C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Tous les chemins mènent à...

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MessageSujet: Tous les chemins mènent à...   Mer 15 Fév - 12:40



03 Octobre 2011
10h20


Katsuo leva le nez du volume épais qu’il avait en face de lui pour fouiller du regard le bureau massif auquel il était assit. D’autres volumes, souvent tout aussi épais, étaient éparpillés, ouvert à une page, marqués à d’autre…

Plusieurs stylos de différentes couleurs étaient pêle-mêle étalés ainsi qu’une gomme sans son porte-mine, quelques feutres fluorescent, le coffret de son kit de calligraphie personnelle, un briquet près d’un bougeoir à la bougie consommée jusqu’à la lie… Mais dans ce fatras, Katsuo avait toujours réussi à retrouver ses petits. C’était un peu le principe du « bordel organisé » et pourtant, où qu’on regarde ailleurs, tout était toujours très bien rangé, presque tiré à quatre épingles…

D’une main décidée et après avoir étiré le bras, Katsuo soulève quelques reliures pour chercher en dessous. Ce qu’il voulait ? Une carte. Pas n’importe quelle carte non ! Celle-là, il l’avait fait lui-même il y avait très longtemps. Il n’était pas peu fier d’avoir songé à la faire à l’époque d’ailleurs ! Parce que sa mémoire lui jouait parfois des tours quand on remontait un peu trop loin, surtout d’un point de vu géographique. Trop de ville avaient prit ou changé de noms. Et surtout : trop s’était formé, détruisant certaines frontières pour en faire de nouvelles. Ajoutez à cela le côté très nomades des premières villes nippones et vous comprendrez la difficulté de retenir l’évolution de la géographie du pays… !

Pourtant, il avait besoin de cette carte à cet instant précis. Katsuo préparait le sujet de son prochain exposé à l’université et même si ce n’était pas encore du domaine de l’urgent, il aimait bien s’y prendre à l’avance… Ca et aussi, évidemment, le fait qu’il adorait ce métier qui était le sien.

Pas pour l’aspect social ni l’impression d’apprendre à une nouvelle génération ce par quoi il avait pu passer ou même ce qui l’avait précédé… Mais simplement pour le goût de l’histoire. C’était au moins une chose que Ryu et lui partageaient. D’ailleurs, c’était tout simplement comme ça qu’ils s’étaient rencontrés même s’il fallait reconnaître qu’en ce qui concernait son fils, on aurait probablement pu l’intéresser en lui expliquant le principe du mouvement perpétuel. En gros : pas forcément un truc qui lui, l’intéressait des masses.

Parlant de Ryu… Katsuo commençait à perdre patience en cherchant cette fameuse carte. Il était convaincu de l’avoir sortit la veille pour la poser sur son bureau, avec tous les autres ouvrages dont il avait besoin. Or, puisqu’il en était sûr et qu’ils n’étaient que deux à vivre dans ce duplex, il y avait peu de place pour l’imagination quant à la personne qui devait avoir dérobé son bien.

Katsy… Détestait quand son fils faisait ça ! Il tombait sur un truc qui captait son attention et sans même réfléchir, il le chapardait pour l’emmener à l’étage histoire d’y regarder un peu plus en profondeur ! Pas que cette soif d’apprendre et ce désir d’assouvir une grande curiosité le dérange en temps normal, mais ça l’agaçait en revanche réellement quand on touchait à des affaires dont il avait justement besoin.

Le vampire cherche encore une minute, frustré à l’idée de devoir se lever… Mais comme décidément, la carte demeure invisible, il finit par réellement se mettre debout, passant d’abord par les lourds rayonnages de la grande bibliothèque de son bureau. Il farfouille un instant, s’assurant que vraiment, cette fichue carte n’y était pas… Et comme non, décidément, il finit par gronder un peu à voix basse avant de tourner les talons…

Il traverse ainsi son petit salon où un profond silence régnait puis il rejoint les escaliers qui menaient au premier. Il aurait pu appeler Ryu, de là, mais il se déplace plutôt directement, cherchant au second où le blond pouvait donc bien se trouver.

Choux blanc dans la cuisine –ce qui aurait de toute façon été surprenant-, idem dans le salon, la chambre… Et ce n’est que lorsqu’il parvient à la pièce du fond qu’il aperçoit enfin le jeune vampire, assit tranquillement, l’air de rien, feuilletant un livre sur… Il ne savait quoi. Et pour l’heure, ça ne l’intéressait pas…

Il arrivait que parfois, Ryu descende au sous-sol et vienne se poser près de lui pour lui expliquer dans le détail ce qu’il avait lu. Il voulait devenir écrivain mais semblait en peine de commencer quelque chose. Trop de choix ? Parce que Katsuo doutait que ce soit un manque d’imagination ou de connaissance sur l’art d’écrire. En tout cas, ça faisait partit de ces moments de relative intimité qu’ils partageaient. Parfois, Ryu lui donnait ainsi le goût de lire l’ouvrage qu’il venait de finir et quand lui-même finissait par en tourner la dernière page, ils en reparlaient pour confronter leurs deux avis.

D’autres fois, c’était lui-même qui montait, juste par goût de la compagnie de Ryu, quoi qu’elle fût parfois un peu distraite. C'est-à-dire qu’il ne l’avait pas transformé pour le laisser croupir dans un coin de son appartement hein… La compagnie de son ancien élève lui était agréable la majeur partie du temps, bien qu’il s’en défende.

Le problème de Ryu, sans qu’il s’en rende probablement compte, c’est qu’au jeu des interrogations et des conversations prétendument philosophique, si on lui donnait la main, il vous prenait tout le bras. Et si certes, Katsuo aimait à parler histoire ou tout autre sujet intéressant, il avait parfois simplement envie de « bavarder » et non de discourir. Or, il savait toujours quand Ryu commençait à le prendre pour une encyclopédie, mais jamais quant il s’arrêtait…

Sans ouvrir la bouche tout d’abord, envoyant néanmoins à Ryu un petit regard aigu quand celui-ci relève la tête de son bouquin, Katsuo va jusqu'au bureau posé dans un coin, il en soulève le contenu sans trop regarder au reste, ouvre un tiroir, puis un autre… Et comme il ne trouve pas sa damnée carte, il prend finalement enfin la parole, sa voix grave lui faisant bizarre à entendre, même à lui, dans le silence qui avait régné toute la fin de la nuit et ce début de journée…

◈ Tu as prit une carte sur mon bureau, où est ce que tu l’as mise ?

Puis, dans son rôle de père qui remontait parfois un peu les bretelles il ajoute :

◈ Je t’ai déjà dit de me demander avant de prendre quelque chose. J’en ai besoin figure toi !

Le problème de Ryu, d’après lui, c’est que même s’il se disait « il faut que je prévienne Katsuo que je lui emprunte ce livre », entre le moment où il s’en saisissait effectivement et celui où il sortait de la pièce… Il oubliait.

◈ Ca va finir que je vais fermer cette fichue porte à clef et tu seras bien embêté !

Puis ronchonnant toujours, continuant de farfouiller :

◈ J’avais prévu de me coucher quelques heures bientôt, je voulais finir de revoir mes références alors si tu pouvais soulever tes royales fesses de ce fauteuil pour venir me donner ma carte…

Et comme il connaissait parfois un peu le tempérament de Ryu, tout de même, il précise :

◈ Maintenant, pas dans huit jours.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Ven 17 Fév - 12:00


