, ce qui, franchement, ne passait pas loin de l'achever, tout compte fait. Bref, ce soir plus qu'un autre soir, Madara était mal dans sa peau et ne savait trop quoi faire de lui. Il aurait dût partir à la chasse... et c'était un peu ce qui était prévu à son horaire, pour être sincère.

Sinon, Mady ne se serait assurément pas baladé avec la longue épée double qui l'accompagnait partout où il mettait le pied lorsqu'il était temps de chasser. Certes, il y avait plus pratique que de parcourir les rues de Tôkyô avec un tel instrument et naturellement, il ne pouvait pas aller n'importe où sans être remarqué, voire intercepté par la police. Aussi était-il particulièrement prudent lorsque venait le temps de sortir dans des lieux un peu plus fréquentés. Mais la nuit, qui faisait vraiment attention au gens complètement loufoques qui parcouraient les rues ? Tous étaient plutôt tournés vers eux-même ou vers les petits larcins qu'ils commentaient. Car il ne fallait pas non plus se le cacher... Tôkyô pendant la nuit savait révéler au grand jour ses pires facettes. Et le lieux que Madara arpentait présentement en faisait assurément partit...

La Baie de Tôkyô était un endroit fabuleux. Madara y traînait Hana au printemps pour un repas sous les cerisiers tout près de là lorsqu'ils étaient encore ensemble. Hana s'occupait de choisir les kimono et l'heure du départ. Madara, quant à lui, préparait le repas. Ils partageaient ainsi un moment agréable dans des traditions toutes nippones. Naturellement, c'était trop beau pour durer... Mais Mady s'ennuyait de ce temps. Ce n'était toutefois pas une raison pour éviter ce lieu, surtout pas à la tombée de la nuit. C'était souvent particulièrement actif pour les vampires ici, bien qu'on le remarquait à peine. Disons que ces créatures sournoises avaient depuis longtemps appris à se camoufler aux yeux des hommes... et les entrepôts près du port de Tôkyô étaient assurément ce qu'il y avait encore de mieux pour attirer une proie sans défense... De fait, Mady était là pour empêcher ce cas de figure.

Or ce soir, mis à part un groupe de jeunes qui l'avaient observé un peu bizarrement, rien à signaler. Madara se promenait donc tranquillement, arme imposante à la main, le regard un peu perdu au loin. Il essayait le plus possible de se tapir dans l'ombre, mais c'est difficile de caser un mètre quatre-vingt dans la maigre cachette qu'offre le tronc fin de quelques arbres ça et là... Et de fait, au bout d'un moment, il se contente seulement d'éviter les zones fréquentées, bien qu'elles ne le soient que très peu. Ce sont ces pas posés avec précaution sur le sol qui le menèrent sans même qu'il ne s'en aperçoive dans une zone un peu plus dégagée tout près de l'eau. Zone qui n'était pas sans une quelconque activité... et pourtant, alors qu'il observe soudainement l'endroit d'où lui vient quelques éclats de voix, il n'aperçoit qu'un seul individu.

Un jeune, très jeune homme qui ne devait pas encore avoir tout à fait atteint sa majorité. Joliment apprêté, peut-être que Madara en aurait légèrement rougit de le remarquer si ce n'était pas qu'un certain danger aurait pu guetter le garçon. Aussi, c'est plutôt un sentiment protecteur qui prend le dessus sur le chasseur qui, soyons-en assuré, savait qu'il n'avait pas affaire à un vampire. Ce comportement étrange était certes un peu inquiétant pour un oeil extérieur... mais pour Madara, il était synonyme d'humanité. Ce garçon débordait de sentiments, semblait-il. De joie de vivre... ? Non, le chasseur n'en serait pas allé jusque là dans ses suppositions. Néanmoins, alors que soudainement, après avoir enchaîné une folle danse endiablée, le jeune homme semble à la poursuite d'une chauve-souris, Madara a un sourire attendrit sur les lèvres.

Le grand homme sort finalement de l'ombre, laissant son arme à retrait, appuyée contre un petit hangar à bateaux. Si quelqu'un s'en approchait de trop près, il allait pour sûr l'entendre arriver. Peut-être ne se mêlait-il pas de ses affaires... mais c'était extrêmement dangereux de sortir la nuit, seul... et sans défense. Ce jeune homme ne semblait pas savoir se défendre et bien que les apparences soient trompeuses, Madara craignait que celles-ci ne le soient pas tant que ça. Il replace un peu sa veste légère sur ses épaules solides alors qu'il s'arrête à quelques mètres de l'endroit où se tient le garçon. Histoire d'attirer son attention, Mady s'éclaircit la gorge. Et bien que ça ne soit pas la plus chic des façons de se montrer à quelqu'un, ça avait néanmoins le mérite de fonctionner, en général !

Madu courbe légèrement l'échine vers le jeune inconnu, un petit sourire aux lèvres. Il lève ses deux grandes mains devant lui, paumes tournées vers son étrange compagnon nocturne, histoire de montrer patte blanche. Il n'était pas là pour lui faire du mal !

MADARA Eh... bonsoir. J'ai entendu des éclats de voix et.. hm... Je me demandais qui pouvait bien traîner dans le coin à cette heure...

Oui, bon. Maladroit dans sa façon d'aborder les gens, comme d'habitude. Heureusement, cette malédiction ne le poursuivait pas au travail ! Il aurait eu l'air fin si dans son salon de thé, il n'avait pas su comment recevoir la clientèle ! L'homme a un sourire un peu plus chaleureux pour l'adolescent alors qu'il reprend la parole, se voulant bienveillant.

MADARA Je m'appelle Madara... Tu sais, c'est un peu dangereux ce genre de coin isolé au beau milieu de la nuit. Pourquoi ne reviendrais-tu pas en journée ? Ce serait beaucoup plus sage... Je suis certain que ses parents s'inquiéteraient follement de te savoir ici en pleine nuit.

Car non, ils ne devaient pas être au courant, quoi ! Il fallait être cinglé pour laisser sortir son gosse en pleine nuit pour aller traîner Dieu seul sait où ! Finalement, après un petit regard plus appuyé pour les jolis traits bien mis en valeur par un maquillage habile -comme si Hana était passé par là !-, mais surtout pour la peau diaphane, le grand homme sourit à nouveau, amusé. Hana ne tuerait-il pas pour avoir ce teint de peau, malgré son épiderme qui semblait déjà pailletée de porcelaine ?

MADARA Je te raccompagne ?

Encore une fois, c'était une demande empreinte d'une certaine bienveillance. Madara se rendait à peine compte qu'elle aurait pu être plutôt effrayante, en vrai...


_________________

Spinning round in my head.
How I regret everything that I said.
Have I lost the fight ?
Where were you last night ?

I think I'm losing my mind.
Where did you go and what did you find ?

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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Lun 13 Fév - 18:26


Coupez !

Yuki était derrière sa caméra et il tentait en vain de retrouver l'image de la chauve souris qu'il venait de capturer. Il était persuadé qu'il y avait quelque chose derrière. Ce vent froid qui accompagne cet être méconnu ne pouvait être qu'un vampire. Vampire ? Ce terme, il n'y croyait pas, mais pourtant en cet instant, il était en train de le rechercher, comme si c'était la réalité. Il avait tellement envie de mettre fin à cette quête, de pouvoir profiter de la fin de ses jours qu'il commençait à être désespéré de ne pas avoir de réponse. Réponse qu'il finira bien par avoir un jour, sur son lit de mort, peut-être que Takeru lui avouera la vérité sur ce qu'il était. En attendant, il ne savait pas, il ignorait, et il cherchait, il courrait après cette révélation qui ne venait pas à lui. Et si, il suffisait d'être au bon endroit, au bon moment, être la proie d'un vampire, peut-être que c'est dans la mort qui aurait sa réponse. Dans le danger qu'il ne peut malheureusement pas mesurer encore. Les vampires....

En regardant par sa caméra il ne vit rien, et subitement, ne se rendant pas encore compte que quelqu'un s'approcher derrière lui, il se mit à rire. Il était en train de plonger progressivement dans la folie, une saine folie qui avait pris quelques années plutôt la vie de son frère. C'était ça qu'il était en train de vivre, il s'en rendait compte. Cet chauve souris, n'était rien d'autre qu'une chauve souris. L'ombre qu'il avait vu n'était que le vent. Il n'y avait rien, mais c'est ce qu'il voulait voir. Etait-il fou ? Peut-être, il était en train de se le demander de plus en plus, il avait sombré progressivement. Il voulait sortir pour profiter, mais malheureusement il ne le fit pas vu qu'à l'instant même où il eut l'impression de voir un vampire, il cessa tout ce qu'il faisait. Il n'avait donc pas d'autres objectifs ? Il ne voyait pas d'autre avenir que celui-ci? Alors que la mort approchait, il ne faisait pas de folie, non il attendait comme le faisait son frère avant de se suicider. Etait-ce son avenir ?

Il n'allait pas éclater en sanglot ou autre, non, il s'était fait à l'idée, mais il réalisa que laisser son empreinte n'était plus la seule chose qui comptait. Il avait grandit depuis ce jour où il avait souffrir inutilement son frère. Il n'était plus ce gamin sans coeur et sans considération pour son double. Il ne pensait d'ailleurs plus qu'à lui, comme si c'était le seul châtiment qu'il méritait. Il soupira un peu et attrapa sa caméra pour ranger le pied. Il allait marcher un peu, filmait tout ce qu'il verrait, comme il faisait si souvent en tenant de la sorte son journal vidéo. Il mis donc bien celle-ci sur le sol et il rangea. Une fois le pied correctement mis dans son sac, il repris sa caméra, et c'est là qu'il remarqua qu'il y avait quelqu'un. Il leva le visage vers lui en regardant cet inconnu qui se présentait devant lui.


La rencontre avec l'inconnu apparaît alors,

Le fait qu'il se racle la gorge pour montrer sa présence était une chose parfaitement inutile. Yuki l'avait remarqué, il faut dire qu'il était quand même quelqu'un de massif, ce qui était rare pour un asiatique. Peut-être ne l'était-il pas entièrement, de nos jours, on ne pouvait plus en être réellement sur des origines des autres. Le métissage étant de plus en plus à la mode. Malheureusement pour la beauté asiatique qui perdait ainsi progressivement du terrain. Yuki toutefois ne disait rien, et le regarda de haut en bas, le dévisagea. Il n'y avait pas de raison pour qu'il ne le fasse pas, surtout qu'il commença à écouter ce qu'il racontait, la caméra pour le moment baisser, le visage fermé, il était tout ouïe à ce qu'il pouvait lui dire, et il ne put retenir un froncement de sourcil en le voyant se courber légèrement. C'était un peu étrange, d'ordinaire, les gens le soir ne marquaient aucun respect. Ils disaient simplement ce qu'ils avaient à dire.

D'autant plus, qu'un geste surpris Yuki, ce geste le fit reculer légèrement. Il était méfiant envers une personne qui voulait se montrer sans défense. Il avait alors l'image de quelqu'un qui poignardait dans le dos. Son regard, vide de toute vie, de toute expression était donc toujours posé sur le jeune homme devant lui. En vérité, il ressemblait de ce fait réellement à une poupée, sans plus la moindre raison d'exister, il se laissait manipuler. Enfin, il ne faut pas voir en Yuki une pauvre chose, il était loin d'être le genre de personne qu'on plaint. Ou même qu'on manipule sans s'en mordre les doigts. Il avait plus de caractère que ce qu'on aurait pu croire. Plus de répondant, il savait aussi se défendre et ne reculait jamais. Des qualités qui sont malheureusement trop souvent oubliés de nos jours.

Enfin, il écouta sa voix, il n'imaginait pas du tout qu'il pouvait avoir ce timbre là. « Eh... bonsoir. J'ai entendu des éclats de voix et.. hm... Je me demandais qui pouvait bien traîner dans le coin à cette heure... ». Yuki pencha alors la tête sur le côté en se demandant ce qu'il cherchait à lui dire. Il voulait qu'il s'en aille ? Il lui voulait du mal ? Pour le moment, il ne pouvait en juger, bien qu'il avait l'impression qu'il devait rester sur ses gardes, on ne sait jamais après tout. Il releva alors sa caméra pour fixer sur celle-ci l'image de cet homme. Preuve peut-être qui permettrait de savoir qui l'avait tué. Il fallait savoir qu'elle était relié à son ordinateur qui était chez lui. Cela lui permettait de savoir que si jamais il lui arrivait quelque chose, les policiers sauraient qui chercher, même si le but premier de sa caméra n'était absolument pas celui-là.

Il sourit légèrement en voyant que le maladroit jeune homme face à lui se préparer à parler de nouveau. Parler ? Ce n'était pas particulièrement la première chose à laquelle il venait de penser en entendant ses paroles : « Je m'appelle Madara... Tu sais, c'est un peu dangereux ce genre de coin isolé au beau milieu de la nuit. Pourquoi ne reviendrais-tu pas en journée ? Ce serait beaucoup plus sage... Je suis certain que tes parents s'inquiéteraient follement de te savoir ici en pleine nuit. ». Il se prenait pour qui ? A cet instant, il était évident qu'il le prenait assez mal qu'on ose lui dire ce qu'il devait faire et évoquer le jour. Il déglutit, il était si blessé, si désemparé que finalement il ne sut en cet instant que se mettre en colère – unique moyen d'expression d'un jeune homme aux relations sociales limitées - .

Et finalement, il acheva le tout avec ce qu'il aurait mieux fait de ne jamais dire. Cette phrase : « Je te raccompagne ? », ce geste de la main... Beaucoup de jeune gens l'aurait interprété comme un geste à tendance amicale – bien que légèrement douteuse - . Lui, il n'y vit rien du tout, il ne se disait même pas que cela pouvait être le signe d'une évidence maladresse de parole. Non, il se remit à filmer son interlocuteur en le regardant. Et une fois qu'il avait une bonne image de lui, il tourna celle-ci comme si Madara n'était même pas là. Il avait toujours ce regard sombre où seul la colère pouvait briller, signe qu'il restait encore un peu de vie. Madara ne savait pas, ne pouvait savoir, mais, il venait de croiser la route d'un jeune homme qui n'allait pas se démonter face à lui.

    Yuki - « Fuyu, je te présente un nouveau héros de notre film. Tu ne trouves pas qu'il a la bonne allure ? Admire son allure, ce qu'il est ! Il dégage... »


Le sourire de Yuki, en se remettant ensuite à le filmer comme s'il était intéressé par lui. Comme s'il voyait vraiment en lui un personnage de son film. Il n'avait pas beaucoup de respect envers cet inconnu, il faut dire qu'il était tellement étrange. Il ne lui inspirait par la confiance, et discrètement, en passant derrière il chercha la forme d'une arme. Il avait appris depuis le temps à discerner la forme. Il reprit ensuite la parole toujours en le filmant, en se servant de sa caméra pour détailler son physique n'étant pas gêné des plans rapproché sur les mains et son visage en parlant distinctement pour la caméra. Un sourire provocateur sur les lèvres. Ce n'était pas un petit garçon, il voulait le faire comprendre à Madara. Il savait ce qu'il faisait, il connaissait la réalité de la vie, et justement, il s'en moquait. Il riait au nez de la mort qui pouvait frapper simplement plus tôt que prévu.

