C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine

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MessageSujet: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Ven 11 Mai - 3:32



Danse pour moi, coeur de cygne.
31 octobre, 21h00


Il était fin prêt. Ça n'avait pas été une mince tâche que d'enfiler ce costume alors que pourtant, on aurait pu croire le contraire. Surtout pas pour Ketsueki, qui était vampire à toujours être tiré à quatre épingles. Pour lui, pas question d'être habillé n'importe comment. Il avait presque constamment un complet sur-mesure sur le dos et gare à quiconque voudrait lui faire porter autre chose ! C'était bon pour les affaires, ça faisait de lui un homme qu'on remarquait de loin, mais surtout, il se sentait incroyablement confortable dans ce genre de vêtement raffiné. Ça, ainsi que quelques longs manteaux tout aussi noirs que ses complets préférés. Mais ce soir, exit cette sombre couleur qui avait clairement la préférence du noble vampire. Exit ses préférences niveau chiffon et ses récriminations contre le code vestimentaire. Abarai Ketsueki avait fait comme tous ceux qui étaient convoqués au grand bal vampirique annuel : il avait revêtu son déguisement.

Dans la pièce voisine, il entendait Haine s'affairer lui aussi. Pour être franc, Ketsueki n'avait pas encore voulu ne serait-ce qu'apercevoir la couleur du costume de son fils vampirique. Il avait prétendu que ça ne l'intéressait absolument pas et avait renvoyé Haine avec perte et fracas lorsque ce dernier était arrivé dans son bureau, tout enthousiasmé par l'idée de se déguiser en Mata Hari. Et pourtant, Bouddha seul savait à quel point Ketsueki brûlait d'impatience à l'idée de voir son petit protégé dans un costume qui, assurément, ferait tourner toutes les têtes ce soir. En quelques sortes, le vampire allait accomplir un tour de force : ce soir, ce n'est non pas Kuromiya Sensui qu'on allait suivre du regard et tenter d'aborder sans arrêt pour sa beauté légendaire. Non. Cette nuit, ce sera la nuit d'Haine. Il sera divin et en un claquement de doigts, il éteindra le soleil qui dore habituellement la peau de porcelaine de Kuromiya. L'attention de la salle entière lui appartiendrait.

À ce moment, Ketsueki n'avait pas idée d'à quel point cette prophétie était exacte et lugubre...

Le grand vampire réajuste un peu la coiffe de pharaon qu'il avait enfilée. Dorée et bleu royal, elle aurait pu couvrir la totalité de sa crinière fauve si celle-ci n'était pas si longue. Habituellement ondulée, il avait cette fois laissé ses cheveux bien raides et avait même dompté quelques mèches rebelles grâce à un fer plat qu'il avait pris dans la salle de bain d'Haine. Les reflets bleutés de ceux-ci n'était probablement pas sans rappeler la couleur sombre de la coiffure des Égyptiens d’antan, alors tout était parfait. Les pans de sa coiffe recouvraient légèrement ses épaules et le large collier d'or qu'il avait d'attaché autour du cou. Ce dernier auréolait son torse sur une grande superficie, les Égyptiens n'étant visiblement pas réputés pour leur modestie.

Sa tunique était simple, mais ne semblait pas faite exprès pour l'Halloween, au moins. Ketsueki aurait sciemment refusé de porter quoi que ce soit qui était fait d'une mauvaise fabrique et sûrement qu'il n'était pas le seul dans cette situation ! De fait, on aurait pu le croire tout droit sortit de la XIIe dynastie, son nez droit et plus long que la moyenne japonaise y aidant, ainsi que les traits durs de son visage. Ses yeux bridés l'étaient davantage grâce à un maquillage qui rappelait l'oeil d'Horus et plusieurs bijoux en or et saphirs étaient disposés ça et là. Ses oreilles, ses doigts, ses poignets et même ses chevilles portaient de magnifiques pièces qu'il avait lui-même sortit de ses réserves. Sauf ce bracelet rappelant un serpent enroulé sur son bras, juste sous son épaule. Celui-là, c'est le Conseil qui le lui avait fourni...