    Vers la fin de la nuit, alors qu’il s’aventurait dans de nouvelles recherches historiques dans un livre emprunté la veille à la bibliothèque, c’est une nouvelle idée de récit qui avait germée dans son imagination trop active pour son propre bien. Le fait est que déjà deux histoires s’entassent sur son bureau, chaque feuillet parfaitement rangé malgré l’impression que les piles se fondent entre elles pour ne donner qu’un seul et unique livre dont le sens serait bien peu commun. Entre une fiction et une critique, après tout, il n’y a pas moyen de se mélanger – sauf quand on s’appelle Suzumi Ryu, certains penseraient. Pourtant il s’en sort avec brio, avançant les deux futurs livres en même temps. Sûrement est-ce là son problème, il ne peut se concentrer sur un même sujet trop longtemps et finit par s’éparpiller, mixer les idées s’il ne commence pas autre chose. Il s’intéresse à bien trop de choses pour s’encrer dans un style qui lui permettrait de se faire un nom, et reste du coup un petit auteur sans grand intérêt, qui vend juste assez pour son plaisir… parce qu’il vit chez Katsuo, sinon peut-être aurait-il juste assez pour se payer un lieu où vivre, et pas du luxe. Comme quoi s’intéresser à trop de choses n’est pas si utile, à part pour survivre – si on veut – à une maladie incurable. Encore qu’une passion pour l’histoire seule lui aurait suffit. Et l’histoire, justement, il en a retrouvé l’intérêt dans la nuit après avoir passé son temps sur ses livres. Bien qu’il se soit forcé à repousser cette nouvelle idée se développant déjà dans sa tête, il n’avait pu s’empêcher de faire quelques recherches, histoire de ne pas repousser encore la lecture de ce livre qu’il devrait bientôt rendre. C’est à cause de ce dernier qu’il était descendu dans le bureau de Katsuo pour prendre une carte après avoir eu un doute sur celle présentée sous ses yeux. Le plus âgé n’étant pas en vue et son esprit trop préoccupé, il avait prit l’objet sans en avertir le propriétaire, se disant qu’il aurait le temps de le faire plus tard. Et puis, ce n’est pas comme s’il n’avait pas l’habitude après tout, et il savait où le trouver. Enfin, ses doutes confirmés et le bien publique soigneusement corrigé – malgré les constantes remontrances de la part de la bibliothèque, il ne pouvait décidément s’en empêcher – il avait posé la précieuse carte dans un coin de son bureau, sur une pile de livres, où d’autres s’entassèrent plus tard sans qu’il n’y fasse trop attention. Sans jamais manquer de soin pour autant, jamais il n’oserait une telle chose.

    Dans la matinée son attention a été happée par deux livres sur la langue japonaise qu’il avait prit eux aussi, quelques jours auparavant, dans la bibliothèque personnelle de son père vampirique. Il ne les avait pas oubliés, il n’avait juste, bien qu’il ne profite pas d’heures de repos inutiles à son goût, pas trouvé le temps de profiter des connaissances qu’ils renferment. Chose à laquelle il décida de prendre plaisir à remédier, assis dans un coin de la pièce, au milieu d’un tas de coussins afin de rendre sa lecture plus agréable encore. Ce n’est qu’en entendant des pas vers la porte qu’il s’est décidé à relever la tête – tranquillement, prenant son temps pour finir son passage, sachant de toute manière très bien qui peut venir s’introduire ainsi à cet étage. Le temps que Ryu se décide à regarder, surtout à cause des bruits de feuilles et tiroirs, c’est fouillant chaque recoin de son bureau qu’il trouve cette personne. Katsuo, en l’occurrence – qui d’autre? Levant un sourcil et ne bougeant pas de son coin, le plus petit l’observe, ne prenant même pas en compte le fait d’être royalement ignoré alors qu’il est dans sa partie de l’appartement. Ce n’est que ce don pour le bordel organisé qu’ils partagent qui le fait réagir, après un certain temps ceci dit, prévenant l’autre d’un ▬ Repose bien tout à sa place, tu vas tout déranger sinon. lancé d’un ton tout à fait aimable. Il ne sait même pas ce que l’autre chercher, alors que peut-il dire d’autre? Pensée aussitôt coupée par une question lui donnant la raison de cette intrusion, accompagnée de remontrances au long desquelles le plus jeune ne laisse échapper un mot.

    Bien qu’il ait, certes, tendance à prendre Katsuo comme son encyclopédie personnelle, profitant des connaissances que celui-ci a accumulées au fil des siècles, quand la conversation prend une direction comme à ce moment précis, Ryu ne peut s’empêcher de penser que ça aurait été bien plus agréable qu’il vienne uniquement pour bavarder un peu. Pas qu’il n’aime pas ça pour y penser ainsi – le fait est que, ne l’ayant jamais vraiment fait, il ne sait correctement tenir une conversation sans partir dans le fin fond de ses interrogations après quelques mots. En fait, il passe la plupart de son temps à écouter, ce qui ne le dérange pas le moins du monde – déjà avant il aimait écouter son frère lui raconter tout et n’importe quoi, jamais il n’a été gêné de stopper toute activité pour profiter d’une nouvelle aventure de son cadet. Mais à l’instant même il aurait voulu savoir se lancer dans un vrai bavardage, parce que comme toute personne normale il n’aime pas spécialement recevoir un règlement de compte… d’autant plus si celui-ci implique la fermeture de la porte menant aux trésors de l’autre vampire. Mais quand ce dernier demande à son fils de bouger, le blond finit par simplement se dire que n’importe quoi ressemblant à autre chose qu’une forme de réponse ne ferait qu’agacer un peu plus Katsuo, et ce peu importent ses talents de conversation inexistants. Le temps de chercher un marque-page – un crayon traînant par là faisant largement l’affaire – et de poser soigneusement le livre qu’il tenait toujours entre ses mains, la patience du plus grand était certainement dépassée. Pourtant, Ryu prend encore un moment pour quitter ses coussins, lâchant un semblant de soupir au passage.

    ▬ Je sais que je me sers souvent – je t’ai pris ces livres, au fait – mais je ne sais même pas pourquoi tu me parles d’une carte. Vous ne pensiez tout de même pas qu’il allait s’en souvenir alors qu’il est passé à autre chose, quand même? S’il absorbe les informations à une vitesse impressionnante, il lui faut toujours un moment avant de se souvenir de ses supports s’il n’en a pas noté les références… ce que bien sûr il ne fait jamais avec ce qui appartient à son père vampirique puisqu’il sait qu’un moment dans sa bibliothèque lui permettra de retrouver l’ouvrage. Traînant la patte, il rejoint Katsuo à son bureau pour fouiller sans grande motivation, demandant au risque de faire enrager l’autre ▬ Donc, c’est quelle carte que tu veux? parce qu’au pire, il pourrait peut-être la recopier de manière acceptable pour les besoins présents du plus âgé.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Sam 18 Fév - 14:27



◈ Repose bien tout à sa place, tu vas tout déranger sinon.

Katsuo a un petit regard aigu et septique pour Ryu qui, flegmatique, lui demande de ne pas mettre de bordel dans… Son bordel. En toute honnêteté, compte tenu du fait qu’ils étaient un peu taillé sur le même model, Katsuo comprenait très bien. Sauf que présentement, il était un peu –beaucoup ?- frustré et dans ces cas là, on est jamais très très équitable avec les petits travers des autres.

En tout cas, il y avait une foultitude de choses sur le bureau de Ryu. Certaines qui misent ensembles faisaient sens et d’autres… Pas du tout. Comme quoi son fils devait prendre un peu tout ce qui lui passait sous la main pour peu que ça l’intéresser non ? Bref, peu importe… Il n’était pas temps de se laisser distraire alors qu’il était venu chercher une chose précise.

◈ Je sais que je me sers souvent – je t’ai pris ces livres, au fait – mais je ne sais même pas pourquoi tu me parles d’une carte.

L’aîné des deux relèves la tête alors que l’autre l’ouvre, restant néanmoins dans son fauteuil, vautré au milieu de ses coussins comme un chat qui refuserait de quitter confort et chaleur. Pour autant, se livre reposé avec sa page marqué était éloquent quant à l’intention de Ryu de le rejoindre pour trouver cette fameuse carte et de fait, Katsuo se tait. Enfin… Il se tait sur la lenteur toute relative de l’autre blond à se bouger les fesses quoi. Parce qu’il note le livre entre les mains de Ryu avant de constater :

◈ Heureux de l’apprendre enfin…

Non, il ne s’était pas rendu compte que ce livre manquait. Il n’en avait probablement pas eu l’usage depuis l’emprunt de Ryu en somme. En tout cas, au-delà de toute raillerie, Katsuo en revient au bureau et trouvant un livre au milieu d’une pile d’autres, il le prend dans ses mains pour constater :

◈ Celui-là aussi est à moi…

Et de fait, son regard est attiré par un encrier d’une certaine valeur et il s’offusque :

◈ Ha hé bien je pouvais toujours la chercher ! Tu sais que je me sers de cette encre pour des travaux important en calligraphie ?! J’espère que tu as fait quelque chose de potable avec au moins ! J’ai dût retourner auprès du fabriquant pour en avoir une autre !

Des tâches d’encre éparses autour de l’encrier laissent supposer une grande utilisation avec plus ou moins de style mais Katsuo ne fait que grogner un peu, répondant néanmoins à cette histoire de carte :

◈ Je te parle de ma carte parce qu’elle n’est plus sur mon bureau ni rangée à sa place. Elle ne peut donc être qu’ici !

CQFD. Et il n’y avait bien que Ryu pour faire « comme s’il ne s’en souvenait plus ». Encore qu’en fait, connaissant son fils, c’était probable. Est-ce que lorsqu’il était étudiant, il lui arrivait d’emprunter des livres à la bibliothèque ? Cette dernière devait criser non ? Et Ryu avait eu un frère non ? Il lui empruntait ses affaires de la même façon ?