    Yuki - « Oui, vous dégagez donner bien plus l'impression d'un violeur, pédophile, psychopathe qui ne laisse derrière lui que le corps agonisant de ses victimes. Encore, agonisant je ne sais pas, près de l'eau, je pourrais disparaître lester par les pieds. Et ainsi les traces de votre larcin disparaîtraient tel un mirage qu'on dissipe du dos de la main. »


Peut-être qu'en cet instant, il pouvait paraître droguer, mais il était évident qu'il était simplement sain d'esprit. Il parlait de cette manière, mais ce n'était pas un gothique ou un suicidaire, cela se voyant à sa manière de s'habiller de jouer avec sa caméra. Il était un curieux mélange de tout ça en étant simplement rien de cela. Il baissa ensuite sa caméra. Elle fonctionnait toujours, il ne l'éteignait jamais, mais il n'allait pas continuer à le harceler avec. Il n'avait pas peur, enfin en théorie, il ne laissait simplement jamais la peur dominer ses paroles. Il faisait comme si rien ne l'atteignait depuis la mort de son frère, car il était plus facile de ne pas s'impliquer et il continua de le regarder. Face au silence coupé de temps en temps par le vent, il reprit la parole.

Il ne voulait pas non plus apparaître comme un jeune homme qui jugeait trop vite. Après tout, ce sois-disant Madara avait préjugé de lui, il le voyait comme un faible qui ferait mieux être chez sa mère. Il avait probablement raison, il était évident qu'il ne savait pas se défendre autrement qu'avec les moyens du bord, mais ce n'était pas suffisant. L'inconnu face à lui pourrait rapidement avoir le dessus.

    Yuki - « Et, si vous n'êtes pas un horrible bonhomme, de quoi devrais-je avoir peur? Des chauves-souris, ou encore, de la bande de jeune symbole de la décadence de l'être humain qui est en train de frôler les sols de l'enfer terrestre. Pour vous répondre, de votre fausse sollicitude, mes parents savent que je sors toutes les nuits, et me laissent cet ultime plaisir ! »


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Jeu 16 Fév - 2:36


Madara ne s'était pas nécessairement attendu à une explosion de joie et de bonne humeur vis à vis sa petite personne malgré ses efforts pour paraître amical. Après tout, une fois la nuit tombée, le commun des mortel était généralement fort prudent ! Ou du moins, lorsque dans le cas de ce jeune homme, ils réalisaient qu'ils avaient peut-être été imprudents, au moins ne se ruaient-ils pas tout naturellement vers les inconnus, surtout lorsque ceux-ci avait la carrure d'avoir rapidement le dessus sur eux. Néanmoins, l'accueil que lui réserve le jeune homme est fort... particuliers. Madara fronce les sourcils tout en faisant un petit pas vers l'arrière alors que la caméra qu'avait avec lui le singulier garçon est tournée vers lui. Et visiblement, il était en train d'enregistrer, car juste avant, la caméra pointée vers lui-même, il parlait à ... Fuyu. Aucune idée de qui ça pouvait être, mais Madara commençait à craindre un peu pour la santé mentale du jeune homme, sans vouloir porter de jugement hâtifs.

Disons que ça pouvait être un compliment... Après tout, être le héros d'un film, juste ce terme lui faisait penser à de jolies vedettes américaines bien viriles qui avaient fière allure. Néanmoins, le ton utilisé par le jeune homme le mettait légèrement mal à l'aise sans qu'il pût vraiment mettre le doit sur ce qui clochait. Alors, feignant... il ne sait quoi, Madara force un petit sourire et un signe de main un peu maladroit pour la caméra alors que celle-ci est à nouveau tournée vers lui. C'était... ça qu'il devait faire ? Finalement, il aurait dût passer son chemin, hein. Et dans le fond, il pouvait encore le faire. Mais en bon défenseur de la veuve et de l'orphelin qu'il était, Mady avait du mal à laisser ce jeune homme là, tout seul, sans défense ! Qu'est-ce qui lui arriverait si un vampire passait dans le coin ? Vu tout le boucan que sa petite personne savait si bien faire, la question ne se posait même pas...

Et finalement, Madara quitte la caméra des yeux pour en revenir au jeune homme. Il perçoit son sourire... et finalement, après un soupir de soulagement, il y répond. Le siens lui dévore la moitié du visage, comme à l'habitude. Le jeune inconnu semblait revenu à de meilleurs sentiments... non ?

YUKI Oui, vous donnez bien plus l'impression d'un violeur, pédophile, psychopathe qui ne laisse derrière lui que le corps agonisant de ses victimes. Encore, agonisant je ne sais pas, près de l'eau, je pourrais disparaître lester par les pieds. Et ainsi les traces de votre larcin disparaîtraient tel un mirage qu'on dissipe du dos de la main.

Est-ce la peine de préciser que le sourire de Mady disparaît rapidement de son visage après s'y être figé pendant quelques courtes secondes ? Visiblement, il s'était trompé... et c'est la première impression qui avait été la bonne. Or, Mady était du genre à oublier souvent ce genre de principe, tant qu'il ne se tenait pas devant un vampire où là, il était doublement prudent. Ça lui valait plusieurs ennuis... comme présentement. Parce que être traité de tous ces mots abruptes, c'était déconcertant au possible ! Et très injuste, surtout ! Madara ouvre d'ailleurs la bouche tout en agitant ses deux grandes mains devant lui, visiblement désespéré ! Qu'est-ce que ce garçon allait imaginer là ??

Mais aucun son ne franchit le seuil de ses lèvres et finalement, c'est l'inconnu à la caméra qui reprend la parole le premier, un peu moins incisif qu'un peu plus tôt, quoi que... Disons moins incisif envers Madara !

YUKI Et, si vous n'êtes pas un horrible bonhomme, de quoi devrais-je avoir peur? Des chauves-souris, ou encore, de la bande de jeune symbole de la décadence de l'être humain qui est en train de frôler les sols de l'enfer terrestre. Pour vous répondre, de votre fausse sollicitude, mes parents savent que je sors toutes les nuits, et me laissent cet ultime plaisir !

Madara a une petite grimace alors que le jeune homme semble... un brin poétique, soudainement. Est-ce qu'il se croyait vraiment dans un film ou quoi ? La situation avait d'inconfortable ce malaise qu'on ressent envers une personne qui n'a peut-être pas toute sa tête. Et pourtant, Madara ne pouvait le condamner comme certains l'auraient allègrement fait dès le départ. Il tente donc de s'expliquer, sans amorcer de pas vers l'avant, cette fois. Il apprenait un peu à ses dépends... mais il apprenait, quoi ! Mieux valait rester à une distance raisonnable...

Le chasseur glisse une main dans sa nuque, la frottant doucement, signe de malaise. Et finalement, après une nouvelle petite grimace un peu comique, il reprend la parole pour de bon, légèrement hésitant.

MADARA Je ne veux pas que vous pensiez ça de moi... Je ne suis pas comme, heum... Les hommes que vous venez de décrire. Je n'ai pas le profil... tenez ! Je tiens un salon de thé. D'ailleurs, je peux me vanter de faire un des meilleurs thés de cette ville ! Et hm... Quand j'étais en couple avec mon ex, c'est moi qui faisait la cuisine ! Est-ce que ça fait vraiment psychopathe, tout ca ?

L'homme rigole doucement, tentant vraisemblablement de détendre l'atmosphère en parlant un peu de tout et de rien... voire de ses côtés homme rose, comme il venait tout juste d'en faire la preuve ! Il offre à nouveau un joli sourire au délicat mais emporté jeune homme, haussant lentement les épaules, la mine un peu désolée.

MADARA Je n'aurais pas dût m'inviter ainsi, je suppose. Excusez-moi si je vous ai inquiété ! Mais du coup, j'avais justement peur que vous ayez des ennuis... Je ne veux pas prétendre quoi que ce soit et je ne les connais pas, mais je crois que vos parents ne sont pas conscients des dangers encourus... Vous pourriez sortir avec un ami, n'est-ce pas ?

Et des amis, il devait en avoir des tonnes, non ? La jeunesse tokyoïte se plaît souvent davantage à la beauté qu'à la raison... Ce qui, sans vouloir vexer qui que ce soit, semblait davantage convenir à ce garçon ! Finalement, après un moment de silence à regarder un peu autour de lui, se demandant ce qu'il valait mieux faire, Madara décide de... s'asseoir au sol ! Il se pose en tailleur sur la rive, glissant une main dans le sable grossièrement façonné tout en observant à nouveau son étrange compagnon nocturne. Il tente un nouveau petit sourire, sympathique et enjoué de nature, tentant de trouver un peu grâce aux yeux du jeune homme !

De fait, il emploi peut-être un ton un peu moins poli, mais pas moins agréable.

MADARA Tu es fort bien habillé. Je t'aurais plutôt imaginé dans un endroit comme le Tenten, tiens ! Tu connais ? Au fait, tu as mon prénom, mais je n'ai pas le tiens ! Mais je suppose que je suis trop effrayant pour que tu me le donnes, hm...

Joueur, Madara fait mine de réfléchir un petit instant, glissant un doigt contre ses lèvres, les tapotant tout en prolongeant son petit « hm ». Et finalement, après quelques secondes, il a plutôt un « ah ! » amusé tout en faisant un clin d'oeil au jeune homme.

MADARA Dans ce cas, je dois te nommer moi-même, histoire de mettre un prénom sur ce joli visage ! Ce sera donc... Tsukiyo.

Il sourit doucement, ravit par sa petite trouvaille. Qu'est-ce qui pouvait mieux convenir à ce jeune homme qu'un prénom signifiant « nuit éclairée par la lune » ?


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Jeu 16 Fév - 17:14


L'homme face à lui n'avait visiblement pas l'habitude d'être filmé. Il faut dire qu'on ne s'attend pas obligatoirement à un tel accueil en venant parler à un jeune homme. Il aurait dû fuir, il aurait dû … Mais ce n'était pas lui, il n'était pas ce genre de personne qui avait peur de tout et de rien. De toutes manières, de quoi diable devrait-il avoir peur ? La mort ? S'il savait qu'il connaissait déjà son heure de mort, il comprendrait pourquoi il n'attachait pas plus d'importance à celle-ci. Il préfère profiter au maximum de ce qu'on lui offre jusqu'à sa dernière heure. Alors, en tenant sa caméra, il avait l'impression de vivre. Certes, ce n'était pas la vie qu'il aurait rêvé, comme tous, il aurait aimé sortir de jour. Connaître ce que tous connaissez : avoir la joie de s'engueuler, de rompre, de tromper, de taquiner, de... Bref, ne nous étalons pas sur ce point si sensible de Yuki. Les autres étaient en effet le sujet qu'il détestait le plus. Il avait à chaque fois qu'on les évoquait l'impression d'être handicapé, pire, d'être malade. Sentiment qui le prenait à la gorge et au tripe, c'est pour ça qu'il évitait ce sujet. Devenir pathétique aux yeux des autres, le voir au fond de leurs yeux qu'on le plaint, comme on plaint un petit chiot qui fait des yeux de chiens battus... Très peu pour lui !

Il se rendit compte qu'il avait touché une corde sensible. Peut-être l'avait-il même blessé à parler de la sorte. Il n'était pas idiot, il se doutait qu'il l'avait mal pris. Qui le prendrait bien de se faire traiter de la sorte sincèrement ? Personne. Mais Yuki l'avait fait, il avait osé parlé de lui comme si ce n'était qu'un pervers sexuel aux pulsions meurtrières. Il avait bien besoin d'un méchant après tout, dans tous les films il y en avait un. Cela le fit dans le fond, intérieurement sourire qu'il ne sache pas quoi répondre. Cela lui rappelait sans conteste la rencontre qu'il a eu avec Takeru. Enfin, à la différence que Takeru avait plus de répondant quand il lui avait, le plus naturellement du monde dit qu'il était laid ! Naturellement, évidemment Yuki parlait souvent aux autres comme ça, cela lui permettait de se défendre de potentielles amitiés. Pourtant, quand on grattait un peu la couche, on réalisait qu'il n'était pas forcément comme ça. Ce n'était qu'une protection qu'il avait pris l'habitude de revêtir pour que rien ne l'atteigne.

Il continuait de le regarder. Se demandant comment allait se dérouler la suite. Il avait l'impression que le prénommé Madara allait partir. Il n'allait pas le retenir non plus. Ils ne se connaissaient pas, et il avait su se présenter comme le jeune homme le plus mal poli de sa génération. Il soupira un peu en voyant les difficultés qu'avait le géant devant lui à parler. C'est qu'un petit pouvait intimider. Enfin, il le vit tenter de l'humour... Est-ce une bonne idée de chercher à en faire ? « Je ne veux pas que vous pensiez ça de moi... Je ne suis pas comme, heum... Les hommes que vous venez de décrire. Je n'ai pas le profil... tenez ! Je tiens un salon de thé. D'ailleurs, je peux me vanter de faire un des meilleurs thés de cette ville ! Et hm... Quand j'étais en couple avec mon ex, c'est moi qui faisait la cuisine ! Est-ce que ça fait vraiment psychopathe, tout ca ? »

Que pouvait-il répondre à cela ? Il avait des idées du genre : « fort intéressant, et alors ? » Ou encore, « si c'est votre ex, c'est que vous n'êtes pas aussi parfait que vous cherchez à le faire croire. Toutefois, il se retint de dire quelque chose, il n'avait pas envie d'être définitivement mal poli, et d'être à la frontière entre l'impolitesse et l'insulte. Il le regarda, il voyait bien qu'il avait de plus en plus de mal. « Je n'aurais pas dût m'inviter ainsi, je suppose. Excusez-moi si je vous ai inquiété ! Mais du coup, j'avais justement peur que vous ayez des ennuis... Je ne veux pas prétendre quoi que ce soit et je ne les connais pas, mais je crois que vos parents ne sont pas conscients des dangers encourus... Vous pourriez sortir avec un ami, n'est-ce pas ? ». En l'entendant, il baissa sa caméra définitivement. Il l'avait d'une certaine manière un peu blessée. Il avait l'impression que c'était logique d'avoir des amis... Mais lui, il était seul. Toute sa vie, il n'en eut qu'un : son jumeau.