Ainsi donc, après un dernier regard à son miroir, Ketsueki est fin prêt. Il réajuste son némès, attache une croix ankh à sa ceinture, attrape son sceptre ouas et boude résolument la barbe postiche laissée exprès sur sa coiffeuse. Merci... mais non merci. D'un pas décidé, il sort de sa chambre. C'était le moment d'aller voir Haine. Le jeune vampire ne faisait plus autant de bruit que précédemment, aussi Ketsueki suppose-t-il qu'il en a terminé des préparatifs majeurs. Le gérant du Candies & Leather s'arrête devant la porte, attendant que son protégé vienne lui répondre... mais vraisemblablement, Haine a la tête en ébullition et ne l'entend même pas arrivé. Ce n'était pas un problème de sens qui auraient besoin d'être révisés et ça, Ketsueki le savait fort bien. Haine était seulement trop tête en l'air... De fait, le vampire tourne de lui-même la poignée de cette chambre qui ne devait jamais être verrouillée, sauf ordre contraire.

D'un petit mouvement, il la force à s'ouvrir tout en restant sur place. Et devant lui, les mains encore dans ses cheveux grenat pour les retenir en une coiffure élaborée, Haine lui apparaît dans toute sa grâce et sa splendeur. Ketsueki ne bouge, ni ne parle pendant un long moment, son regard glissant seulement avec ravissement sur la courte, mais terriblement désirable silhouette. Il mentait peut-être au monde entier, mais ne se faisait pas l'affront de le faire à lui-même sur ce sujet bien précis : Haine pouvait provoquer un réchauffement certain de ses reins en un seul mouvement involontaire du bassin. Mais, Ketsueki était aussi un homme de principes et la pureté de son petit protégé était primordiale pour lui, à cette jeune ère de la vie d'Haine.

Ainsi donc, après ce petit moment de silence semblable à celui observé par les fanatiques devant l'hôtel de leur déesse mère, le gérant entre dans la pièce. Il referme derrière lui, la porte claquant sèchement, mais brièvement dans le relatif silence dont la pièce était maintenant emplie.

« Continue. », ordonne Ketsueki de son ton neutre habituel. « Je venais voir où tu en étais. Tu as pris du retard. »

Le reproche dans sa voix n'est absolument pas voilé, bien que le vampire n'en fasse pas non plus une affaire d'état. Disons qu'il avait juste assez insisté pour qu'Haine baisse un peu le regard. C'était mal d'aimer à ce point le voir courber l'échine devant lui ? Non, Ketsueki n'avait rien d'un affreux pervers qui avait mordu ce délicat jeune homme seulement pour en faire un esclave. Il voyait plutôt cette soumission d'un bon oeil car elle permettait à Haine d'apprendre à être un bon vampire. Et il n'était pas idiot pour autant, bien que certains semblaient s'amuser à le croire. Ketsueki était conscient qu'Haine protégeait corps et âme sa pureté et pour cela, il fallait une certaine force de caractère.

L'homme reprend sa petite observation muette un moment, son regard s'arrêtant brièvement sur le ventre plat mis à nu par une tenue qui n'en cachait décidément pas beaucoup, mais juste assez pour ne pas être provocatrice.

« Une aura de mystère gracile t'entoure dans ce costume. », convient l'homme, chez qui les compliments étaient chose rare. Et de fait... « Dommage que ce sentiment s'évapore aussitôt que tu ouvres la bouche. »

Sois belle et tais-toi, c'était un peu le leit motiv de Ketsueki, n'est-ce pas ? Le vampire se pose derrière Haine. Son sceptre royal fini sa course sur le lit à baldaquin de son fils. Du bout des doigts, il caresse brièvement l'endroit où, jadis, il avait mordu la belle nymphe. C'était la seule fois qu'un vampire avait pu poser contre cette peau tendre et douce ses crocs. Parfois, Ketsueki se réveillait de son sommeil artificiel avec ce goût doux et onctueux dans la bouche alors qu'il ne l'avait plus goûté depuis presque un demi-siècle. Le miracle de la mémoire, fort probablement...

« Cette nuit, Haine, nous ne partirons pas en même temps. », annonce soudainement Ketsueki, comme si ce genre d'annonce à la dernière minute était tout à fait normal.  « Une limousine t'attend devant le Candies & Leather. Tu y monteras. Ton conducteur te déposera à l'entrée de la forêt d'Aokigahara. »

Il retire ses doigts de la peau douce comme la soie tout en faisant quelques pas de côté. Moins distraitement qu'il en a l'air, il retourne sans l'ouvrir un petit journal scellé à clé, posé sur une table de chevet à côté du lit d'Haine.