◈ Tiens regardes, ce carnet de voyage est à moi aussi ! C’est moi qui l’ai écrit il y a longtemps ! Je ne me souvenais même plus que je l’avais.

Vrai. En fait, il était même surprit de le trouver là mais peu importe… Quand on avait une bibliothèque comme la sienne, il y avait forcément quelques ouvrages dont on ne se souvenait plus qu’ils existaient.

Fallait pas croire… Quelque part, c’était flatteur et agréable de savoir que Ryu se plongeait aussi facilement dans des ouvrages qu’il avait parfois lui-même écrit ou pour lesquels il avait contribué. En fait… Il était même relativement fier, non seulement de lui-même mais de cet « apprenti » dont il s’était fait le maître. Seulement voilà… Jamais en cent ans il n’irait le dire de cette manière à Ryu dans l’état actuel des choses.

Ryu qui, d’ailleurs, à finit par décoller le popotin de son fauteuil pour se traîner –quasi littéralement- jusqu’à lui. Hé ben… Dur dur hein ! D’ailleurs :

◈ Tu devrais te mettre à un peu de sport histoire de faire semblant d’avoir autre chose que ton cerveau d’actif de temps en temps.

Certes, du vivant de Ryu, s’aurait été absurde de s’y mettre compte tenu de son état de santé. Mais au jour d’aujourd’hui, il n’y avait rien à craindre de ce côté-là et puis… Ca ne pouvait tout simplement pas lui faire de mal. D’ailleurs, il ajoute :

◈ Tu pourrais même essayer de te mettre à un art martial ou quelque chose du genre. Histoire d’avoir l’air de pouvoir te défendre si on t’attaque.

Et cette fois, c’était déjà plus l’inquiétude qui parlait pour Katsuo. Il se faisait forcément un sang d’encre quant ils partaient en ville chacun de leur côté. Ses affaires au conseil réclamaient parfois beaucoup trop sa présence et il n’allait pas garder Ryu cloîtrer ici quoi… Néanmoins, il ne pouvait pas nier qu’alors qu’on dénombrait encore trop d’attaques de chasseurs, l’envie se faisait sentir. Peut être rechignait-il à avoir l’air « câlin » ou des trucs du genre… Mais il n’en était pas moins attaché à Ryu et même s’ils étaient rares, les gestes de tendresses n’étaient pas non plus absents. Ca ne les rendait que plus précieux au fond, non… ?

◈ Donc, c’est quelle carte que tu veux?

Katsuo tique… Et par réflexe, il lève la main pour venir donner une petite tape à l’arrière du crâne de cette tête de linotte blonde.

◈ Parce que tu m’en as chipé plusieurs ?

Néanmoins, tout en continuant de farfouiller un peu, il explique :

◈ C’est une carte que j’ai faite moi-même. Enfin une reproduction qui date d’une cinquantaine d’année d’une carte que j’ai faite il y a environs trois siècles. Elle est d’à peu près cette taille…

Ce disant, Katsuo mime brièvement la dite taille entre ses mains. L’équivalent de deux ou trois feuilles de type A4 en gros. Rien de très imposant en sommes.

◈ Je sais que tu ne l’auras pas abîmé mais imaginer qu’elle est dans ce fatras…

Ca lui faisait un peu mal au cœur ! Et pourtant, comme il l’avait dit, Katsuo faisait confiance à Ryu pour être soigneux avec ses affaires. Peut être le jeune vampire était-il distrait et lui manquait-il parfois un peu de respect par mégarde, mais il n’était pas non plus comme un adolescent qui n’aurait fait aucun cas de ses biens. C’était d’autant plus vrai que Katsuo savait bien que Ryu connaissait la valeur des objets concernés.

Son regard passe sur une flopée de pages manuscrites sur lesquelles il reconnaît l’écriture de son fils et de fait, faisant une brève pause dans ses recherches, laissant soin à Ryu de s’y retrouver pour lui dans son bordel organisé, il demande :

◈ C’est ton projet ? Tu comptes me le faire lire ?

Et ce n’était pas du tout de la simple politesse. C’était un réel intérêt non seulement en temps que professeur, mais aussi en temps que passionné par les sujets qui savaient avoir la prédilection de Ryu et surtout… Hé bien, de façon plus sentimentale, disons qu’il s’agissait du travail du vampire qu’il avait engendré et que donc, il avait une curiosité toute naturelle pour lui.

◈ Tu devrais t’inscrire dans un groupe de lecture aussi. On pourrait même les inviter ici une fois de temps en temps si tu voulais, on a de la place.

Et s’il disait ça c’était parce que :

◈ Ca m’ennui que tu t’enferme ici tout seul à longueur de journée.

Mais parce que Katsuo restait Katsuo :

◈ Et puis ça t’éviterait peut être de piller ma bibliothèque de manière perpétuelle.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Lun 20 Fév - 13:09


    Alors que Ryu continuait à se demander s’il devait vraiment se lever dans l’instant même – s’empêchant ainsi de le faire – ou non, il observait son géniteur avec un désintérêt certain. Peu importe les remarques qu’il pourrait faire sur la désorganisation apparente, Katsuo savait sûrement très bien qu’il faisait partie des plus mal placés pour ce faire. Et avant tout, peu importe combien il chercherait, le plus jeune savait qu’il retrouverait chaque chose à son emplacement. Il le laissait donc faire sans inquiétude, encaissant ce que l’autre a à dire. Autant laisser passer son agacement sans en rajouter, ça ne s’en tasserait que plus vite. A l’évocation de l’encre, tout de même, le jeune vampire grimaça un peu. Pas qu’il en ait abusé ou s’en soit servit pour ses entraînements – pas fou non plus – mais elle avait servit à un travail qu’il comptait montrer au second… se résignant néanmoins toujours à la dernière minute, de moins en moins satisfait de ce qu’il a accomplit. Si d’un côté, connaissant justement la valeur de cette encre d’une rare qualité, il se sentait obligé de montrer ce qu’il en avait fait à son propriétaire, de l’autre il angoissait de s’entendre demander s’il s’était vraiment cru assez talentueux pour le faire. Quand le sujet changea pour un carnet de voyage, ce ne fut que pour détendre le plus petit, qui espéra que cette encre soit oubliée un moment – jusqu’à ce qu’il se sente prêt à en montrer le résultat, ce qui n’arrivera jamais s’il continue à repousser sans cesse. Sortant de ce train de pensés, il jeta un coup d’œil au livre dont parlait le plus âgé, se souvenant que ▬ Non, celui-là c’est une reproduction qui était à la bibliothèque. Le tient est toujours à sa place, je voulais voir les différences puisqu’il est en japonais moderne. et ajouta même une petite anecdote, histoire de détendre l’atmosphère… à sa façon. ▬ La bibliothécaire a été surprise en voyant que j’avais l’air de le connaître, alors qu’ils viennent de l’avoir… et qu’il n’y en a que peu de copies, d’après elle. Tout le monde ne s’amuse pas des mêmes choses, quoi. Même lui sur le moment s’est demandé pourquoi il racontait ça, l’évènement lui paraissant soudainement bien ennuyeux – que quelqu’un lui explique que c’est le principe même d’un bavardage sans importance, pour passer le temps.

    Tout en, finalement, se levant, il écouta Katsuo avec attention. Du sport? En vérité, plus que par désintérêt, il n’y avait simplement pas pensé. Il n’en avait fait que quelques semaines étant enfant, arrêtant bien vite à cause de sa mauvaise respiration. Bien qu’aujourd’hui il n’ait plus rien à craindre, l’habitude a fait que ça ne lui traverse jamais l’esprit. Maintenant que le sujet est abordé il se souvient avoir envié les autres alors que ceux-ci se plaignaient d’être trop fatigués. A toujours les observer, il s’était souvent demandé quelle sensation la dépense physique apportait, sans jamais pourquoi y répondre lui-même – à moins de compter les crises d’asthme, bien sûr. Désormais vampire, il n’avait plus à s’inquiéter de ses problèmes de santé passés ou encore de la fatigue, ainsi il garda cette proposition en tête, balançant celle-ci de haut en bas d’un air intéressé. Les arts martiaux, tout autant que tout ce qui touche à la tradition du pays, l’avaient toujours passionné sans qu’il ne puisse jamais essayer. Quant à la question de sa défense, il y avait évidemment songé. Bien que cette pensée lui soit encore amère pour le moment, Katsuo ne serait pas toujours à ses côtés et son état actuel ne lui permettrait jamais de survivre à une attaque. Ainsi il demanda tout naturellement ▬ Tu pourrais me montrer un peu? pas par exclusivité, plutôt parce que quitte à s’y mettre, en avoir un aperçu n’est pas plus mal – et le plus jeune est bien loin d’ignorer qu’il a un ancien samouraï pour père. Autant l’avouer tout de même, avoir ce dernier pour professeur lui plait, n’appréciant pas encore grandement sortir, et étant – il va sans dire – habitué à son enseignement. Aussi bien en histoire que pour vivre avec sa nouvelle condition ou encore les divers arts traditionnels auxquels il a pu s’essayer.