Il chercha toutefois à ne pas lui montrer qu'il était affecté. Mais cela pouvait facilement se voir. Il se força un petit sourire tout de même quand il s'excusa, il était touché qu'il présente naturellement ses excuses. C'était tout de même normal qu'il le fasse ! Enfin, dans sa vision des choses. Il le regarda ensuite s'asseoir sur le sol. Il se mordit un peu la lèvre en se mettant à ses côtés, les jambes repliés sur lui, il se mit à tenir celles-ci pour ne pas tomber, la caméra posée sur le sol à côté de lui. Il posa son regard sur lui avant d'oser enfin rouvrir la bouche pour discuter. Le ton avait changé, il n'était plus d'humeur à se mettre en colère, à se disputer avec quelqu'un. Il soupira un peu tout de même, le ton totalement adoucit, et il murmura.

    Yuki - « Ecoutez, vous avez l'air d'une gentille montagne. Mais, même si mes parents sont conscients des dangers, ils ne peuvent juste pas m'empêcher de sortir. De toutes manières, les dangers dont vous parlez ne me font pas peur. Cette caméra est reliée à mon ordinateur. Tout ce que je filme est automatiquement enregistré chez moi. Si je ne rentre pas avant le levé du soleil, mes parents peuvent visionner et donner l'enregistrement à la police. »


Le levé du soleil, voilà bien le moment clé de sa vie. La seule chose à laquelle il pensait de nouveau à la fin de la nuit. La peur d'être surpris par le soleil et courir le plus rapidement possible. Fuir la vérité d'une mort douloureuse. Fuir ce qu'on aimerait être : un enfant normal. La réalité lui poignant le coeur avec violence. Il savait qu'il n'avait aucune chance contre le soleil, contre ce qu'il était. Mais il savait se défendre, il le regarda encore un peu en se demandant si finalement cela valait coup. Régulièrement, il se demandait si c'était utile pour lui de continuer à sortir, à chercher les vampires. Si tout cela était vain, pourquoi faire ? Il se mordit la lèvre, se taisant pour écouter la suite de ce que son compagnon lui disait : « Tu es fort bien habillé. Je t'aurais plutôt imaginé dans un endroit comme le Tenten, tiens ! Tu connais ? Au fait, tu as mon prénom, mais je n'ai pas le tiens ! Mais je suppose que je suis trop effrayant pour que tu me le donnes, hm... »

Il ne put s'empêcher de sourire en le voyant commencer à réfléchir. Il comptait lui parler même s'il était en train de réfléchir. Il n'avait pas envie de lui dire pour le moment son prénom. Peut-être une façon de se cacher, de dire qu'ils ne sont jamais réellement rencontrer. Erreur, il avait envie de le connaître un peu, de faire parti de ses connaissance. Il s'étira donc légèrement en souriant pendant qu'il réfléchissait. Il risquait peut-être de couper sa réflexion, mais cela ne gênait même pas Yuki.

    Yuki – « Je connais... Mais, dans Tokyo, c'est l'endroit que je préfère. La lune est si belle... »


Son regard se posa alors sur le ciel, sur la lune. Il avait toujours le sentiment d'être vide quand il ne la voyait pas, comme si c'était une sorte de mère. Après tout, n'est-il pas un « moon child ». Il se mordit un peu la lèvre en la contemplant. Cela le faisait aussi un peu souffrir car il ne cessait de repenser à ce qu'il avait dit ce soir là à son frère. Cette dispute qui avait conduit la mort de son jumeau. Il en avait presque oublié Madara, car il continua à parler sur sa lancée.

    Yuki - « Je cours sans cesse après cette magie... Cela fait des siècles qu'elle est là, toujours à montrer le même paysage. Les gens ont beaux changé sur terre, oubliés les valeurs traditionnelles, elle … elle est toujours là. Le paysage que nous regardons, nos grands-parents, nos ancêtres même l'ont déjà vu. Cela nous rapproche un peu plus de leurs âmes défuntes. »


Il reposa alors son regard sur lui en voyant qu'il réfléchissait toujours à une chose qui semblait le turlupiner, cela l'amusait légèrement. Cela le faisait sourire, l'amusait un peu qu'il réfléchisse, le silence qui s'était installé ne le dérangeant pas. Il sursauta légèrement surpris par la fin de sa réflexion « Dans ce cas, je dois te nommer moi-même, histoire de mettre un prénom sur ce joli visage ! Ce sera donc... Tsukiyo. ». Il toussota légèrement, s'éclaircissant la gorge bien que ce n'était pas obligatoirement sa première idée en le faisant un petit minou s'étant amusé à loger dans sa gorge. Mais en vérité, il étouffa par la même un petit rire bien que le rictus ne parvint pas à être retenu.

    Yuki - « Alors pour toi, je ne serais plus que Tsukiyo. Mais si tu es curieux, sache que les autres me nomment Yuki. »


Il allait quand même lui faire confiance, mais dans le fond, il était heureux qu'il lui donne un autre prénom. Il était touché de cette attention et ne voulait pas qu'il l'appelle Yuki, cela le rendrait presque triste s'il venait à l'appeler par son véritable prénom. Après tout, ça pouvait être un surnom non ? Mais, Yuki restant Yuki, il décida de lancer la conversation sur autre chose. C'est donc, tout naturellement avec son plus beau sourire qu'il demandera de manière claire, bien qu'un peu mélanger à de l'amusement.

    Yuki - « Vous m'offrirez un thé que je décide si c'est réellement le meilleur ? »



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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mer 29 Fév - 2:34


Le jeune homme semble se calmer un minimum, avec son outil du diable. Bon sang... On rencontrait décidément de drôles de phénomènes la nuit à Tôkyô. Et ils n'avaient pas besoin d'être vampires pour rejoindre ce rang, qu'on se le tienne pour dit ! Madara ne savait toujours pas quoi faire et se faisait plutôt l'impression d'un fou à rester sur place, mais soit... Chassez le naturel et il revient au galop ! Il avait décidément le complexe du sauvetage de la veuve et de l'orphelin ; c'était pathétique. Mais au diable les dépenses, comme on dit ! Le grand chasseur reste posé dans le sable pas assez fin pour en faire une plage à tout casser. Son regard se perd un moment sur l'eau polluée de la mer, puis il en revient au jeune homme, perplexe.

C'est que ce dernier avait repris la parole... Et sa logique échappait complètement à Madara. Pouvait-on le lui reprocher alors qu'il lui manquait de sérieuses pièces du puzzle ?

YUKI Ecoutez, vous avez l'air d'une gentille montagne. Mais, même si mes parents sont conscients des dangers, ils ne peuvent juste pas m'empêcher de sortir. De toutes manières, les dangers dont vous parlez ne me font pas peur. Cette caméra est reliée à mon ordinateur. Tout ce que je filme est automatiquement enregistré chez moi. Si je ne rentre pas avant le levé du soleil, mes parents peuvent visionner et donner l'enregistrement à la police.

Au moins avait-il passé de « pédophile violeur et psychopathe » à « gentille montagne », bien que le terme le laisse un moment dubitatif. Est-ce que ça faisait vraiment une différence dans l'ordre des insultes-compliments ? L'homme n'était pas certain, mais tant qu'à flotter dans l'incompréhension, mieux valait s'armer d'un optimisme à tout épreuve. De fait, il a un petit sourire, haussant lentement les épaules, mais acceptant tout de même le « compliment ». Quant à la suite... C'est elle qui le laisse dubitatif, en vrai. Madara fronce d'ailleurs les sourcils, mais certain du tout de suivre les déductions logiques que tirait le jeune homme de ses paroles.

D'ailleurs, après un court moment de silence, Madara n'a que quelques petits mots pour bien montrer ce qui le laisse tant et si bien perplexe.

MADARA Mais ça ne changerait rien au fait que tu serais mort...

Certes, c'était probablement un réel soulagement que de pouvoir punir le meurtrier de son fils... mais ça ne le ramenait pas à la vie. Cette caméra, ce n'était pas une protection. Surtout qu'il aurait eu le temps de casser ce gamin en quatre une bonne dizaine de fois avant d'apprendre qu'il était non seulement filmé sur la caméra, mais aussi enregistré sur un ordinateur. Ce n'était pas une mise en garde... De fait, ça ne changeait absolument rien si quelqu'un lui sautait dessus et l'étranglait. Joyeuses pensées, certes... Mais Madara savait très bien ce qui se tapissait dans l'ombre, pour sa part. Et même une vidéo ne saurait mettre un vampire en danger, sauf si les parents de ce garçon était chasseurs, mais il en doutait fortement. Certes, ça pourrait mettre l'agresseur mort-vivant dans l'embarras, mais rien de plus... Peu pratique, de fait.

De toute façon, le garçon est déjà repartit sur sa lancée. Et alors qu'il dérive un peu sur le paysage et ce qu'il a d'inchangé par rapport à celui que leurs grands-parents voyaient, Madara ne peut s'empêcher de commenter.

MADARA Il n'y a que ce que l'homme ne peut toucher qui ne change pas, ne te berce pas d'illusions. Mais, ce n'est pas parce que quelque change qu'il en perd toute sa beauté... C'est elle qui change, aussi.

Et il savait tout de même de quoi il parlait... Il était très près des traditions et pourtant, il fallait aller de l'avant. D'ailleurs, ayant un petit sourire doux pour le garçon, Madara assure :

MADARA Je crois que le Japon est un de ces très rares pays qui sait encore allier modernité et tradition. Et ça me plaît ainsi. Pas à toi ? Il y a encore de très beaux sites historiques préservés. Tu connais les temples de Nikkô ?

Pas qu'il l'invitait à les visiter, néanmoins... Nikkô n'était pas la ville la plus sécuritaire du Japon, malheureusement. L'activité vampirique y connaissait même une forte expansion. Malheureusement... car c'était vraiment un endroit magnifique. D'ailleurs, lui-même irait peut-être s'y ressourcer dans les prochaines semaines, histoire de se détendre un minimum. Avec la tension qu'il subissait ces derniers temps, il en avait bien besoin ! Son regard est de nouveau attiré par le jeune homme qui reprend la parole. C'est à ce moment que Madara se rend compte qu'il louchait sur la caméra, bien qu'elle soit éteinte. Ce fichu truc avait réussi à le rendre nerveux, même si à présent, c'était chose du passé !

YUKI Alors pour toi, je ne serais plus que Tsukiyo. Mais si tu es curieux, sache que les autres me nomment Yuki.

Yuki ? C'était donc là son prénom. Très joli... et de fait, après un moment de silence, Madara admet :

MADARA Maintenant que je connais ton prénom, ce serait mal venu de ma part de t'en donner un autre. Néanmoins, les deux te vont très bien, je trouve. Un clin d'oeil à ta peau de porcelaine. J'en connais plusieurs qui tueraient pour ce teint, d'ailleurs.

L'homme offre un nouveau sourire à Yuki avant de glisser une main dans sa poche de pantalon, sortant un petit paquet de cigarette un peu froissé, probablement à cause d'une précédente bagarre. Il avait arrêté de fumer voilà plusieurs années... et ces derniers jours, la tension avait été de trop. Il avait recommencé. C'était con, hein... mais il l'avait caché à Hana. Saleté de fierté masculine !

Montrant une cigarette et son zippo à Yuki, Mady demande poliment :

MADARA Ça t'indispose si je fume ?

Puis, après un rire amusé, Madara répond à un Yuki qui, visiblement, voulait visiter son salon de thé ! Lui était toujours partant, fallait pas croire ! Après tout, les clients, c'est ce qui faisait tourner sa petite boutique... !

MADARA Non seulement le thé est délicieux, mais les pâtisseries sont merveilleuses ! Toutes faites maison, naturellement... et les recettes de ma grand-mère, en plus ! C'était la condition pour que je reprenne l'affaire familiale ! Par contre, tout amoureux de la nuit que tu sois, il faudra te déplacer de jour, cette fois. Je préfère, note bien... C'est plus prudent !

De fait, il sort une petite carte d'une autre poche de son jeans. Elle est un peu froissée et Mady grimace tout en la tendant à Yuki.

MADARA Excuse-moi... Je ne croyais pas que quelqu'un serait intéressé par ma carte d'affaire ce soir. C'est même un miracle que j'en aie une sur moi. Le salon de thé Hinoiri. On t'accueillera avec plaisir si tu veux pointer le bout de ton nez !

Ce disant, Madara attrape une cigarette, ne l'allumant néanmoins pas.


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mar 6 Mar - 17:04


Yuki s’évadait de plus en plus dans son monde, ses délires sur la vie, mais surtout sur le mort. La caméra était posée sur le sol, juste à côté de lui, il n’avait plus grand intérêt de filmer. Pourtant, sans même s’en rendre compte, il l’avait laissé allumer. Il avait réappuyé sur le bouton rouge de la caméra, et même sans le voir, la conversation était en train de se faire immortaliser sur celle-ci. Il ne pouvait s’empêcher, toutes ses rencontres, ses histoires, il voulait que chaque nuit soit sur une bande, un CD. Il y en avait tellement qu’il fallait une bibliothèque pour conserver tous les films qu’il avait pu faire. Pourtant, il n’était toujours pas satisfait, le seul film qui comptait, celui qui parlait de sa vie, de son aventure avec son frère restait malheureusement incomplet. Il ne put s’empêcher de soupirer en repensant que ce n’était pas ce soir qu’il allait pouvoir le finir.

C’était tout de même un mal pour un bien, il était tout de même en charmante compagnie. Il posa de temps en temps son regard sur lui. Cependant, sans s’en rendre compte son attention se déporta vers les rives de la baie de Tokyo. Il aimait regarder la noirceur du ciel éclairé par la faible lumière de la lune. En cet instant, la lumière était aussi froide que la nuit. Il n’y avait aucune chaleur, un peu comme ce que souvent Yuki ressentait, un froid, un vide profondément ancré en lui. Il aurait souhaité qu’il se comble, mais cela n’était plus possible depuis bien longtemps. Depuis la mort de son frère, le sourire n’était qu’une manière de dialoguer, par un sourire on se sent en confiance… Mais, une fois qu’on pose son regard sur le sien, la confiance n’est plus la première chose à laquelle on pense.

Yuki avait beau divagué, le jeune homme à ses côtés ne l’en empêcher aucunement. Bien au contraire, il lui répondait. Après tout, la gentille montagne portait bien son surnom, il trouvait ça amusant de pouvoir discuter avec un inconnu, demain, peut-être ne se souviendrait-il pas d’avoir rencontré Yuki. Mais quel intérêt ? Il s’en moquait qu’on l’oublie, sur le moment, il était simplement agréable d’avoir quelqu’un avec qui discuter, passer une partie de la nuit avant que chacun retrouve son monde. Madara était un homme logique, cette phrase ne cessant de retentir dans la tête de Yuki : « Mais ça ne changerait rien au fait que tu serais mort... ». Le pire, c’est qu’il avait raison, et il devait le reconnaître.