« Ça fait plusieurs années que tu viens avec moi à cette réunion. », commence à expliquer le vampire, imperturbable. « Cette année, tu me feras l'honneur de devenir un vampire accompli en te rendant seul au temple. Je te retrouverai là-bas entre vingt-trois heure et minuit. Il va sans dire que je suis néanmoins ton cavalier, aussi ne me déçoit pas. »

En bref, qu'il ne trouve pas Haine pendu au bras d'un autre une fois là-bas...


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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Dim 13 Mai - 21:01



Le 31 octobre… Haine l’avait entouré dans son calendrier, cette date. Ce n’était pas la première fois qu’il avait été invité au bal vampirique en réalité… Après tout, Ketsueki était un vampire qu’on ne tenait pas éloigné de ce genre de mondanité bien qu’il soit plutôt reclus et de fait, Haine profitait généralement des bonnes choses qui lui arrivaient. Pours les quelques fois où il y était allé, cependant, Haine ne pouvait pas dire que ça avait été particulièrement passionnant… En fait, lui qui espérait pouvoir voir du monde et fêter avec des vampires comme il fêtait parfois en semaine avait dû très vite revoir ses souhaits à la baisse. C’était parfois presque… Protocolaire… Et il fallait ajouter à ça le fait que Ketsueki, avec les vampires presque plus encore qu’avec n’importe qui d’autre, serrait la bride autour de lui.

Parfois, Haine se demandait si la laisse –carrément- que son mentor lui avait passé autour du cou ne risquait pas de l’étrangler… Mais si c’était le cas, il ne s’en était jamais réellement plains et plus que ça encore : il l’avait aimé pour ça. A bien des égards, Haine devait apparaître aux yeux de bien du monde comme une petite chose si émerveillée par celui qui la séquestrait qu’elle en oubliait même que justement, elle était enfermée.

De toute façon, s’aurait été mentir que de le dépeindre entièrement comme ça. Ketsueki n’était pas non plus un tortionnaire et au départ, c’était bien Haine qui avait réclamé d’être vampiriser par lui. De plus, il fallait reconnaître qu’Haine avait toujours pour ainsi dire tout ce qu’il voulait d’un point de vue matériel… Vêtements, bijoux, maquillages… La seule chose qui lui manquait et qui ne s’achetait pas, c’était la douceur et la tendresse d’un Ketsueki souvent particulièrement revêche ou difficile à aborder. C’était un homme qu’on n’apprivoisait pas. Ou alors lui n’avait jamais su comment faire… Mais Haine ne désespérait pas et l’amour autant que l’admiration qu’il portait à son mentor était tout ce qu’il y avait de plus réel. Ketsueki était… Le centre de son univers et sans lui, Haine n’aurait pas su fonctionner dans ce monde parfois trop barbare pour lui… Ketsueki le protégeait de tout ça…

Quoi qu’il en soit, cette réception n’était pas comme celle des autres années. Non, parce que cette année, les différents conseils avaient décidé de choisir la date du 31 octobre et si c’était déjà arrivé, c’était néanmoins la première fois qu’ils décidaient de se plier à une fête comme celle d’Halloween en costumant la soirée. Un peu surprit au début, l’intérêt d’Haine avait été allumé comme celle d’un gosse à qui on aurait expliqué qu’il allait pouvoir revêtir un beau costume… Parce que s’il était bien une chose qu’on ne pouvait pas enlever aux Conseils c’est que d’un point de vue costume, ils n’avaient pas fait les choses à moitié et Haine était resté doucement rêveur devant le sien, ne songeant pas tant au plaisir qu’il aurait à le revêtir qu’à celui qu’il aurait en voyant Ketsueki en éprouver à le voir. Du moins, il l’espérait. Pas qu’il vive par procuration… Mais il savait être si gauche et si étourdit qu’il comptait bien sur ses charmes pour séduire un Ketsueki qui n’avait jamais cherché à cacher les raisons de sa transformation.

La tenue n’était pas bien compliquée, en soit… En bas, cintrant étroitement sa hanche et reposant bien bas sur son bassin, tenant grâce aux formes de celui-ci se trouvait une ceinture doré qui retenait un ensemble de drapé grenat maintenu fermement sur ses fesses et laissé ample et souple jusqu’à ses pieds. Quelques motifs s’étalaient de part et d’autre de ses voilages superposés, laissant s’entrechoquer doucement quelques perles rosées qui y étaient brodés.