    Le sujet revient néanmoins à la carte toujours introuvable et attirant la main du plus âgé contre la tête de son fils. Compte tenu de tout ce que Katsuo trouvait lui appartenant, le plus petit décidé que c’était éventuellement mérité, grognant un peu pour la forme tout de même. Qui irait en redemander, honnêtement? Ecoutant la description de la précieuse, Ryu haussa légèrement les épaules, reconsidérant l’idée de la reproduire, même dans les grandes lignes. Soulevant quelques livres sans grand enthousiasme, il marmonna tout en observant ledit fatras – ce n’était pas si mal rangé, si? Il commença tout de même à envisager que le bien de son père vampirique puisse se trouver au milieu de ses affaires, y voyant des choses dont il avait lui-même oublié l’existence. Et c’est à l’évocation de son projet d’écriture que le blond se souvient avoir en effet utilisé une carte, toutes ses idées lui revenant en mémoire en un éclair. Une précision s’impose avant tout puisque ▬ Il y en a deux, ne les mélange pas. bien qu’ils paraissent déjà ne faire qu’un. ▬ J’en ai encore pour un moment je pense, mais je ne vois pas de raison pour que tu ne les lises pas. En vérité, bien qu’il fasse celui qui ne s’y oppose pas la plupart du temps, il apprécie beaucoup recevoir l’avis de Katsuo, l’attendant même impatiemment dès que celui-ci commence à lire. La sincérité dont il fait preuve à chaque fois ainsi que ses connaissances indéniables rendent son opinion importante, et presque indispensable, au jeune écrivain. Revenant finalement au sujet de la carte, celui-ci ne fait qu’en citer une autre parcourue durant ses recherches nocturnes ▬ J’en ai bien utilisé une, mais dans un livre de la bibliothèque. ne réagissant même pas au fait qu’il ait corrigée celle-ci, à l’aide du bien recherché. Ses pensés se tournent tout de même vers le sujet actuel alors qu’elles étaient jusqu’ici concentrées sur sa lecture abandonnée, rendant sa mémoire plus positive à indiquer ce dont il s’est servit récemment. Avoir un esprit trop actif n’est décidément pas pour l’aider à vivre en communauté… ce qu’il prouve une dois de plus en feuilletant un livre alors qu’il avait entreprit de trouver celui contenant la carte corrigée. Tout le monde a ses défauts après tout, et si le caractère passionné de Ryu a pu plaire à son géniteur, celui-ci n’a plus qu’à faire avec sa concentration volatile, presque impossible à retenir plus de deux minutes. Ce n’est pas faute d’essayer, il n’en a juste jamais pris l’habitude.

    Un groupe de lecture? Encore une chose à laquelle il n’avait pas pensé, mais qu’il accueillit un peu moins bien. Pas que ça n’ait aucun intérêt, loin de là, mais il s’était fait à sa vie en solitaire et se sentait bien peu à l’aise au milieu des autres. Il pourrait évidemment y approfondir encore plus ses connaissances, sans oublier que ça lui donnerait de quoi s’occuper alors que l’autre vampire doit se tenir à ses propres activités. A mesure que celui-ci parlait, le plus jeune reconnaissait d’ailleurs bien l’homme de conférence ou encore membre du conseil. Inviter des gens ici ne serait-il pas quelque peu risqué? Qui sait si un chasseur ne se glisserait pas dans le lot, ou encore, de manière plus générale, comment expliquer la quasi obscurité permanente de la maison? Ryu ne pu s’empêcher de penser que c’était un peu rapide de parler d’inviter des personnes qu’il ne se sent pas encore prêt à rencontrer. Pourtant, il ne pouvait en nier les avantages, notamment concernant sa solitude à laquelle il devait tenter de remédier. Et puis, quitte à être là pour l’éternité, autant tenter de faire comme Katsuo et vivre avec son temps – ce qui s’avèrerait compliqué au bout d’un moment, s’il ne se décidait pas à sortir plus que ça. Ce n’est sûrement rien de plus qu’une question de temps, mais en attendant un ▬ Hm, j’y réfléchirai. fut tout ce qui s’échappa de ses lèvres. Et il le ferait, pour sûr, mais sans préciser quand.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Jeu 23 Fév - 14:02




Vu la tête de Ryu au sujet de l’encre, il n’aurait pas de réponse… Ou bien en tout cas, pas de réponse qui le satisferait ! Du coup, puisqu’il n’était pas venu pour ça et qu’il était déjà un peu frustré, Katsuo préfère éviter de poser des questions à ce sujet. Il ferait ça… Demain tien. C’était une humoriste français qui avait dit « La vie c’est une tartine de merde. Et on en mange un peu tous les jours ». Disons que pour aujourd’hui, il avait eu sa part. Mieux valait en garder pour demain…

Ryu a ensuite un regard pour le carnet de voyage et voilà qu’après un instant de réflexion, il lui explique cet exemplaire venait de la bibliothèque… Katsuo vient le feuilleter, notant effectivement le japonais « moderne ». Cette idée de « modernité », à ce niveau là, ça le faisait toujours un peu gronder. Ok, pas la peine de le dire, il l’admettra lui-même : le vampire grondait après à peu près tout. Disons simplement que l’écriture changeante le rendait encore plus grognon alors !

Les changements de kana avaient été faibles, malgré tout. Il y avait surtout eu des « disparitions » de certains d’entre eux et l’apparition de tenten, maru et autres signes de ponctuation. Là où c’était plus agaçant, c’était pour les kanji qui avaient parfois été simplifiés. Il arrivait même encore parfois que Katsuo utilise les anciennes formules… C’était parfois un peu surprenant pour les personnes qui le lisaient mais comme Katsy était calligraphe à ses heures perdues et professeur d’histoire et d’archéologie, on avait facilement tendance à prendre ça pour une lubie d’historien…

◈ La bibliothécaire a été surprise en voyant que j’avais l’air de le connaître, alors qu’ils viennent de l’avoir… et qu’il n’y en a que peu de copies, d’après elle.

Nouveau grognement… Cette fois parce que Katsuo est piqué de savoir que ses affaires se trouvaient éparpillées un peu partout. Pas forcément en beaucoup d’exemplaires… Mais quand même. Ce carnet, c’était quand même privé à la base ! Et si Katsuo n’avait encore pas trop de problème à le savoir entre les mains de son fils, il rechignait néanmoins un peu à le savoir entre des mains inconnues !

◈ Bande de voleurs… Je ne sais même pas comment ils ont pu le copier !

Et il n’était pas certain de vouloir le savoir… D’ailleurs, du coup :

◈ Tu as trouvé des divergences ? Beaucoup ? Importantes ?

Ben… Il était un peu curieux à ce sujet quand même… Ca ce comprenait non ?

Quoi qu’il en soit, le sujet en vient donc à l’activité physique. Au sport et plus particulièrement aux arts martiaux. Ryu ne semble pas fermé à cette perspective et en soit, ça fait plutôt plaisir à Katsuo. Il était temps que son fils, son « apprenti » apprenne quelques trucs qu’il perfectionnerait avec le temps.

◈ Tu pourrais me montrer un peu?

Il y a une minute de flottement… Et finalement Katsuo fronce les sourcils, indécis, observant Ryu au travers de ses mèches blondes indisciplinées.

◈ Je ne suis pas professeur de kendô ni d’aucun art du sabre ou du corps. J’ai apprit à utiliser ces arts, pas à les enseigner.

En fait… Si ça n’avait pas l’air compliqué sur le principe, ça lui semblait un peu dangereux… Mais parce qu’il n’était pas entièrement contre, il précise :

◈ Tu prends le risque que je te fasse mal par inadvertance en me demandant à moi, tu en as conscience ? Si oui, je pourrais te montrer tout prochainement, quelques bases…

Disons qu’il allait essayer de se souvenir de ses propres entraînements d’armes quoi… Tout en se rappelant qu’à l’époque, on apprenait pas dans les mêmes conditions. C’était fatalement un peu moins dur… Et son enseignement ne serait pas simplement à but défensif. Il fallait que Ryu puisse attaquer ou tout au moins, contre-attaquer.