Il se rendait compte que cette caméra n’était pas une protection, et du coup, il ne pouvait s’empêcher de se demander si ses parents seraient tristes, ou s’ils n’avaient pas déjà fait leur deuil de cette mort prochaine. Ils s’étaient rendu depuis bien longtemps à l’évidence que jamais la médecine ne pourrait les sauvés. Ils avaient assisté au suicide de leur premier, et ne pouvaient s’empêcher de se demander pourquoi ce n’était pas Yuki. Il le savait, il n’était pas le préféré, depuis le décès de Fuyu, tout avait changé, tout avait été brisé en une multitude de morceaux, et il ne pouvait les réparer.

Il ne s’en formalisa pas réellement. Il regarda de nouveau l’horizon en l’écoutant parler. « Il n'y a que ce que l'homme ne peut toucher qui ne change pas, ne te berce pas d'illusions. Mais, ce n'est pas parce que quelque change qu'il en perd toute sa beauté... C'est elle qui change, aussi. ». Yuki posa alors son regard sur le jeune homme à ses côtés, enfin jeune, tout était relatif. Il était attentif à chacune de ses paroles. « Je crois que le Japon est un de ces très rares pays qui sait encore allier modernité et tradition. Et ça me plaît ainsi. Pas à toi ? Il y a encore de très beaux sites historiques préservés. Tu connais les temples de Nikkô ? ».

Ces paroles retentirent comme une triste vérité, il n’avait jamais rien vu en dehors de cette ville, de Tokyo. Il n’avait jamais pu regarder autre chose que des vidéos de ce monde. Il aurait pu en sortir, s’il avait porté son affreuse combinaison. Mais, il n’avait aucune raison de le faire, aucun courage pour supporter le regard de tous ces gens qui se moquaient. Il n’avait donc qu’une seule possibilité, vivre de nuit, enfermé dans cette ville. Elle était gigantesque, il en avait fait le tour, mais elle n’en restait pas moins très grande. Celui lui donnait une grande aire de jeu, mais… ce n’était qu’une prison dorée. Il avait l’impression de liberté, mais il était finalement restreint à une ville.

Il ne put retenir un petit soupire, un peu lassé de cette vision toujours identique. Au moins, il croisait des gens différent, mais le contexte ne changeait malheureusement pas. Il murmura en réponse.

    Yuki – « Malheureusement, l’homme doit toucher à absolument tout ! Il veut tout maîtriser, tout contrôler, mais tout ce qu’il prouve c’est qu’il ne sait rien faire d’autre que détruire. Non, ma prison est cette ville à l’urbanisme digne de l’Amérique ! Je sais qu’il y a des sections, des coins encore ancré dans la tradition, mais … ce n’est pas assez, peut-être que je regrette de ne pas avoir pu vivre sous Meiji. Au début de la modernisation et des contacts avec l’étranger… Peut-être… »


Yuki a toujours eu une préférence pour cette air, c’est là que pour lui tout à commencer, et tout à commencer à mal tourner. Peut-être qu’en vivant à cette époque, il aurait pu vivre différemment, ne pas être malade et pouvoir contribuer au changement qui s’opérait sur l’archipel. Il aurait être de ces nippons qui connurent le siècle d’or au Japon, côtoyer les grands auteurs de haiku, et assister même à leur représentation. Voir le Kabuki évoluer, s’améliorer, pour assister à sa transformation qui put survivre à travers le cinéma. La brillante revit de cet art ! La modernité et la tradition s’illustraient ainsi, mais ce n’était pas toujours le cas. Le vieux Japon ne pouvait pas intégralement survivre dans la modernité malheureusement. Il avait alors en tête le Nô, qui lui n’avait visiblement pas sa place dans la transcription du cinéma.

Mais, il fallait que Yuki cesse un instant de divaguer, chose difficile quand il partait dans son petit monde. Il se mordit un peu la lèvre en l’écoutant au sujet du prénom. « Maintenant que je connais ton prénom, ce serait mal venu de ma part de t'en donner un autre. Néanmoins, les deux te vont très bien, je trouve. Un clin d'oeil à ta peau de porcelaine. J'en connais plusieurs qui tueraient pour ce teint, d'ailleurs. ». Il ne parla pas tout de suite, il laissa un petit silence s’installer réfléchissant à comment le prendre. Il aimait bien un surnom, cela les rendait tout de suite plus intime, notion trop peu développer au Japon, même si cette tendance tend à s’inverser, au point de se sauter, sans aucune décence sur les autres à l’américaine.

    Yuki – « Personnellement, je trouve ça bien. J’aimerais que tu m’appelles comme ça, cela fait un surnom. Pour le peu qu’on se verra, tu peux parfaitement m’appeler Tsukiyo. Et moi je te donnerais aussi un autre nom, ça te dis ? »


Il tourna le visage sur lui en lui souriant, et il lui fit un petit clin d’œil en se mordant la lèvre. Un autre nom, il n’avait aucune idée du nom qu’il pouvait lui donner : Madara… Hum… son imagination n’était pas très productive sur le moment, mais il était sûr que la prochaine fois que leurs routes se croiseraient, il aura trouvé LE surnom ! Il continua donc de sourire en se mordant finalement la lèvre. Il ne savait pas forcément quoi dire au sujet de sa peau de porcelaine.

Il ne put s’empêcher de poser son regard sur ses mains blanches comme la fleur. Il avait la peau douce, il le savait, comme ces petites poupée qu’on a toujours peur de brisé, mais c’était surtout dû au manque de soleil, à sa maladie. Il ne le prenait pas vraiment mal. Il avait juste l’impression que des gens pouvaient vouloir être malade pour avoir ce teint de peau. Il murmura, le regard presque éteint, la tête elle-même finit par fixer l’eau sans plus un sourire.

    Yuki – « Hm… Ils désirent une peau que je hais ! Il n’est pas difficile de l’avoir. »


Ce n’était pas difficile, il fallait simplement renoncer au soleil, renoncé à la vie pour ne vivre que dans cette futile beauté. Etre une poupée ? Quel était l’intérêt de ne pas avoir de libre arbitre pour ressembler à un être qu’on pose sur une étagère. Fuyu aimait se mettre en valeur dans ces tenues punk, comme celle qu’il portait. Le maquillage était précis et faisait ressortir ce grain de peau. Mais ce n’était pas Yuki. Quelle désillusion si jamais il venait le voir, il verrait alors son autre visage. Sa vraie personnalité, son look qui lui va tout aussi bien, bien que la pièce maîtresse de son look ne soit pas le visage comme son frère. Il voulait juste voir son frère, mais, dans le fond, il se niait pour ne faire plus qu’existait son frère.

Il le regarda sortir une clope, et cela l’amusa un peu. Il n’avait pas le visage directement tourné vers lui, il l’observait simplement du coin de l’œil, surveillant ce qu’il voulait faire, et cela l’amusa quand il lui montra le paquet. Il vit là une petite opportunité : « Ça t'indispose si je fume ? ». Yuki eut subitement envie, il n’était pas un accro à la nicotine, mais, il n’avait que peu d’espoir de l’avenir, en conséquence, il n’hésitait pas à enfreindre la loi, et de temps en temps à fumer une petite cigarette.

    Yuki – « Non, si tu m’offres une clope en échange ! »


Yuki apparaîtrait peut-être comme un profiteur, mais quelle importance ? Il faut être honnête, il l’était quand même. D’ailleurs, ce thé proposait commencer à lui faire réellement envie. Il n’avait jamais pu entrer dans ces salons, vous en connaissez-vous qui font des nocturnes ? Et il n’était même pas question d’y aller en combinaison car il ne pourrait ni manger, ni boire, il était donc condamné à son thé sans goût dont la provenance pouvait parfois laisser des doutes vu qu’on avait qu’un faible aromate provenant du sachet. Il fallait infuser longtemps, et même, sacrilège, parfois le sucrer pour que ces thés puissent être qualifié de buvable. Horrible vision que l’industrie du thé d’aujourd’hui aux saveurs de laboratoire.

« Non seulement le thé est délicieux, mais les pâtisseries sont merveilleuses ! Toutes faites maison, naturellement... et les recettes de ma grand-mère, en plus ! C'était la condition pour que je reprenne l'affaire familiale ! Par contre, tout amoureux de la nuit que tu sois, il faudra te déplacer de jour, cette fois. Je préfère, note bien... C'est plus prudent ! ». Yuki ne put s’empêcher de se mordre la lèvre quand il décrivit les pâtisseries, c’est qu’il savait parfaitement donner envie. Il en voulait réellement, encore plus que le thé, juste pour savoir le gout des recettes d’antan, il devait sûrement faire des brioches traditionnelles. Ce n’est pas qu’il avait quelque chose contre les brioches, le pain et les viennoiseries, mais il trouvait de la magie dans ces brioches traditionnelles d’Asie qu’il ne mangeait que trop peu à son goût.

    Yuki – « Merci. Mais à ces conditions je ne viendrais pas malgré mon envie. Je ne peux quitter la nuit ! »


Il ne cachait pas cette déception, cette tristesse de ne pouvoir s’arracher au monde de la nuit. Il aimait sortir le soir, mais… il aurait souhaité faire une exception, juste pour pouvoir se faire dorloter par un chef pâtissier ! Il était sûr, qu’avec des yeux doux, il aurait peut-être une chance d’avoir un prix. C’était dans le fond ce qu’il souhaiterait, il n’avait pas les moyens, alors quel joie qu’on le gâte !

Il posa ensuite son regard sur la carte, cela le fit retrouver son sourire. Il se consola grâce à ce bout de papier, il trouvait ça vraiment agréable qu’on le lui propose, qu’on ne le considère pas comme un enfant incapable de savoir ce qu’il voulait. Il se souvenait du nombre de fois qu’on lui avait dit que ça ne le concernait pas. Elle n’était pas en très bon état, mais, quelle importance ? Elle était tout de même lisible. « Excuse-moi... Je ne croyais pas que quelqu'un serait intéressé par ma carte d'affaire ce soir. C'est même un miracle que j'en aie une sur moi. Le salon de thé Hiroiri. On t'accueillera avec plaisir si tu veux pointer le bout de ton nez ! »

    Yuki – « Ce n’est rien, mais tu devrais toujours être prêt à faire ta pub. »


Après tout, s’il voulait des clients, il était logique qu’il soit toujours prêt, même de nuit à faire une pub d’enfer. Il regarda la carte, et prit son sac, il la glissa dans son portefeuille. Il n’avait pas envie de la perdre même s’il ne pourrait finalement jamais y aller. Mais… Une idée lui vient, et il posa sa main sur son bras en le regardant.

    Yuki – « Je … Tu… Attends ! »


Oui, le jeune homme venait de lui donner un ordre. Sur le moment, il n’avait pas réalisé toute l’impolitesse, tant de son geste que de poser sa main sur cet étranger, que d’avoir osé lui dire d’attendre. Il prit un bout de papier et un crayon, un tout petit morceau pour écrire le nom qu’il venait de lui donner, et son numéro de téléphone.

    Yuki – « Je te donne mon numéro de téléphone, on pourrait convenir pour ce revoir un jour sur la baie de Tokyo, tu amèneras tes gâteaux et du thé, et moi… en échange, je prendrais ce que tu veux … Ohh »


Il était en train d’entrer dans un de ses délires. Il n’avait pas envie de lui expliquer pourquoi ils devraient tous les deux se faire un thé dehors sous la lune. Il n’avait pas envie de lui expliquer sa maladie, l’origine de sa réticence à venir de jour. Avec son numéro, ils pourraient convenir, ce revoir sur cette rive. Cela avait un petit quelque chose de plaisant. Il ne pouvait s’empêcher de se dire que ça faisait un peu comme ces personnes qui ne se voyaient que dans un seul endroit aux jours donnés et à l’heure dite, pendant quelques heures ils vivaient des aventures, de grands moments, avant de se séparer et de ne même plus exister pour l’autre.

Mais pour le moment, Yuki était en train de visualiser sa garde-robe intégralement pour savoir ce qu’il allait mettre pour cette soirée. Il avait des kimonos pour homme magnifique, et il n’avait qu’une envie, pouvoir les mettre. Il était en train de se dire qu’il pourrait aussi apporter la table, mettre en place absolument tout, et ils seraient sur des petites nattes. Il avait des coussins sublime pour cette occasion, il visualisait absolument tout !

    Yuki – « On peut se faire une vraie petite cérémonie du thé ! On se met d’accord de quand et on se fait une petite cérémonie au clair de la lune ! Je pourrais même mettre l’habit traditionnel ! Tu fais de même ? »


Il ne pouvait cacher sa joie. Il se mordit un peu la lèvre, il était en train de l’imaginer, s’il s’habillait de la même manière lui aussi, ils pourraient faire un clip. Il avait une chanson qui s’accordait parfaitement à cette situation. Il voulait faire de lui le centre de sa création.

    Yuki – « Et on filmera, comme ça, je pourrais l’inclure dans un clip. J’ai une chanson où ça se prête assez bien. Je ne suis pas un chanteur parfait, mais au moins, c’est original, et tu seras la star aussi ! Je te l’offrirais ensuite, après montage. Il me faut ton adresse mail, c’est un minimum ! »



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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mar 27 Mar - 4:11


Visiblement, Yuki sait si bien se faire du tort avec trois fois rien. Voilà qu'il se fait nostalgique avec une époque qu'il n'a même pas connu, à présent. Mady a un petit sourire sans joie alors qu'il songe au nombre d'hommes dans la même situation que ce garçon. Des hommes qui n'avaient pas encore compris que mettre de l'énergie ou du ressentiment dans des situations qu'on ne peut changer nous pourri la vie à un point inimaginable. Gaspiller ainsi ses efforts, c'est un peu sot et complètement vain, mais qui était-il pour juger, après tout ?

De fait, à ce sujet, il convient seulement sur un ton posé :

MADARA Tu n'as pas connu cette époque. Elle avait ses mauvais qui côtés qui t'auraient peut-être été fatals. Mieux vaut regarder droit devant que derrière, surtout lorsqu'on est dans l'impossibilité de savoir si nos fantasmes sont réels et qu'on ne le sera jamais.

Car certes, des rêves, c'était important, mais encore fallait-il qu'on ait le sentiment qu'il y avait une toute petite chance pour qu'ils soient réalisés. Malheureusement, le voyage dans le temps n'avait pas encore été inventé et ne le sera probablement jamais. Mady s'imaginait bien le temps à la manière des Langoliers, de Stephen King, petites choses effroyables qui dévoraient ce qui fut, qui faisaient le ménage derrière nous pour ne pas laisser le passé stagner immanquablement dans un monde qui ne serait jamais plus foulé de toute façon. Le néant...

Mais de toute façon, voilà que Yuki continue sur cette lancée des surnoms qu'il avait déjà abordé, ce qui fait naître un nouveau sourire sur les lèvres charnues de Madara. Décidément, il ne perdait pas le nord celui-là lorsqu'il voulait quelque chose, n'est-ce pas ?