Nouveau changement de sujet pour aborder cette fois les travaux de Ryu. Oui « les ». Parce que forcément, s’aurait été trop simple que Ryu se concentre sur une seule chose à la fois. Encore que, d’après les bribes qu’il avait déjà pu avoir, les deux se rejoindraient tôt ou tard. Au fond, on était probablement pas à l’abri d’un livre épais comme un parpaing et qui regroupait, plutôt que deux, trois ou quatre idées de base plus ou moins développées.

◈ J’en ai encore pour un moment je pense, mais je ne vois pas de raison pour que tu ne les lises pas.

Bien. Alors c’était décidé. Katsuo se contente d’un petit mouvement de la tête pour signaler qu’il avait comprit, laisse le soin à Ryu de continuer à fouiller tout seul. De toute façon, il était assez bien placé pour savoir que dans un bordel organisé, il n’y avait que le propriétaire du dit bordel qui pouvait y retrouver ses p’tits…

◈ J’en ai bien utilisé une, mais dans un livre de la bibliothèque.

Ca c’était la manière Ryu-esque de dire « Je ne vois pas du tout de quelle carte tu peux bien vouloir parler ». Et ça énerve un peu plus Katsuo qui à nouveau envoi un regard aigüe au plus jeune. Ha non hein… Il n’allait pas la lui faire à l’envers celle-là !

◈ Je suis sûr qu’elle est ici. Je ne veux même pas t’entendre supposer que ce n’est pas le cas.

Katsuo passe sur le sujet du groupe de lecture, ensuite. Ils auraient sans aucun doute d’autres occasions d’en reparler. Et puis là, vraiment, il commençait à désespérer au sujet de cette maudite carte.

Se laissant tomber sur la chaise du bureau, il prévient d’ailleurs :

◈ Je te déconseille aussi de m’en proposer une autre. Je veux récupérer celle-là. Très précisément. Je veux qu’elle retrouve sa place dans mes affaires.

A présent qu’elle avait quasi disparu, il ne se sentirait bien que lorsqu’il aurait pu réellement remettre la main dessus. Sentimental ? Non… Mais bon, cette carte en avait vu passer et puis il avait prit beaucoup de temps et de soin pour la faire, voilà tout. C’était une question de principe, aussi.

Katsuo vient saisir un pan du vêtement de Ryu, tirant dessus pour voir une tâche qui n’était pas vraiment récente. Probablement une qui n’était jamais partit au lavage, de fait…

◈ Tu devrais te racheter des vêtements.

Puis, sarcastique :

◈ Et pas des bleus de travail du rayon bricolage s’entend.

Histoire d’en rajouter une couche, il ajoute :

◈ J’aimerais bien que tu présentes vraiment bien, une fois de temps en temps. Bien coiffé, bien habillé, bien mit, parfumé…

Même que, du coup :

◈ On pourrait sortir je sais pas trop où. Allez dans des musées nocturnes ou je ne sais pas… Mais là…

Petite grimace… C’était pas méchant, mais Ryu lui donnait pas trop envie de se trimballer partout avec lui ! Il n’avait pas honte du jeune vampire… Mais un peu de sa façon de ne pas s’occuper de lui, oui… !

◈ Tu as un tel potentiel que c’est criminel de le saboter de cette manière.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Mer 29 Fév - 13:06


    Ryu se doutait bien qu’informer l’auteur du livre que celui-ci se trouvait en circulation sans son accord ne lui plairait pas, mais ça restait la moindre des choses après tout. La manière dont ils l’ont eu a beau être obscure, il n’est pas improbable que quelqu’un ait mit la main dessus à mesure des siècles, tout comme certains objets appartenant au plus âgé des deux vampires se trouvaient éventuellement dans des musées ou autres collections personnelles, aucun doute. Quant à une demande de droit d’auteur… sûrement l’auraient-ils fait s’ils ne pensaient pas celui-ci mort depuis quelques centaines d’années. Ainsi le plus petit haussa les épaules à la première déclaration, montrant qu’il n’en sait pas plus – comment le pourrait-il. Les questions qui suivirent lui arrachèrent en revanche un sourire, appréciant toujours que Katsuo s’intéresse à ses recherches. Il prit ainsi plaisir à lui indiquer que ▬ Le style est un peu étrange et des fois on dirait qu’ils n’ont pas compris tes phrases… à moins que ce soit moi. Par contre les kanji sont plus simples, évidemment. La vérité, c’est que Ryu a toujours un dictionnaire de kanji avec lui, quand il se plonge dans les ouvrages de son père vampirique, qui a une connaissance de l’écriture – il va sans dire – bien plus avancée. Mais il s’en délecte, tout comme de ces expressions, ces mots que plus personne n’utilise mais dont Katsuo ne semble pouvoir se passer malgré les années qui passent.

    Samouraï, certes, mais jamais professeur – le jeune vampire le savait bien, mais la question avait franchie ses lèvres sans qu’il n’y fasse attention. Quitte à avoir un aperçu de ces arts, et il y tenait avant de réellement se décider à s’y mettre, il préférait le faire avec quelqu’un qui a sa confiance la plus totale. Et bien qu’il y ait des risques de blessures il n’y a certainement personne, hormis sa famille, en qui Ryu a une confiance si totale, aveugle. Son père se servait – et encore aujourd’hui – de ces arts autant pour se défendre que pour attaquer, et sûrement que si l’issue devait être la mort alors, sans que ça ne lui plaise, il pouvait s’y plier. Il est désormais au tour du vampire qu’il a engendré d’apprendre, s’il veut vivre plus de dix ans, l’un de ces arts martiaux ou peu importe quel moyen de défense dans un premier temps, puis d’attaque. Le plus jeune le sait bien, le tout est d’oublier la maladie dont souffrait l’humain qu’il était. Ainsi à ce risque énoncé, la réponse fut simple puisque ▬ Je te fais confiance. suffit largement. Il ajoute tout de même ▬ Je pourrais m’entraîner à me soigner aussi… à moins que tu penses me provoquer des blessures graves. se demandant au passage s’il y a de si gros risques.

    Néanmoins, la carte reste la plus importante pour le moment, et à peine le petit blond en évoque-t-il une autre qu’il se fait refouler. Ce n’était qu’un égarement de ses pensés alors qu’il tente de se souvenir du moment où il aurait pu utiliser l’objet, mais il aurait aussi bien fait de se taire. Ainsi, laissant flotter un instant de silence, il finit par préciser, non sans un claquement de langue, que non ▬ J’étais en train d’envisager l’inverse. Par contre, pas question de proposer une autre carte signifie qu’il ne peut tenter une reproduction, rendant les recherches bien moins amusantes puisque forcées d’être faites sur le champ alors qu’il aurait bien reporté ça à plus tard… à la prochaine fois que Katsuo lui aurait réclamé, en réalité. Soulevant donc les piles de livres, feuilles, objets insolites, son attention ne manque pas d’être détournée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ce coup-ci, c’est un livre de contes qu’il a acheté il y a quelques années de cela – et l’a oublié depuis. Si sa mémoire commence déjà à lui faire défaut, qu’en sera-t-il quand il aura atteint les quatre siècles de son père? Feuilletant le livre, œuvre traduite de l’allemand vers le japonais, il se souvient avoir acheté la version anglaise aussi afin de travailler cette langue et ayant pour objectif de se mettre ensuite à la version originale de ces contes, un jour. Ce qu’il n’a toujours pas fait, il va de soi. Alors que tout ce qu’il a fait jusqu’ici est tenter de s’organiser en ne s’intéressant qu’à son pays pour le moment afin de ne pas trop s’éparpiller, son amour pour le japonais classique lui a souvent valu des remarques. En effet, nombreux sont ceux qui, fasse à son intérêt pour le pays du soleil levant et ses recherches s’y limitant, ont pensé se trouver fasse à l’un de ces japonais enfermés dans leur culture et refusant tout ce qui n’y appartient pas, bien qu’ils soient de plus en plus rares. A tord. Tout ça n’est qu’une question pratique… qu’il a finalement bien du mal à respecter, l’achat de ce livre le prouvant. Tout autant que l’entrain qu’il met soudainement dans ses recherches.

    C’est sous les paroles de Katsuo que le plus jeune finit par sortir… l’édition anglaise de l’œuvre qu’il tient déjà. Il ne s’y attarde néanmoins pas de suite, interpelé par les paroles au caractère peu agréable. Ryu ne peut ainsi empêcher un regard vers sa tenue, simplement composée d’un jeans et un t-shirt, lesquels démontrent un usage à répétition. Depuis quant s’est-il ainsi relâché? Depuis quand n’a-t-il pas prit la peine de sortir faire un peu de shopping? Pas si longtemps pour être honnête, mais il s’est contenté de ranger ses nouvelles acquisitions sans y toucher. Ses recherches et autres apprentissages l’ont donc tant coupé du monde sans même qu’il s’en aperçoive? Lui qui aimait tant faire attention à son apparence a valorisé le côté pratique afin de ne pas abîmer ses précieux vêtements, mais il les a finalement un peu oubliés dans le processus. Plutôt donc que se vexer, le jeune vampire fut prit d’un soudain besoin de courir se changer – et de se coiffer, une main dans ses cheveux lui rappelant qu’ils n’ont rien subit depuis bien longtemps. Et même si ce n’est que le matin et que son père lui a proposé de sortir « un jour » et non « aujourd’hui », il ne peut s’empêcher de demander ▬ Ça te dérange si je vais me changer? se doutant bien que faire attendre Katsuo n’est pas une bonne idée, mais sur le moment sa concentration s’en trouve fortement compromise tant il a conscience de sa tenue. Même le livre entre ses mains en a perdu tout son intérêt. Le plus âgé ne fait qu’en rajouter en commentant son potentiel, bien que Ryu ne pense pas lui-même en avoir tant que ça. Trop petit, trop maigre, trop pâle – il sait bien qu’il entre en partie dans les critères de la mode actuelle, mais disons que ce n’est pas son égo qui l’étouffe. C’est pourquoi en plus de son goût pour la mode, il a pour habitude de faire attention à lui. Ces derniers temps seraient presque à qualifier de catastrophiques. En fait, il se trouve qu’il s’est une fois de plus isolé sans s’en apercevoir et réalise soudainement que ▬ Je veux aller au cinéma, ou à un concert, ou… enfin, quelque-chose comme ça. Ça fait longtemps. Et ce n’est pas peu dire. Lui qui a, en temps normal, tous les programmes possibles et imaginables en tête, n’en possède actuellement pas un seul sur lui et n’a même pas cherché à se tenir au courant des nouveautés. Plus il y pense, plus un vide se creuse en lui. N’importe qui trouverait ça normal, qu’il ne puisse s’offrir de loisirs vu le temps qu’il passe dans les livres et autres supports informatifs, mais Ryu n’est pas n’importe qui est a toujours su associer ses passions – ou presque. Finalement, comme le sujet des vêtements est abordé il ajoute ▬ J’aimerai racheter du tissus aussi. sans préciser qu’il n’a pas encore d’idée, Katsuo s’en doutant sûrement.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Lun 5 Mar - 15:27




◈ Le style est un peu étrange et des fois on dirait qu’ils n’ont pas compris tes phrases… à moins que ce soit moi. Par contre les kanji sont plus simples, évidemment.

Ha bon… Bon… Bien… Katsuo avait beau savoir qu’au cours de sa vie, il avait été obligé d’abandonner certaines de ses possessions et que celles-ci avaient parfois échouées entre les mains d’inconnus, ça ne rendait pas son sentiment de vol moins réel. Ca le faisait toujours se crisper quand parfois, Ryu lui affirmait avoir vu quelque chose qui lui appartenait dans un musée ou peu importe où. Et quant il s’agissait d’un carnet de voyage, c’était un peu plus intime encore. Heureusement qu’il ne s’était trop épanché lors de leur rédaction…

◈ Ca ne m’étonnerait pas qu’ils n’aient rien comprit. J’en connais des tas, des incapables, dans ce métier !

Ca… On n’était pas historien et conférencier en archéologie sans connaître un peu le gratin du milieu et même si Katsuo exagérait en les traitant d’incompétent, il ne se faisait pas tendre avec eux. Le Japon avait trop de retard sur leur « histoire » par rapport à d’autres civilisations aussi expérimentées que la leur. Il le vivait un peu comme une humiliation sans qu’il y ait réellement de raison. Quoi qu’il en soit, Katsuo note bien dans un coin de sa tête d’aller dans cette fichu bibliothèque pour connaître les références de ce bouquin histoire d’aller souffler un peu dans les bronches de qui de droit, peut être…

Pour ce qui était des kanji… Certes, Katsuo n’était pas toujours facile à lire quant il s’y mettait. Mais non seulement il était assez vieux pour en utiliser qui n’étaient plus usités mais en plus, la calligraphie avait toujours été une vraie passion. Passion qu’il partageait dans une certaine mesure avec Ryu d’ailleurs. En témoigne justement l’encrier !

Quant à la confiance que Ryu assure lui témoigner au sujet d’un entraînement aux arts martiaux ensemble… Katsuo ne commente pas. Ca lui foutait un tout petit peu la pression pour être honnête. Il savait qu’il pouvait le faire et en plus, qu’il pouvait le faire correctement Mais il n’avait pas trop l’habitude de ménager ses efforts ou sa force dans ce domaine précis et ce qui lui faisait peur, c’était surtout les bons vieux réflexes qui avait cent, deux cent, trois cent ou même quatre cent ans d’âge !

◈ Je pourrais m’entraîner à me soigner aussi… à moins que tu penses me provoquer des blessures graves.

Katsuo a une petite exclamation scandalisé alors que Ryu suggère qu’il ait pensé lui provoquer de graves blessures comme s’il lui avait demandé le vinaigre pour le riz !

◈ Mais pas du tout ! Tu me traite de barbare là ?!

Il grogne, parce que si Katsuo pouvait se montrer raffiné et érudit dans le domaine de l’écriture, il pouvait avoir un côté très préhistorique dans ses moyens de communications oraux. En tout cas, après avoir ronchonné dans son coin pendant quelques instants, encourageant rapidement Ryu d’une main à continuer de chercher, il ajoute :

◈ Oui oui, on va faire ça. Tu as commencé normalement. Ou alors tu ne le fait pas sérieusement ?

Katsuo s’intéresse de manière distraite à ce que le petit blond peut bien sortir de son fouillis… Et il y a un peu de tout pour être honnête. Même des éditions et réédition d’un même ouvrage à une génération d’intervalle ou dans des langues différentes. Et si l’aîné des deux ne pose pas de questions, c’est parce qu’il aimerait autant éviter de trop distraite son lunaire apprenti.

Pourtant, ses efforts ne valent pas grand-chose puisqu’il les ruine tout seul en parlant de la tenue de Ryu. Disons que dernièrement, le pratique avait semblé l’emporter sur le joli pour le tout jeune vampire et s’il n’avait pas l’air de sortir de l’hibernation de six mois, il n’était pas non plus aussi apprêté qu’il savait l’être en de nombreuses occasions.

Oui d’accord, Katsuo pouvait avoir l’air un peu matérialiste ou du genre à juger sur l’apparence, dit comme ça. Et même si présentement ce n’était pas le cas, qui aurait de toute façon pu lui jeter la pierre de manière sérieuse ? On était tous du genre à se faire une opinion des autres au premier coup d’œil. La seule différence entre les individus se situait entre ceux qui parvenaient à passer au-delà pour tenter de changer cette première impression et ceux qui se contentaient de cataloguer.

Lui… Hé bien pour être honnête à 100%, ça dépendait un peu des fois ! Quoi ? On ne pouvait pas avoir que des qualités dans la vie et en quatre cent ans de vie et des poussières, Katsuo avait eu tout le temps de développé quelques points de personnalité un peu négatifs. Rien qui fasse de lui un pur méchant… Mais de quoi laisser la personne qu’il était en demi-teinte. Disons qu’il en fallait parfois beaucoup pour s’attacher ses bonnes grâces et que ça se faisait un peu toujours à la tête du client… Et à l’humeur qu’il avait eue en se levant ce matin –cette nuit ?- là.

◈ Ça te dérange si je vais me changer?

Si ça l’ennui ? Katsuo se fait direct et vif à ce question, n’ayant pas perdu de vu son propre objectif, LUI !

◈ Evidemment que ça m’ennui ! Et ma carte ?!

Mais Ryu est déjà partit sur absolument autre chose, comme si les dix ou quinze dernières minutes n’avaient jamais existé. C’était fascinant à voir quelque part… Mais surtout frustrant. S’il avait été de mauvaise humeur –et peut être qu’il commençait effectivement à l’être !- Katsuo aurait bien demandé à Ryu si dans une vie antérieure, il ne pensait pas avoir été un poisson rouge. Le temps de faire le tour de son bocal et POUF, tous ses souvenirs envolés.

◈ Je veux aller au cinéma, ou à un concert, ou… enfin, quelque-chose comme ça. Ça fait longtemps.