YUKI Personnellement, je trouve ça bien. J’aimerais que tu m’appelles comme ça, cela fait un surnom. Pour le peu qu’on se verra, tu peux parfaitement m’appeler Tsukiyo. Et moi je te donnerais aussi un autre nom, ça te dis ?

C'était un peu enfantin, mais ça collait bien avec l'atmosphère qui planait autour de Yuki, bien que cette jeunesse n'était pas uniquement teintée de l'innocence et la candeur qu'on aurait dût y retrouver, bien que Mady ne puisse mettre le doigt sur ce qui clochait. Néanmoins, l'homme ne comprend toujours pas pourquoi lui avoir donné son prénom s'il tenait tant à ce surnom. Surtout qu'ils n'allaient peut-être même pas se recroiser, alors est-ce que ça comptait réellement ? De toute façon, voilà qu'il acquiesce lentement, parce qu'il ne servait à rien de protester. Tsukiyo, pourquoi pas ?

Mady a un petit clin d'oeil au jeune homme alors que celui-ci se plaint de sa peau d'une façon un peu mélodramatique. Il avait le théâtre dans le sang ou bien c'était un genre qu'il se donnait ? Ça fait doucement rire l'homme qui trouvait ce garçon décidément agréable de compagnie malgré tout ! C'est que ça changeait des jeunes de son âges qui levaient le nez sur lui en semblant trouver qu'il était un vieux croulant et surtout, qu'il n'avait pas le style pour aller avec leurs airs snobs et inconsciemment maladroits.

MADARA On n'a jamais ce qu'on désire et vice-versa. Regarde-moi.

Ce disant, Mady étire un bras en direction de Yuki, son immense poings refermé, lui montrant la dorure naturelle de son épiderme. Il semblait avoir passé des journées entières sous le soleil et pourtant, à vivre la moitié du temps la nuit et l'autre moitié dans sa boutique, on ne pouvait pas dire qu'il profitait beaucoup !

MADARA C'est naturel chez moi. Je ne pourrais probablement pas avoir la teinte de ta peau. Du coup, ce n'est simple que de ton point de vue. Or, plusieurs jeunes hommes et surtout, jeunes femmes, désirent avoir un teint de porcelaine sans jamais réussir à l'obtenir malgré leurs efforts. Des efforts que je ne comprend pas trop, pour être sincère. Après tout... on est comme on est.

Et sur cette phrase fort simple, Madara hausse les épaules. Puis, voilà que Yuki lui demande... une cigarette. Carrément. L'homme arque les sourcils, réellement étonné alors que pourtant, il devrait se douter que ce gamin était encore plein de surprises ! De fait, dans un petit rire et prouvant ainsi qu'il pouvait se faire autrement que moralisateur, il lance une cigarette à Yuki. Galant, il attrape son briquet et, avant même d'allumer la sienne, il se penche vers le jeune homme, activant la petite pierre de son Zippo. La flamme jaillit et allume le petit bâton de nicotine de son ami nocturne. Un crépitement presque imperceptible suit le geste, puis Madara s'intéresse à sa propre clope, l'allumant avant de tirer dessus pour en prendre une bouffée.

Le briquet fini sa course dans la poche de son jeans et il se pose un peu plus confortablement, penché un peu vers l'arrière, une de ses mains lui servant d'appuis.

YUKI Merci. Mais à ces conditions je ne viendrais pas malgré mon envie. Je ne peux quitter la nuit !
MADARA Tu es terriblement théâtral, dis donc.

Oui bon, ça lui avait échappé... ! Madara a un petit rire tout en hochant la tête de gauche à droite, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles. Et c'était un peu le cas ! Mais après tout, voilà un futur cinéaste en devenir, peut-être bien. On dit que les artistes peuvent se le permettre ! Quant à être toujours prêt à faire sa pub, Mady a un petit air un rien énigmatique inconscient.

MADARA J'ai d'autres chats à fouetter, la nuit.

De très très gros chats, qu'on en doute pas... ! Avec des dents bien effilées et des antécédents à vous donner froid dans le dos, assurément ! Non, il n'avait pas l'intention de faire de la publicité auprès de ceux qu'il fréquentait la nuit... Quoique les voir faire la file d'attente devant sa boutique une fois le matin levé aurait pu être délectable, bien que de courte durée... De toute façon, Mady n'avait pas l'intention de continuer sur ce sujet et quand bien même Yuki aurait-il voulu s'éterniser, il avait toujours des excuses toutes prêtes à servir pour éviter de sembler trop louche aux yeux de ceux qui n'ont pas connaissance de l'existence des vampires.

Néanmoins... la suite a de quoi éberluer un Madara qui n'avait encore une fois pas prévu ce genre de réaction ! Il sursaute tout d'abord alors qu'une main menue et un peu fraîche, nuit d'automne oblige, attrape son bras. Le chasseur arque un sourcil, confus, et la suite le rend un peu mal à l'aise, l'air de rien. Organiser une cérémonie du thé ici même ? Dehors, alors que la température devenait de moins en moins favorable ? Non seulement il n'était pas possible de faire le thé dans cet endroit -sa grand-mère l'aurait tué s'il avait osé en apporter dans un thermos !- mais en plus, un cérémonie du thé, une vraie, durait des heures durant... Pas de quoi les garder en vie très longtemps si un vampire rôdait dans le coin ou si la température baissait dramatiquement ! Oui enfin, le vampire était décidément une option plus dramatique, mais n'en restait pas moins que c'était une jolie scène... plutôt irréalisable.

Mady pose une grande main sur celle plus petit toujours posée sur son bras tout en faisant un doux sourire à Yuki.

MADARA Minute, Tsukiyo... C'est bien joli tout ça, mais je suis très occupé de mon côté et faire une telle cérémonie demande énormément de temps et de patience. Et le lieu est plutôt irréel, même si je suis sûr que ça ferait une jolie vidéo. De plus, je ne suis pas le genre d'homme à aimer passer devant la caméra. Ni même derrière, pour être sincère.

C'était beau, quand même. C'était le genre de projet presque irréaliste que Yuki aurait dût avoir avec d'autres jeunes de son âge. Des amis, quoi... Mady avait l'impression de toucher du bout des doigts une âme extrêmement solitaire qui, malgré tout, n'était pas faite pour l'être. C'était un spectacle émouvant et triste. L'homme prend néanmoins le petit papier qui lui est donné, le montrant brièvement à Yuki pour qu'il voit bien qu'il le glissait dans une de ses poches.

MADARA Mais je veux bien qu'on se revoit, si ça peut te faire plaisir et que tu es convaincu que je ne suis pas un horrible pervers. Ça me ferait plaisir à moi aussi. On peut dire que tu égaie la journée... la nuit de quelqu'un !

Il relâche la main blafarde tout en faisant un petit clin d'oeil à Yuki. Ah ça... Il chamboulait un monde en un mouvement de la main, celui-là !


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mer 18 Avr - 15:42


Yuki était attentif à ce que pouvait lui dire Madara. Après tout, cette rencontre, bien qu’un peu inhabituelle, pouvait constituer une source d’enrichissement pour lui. Yuki était toujours ouvert aux échanges. Il n’était décidément pas fait pour la solitude, malheureusement, on l’avait plongé à rester dedans. Il était prisonnier de ce monde, de ces chaînes faites de silences et d’ombres. Il avait de plus en plus peur, et s’il n’y arrivait pas, si son frère partait définitivement que lui resterait-il ? Yuki avait beau continué à chercher, espérer, il n’en restait pas moins rattraper par la terrible réalité qu’il allait un jour mourir seul. Il avait pour but de sauver son frère, mais pas de se sauver lui-même. Il ne voulait pas vivre au-delà de la date fatidique accordée par sa maladie. Il aurait peut-être du, ne pas être totalement désintéressé durant sa quête, car elle n’aboutissait finalement à rien.

Rêver d’une autre époque, d’une autre manière de vivre et de penser, voilà bien une chose qui lui plaisait. Attraction futile, mais qui lui réchauffer le cœur et le corps d’une puissance sans nom. En entendant les mots de Madara, il ne fit qu’un léger petit hochement de tête. « Tu n'as pas connu cette époque. Elle avait ses mauvais côtés qui t'auraient peut-être été fatals. Mieux vaut regarder droit devant que derrière, surtout lorsqu'on est dans l'impossibilité de savoir si nos fantasmes sont réels et qu'on ne le sera jamais. ». Le pire, c’est qu’il en avait conscience, de par sa maladie, il serait mort bien jeune, incapable de travailler, incapable de sortir, on l’aurait pris pour un monstre : un vampire aussi ironiquement que cela puisse paraître. On aurait voulu de toute évidence le tuer alors qu’il n’était que malade. Mais les gens n’imaginaient sûrement pas le poids d’une telle maladie, être en marge de la société.

Yuki trouvait parfois risible les émissions des gens avec leurs fausses maladies, c’est ainsi qu’il considérait ceux qui pensaient leur vie fini à cause d’un diabète par exemple. Il ne comprenait pas, certes le rythme de vie changé, qu’il fallait s’habituer à une nouvelle manière de vivre avec une maladie qu’il fallait gérer au quotidien, mais ils pouvaient simplement espérer continuer à vivre, ils pouvaient sortir. Qu’est-ce qu’il pouvait les envier… Il serra un peu le poing, ce n’était pas le moment de penser à cela. Alors, en un haussement d’épaule il s’exclama :

    Yuki – « Peut-être, mais j’aime rêver. Imaginez la vie... un peu différemment. J’ai fait plusieurs courts métrages, du style clip pour illustrer cette époque. Je me trompe sûrement de rêver de cette période, car de toute évidence, j’aurais fini brûler avant même d’atteindre la majorité… »


Le jeune moon child repose ensuite son regard sur cet étrange personnage avec qui bizarrement il avait envie de passer une partie de sa nuit. Il le trouvait amusant, bien qu’un peu terrifiant, il avait ce petit quelque chose qui lui donnait une aura de mystère. « On n'a jamais ce qu'on désire et vice-versa. Regarde-moi. ». Le regarder, c’est ce qu’il était en train de faire, et il ne pouvait s’empêcher de se demander quel pouvait être le souhait le plus cher d’une personne comme lui. C’est donc le sourire aux lèvres qu’il se permit de légèrement le bousculer comme s’ils étaient de grands amis, de longues dates. Oui, tel l’enfant qu’il n’avait jamais cessé d’être, il se permettait ce genre de chose. Et, cherchant à devenir son confident, c’est avec une bouille d’ange qu’il osa demander à cet inconnu qu’il ne connaissait pas depuis plus de 10 minutes, une chose invraisemblable pour beaucoup de monde.

    Yuki – « Qu’est-ce que tu désires le plus toi ? »


Qui de censé demanderait à un inconnu de se confier, et encore plus, qui se confierait à un jeune homme qui n’avait visiblement pas toute sa tête. Il vivait dans son univers emplit de rêve et de délire. Mais, même s’il semblait incroyablement idiot de vivre de la sorte, et on pouvait croire qu’il consommait des produits illicites pour être comme ça. Illicite, même l’alcool à son âge. Yuki continuait donc de le regarder. « C'est naturel chez moi. Je ne pourrais probablement pas avoir la teinte de ta peau. Du coup, ce n'est simple que de ton point de vue. Or, plusieurs jeunes hommes et surtout, jeunes femmes, désirent avoir un teint de porcelaine sans jamais réussir à l'obtenir malgré leurs efforts. Des efforts que je ne comprends pas trop, pour être sincère. Après tout... on est comme on est. ».

Il doutait que ce qu’il désirait le plus, c’était une peau de porcelaine. Pourquoi la vouloir, il était beau comme ça, pourquoi chercher plus loin ? Mais, son sourire revint en comprenant que ce n’était qu’une illusion. Il sourit et pris la cigarette, d’ordinaire, personne n’acceptait de lui en donner. Il remercia quand il la lui alluma et avant de reprendre le cours de la conversation, il tira légèrement sur ce poison. Il ferma les yeux en soupirant de bien être. Il avait eu plusieurs fois envie de se droguer, et la clope était son alternative dans ce genre de cas. Il n’avait jamais plongé, les cigarettes l’empêchaient.

Après un petit temps de réflexion, un fin sourire apparut sur ses lèvres. Il avait vraiment envie de le connaître, et il resta toujours contre lui en souriant.

    Yuki – « Alors… tu n’as aucun complexe ? Intéressant… »


Intéressant, parce que tout le monde détestait quelque chose en lui. Il y avait toujours un petit quelque chose ! On ne pouvait pas être content de ce que nous sommes, mis à part si on était narcissique, mais Yuki doutait d’être en face de quelqu’un comme ça. Mais, il pouvait se tromper, ils ne se connaissaient pas encore assez. Et, c’est toujours avec son petit air espiègle, qu’il continua sa lancée.

    Yuki – « Cap ou pas cap d’enlever ton haut et de dandiner devant ma caméra… Ne t’en fais pas, ce serait juste pour mes archives privées… »


Un gosse on vous a dit ! Il ne pensait qu’à s’amuser, et il voulait qu’on se plonge dans le même délire. Il espérait qu’il dirait cap… Sinon, il ferait un gage encore pire. Peut-être que se lancer dans un jeu aussi enfantin pouvait paraître déroutant pour quelqu’un qui était posé dans la vie, mais quelle importance ? On ne vivait qu’une fois, vieillir était le pire ennemi de tous ! Il se mordit toutefois un peu la lèvre, surtout à la réflexion du dénommé Madara « Tu es terriblement théâtral, dis donc. ».

Il put le voir alors légèrement rougir à cette réflexion. Il était naturellement comme ça, et il n’avait jamais utilisé ce genre de qualificatif pour sa personnalité extravagante. Il écouta la suite, « J'ai d'autres chats à fouetter, la nuit. ». Il avait bien compris qu’ils ne se reverront pas. Il se perdit alors de nouveau dans ses réflexions en fumant légèrement sa clope. On pouvait voir qu’il avait un peu l’habitude. Il hocha alors les épaules, et d’une voix presque las… Abandonné de l’éclat de vie et de folie subitement, un peu comme un lunatique. Il se mordit la lèvre avant de s’exprimer à nouveau.

    Yuki – « Nous avons tous nos préoccupations … Après tout… notre rencontre ne provient que d’un curieux hasard qui ne pourra se reproduire. »


Heureusement, l’éclat revenait aussi vite qu’il partait, et il entrait de nouveau dans ces délires. Goûter le thé d’un professionnel était quelque chose qui lui plairait. Il n’avait pu le faire à cause de sa maladie. Il le voulait ! Et il allait se rendre compte qu’il était prêt à tout pour pouvoir goûter ce thé. Malheureusement, la nouvelle n’était pas pour lui plaire. Mais la douceur de la main de Mady lui réchauffa le cœur. « Minute, Tsukiyo... C'est bien joli tout ça, mais je suis très occupé de mon côté et faire une telle cérémonie demande énormément de temps et de patience. Et le lieu est plutôt irréel, même si je suis sûr que ça ferait une jolie vidéo. De plus, je ne suis pas le genre d'homme à aimer passer devant la caméra. Ni même derrière, pour être sincère. »

Ce refus l’affligea un peu. Il déglutit encore un peu et il finit tranquillement sa clope au son de la voix de cet inconnu. « Mais je veux bien qu'on se revoit, si ça peut te faire plaisir et que tu es convaincu que je ne suis pas un horrible pervers. Ça me ferait plaisir à moi aussi. On peut dire que tu égaie la journée... la nuit de quelqu'un ! ». Il égaye ? Voilà quelque chose qui le touchait, mais évidemment ne suffisait pas à Yuki. Il se mordit encore plus la lèvre, tenant le mégot de cigarette entre ses doigts, il n’allait pas le jeter, ce n’était pas son genre. Il le vit ranger le papier qui le touchait tout de même.

Il s’écarta légèrement de lui, il était toujours à ses côtés, mais d’une façon légèrement plus lointaine. Son regard posé sur la caméra, il se mordit la lèvre, et il pointa la caméra sur le paysage, vers la lune tout en parlant. C’était la première fois qu’il prenait une telle décision sans son frère. Il avait légèrement peur, et sa main se mit légèrement à trembler. Ce qu’il allait demander… était tellement dur pour lui. Il n’en parlait pas, éviter ce sujet, mais il fallait qu’il demande pour avoir une chance que Madara fasse un effort, il en était conscient.

    Yuki – « Je … Pardonne ma question, je refuse … de ne pas gouter ton thé. Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas eu d’ami. Je n’ai toujours eu que mon frère. Alors, laisse-moi te demander une faveur. »


Il déglutit un peu en prenant encore plus de courage pour continuer sur sa lancée ne le laissant pas même s’exprimer entre temps. Il n’oserait plus jamais reposer une telle question qui impliquait tellement d’effort, de supporter tellement de regard.

    Yuki – « Si un client comme moi arrive à l’heure de la fermeture… Vraiment pile à l’heure, quand il y a le moins de monde… Est-ce que tu accepterais de plonger la pièce entière dans la nuit profonde en empêchant le soleil de pénétrer ? »


Il avait presqu’envie de pleurer. Il avait de plus en plus peur, il savait qu’il risquait de devoir s’expliquer. Il se mordit la lèvre en continuant de fixer le paysage sur sa pellicule. Il avait envie de mettre un fond pour ce genre de scène. C’était la scène qui serait sûrement la plus poignante de son film. Il allait la mettre, et il allait aussi mettre le son de la voix de Mady lui donnant la réponse. Son établissement ne serait pas associé. Il ferma les yeux un instant, murmurant d’une voix entrecoupée par une envie de sangloter qu’il cherchait en vain à retenir. Il voulait tellement le revoir…

    Yuki – « S’il te plait… Dit moi oui ou non, car cela impliquerait un effort monstrueux pour moi et je … veux bien le faire. En échange : je veux pouvoir passer quelques nuits avec toi pour les égayer de ma présence ! »



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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mar 8 Mai - 7:42


Yuki semble un moment peiner à contenir quelques émotions sur lesquelles Madara ne peut mettre de nom, mais qui ne semble pas nécessairement positives. Avait-il dit quelque chose de mal ou le jeune homme était-il plutôt tellement plongé dans ses pensées qu'un moment, il avait été transporté bien loin de la scène qui se déroulait sur les rives de la baie de Tôkyô ? Mady n'en savait trop rien, mais alors que l'adolescent lui explique ce besoin de rêver qu'il avait, il semble en revenir à de meilleurs sentiments, ce qui n'est pas pour déplaire au chasseur. En tout cas, le jeune homme était visiblement un grand rêveur. Et alors qu'il lui parle encore de courts clips et même de films, Madara se dit qu'il avait probablement un côté artistique fort développé. Ça pouvait expliquer les émotions vives qui l'habitaient ! Tiens... ça lui rappelait un peu Hana, bien que ce dernier soit plutôt porté sur les éclats de colère ! Après tout, le blond maquilleur avait assurément des talents artistiques marqués.

Alors, il aurait fini sur le bûcher s'il avait vécu à l'époque d'Edo ? Un sourire amusé étire les lèvres du chasseur alors qu'il reprend brièvement la parole tout en tirant sur sa cigarette.

« Parce que tu es différent ? », demande l'homme avant de souffler sur le côté la fumée de sa clope. « Heureusement, de nos jours la différence est beaucoup plus acceptée. Les gens uniques sont bien plus intéressants, tu ne crois pas ? »

L'adolescent le bouscule un peu et Mady ne bouge pas d'un centimètre. Il a néanmoins un regard amusé pour Yuki, quoiqu'un peu surpris aussi, voire mal à l'aise. C'était bizarre de rencontrer quelqu'un qui se faisait très amical aussi rapidement, mais pourquoi pas, après tout ? Ce n'est pas comme si Yuki faisait réellement quelque chose de déplacé ! Puis, une question suit, alors que Yuki s'attaque à sa cigarette comme s'il avait fait ça toute sa vie. C'était décidément une bien mauvaise habitude, surtout à un si jeune âge et, à un moment, Madara se sent un peu coupable de lui avoir donné si facilement le petit tube de nicotine !

Il réfléchit toutefois à la question qui est, certes, indiscrète, mais à laquelle il accepte de répondre très évasivement.

« J'aimerais pouvoir ne vivre que le jour... », répond lentement Madara. Il a d'ailleurs un temps d'arrêt, comme s'il hésitait... et finalement, tout en prenant une nouvelle bouffée de cigarette, il confirme. « Oui. Ne plus avoir à errer la nuit. »

Aussitôt, il affiche un petit air coupable. Il n'aurait pas dût s'ouvrir ainsi... Mais ça faisait du bien, malgré tout. Nul doute qu'il aurait eu réellement besoin d'en parler à quelqu'un qui n'avait jamais mis un pied dans le monde des vampires, mais c'était impossible. Il aurait mis cette personne en danger. Toutefois, à rester vague ainsi... ce n'était pas un danger. Tant qu'il ne répondait pas aux questions que Yuki pouvait potentiellement lui poser. De toute façon, il n'en avait absolument pas l'intention. Et voilà que le jeune homme change de sujet... pour quasiment déclarer que Mady ne possédait aucun complexe ! Le chasseur a une petite exclamation de protestation au milieu d'un rire doux. Néanmoins, il n'a pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que Yuki ajoute quelque chose de... particuliers.

D'ailleurs, Madara perd cette fois son sourire, réellement étonné. Il arque les sourcils tout en observant le jeune homme un moment avant de finalement avoir la décence de rougir légèrement. C'était une demande fort étrange de la part d'un adolescent et forcément, aux vues de ses préférences en la matière, ça mettait Madara réellement mal à l'aise. Il avait l'impression de vraiment être en train de faire quelque chose de mal alors que soyons sincère, il ne faisait rien du tout !

« Certes, j'ai des complexes et ils sont nombreux. », assure Madara sans exagérer aucunement. Il n'avait pas les traits du Japonais lambda, déjà... et son dos était horriblement scarifié depuis sa rencontre avec la Bête du Xiang, ce qui n'était pas pour l'aider. « Alors, je ne ferai pas ça... Et puis... il fait froid et ce n'est pas très correct. »

Il fait un peu la grimace alors que Yuki perd soudainement son bel entrain. C'était de sa faute ? En même temps, pour une fois, il ne se sentait pas trop coupable ! La question avait vraiment été étrange et l'avait gêné ! L'homme se relève tout en écrasant sa cigarette terminée au sol. Ce n'était pas très écologique, mais il n'avait pas de cendrier portatif. Puis, il tend une main à Yuki alors que ce dernier semble passer d'une morosité certaine à un éclat plus joyeux avant de devenir ... triste ? Décidément, il était difficile à suivre, mais Madara ne pouvait de toute façon pas le laisser là alors que filmant le paysage, Yuki semblait être en proie à des émotions violentes. Le jeune homme lui parle de son salon de thé... puis de passer ses nuits avec lui. Encore une fois, la formulation de sa phrase était plus qu'étrange et le mettait mal à l'aise, mais Mady ne le relève pas cette fois. Il repousse plutôt doucement la caméra du jeune homme pour attraper son poignet fin.

D'un mouvement du bras, sans avoir à forcé vu le poids plume de l'adolescent et sa propre force physique, le chasseur remet Yuki sur pieds. Cette simple action aurait pu lui être fatale. Pour être sincère, Madara eût peur un moment d'avoir très mal évalué la situation. Cette façon d'être confiné à la nuit... Yuki le lui avait confirmé en parlant de son salon de thé et du fait qu'il n'irait que lorsque le soleil serait couché, quoi qu'il arrive. Ça faisait très vampiresque, tout ça... Mais, si la peau du garçon était fraîche dans sa paume chaude, c'était normal, dût à la température de la nuit. Lui-même avait toujours été une vraie bouillotte, alors ça ne l'affectait que peu. Heureusement, contre ses doigts enroulés autour de ce poignet fragile, il sentait les battements du coeur de Yuki. Il était bel et bien humain... Mady en retient même un soupir de soulagement !

« Tu ne devrais pas afficher cet air triste. », assure Mady tout en faisant un petit sourire au garçon. « Je ne sais pas ce que tu me caches, mais quoiqu'il en soit, il y a toujours une solution pour être heureux. Nous sommes les seuls à faire notre propre bonheur. »

L'homme a un petit mouvement pour la poche dans laquelle Yuki avait rangé sa carte d'affaire un peu plus tôt.

« Je ne ferme pas boutique dès le couché du soleil. Plus nous avancerons dans l'hiver, plus les journées seront courtes. Mais mes heures d'ouvertures restent les mêmes. Et les soirées très fraîches, mon salon de thé est ouvert plutôt tard puisque plusieurs personnes aiment s'y réfugier entre deux sorties. », explique posément le grand homme, sans relâcher le poignet à l'épiderme frais, mais doux. « À la fin du moins de novembre, tu pourras passer le vendredi soir sans problème. Et tu m'expliqueras quels grands mystères t'entourent... »

Finalement, il fait un pas de côté, rendant sa liberté à Yuki en le relâchant. Il a un petit sourire pour lui, tendant de le rassurer avant de finalement proposer :

« Viens. Je te raccompagne. Il commence à faire bien frais et il est tard... Les rues de Tôkyô sont vraiment dangereuses, la nuit. »

Puis, un petit rire plus tard, Mady s'autorise à lever une main pour ébourrifer doucement les cheveux soyeux du garçon.

« Tu es vraiment théâtral... ! », taquine-t-il dans un petit rire amusé.

Et comment... !


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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Jeu 10 Mai - 15:55


Parlez d’une autre époque, d’une autre vie le ramenait douloureusement à la réalité. Il savait que rêvait n’engager que lui, c’est comme l’idée qu’il s’était faite que les vampires parviendrait à faire revivre son frère. Il ignorait si c’était possible, non, il savait tout simplement cela impossible au fond de lui, mais sa raison n’avait pas de poids contre son cœur et le poids de ses désirs. Cette volonté de retrouver son jumeau, la seule personne capable de le faire sourire, de le calmer en toutes circonstances, mais aussi de subir sa rage, sa colère, etc. Toutefois, dans une autre vie, peut-être qu’il n’aurait pas pu avoir de jumeau, peut-être que tout aurait été différent, qu’en savait-il ? Il n’y était pas, il n’était pas un être immortel après tout. Il ne pouvait que supposer de la vie.

Le regarde de Yuki s’arrêta sur lui quand il lui posa cette question, et un sourire ne put que naitre. « Parce que tu es différent ? ». La différence, voilà ce que de tout temps tout le monde se mit à craindre, à fuir comme la peste comme si c’était contagieux. Il n’était pas dupe… la différence fait peur, mais la phrase qui suivit continua de faire sourire le jeune moon child. « Heureusement, de nos jours la différence est beaucoup plus acceptée. Les gens uniques sont bien plus intéressants, tu ne crois pas ? ». Il haussa un léger sourcil se demandant si le monde dans lequel vivait Madara n’était pas celui des bisounours. Cela n’était pas méchant, mais lui n’avait jamais eu cette impression.

La différence, son originalité pouvait le rendre intéressant, mais il était plus régulièrement le sujet des moqueries. Les gens ne comprenaient pas sa manière de vivre, il faisait plus peur qu’autre chose, et pourtant, il n’était qu’un gosse. Un petit gamin perdu dans son monde de ténèbres. Il ne parlait pas, il le regardait, il observait cette personne qu’il connaissait à peine et qu’il avait nommé gentille montagne. Il avait quelque chose d’étrange, comme si finalement il attirait forcément la sympathie, qu’à ses côtés, on pouvait ressentir un sentiment de protection se dégageait de lui, et … pour être franc, cela amusait un peu Yuki car il n’aurait jamais cru une personne capable de dégager ça. Toutefois, il n’allait pas laisser son compagnon de soirée parler dans le vide, il lui répondit.

    Yuki – « Je pense que oui… bien plus intéressant, mais trop souvent… la différence, ce qui rend les gens uniques est la cause de leur propre perte. L’originalité est l’objet de toutes les moqueries, la différence n’est pas aussi bien acceptée que tout le monde semble le croire. Regarde toi … au début tu ne m’as pas pris pour un fou ? »


Cette question était posée avec toute la sincérité que Yuki pouvait avoir. Il voulait dans le fond un peu savoir ce qu’on pensait de lui, même si jamais il ne changerait. Il était trop tard à ses yeux pour faire des efforts, pour radicalement devenir un autre. Il était juste… trop tard ! Il devait assumer ce qu’il était, ce qu’il faisait. Yuki délaissa un instant son compagnon du regard. Ecoutant simplement ce qu’il lui disait, son rêve, ses désirs les plus intenses. Tout en écoutant, il ferma les yeux, il s’attendait à quelque chose de bateau du style avoir une augmentation, mais la réponse le surpris. « J’aimerais pouvoir ne vivre que le jour… ». Le visage de Yuki se tourna alors vers lui. Etait-il possible que ce soit un moon child ? Non, il n’avait pas l’air malade, il travaillait dans la journée. Pourquoi cette phrase ? Pourquoi dire ça de cette manière et en rajouter ensuite « Oui. Ne plus avoir à errer la nuit. ».

Il avait l’impression qu’il se moquait un peu de lui, ne pas avoir à errer la nuit, il était tellement étrange. Il ne parvenait pas à comprendre. Il garda son regard poser sur lui, scrutant, comme cherchant à voir une réaction qu’il aurait tenté jusqu’à présent de dissimuler. Mais rien, il voyait bien qu’il parlait avec la plus simple franchise, il voulait vivre de jour. Yuki, déglutit un peu et murmura.