Sûr que ça faisait un moment sur le principe. Il faut dire que leurs deux emplois du temps avaient pas mal tendance à se chevaucher malheureusement.

◈ J’aimerai racheter du tissu aussi.

Du… Du tissu. Katsuo est tellement prit à contre-pied dans ces changements brusques de sujets que pendant un moment, il se contente de rester là, un peu tout bête, fixant son fils comme si ce dernier avait été la Sainte Vierge lui faisant une révélation capitale.

Finalement, un long soupire franchit la barrière de ses lèvres alors qu’il vient se passer une main sur le visage, désespéré mais résigné vis-à-vis de cette attitude que Ryu ne perdrait peut être jamais. Et au fond, même s’il ne l’avouerait pas en cent ans au jeune homme, il n’avait pas non plus envie qu’il change. Katsuo avait transformé Ryu en connaissance de cause, s’aurait été tout à fait ridicule de vouloir le changer maintenant.

◈ Nous irons à Nippori… Et nous regarderons le programme des spectacles qui passent en ce moment…

Mais, parce que son objectif était toujours clair, il assure :

◈ Mais nous ne le ferons que lorsque tu auras trouvé ma carte.

D’ailleurs, jetant un petit coup d’œil à sa montre, le vieux vampire hésite un instant avant de demande :

◈ Si je te donne une heure pour trouver ma carte et te changer pendant que je vais me renseigner sur ce qu’on peut voir en ce moment… Tu penses que tu sauras y arriver ?

Puis les explications :

◈ Plutôt que de dormir, je vais finir mon travail et ainsi, après mon cours de ce soir, je serais libre et nous pourrons sortir.

Avec une certaine tendresse néanmoins pas dénuée d’une légère rudesse, Katsuo vient lever une main pour aller ébouriffer la tignasse blonde de Ryu.

◈ Ca nous fera du bien de sortir.

D’avoir un petit moment complice histoire de dire qu’ils ne faisaient pas que se croiser. Peut être venait-il de reprocher à Ryu ses tenues actuelles qui lui plaisaient moins… Mais il devait bien reconnaître qu’il n’avait pas fait d’effort non plus pour encourager le jeune vampire à faire autrement. Le genre de relation qu’ils avaient, ça s’entretenait. Rien n’était jamais acquit.

◈ Au fait, je compte faire une conférence pour les profanes au sujet des kofun. J’ai besoin que quelqu’un fasse ma première partie… Tu aurais envie de t’y essayer ?

Et connaissant Ryu, il s’empresse d’ajouter :

◈ La première partie fait maximum trente minutes, il faudra être concis, clair et aller à l’essentiel sans trop digresser…


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Jeu 2 Aoû - 3:44


    L’amertume de voir son bien en possession d’un autre, Ryu n’en a pas fait l’expérience de part son jeune âge, mais il ne peut qu’imaginer le sentiment de frustration que cela provoque. Quand lui aussi aura atteint un âge où il sera forcé de se cacher sous une autre identité, que pourra-t-il faire pour toutes ses créations? C’est ainsi qu’il déclare l’évidence même ▬ tu ne peux pas vraiment demander de droits d’auteur, en même temps. et pas de pitié pour le plus vieux. Quand on y pense, n’est-ce pas ça, la véritable frustration? Quel mot peut-on avoir dans cette histoire? A moins de s’inventer un arbre généalogique, se débrouiller peut-être pour se faire passer de la famille – sans être soi-même – et espérer. Sortant ces pensés de sa tête, il passe à autre chose, ne pouvant après tout rien faire de plus pour ce cahier de bord – la publication étant faite même brûler cet exemplaire ne résoudrait pas grand-chose. A part devoir repayer ledit exemplaire, ils n’y gagneraient rien. En fait, la réaction suivante de Katsuo par rapport à d’éventuelles blessures qu’il lui provoquerait lui semble bien plus intéressante, ou plutôt même amusante, lui arrachant un petit rire contre son grognement. Le sourire aux lèvres, il continue à fouiller son bureau autant pour trouver la carte disparue qu’avec un certain intérêt pour ce qu’il avait presque oublié posséder. Jusqu’à ce qu’à son tour il émette un grognement, non sans imiter son père, affirmant que ▬ tous les jours, je m’entraîne. Je te prends peut-être pour un barbare, mais toi tu commences à me voir comme un mauvais élève. Ton monotone et regard suspicieux, je vous présente la manière de faire une blague par Ryu. Oui, bon, chacun son potentiel humoristique, quoi.

    Les mains dans son fouillis, s’attardant sur chaque chose, pendant un court moment de silence il s’occupe réellement de chercher la carte disparue, bien que son attention soit vite attirée par quelques livres abandonnés, en attente d’être passés au peigne fin. Katsuo ne serait pas à attendre derrière lui que Ryu aurait feuilleté quelques pages avant de les reposer, certainement. Juste innocemment, pour se rappeler de la raison qui l’a poussé à les acheter. Il se contente de parcourir les résumés avec envie, les replaçant dans la liste de choses à faire qui occupe constamment son esprit. Et s’il était partit pour n’écouter son père que d’une oreille, celui-ci s’arrange finalement pour obtenir toute son attention puisqu’il aborde le sujet sensible des vêtements que porte le plus jeune. Evidement, ne sortant pas et se concentrant depuis quelques jours sur la calligraphie, le plus jeune n’avait pas prit la peine de s’habiller correctement – ainsi il avait relégué les beaux vêtements qui le caractérisaient en temps normal au placard – et c’est le cas de le dire – adoptant de vieilles tenues bien plus pratiques malgré le manque de goût certain. Certains auraient pensé que « de toute manière, il n’y a que Katsuo de présent ici, qu’est-ce que ça peut changer? », et ce n’était même pas le cas de Ryu. Il ne voudrait tout de même pas faire une telle chose, surtout en sachant le goût de l’autre pour les beaux vêtements – un truc qu’ils partageaient, ça. Non il avait juste oublié, comme pour à peu près tout.

    Ryu avait, malgré sa tendance à se négliger, toujours eu une très forte opinion sur l’apparence, et ce peu importe à quel point cela peut paraître superficiel à tant d’autre. Les vêtements sont, à son goût, autant pour soi que pour les autres – autant pour se sentir en harmonie avec soi-même, et même si l’on n’a pas besoin de beaux habits pour ça, ils seront toujours là pour faire bonne impression. Et l’impression, c’est finalement ce qui compte, même pour celui qui dit ne pas se préoccuper de l’avis des autres. Bien sûr, l’habit de fait pas le moine et tout le tralala, n’empêche que c’est toujours plus simple de s’intégrer en société que ce soit en adoptant ses codes ou en les révolutionnant. Les personnes qui se contentent de tout refuser en bloc n’ont jamais su intéresser le jeune vampire. Certes, on pourrait en attendre plus de celui qui a tant chercher à se façonner son propre avis sur la beauté, mais au risque de décevoir, non. Evidement, il a un rapport à la beauté particulier, mais celle-ci bien qu’elle puisse se cacher ne doit pas être dissimulée… si?

    Ainsi sur le moment, il avait l’impression d’être le pire homme sur terre à oser se promener dans une telle tenue sans que ça ne le dérange. Et si quelqu’un venait sonner à la porte, il y répondrait comme ça? Et si c’est une preuve de faiblesse, alors soit Ryu faible, mais si beaucoup cachent une telle vérité lui affirme être touché par le regard des autres, oui. Comment ne pas l’être quand on s’est vu regardé comme un mort durant tout le temps où il était vivant?

    La carte, bien sûr. S’il avait oublié? Pas si vite, mais avouons que son esprit passe tellement vite d’une chose à une autre qu’il a une fâcheuse tendance à tout repousser à plus tard. Ainsi son apparence passait selon lui avant une carte qu’il avait, elle, réellement oublié avoir utilisée. Ce qui ne marchait évidemment pas de la même manière dans les pensés de Katsuo, on s’entend. Et les remontrances sont bien gentilles, comme le remarque constamment le plus petit – surtout quand on voit comment, sans même le réaliser vraiment, il met les nerfs de son père à rude épreuve. Il ne se prive néanmoins pas de parler de ses envies, et ce sans réellement chercher dans son bordel soit disant organisé, il va de soi. Parler de tenue correcte lui faisait forcément penser aux sorties qu’ils aimaient bien faire tous les deux et qui avaient cessé depuis un moment. Pas qu’ils n’en aient pas envie, mais les derniers temps n’avaient juste pas été propices à ça, ne poussant pas Ryu à faire plus d’efforts dans sa présentation. Mais voir la tête du grand blond face à la révélation capitale – bien sûr! – de son fils quant à son envie d’acheter du tissu fut le meilleur dans l’histoire, au final. Ainsi un rire assez rare se fit entendre, accompagné d’un sourire radieux. Lui qui n’avait pas pour habitude de se montrer ainsi sans pudeur, voir Katsuo perdre ses moyens était toujours une occasion de le voir se transformer en véritable gamin… et pire s’il décidait de l’embêter en plus de ça. Ce qui ne serait pas le cas à ce moment.