    Yuki – « Qu’est-ce qui t’en empêche, tu es… malade ? »


La maladie était la seule hypothèse qui lui venait, il aurait été un vampire, jamais il ne l’aurait dit de la sorte… Quoique peut-être pour semer le doute et le trouble dans l’esprit du pauvre humain qui était face à lui. Mais un vampire était parfait non ? Il n’avait aucun défaut, et il … non, il ne pouvait être un vampire, surtout avec le fait qu’il soit complexé comme n’importe quel humain. « Certes, j’ai des complexes et ils sont nombreux. ». Un être de la nuit n’en avait que faire, depuis tous ces siècles il avait su apprendre à faire face, mais surtout à ignorer ce qui empêchait la majorité des humains de vivre.

« Alors, je ne ferai pas ça… Et puis… il fait froid et ce n’est pas très correct. ». Bon, un soupire traversa les lèvres de Yuki qui fut un peu triste d’apprendre que non, ce n’était pas un vampire, et de surcroit, c’était un humain qui avait peur du ridicule ? De la honte ? Que sais-je, il ne voulait pas ! Il ne put retenir un sourire en se disant que ce jeune homme avait du faire comme chose délirante : se déshabiller pour se mettre en tenue de sport devant les autres mecs de son lycée. Bon, c’était méchant comme idée, quoique pas vraiment, surtout que Yuki ne se retint pas de le regarder un instant en l’imaginant.

Toutefois, il ôta rapidement ces images de son esprit pour rester concentrer sur leur conversation. Chose qui fut assez simple vu que subitement il se retrouva soulever par Madara. Il n’était pas très imposé, et faisait autant peur qu’une brindille à un arbre. Mais… il était surpris qu’il se permette une telle chose après ce qu’il venait de lui dire sur ce qui était correct ou non. Il n’était pas vexé ou autre, juste… décontenancé qu’on le tire comme ça. Il le regarda alors tout en étant attentif à ce qu’il racontait. « Tu ne devrais pas afficher cet air triste. ». Cet air, ce regard pourtant ne le quittait jamais.« Je ne sais pas ce que tu me caches, mais quoiqu’il en soit, il y a toujours une solution pour être heureux. Nous sommes les seuls à faire notre propre bonheur. »

On était maître de son bonheur sauf qu’en on se punissait soi-même, comme l’avait fait depuis tant d’année Yuki. Il ne voulait pas vivre, il ne voulait pas mourir, être dans un état d’agonie constante semblait bien plus lui plaire. Il restait là, tout contre lui-même quand il relâcha son bras. Il n’avait pas envie de se reculer, pas envie de s’enfuir. Ce qui l’amusait c’était juste l’impudeur de cette position. Tout bon asiatique n’aurait jamais accepté une telle promiscuité. Et là, il le regardait avec cette insolence qui le caractérise si bien. Mais malgré ce manque de politesse dont il faisait preuve à l’instant, il sait qu’on ne lui dira rien. Et, il finit par reprendre une distance raisonnable.

« Je ne ferme pas boutique dès le couché du soleil. Plus nous avancerons dans l’hiver, plus les journées seront courtes. Mais mes heures d’ouvertures restent les mêmes. Et les soirées très fraîches, mon salon de thé est ouvert plutôt tard puisque plusieurs personnes aiment s’y réfugier entre deux sorties. ». C’était donc possible… « A la fin du mois de novembre tu pourras passer le vendredi soir sans problème. Et tu m’expliqueras quels grands mystères t’entourent… ». Yuki hocha alors la tête comme pour bien faire comprendre que le rendez-vous était pris.

    Yuki – « Je viendrais, je te le promet. Quant aux mystères de ma personne, pas sur que je te les dise… j’aime intriguer ! »


Il fallait garder un peu de mystère quand même non ? Il n’aimait pas le fait de ne pas savoir, de ne rien savoir et pourtant de cotoyer quelqu’un. Yuki aimait bien ce grain de folie, ce mensonge par omission qu’il faisait l’un à l’autre comme la promesse d’un jour se dire la vérité. La vie n’était qu’un jeu, et il fallait du cran pour le gagner, mais même vainqueur on a perdu, car un jour, la mort nous rattrape plus forte encore que le reste.

« Viens. Je te raccompagne. Il commence à faire bien frais et il est tard… Les rues de Tôkyô sont vraiment dangereuses, la nuit. ». Madara blessa à cet instant Yuki. Rentrez, pourquoi lui ôter le seul moment de plaisir qu’il avait ? Le seul moment où il pouvait respirer. Pour le protéger ? Mais de quoi et de qui ? Pourtant Yuki ne disait rien, il s’épousta et rassembla ses affaires docilement. « Tu es vraiment théâtrale… ! »

Et, comme pour répondre à cette petite phrase il lui fit une révérence. L’accompagnant de parole qui avait un petit quelque chose moqueur mais aussi … reconnaissant réellement. Il n’avait pas l’habitude qu’on s’inquiète pour lui, ou du moins qu’on exprime cette inquiétude et cela le touchait.

    Yuki – « Je vous remercie messire… »


Yuki le regarda et se mot en marche avec lui. Et subitement, comme voulant retarder un peu le moment où il rentrerait chez lui. Il s’accrocha alors à son bras pour attirer son attention, et le retarder au maximum. Il se mit à rire en essayant de l’imaginer en train de faire des folies.

    Yuki – « Tu n’as… jamais fait quelque chose de complètement dingue et déjanté toi ? »


Il laissa un blanc s’installer avant de simplement s’ouvrir à lui.

    Yuki – « Je suis sûr que tu as fait quelque chose de tellement fou que personne ne t’a reconnu. Raconte le moi, dit moi ton plus grand secret et je te donne le mien. »



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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Dim 13 Mai - 5:17


Vraisemblablement, son discours n'a pas vraiment porté fruit lorsque Madara aborde les différences d'un bon oeil. C'était si péché que ça, que d'être positif, sérieusement ? L'homme a un petit soupir un peu découragé alors que Yuki se fait encore pessimiste, assurant que tout compte fait, quand on entre pas dans le moule, les gens nous jugent. Oui, forcément... Mais c'était à nous de trouver les bonnes relations, dans ce cas. Certaines personnes ne valent tout simplement pas le détour et c'est là ce qu'il fallait comprendre, d'après Mady. Néanmoins, il n'avait plus de mots pour l'expliquer à ce jeune homme qui aurait dût être empli d'espoir pour l'avenir, mais qui ne semblait qu'en voir les côtés obscurs. La crise d'adolescence ? Allez savoir... Madara n'avait guère d'information à ce sujet puisqu'entre la mort « accidentelle » de ses parents et son entraînement intensif pour devenir la parfaite machine à tuer, il n'avait tout simplement pas eu le temps d'en avoir...

Madara est un peu mal à l'aise à la suite, néanmoins. Il fronce les sourcils, puis se racle la gorge alors qu'il songe qu'en effet, il avait bel et bien pris Yuki pour un fou dès le premier regard. Néanmoins, il ne joue pas longtemps le jeu du garçon avant d'avoir un rire franc ! Minute... Mais il s'en voulait pour rien, là !

« J'aimerais rappeler à ton bon souvenir que tu m'as attaqué avec ta caméra en me traitant de pédophile pervers. », s'exclame le chasseur, toujours rieur. « Il y avait de quoi me poser de sérieuses questions, mine de rien ! »

Sur ce, il fait un petit clin d'oeil à Yuki. Pour lui, le sujet était clos, tout simplement. Il y avait assurément certaines choses à ne pas faire si on voulait sembler sain d'esprit et ce n'était non pas une question de différences, mais de respect envers les autres ! Ce n'est pas non plus que Mady le lui reprochait. Après tout, vu l'heure avancée de la nuit, il était normal qu'il l'ait effrayé et que le garçon ait cherché à se défendre. Mais, il fallait aussi se mettre dans ses chaussures, un peu ! C'était particuliers que d'avoir droit à ce genre de scène et, surtout, d'en être la victime ! Et quelle scène étrange cela avait donné ! Un spectateur aurait probablement cru à une vraie agression... de la part de Madara ! Ça n'aurait guère été pratique, dans l'état...

Une question étrange lui est posée à la suite, néanmoins, et ça lui fait oublié le sujet précédent. Il était étrange que Yuki saute directement à la conclusion qu'il était malade parce qu'il avait des tâches à faire le soir, n'est-ce pas ? Madara arque donc d'abord les sourcils sous la surprise, pas du genre à cacher ses sentiments. Et finalement, il secoue la tête de gauche à droite, sans néanmoins ajouter quoi que ce soit. Il n'allait pas en parler et croyait sincèrement que son attitude était en phase avec cette information muette. De fait, il comptait sur la discrétion de Yuki pour ne pas continuer à le harceler de question, ne serait-ce que par respect. Le grand chasseur enfouit ses mains dans ses poches, son regard se perdant un peu à l'horizon, entre ciel et mer. C'était étrange que d'avoir surpris cette émotion si vive chez le jeune homme, non... ? C'était... de l'étonnement, d'une façon peut-être pas tout à fait positive. Il n'aurait pas cru une telle réaction, pour être honnête.

Mais voilà que de toute façon, les émotions du garçon passent à nouveau d'un extrême à l'autre. Et cette fois, Yuki le fixe avec une intensité qui déstabilise Madara ! Il détestait se faire déshabiller du regard. Hana était doué pour ce genre de truc, d'ailleurs... Il lui sortait toujours le regard bien insistant avant de déclarer innocemment qu'il « avait la tête dans les nuages ». Mon oeil, ouais... M'enfin, ça n'arrivait plus, séparation oblige...

« Qu'est-ce qu'il y a ? », ne peut se retenir de demander Madara, tout en glisser une main contre son visage. « J'ai un truc sur le nez... ? »

Il fait la grimace, un peu mal à l'aise, avant de détourner le regard. Un nouveau sentiment se prend de toute façon de Yuki et ce dernier, visiblement emballé par la proposition de passer fin novembre dans son salon de thé, est tout à sa joie. Ça fait sourire Mady, qui aimait décidément bien mieux le voir ainsi ! Pour ce qui était des mystères dont l'adolescent s'entoure, le gérant lève les yeux au ciel tout en assurant :

« Bien ! Mais ne compte pas sur moi pour te harceler de questions, dans ce cas. Je suis un homme discret... ! »

Et comment. Lui aussi savait ce que c'était que de devoir garder un secret et n'allait sûrement pas faire endurer à quelqu'un d'autre des questions aussi incessantes qu'indiscrètes. Yuki s'incline finalement et encore une fois, ce mot viens à la bouche de Mady : théâtral ! Mais cette fois, il est évident que le garçon fait exprès et forcément, ça pousse Madara à s'esclaffer ! Quel numéro, celui-là... On ne s'ennuyait guère en sa présence, c'est un fait ! Néanmoins, le voilà qui le retarde ; le chasseur n'est pas dupe ! De fait, il retire doucement le bras de Yuki d'autour du siens tout en assurant, amusé, mais néanmoins sérieux à la fois :

« Non, non, ne commences pas... Nous rentrons sans délais. J'ai encore à faire cette nuit, moi. Alors si tu tardes trop, tu rentreras seul ! »

Et il ne blaguait pas, même si l'idée ne lui plaisait guère. Il savait très bien quel genre de danger guettait les garçons comme Yuki. Fragile et insolent, voilà deux combinaisons qui n'allaient pas très bien ensemble face à un vampire affamé ou bien qui voulait seulement profiter des bonnes choses de la vie sans songer à demander avant de prendre... C'était principalement ces derniers que Madara combattait, d'ailleurs. Ils le répugnaient au plus haut point... Et membres du Conseil vampirique ou pas, malgré toutes ses bonnes résolutions politiques, le chasseur n'avait pas l'intention de les laisser s'en tirer à si bon compte. Qu'on soit un membre influent d'une communauté ou pas, nos crimes devaient toujours nous revenir... Et s'il était dégoûté par la façon qu'avaient les vampires de se nourrir, il tentait néanmoins de passer outre... Cependant, les crimes odieux, gratuits et pervers ne faisaient pas parti de son kit de miséricorde...

Yuki a une drôle de question pour lui, mais Madara ne s'en étonne plus vu l'indiscrétion dont il pouvait vraisemblablement faire preuve ! Le grand homme lève les yeux au ciel, un sourire léger sur les lèvres.

« Si je te le racontais, ça ne serait plus un secret. Mon grand-père m'a toujours dit qu'une personne pour un secret, c'est une personne de trop. », philosophe le chasseur. « De toute façon, il me semble qu'ouvrir son coeur dès une première rencontre est la façon la plus simple de se lasser trop vite, n'est-ce pas ? »

Il fait un petit clin d'oeil à Yuki avant de finalement hâter le pas, un frisson le traversant soudainement. Il faisait frais, surtout près des rives... Ce n'était décidément pas l'endroit idéal pour ne pas souffrir du vent d'octobre !

« Tu n'as pas froid ? Dis-moi dans quel quartier tu habites. Je te laisserai en quelque part dans celui-ci si tu préfères ne pas me montrer exactement où tu résides, ce que je comprendrai. », assure Madara. D'ailleurs, histoire de bien faire, il ajoute rapidement : « On est jamais trop prudent, surtout la nuit... »

Décidément, voir ce pâle garçon sortir en pleine nuit lui donnait seulement envie d'étrangler les parents indignent qui ne s'occupaient pas davantage de leur progéniture !


_________________

Spinning round in my head.
How I regret everything that I said.
Have I lost the fight ?
Where were you last night ?

I think I'm losing my mind.
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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Lun 21 Mai - 8:58


« J'aimerais rappeler à ton bon souvenir que tu m'as attaqué avec ta caméra en me traitant de pédophile pervers. », le ton rieur fit rapidement comprendre à Yuki qu’il ne disait pas ça particulièrement méchamment. Mais… il le disait tout de même, faisant bien comprendre que ce n’était pas une manière pour aborder les gens. Il savait qu’il ne fallait pas se montrer comme ça, ne pas risquer sa vie inutilement. Mais, Yuki n’en avait toujours eu que faire des conventions. Il n’aimait pas le moule dans lequel on tentait inutilement de le fondre. Il avait quitté l’école, arrêter les cours par correspondance, il se sentait libre de mourir comme il lui plairait, peut-être qu’il ne saurait pas exactement qui était le colonel qui commanda les troupes japonaises sur le front face aux Chinois. Peut-être qu’ils ne savaient pas parfaitement calculer de tête toutes les opérations, mais, à quoi cela lui aurait-il servi ? Yuki n’avait pas l’espoir d’être sauvé par la science, par d’espoir, juste… des regrets !