    En silence, il écoute ce qu’on lui dit, heureux comme un enfant alors qu’on lui dit qu’il va aller au cinéma. La carte? Il n’empêche pas une petite moue, mais après tout, il a le sens des responsabilités quand il veut – préférable quand on a trente ans, quand même – et sait parfaitement qu’il devra la rendre un jour. Autant arrêter de tout remettre au lendemain, pour une fois. Ainsi il acquiesce et, attrapant le haut de Katsuo du bout des doigts quand celui-ci vient ébouriffer ses cheveux, il lui sourie de son air poupon, ses joues rondes remontant pour faire de ses yeux deux fentes rieuses. ▬ Désolé de te priver de ta pause… mais ça fait un moment, hein? Même s’il n’avait absolument pas cette idée en tête au départ, Ryu se trouvait réellement heureux de la tournure des choses. Avoir une raison pour prendre soin de soi est toujours plus agréable.

    Et comme ce jour-ci il se trouve visiblement gâté, voilà que Katsuo lui propose aussi de venir en première partie de sa conférence! Il aurait presque un air outré à la question qui lui est posée, même. S’il a envie de s’y essayer? ▬ Bien sûr! Peu importe le sujet, il est évident que le jeune vampire s’y intéresserait dans le plus grand détail, en apprenant bien plus qu’une conférence – même celle d’un professionnel – ne suffirait pas à tout expliquer. Et ça, visiblement, le plus âgé l’a parfaitement compris. Se faisant reprendre à l’ordre à ce sujet là, le petit blond tire la langue à la manière d’un enfant, son rire clair raisonnant une fois de plus ▬ Je ferais de mon mieux, Nakajima-sensei! avant qu’il ne s’éloigne un peu, un regard presque déprimé vers son bureau.


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MessageSujet: Re: Tous les chemins mènent à...   Sam 4 Aoû - 13:16





๑ Tu ne peux pas vraiment demander de droits d’auteur, en même temps.

Heu… Hein ? Katsuo a un petit grognement pour toute réponse avant de lever une main pour claquer sans faire mal l’arrière du crâne de ce petit impertinent. Ca va, il était au courant… Mais on verrait bien quel effet ça lui ferait, à lui, dans un siècle ou deux, lorsque ses objets personnels se retrouveraient partout sans qu’il en sache rien avant d’être mit devant le fait accompli.

C’était le revers de la médaille du vampirisme en quelque sorte. Aujourd’hui, tout le monde pensait que puisque –sensément- vous étiez mort, vous n’aviez plus aucune vie privée, plus rien à garder pour vous et même… même… Que tout ce que vous aviez pu posséder, qu’il soit intime ou pas, appartenait au domaine public. Et après certains se demandaient encore pourquoi les vampires étaient souvent de vrais entasseurs qui avaient du mal à jeter. Fallait voir comme leurs propriétés avaient souvent été volées, pour ne pas dire « pillées ». Bien sûr, de nos jours, ça devenait moins envisageable… Mais qui sait si dans deux cents ans… Et puis d’ici là, Ryu par exemple aurait le temps de se faire connaître du public. Peut être qu’une mèche de cheveux, un brouillon ou un gant tâché se vendront une petite fortune sur « ebay » ou tous ces sites de commerce en ligne.

Au fond, ça faisait froid dans le dos non ? En tout cas, ça avait de quoi rendre un minimum parano et ça rendait décidément Katsuo maussade. Le genre de constatation qui lui donnerait bien envie de déboîter une cage thoracique ou deux en se faisant croire qu’il donnait ainsi une leçon de politesse à l’humanité. Limite pathétique.

Un sourire revient néanmoins brièvement ourler ses lèvres tandis que Ryu lui fait comprendre qu’il n’était pas aussi mauvais élève que lui-même semblait le sous-entendre. C’était peut être vrai que Katsuo ne disait pas assez à Ryu comme il avait de fortes qualités et comme il les louait, lorsque le tout jeune vampire n’était pas dans les parages. Mais il était fait ainsi. C’était une sorte de pudeur dont il ne s’était pas dégagé et dans le fond, il espérait que son jeune apprenti en était conscient, malgré tout. Peut être qu’à l’occasion il rangerait fierté et orgueil pour dire à Ryu comme il aimait sa compagnie ou même simplement sa présence, comme il lui trouvait de l’esprit et du charme. Peu de personne pouvaient se vanter de posséder ainsi toutes ces choses en même temps. Bien sûr, Ryu pouvait être le roi du laissé aller quand il pensait à autre chose… Mais s’aurait été injuste d’assurer que c’était « lui » que de se balader sans faire attention à l’impression qu’il pouvait laisser.

En fait, Katsuo n’avait jamais eu spécialement à se sentir honteux de Ryu contrairement à beaucoup de vampires qui avaient parfois du mal à museler leurs jeunes prodiges qui n’avaient bien souvent de prodigieux que leurs capacités à paraître ridicules. Ryu était intelligent et avait de la conversation… Le problème était parfois de canaliser son attention et ça, mine de rien, Katsuo pensait encore qu’il fallait posséder la clef de sol de la partition du jeune homme pour y parvenir entièrement. Et encore… Il était bien gentil de songer « entièrement ». Bref… Tout ça pour dire que railleur et la voix légèrement rauque tandis qu’il ricane un peu, Katsuo constate :

๑ Non, je te prends juste pour un bébé.

Un bébé vampire. Pas si mignon que l’idée que s’en faisait la croyance populaire en songeant au terme « bébé » mais ça avait son petit quelque chose d’attendrissant à ses yeux, pour une raison qui ne cherchait elle-même pas de source. C’était ainsi… Il était attaché à Ryu de manière forte et avait un orgueil mal placé à son endroit. Disons qu’il aurait fallut être très aventureux et/ou suicidaire pour venir bavarder avec lui et se montrer désagréable envers son fils vampirique.

La conversation semble néanmoins redevenir bon enfant et Ryu s’éclaire d’un seul coup au sujet de la sortie qu’ils prévoyaient. A la bonne heure ! Pendant un instant, il en oubli même cette damnée carte, quoi que ça lui revienne assez vite pour la reréclamer. Désolé mais non, il n’allait pas laisser le poisson s’enfuir de cette manière ! Ceci étant dit, Katsuo ne peut pas nier apprécier voir ce petit instant de bonheur sur le visage encore un rien poupin quoi que creusé légère il lui semble de Ryu. A moins que ce ne soit qu’un effet de lumière ou son imagination parce qu’il n’avait pas prit le temps depuis un trop long moment de bien regarder son fils.

Levant une main, Katsuo vient retirer quelques mèches rebelles de la tignasse de Ryu de devant les yeux de ce dernier, la pulpe de ses doigts effleurant sa peau pâle.

๑ Nous passerons manger avant tout ça.

Parce que mine de rien, il trouvait l’épiderme de Ryu assez frai pour l’heure. De toute façon, lui-même allait devoir songer à se sustenter.

Il ne relève pas le « Nakajima-sensei » quoi qu’un sourire amusé vienne à nouveau rapidement flotter sur ses lèvres. Quel… Idiot ! Mais bon, ça lui rappelait fatalement quelques souvenirs qui n’étaient pas si vieux que ça. Une dizaine d’année, à l’échelle d’une vie vampirique, c’était une poignée de minutes humaines non ?

๑ Ha !

Son attention est distraite par un coin de carte qu’il reconnait tandis que Ryu continu de soulever quelques volumes et le vampire sans saisit, revenant mettre une claque à l’arrière de la tête de son fils !

๑ Je t’avais bien dit que c’était toi qui l’avais !

Katsuo la parcours rapidement des yeux, satisfait, et finalement il commence à se retirer, prêt à aller, comme prévu, regarder ce qu’ils pourraient faire en sus de Nippori. Et il allait soigneusement ranger cette carte. D’ailleurs, se tournant à nouveau vers Ryu qui allait lui-même probablement prendre congé vu son empressement soudain :

๑ Tous les chemins ne mènent pas à mon bureau, rappelle t-en…

Parce que ça commençait à lui faire doucement perdre patience, de ne plus mettre la main sur ses affaires de manières aussi intempestive !


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