Il le regardait toujours, et il se mit un peu à sourire, ce que Madara lui disait était tellement vrai, et cela avait pour vocation de clore définitivement la conversation sur ce sujet là, il n’était pas idiot, il l’avait bel et bien compris. « Il y avait de quoi me poser de sérieuses questions, mine de rien ! ». En disant le sourire ne put que s’élargir sur le visage de Yuki. Il savait qu’il était parfois impoli, brutal, etc. Il n’avait pas été le mec le plus sympa de la terre, mais pas non plus le plus désagréable. Il le regardait et s’étira, avant de continuer, finir de ranger toutes ses affaires, de toutes manières, il avait bien compris que Madara ne le laissera pas là. Il ne pouvait donc prendre le risque d’oublier la moindre petite affaire, et c’est la tête dans son sac qu’il murmura d’une très faible voix… Ce n’était pas pour que Madara entende, non, sinon il l’aurait regardé pour lui dire cela.

    Yuki « J’aime les rencontres … surprenantes, ce n’est pas de ma faute. »


Il se redressa ensuite, referma tous ses sacs qui étaient définitivement prêt, il pouvait y aller quand il voulait. Malheureusement, il ne le voulait absolument pas partir, cette rencontre n’était que trop furtive, trop sans lendemain. La promesse de se revoir à la fin du mois de novembre en était la preuve. D’ici là, l’un comme l’autre pouvait oublier, et n’appartenir plus qu’au fantasme de l’autre. Quoique, Yuki se pointerait lorsque le soleil sera bien caché, il fera en sorte d’apparaître si jamais il peut encore marcher à cette époque. Il ne se fait aucune illusion, la maladie grignote, pour le moment, il n’y a pas encore de signe physique, mais bientôt… avant même son vingt et unième anniversaire, la dégénérescence physique aura commencé.

Alors, en attendant, il se satisfait de petits riens, mais qui pourtant l’amuse, le font inutilement rire dans ce monde de l’éphémère. Il le regardait, ne cessant de se demander s’il était oui ou non malade. S’il l’était, ce n’était pas le même type que lui, il serait sinon déjà mort. Mais, à force de le regarder avec insistance, interrogeant son visage des yeux, il ne se rendit pas compte qu’il le mettait de plus en plus mal à l’aise. Il savait qu’il était recommandé de ne pas fixer, même quand on parlait à quelqu’un, il était très malpoli de le regarder dans les yeux, et, il était bien plus convenable et acceptable de regarder le menton de la personne. Toutefois, Yuki n’avait jamais réussi à se satisfaire de cette méthode, et il finissait toujours par regarder les yeux, on peut dire qu’il avait une manière occidentalisé de regarder les autres. « Qu'est-ce qu'il y a ? », c’est en l’entendant, et en le voyant se toucher qu’il comprit et cessa de le regarder. « J'ai un truc sur le nez... ? »

Toutefois, lui dire qu’il était en train de questionner son visage des yeux, l’honnêteté de la raison de sa fixation n’allait pas sortir de la bouche de l’adolescent qui aimait bien ne pas tout dire, juste assez … pour ne pas lasser la personne, mais pas assez pour que sa curiosité en soit pleinement satisfaite. Un art qu’il avait mis du temps à développer, mais qui aujourd’hui, il lui plaisait de pratiquer.

    Yuki « Peut-être… peut-être pas… »


Bon, côté mystère on repassera, mais cela l’amusait un peu, d’ailleurs Madara pouvait bien le remarquer. Il continuait toutefois de l’écouter avec attention, ne le laissant pas parler dans le vide, de toutes manières, il n’y avait rien de pire que quelqu’un qui n’écoutait pas lorsqu’on lui disait quelque chose, et qui avait par la suite l’audace de demander ce qu’on venait de dire. Il lui sourit donc en l’entendant dire « Bien ! Mais ne compte pas sur moi pour te harceler de questions, dans ce cas. Je suis un homme discret... ! ». Il était discret, ils n’étaient donc pas forcément fait pour s’entendre, il avait quand même que Yuki n’était pas la personne la plus discrète de la terre.

Mais pour le moment, ils devaient se mettre en marche, Madara n’était pas idiot, et encore moins dupe, il se doutait que Yuki, comme le bon sale gosse qu’il était tenterait de le retarder, de faire en sorte de ne pas partir avec lui. Pourtant, bien que protestant et cherchant à ralentir le pas, il était un petit peu docile. Cette docilité qui n’était pas la sienne, qui ne lui correspondait pas. « Non, non, ne commences pas... Nous rentrons sans délais. J'ai encore à faire cette nuit, moi. Alors si tu tardes trop, tu rentreras seul ! »

Ainsi, rentrer seul, ce n’était pas ça qui dérangeait Yuki, il était bien venu seul après tout. Il n’avait pas peur des petites racailles, ou autre, non, il s’en fichait un peu. Il n’avait jamais eu réellement peur de tout ça, est-ce un tord ? Il sortait toujours la nuit, alors, depuis l’âge de 12 – 13 ans, il avait appris à apprivoiser le monde de la nuit. Autrefois avec son frère, maintenant seul, il savait comment se défendre, comment les mettre en déroute en partant précipitamment, peut-être qu’un jour il allait mourir avec cette manière de faire, mais dans le fond … quelle importance ? Mourir de ça ou d’autre chose après tout.

Peut-être qu’il devait apprendre à plus profiter. Lors de sa rencontre au Monsoon cafe, c’est un peu ce qu’on lui avait dit, il devait profiter. Malgré le fait qu’il le savait, il avait encore du mal à profiter librement de tout. Il n’était pas comme ça, il ne le fut jamais, et subitement, on lui disait de le devenir. Mais, la réparti de Madara lui fit faire une légère grimace. « Si je te le racontais, ça ne serait plus un secret. Mon grand-père m'a toujours dit qu'une personne pour un secret, c'est une personne de trop. » Ce qu’il disait, n’était absolument pas bête mais, ne convenait pas à Yuki à qui on lui disait ainsi non. « De toute façon, il me semble qu'ouvrir son cœur dès une première rencontre est la façon la plus simple de se lasser trop vite, n'est-ce pas ? »

    Yuki « Peut-être, ou le plus secret est de commencer à parler, mais en dire juste assez pour attiser la curiosité… »


Juste assez… pour avoir quelque chose à grignoter, quelque chose qui ne ferait que plus le frustrer et lui donner envie de le revoir pour connaître plus. On ne se lassait pas de la sorte, tout était une question de modération. Mais, il semblait que le jeune homme à ses côtés ne partageait pas cet avis à son plus grand regret.

« Tu n'as pas froid ? Dis-moi dans quel quartier tu habites. Je te laisserai en quelque part dans celui-ci si tu préfères ne pas me montrer exactement où tu résides, ce que je comprendrai. », un petit signe de la tête pour dire non, il n’avait pas froid. Et le voilà qui entend Madara ajouter une phrase tellement comique … elle ne correspond, et ne correspondra de toutes manières jamais à Yuki. « On est jamais trop prudent, surtout la nuit... ». La prudence, voilà bien ce dont il n’avait jamais su faire preuve. Il préfère de loin se jeter dans la gueule du loup, aussi dangereux que cela peut-être. Et dans un soupire, il répondit à sa demande au sujet du quartier.

    Yuki - « Shinjuku… »


La déception de Yuki était bien là, bien sensible. Disparaître dans son quartier, il ne comptait pas rentrer tout de suite. Cette personne était trop altruiste, trop honnête pour fréquenter le monde de la nuit. D’ordinaire, on le laissait là, même ceux avec qui il parlait, ils se séparaient à un moment ou un autre et retournaient à leur vie, mais lui non. Il tenait à le raccompagner, il avait des choses à faire, mais se souciait-il un instant que le gamin face à lui n’avait pas envie de rentrer ? S’il sortait, c’était bien pour une raison ! Il soupira et marcha à ses côtés, de toutes manières, au fond de lui, il se disait que Shinjuku était bien assez grand pour qu’il puisse s’y amuser un peu avant de rentrer… D'où cette apparente docilité, et le fait qu'il marchait maintenant à ses côtés, ans le silence de la nuit pour retourner dans le quartier où il vivait avec sa famille.

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MessageSujet: Re: La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara   Mar 29 Mai - 4:03


Yuki semble plutôt bien prendre ce qu'il vient de dire. En fait, au soulagement de Madara, le jeune homme semble comprendre qu'il expose des faits qui, sur le coup, furent plutôt désagréables de façon humoristique, à présent. C'était comme n'importe quoi... On en rira un jour ! Et lui en riait maintenant ! De toute façon, Madara était connu pour, s'il ne considérait pas ce qui méritait son attention à la légère, ne pas faire un drame avec tout. Et mine de rien, vu la vie qu'il menait, ça l'avait souvent aidé. Il répétait souvent qu'on ne pouvait réellement être une personne positive que si on vivait un jour dans une totale négativité. On en apprécie d'autant plus l'optimisme par la suite et on le cultive... C'est ce qu'il tentait de faire un peu à tous les jours ! Plusieurs personnes aimaient avoir droit à ses grands sourires un peu maladroit pour aucune raison apparente, mis à part le fait qu'ils croisent sa route, alors peut-être que tout compte fait, il n'était pas dans l'erreur de penser de façon optimiste !

Le jeune homme fini de ranger son matériel et, la tête à moitié dans son sac, il marmonne quelques paroles que Madara a du mal à saisir. Automatiquement, l'homme se tourne vers son jeune compagnon, la mine curieuse.

« Qu'est-ce que tu dis ? », demande Mady, sourire aux lèvres. « Tu aimes... quoi ? »

Il n'insiste néanmoins pas, puisque tout compte fait, Yuki ne semblait pas vraiment lui parler. Ça arrivait à tout le monde de se faire une remarque à voix haute, après tout, Mady le premier ! Quoiqu'il en soit, voilà que le jeune homme s'amuse avec son esprit, taquinant à propos de ce qu'il aurait -ou pas !- dans le visage. Il tire la langue à Yuki, tout en donnant un très léger coup du plat de la main sur son épaule, un peu rieur quand même.

« On ne s'ennuie pas à tes côtés, je le maintiens ! », assure Madara, taquin. « Tu es vraiment un drôle de garçon, toi ! Ne le prend pas mal. C'est tout à fait un compliment. Les gens sont souvent trop ennuyeux, mais toi tu ne cultive pas ce défaut, assurément ! »

L'homme fait un petit clin d'oeil au garçon, mais reprend un air plus sérieux à la suite, alors qu'ils parlent encore de ce damné secret qu'il ne pouvait partager avec qui que ce soit, chasseurs mis à part. Et soyons sincères, avec eux, ce n'est souvent pas une partie de plaisir... Ils connaissent déjà ce monde et sont souvent du genre à préciser quelque chose du genre « oui mais t'es pas le seul dans cette situation ». Vrai, mais parfois ça faisait du bien de se raconter un peu ! Néanmoins, ce n'est pas ce soir qu'il allait avouer à qui que ce soit qu'il était un chasseur de vampires. Encore moins à un délicat jeune homme que ça mettrait forcément en danger, vu comment il aimait rôder dans Tôkyô de nuit. N'aurait-il pas été du genre à tenter de voir un vampire par lui-même ? Mady croyait que si et pas nécessairement par stupidité... Parce que parfois, on ne peut tout simplement pas évaluer le danger avant qu'il ne vous ait tombé dessus.

Madara offre donc un sourire amical à Yuki, mais ne l'encourage pas sur cette voie. Il n'avait même pas eu l'idée de céder une seule seconde. Il était né pour protéger, pas pour mettre tous ceux qu'il rencontrait en danger... De toute façon, le garçon lui annonce finalement où il habite... Shinjuku, carrément !

« Quoi ?! », s'exclame Mady, un rire joyeux, mais aussi étonné aux lèvres. « Ce n'est pas exactement l'arrondissement d'à côté ! Tu es vraiment venu à pieds ? »

Certes, c'était loin d'être un des plus éloignés aussi, mais pour un jeune homme et, surtout, à cette heure, ça faisait une bonne marche ! Quoi qu'il en soit, Madara n'avait réellement pas le temps de raccompagner Yuki. Ce n'est pas pour autant qu'il allait le laisser partir n'importe comment ! De fait, alors qu'ils rejoignent le stationnement d'un bâtiment assez près du port, l'homme remarque un taxi, auquel il fait un signe de la main, le bras tendu vers le ciel, histoire qu'il ne parte pas sans eux ! Il pose une grande main dans le milieu du dos du jeune homme, l'invitant à avancer un peu plus vite.

« J'ai trouvé une alternative à la marche, on dirait. Aller... dis-toi que tu feras un heureux ! Je ne serai pas inquiet pour toi cette nuit ! », essaie d'encourager Madara, pour que le garçon ne fasse pas d'histoires. « Je te paie la course. Et aussi... »

Le ton déçu de Yuki n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, il ne faut pas croire. Madara ouvre la porte arrière du taxi, histoire que ce dernier ne quitte pas, mais se pose entre l'entrée et le garçon, histoire d'avoir son attention. Il pose ses mains sur les épaules de sa nouvelle connaissance, lui offrant un sourire bienveillant.

« Ne fais pas cette tête. Il est tard et nos chemins doivent se séparer pour cette nuit, mais ça ne veut pas dire qu'on ne se reverra pas. Aller, je veux te voir sourire ! », déclare Mady, faisant un petit clin d'oeil à Yuki. « Regarde... Je vais te donner quelque chose... »

L'homme glisse une main dans sa poche pour en sortir une autre carte d'affaire. Il la défroisse un peu en grimaçant, puis se tourne vers le taxi pour prendre appuis sur la carrosserie de celui-ci. Se penchant, il tend la main tout en demandant poliment un crayon au chauffeur, ce qui lui est rapidement accordé, puis écrit sur la carte avant de la tendre à Yuki.

« Voilà. Mon adresse MSN. Tous les jeunes de ton âge ont un compte... alors ajoute-moi et nous allons nous reparler ! », assure Madara... avant d'ajouter, un peu embarrassé : « Je ne me connecte pas souvent, par contre, mais dans les prochains temps, je veux bien faire exception et passer un petit quart d'heure à tous les jours ou à tous les deux jours. »

Et sur ce, il s'éloigne juste assez du taxi pour que le garçon puisse s'y engouffrer, faisant un signe pour l'y encourager. La porte avant côté passager est elle aussi ouverte par le grand homme, histoire de payer le chauffeur et, surtout, de lui redonner son crayon. Voilà...ça allait vraiment être plus prudent que Yuki rentre comme ça ! S'il avait un adolescent... il ne le laisserait absolument pas sortir de cette façon, pour sa part ! Bien sûr, il avait peut-être sous-estimé un peu l'âge du jeune homme... mais peu importe ! De toute façon, il allait être un papa poule, lui !


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Spinning round in my head.
How I regret everything that I said.
Have I lost the fight ?
Where were you last night ?

I think I'm losing my mind.
Where did you go and what did you find ?

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La nuit amène des réponses, des rencontres. feat. Madara

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