Son ventre était laissé nu, ses épaules aussi et son torse était barré d’un rectangle de tissu dorée et brodé de perles idoines et rosée également. A ses bras, haut sur les poignets et haut au dessus du coude, des bracelets de tissu brodés et perlés identique créaient là aussi un tintement régulier à chacun de ses pas. D’ailleurs, sous les drapés de sa tenu il en avait également passé à ses chevilles !

Pour retenir son haut, une sorte de collier doré était passé autour de sou cou, s’étirant jusqu’au tissu et se refermant sur sa nuque. Des pierres translucides et rose s’y trouvait la encore et Haine soupirait justement devant ces dernières pierres. Bien qu’il ne soit pas sans savoir que les diamants roses étaient parmi les plus rares au monde, ces derniers avaient de loin sa préférence et inlassablement, il venait passer le bout de ses doigts bagués sur les petites pierres en soupirant.

Sandale or et pourpre aux pieds, il était présentement en train de nouer dans sa chevelure d’autres piques à cheveux somptueuses, couvertes là encore de pierres et de perles qui scintillaient au milieu de sa chevelure flamboyante. Quelques pinces décorées l’aidaient à dégager sa nuque et seule une mèche qu’il avait légèrement entortillée descendait sur le devant de son visage, sortant de sa tignasse à présent presque entièrement coiffée.

Mata Hari. Voilà bien le costume qui lui avait été attribué quoi que les couleurs soient définitivement les siennes. Un joli costume de danseuse javanaise quoi qu’un peu « exotique ». De toute façon, Mata Hari n’était pas tant reconnu pour son art de la danse que pour celui… De l’effeuillage pendant celles-ci ! Lui-même ne comptait évidemment pas se dévêtir ! De toute façon, s’il avait ne serait-ce qu’essayer, Ketsueki aurait préféré lui couper les mains que le laisser faire sans doute !

Parlant de Ketsueki, il le surprend en arrivant soudainement dans sa chambre après avoir ouvert en grand la porte. Haine rosit de plaisir à voir son mentor ainsi paré de son propre costume, son regard sombre se posant sur toutes les pièces riches et plus particulièrement les bijoux qui brillaient tant et tant qu’assurément, ceux là n’étaient pas faux. Ketsueki était un pharaon et à n’en pas douter, il en avait la prestance. Qu’on ne prétende pas que son jugement était biaisé… Il suffisait de regarder le vampire pour se rendre compte qu’il était tout simplement sculptural.

L’autre vampire reste ainsi un moment à l’observer et Haine baisse légèrement les yeux, intimidé de ce regard sur sa personne. Parce que l’avis de Ketsueki comptait… Il comptait toujours et bien plus que celui de n’importe qui d’autre…

๑ Continue. Je venais voir où tu en étais. Tu as pris du retard.

Certes… Haine a néanmoins un sourire pour Ketsueki, ramenant donc son regard un peu à contrecœur à son miroir histoire d’en terminer avec sa coiffure. A ce rythme, il était devenu un expert quand il s’agissait de faire quelque chose de joli avec ses cheveux ! Néanmoins, pour ne pas se tromper, Haine avait épinglé, dans le coin de son grand miroir, une photo de la coiffure qu’il voulait, perles et pierres comprises.

๑ Une aura de mystère gracile t'entoure dans ce costume.

A nouveau, le sang de son dernier repas tout récent vient rosir ses pommettes. Chaque fois que Ketsueki le complimentait, Haine se sentait sur son petit nuage, des papillons dansant dans son estomac et assurément, si son cœur avait battu, il l’aurait fait à la chamade ! Ketsueki qui le complimentait, ce n’était pas comme n’importe quel compliment ! Hélas, comme bien souvent, le noble vampire ne peut pas se contenter d’être aimable…

๑ Dommage que ce sentiment s'évapore aussitôt que tu ouvres la bouche.

C’était blessant et qu’on ne s’imagine pas que parce qu’il ne répondait rien ou ne s’offusquait pas, Haine n’était pas touché par ce genre de commentaire. Il était blessé mais il avait apprit à faire avec ce caractère très difficile de Ketsueki. Personne ne pouvait entrer réellement dans les bonnes grâces du vampire et en fait : surtout pas lui. Ketsueki s’inquiétait-il de le voir prendre la grosse tête ? Alors qu’il se rassure : avec pareil comportement, ça ne risquait pas d’arriver !

๑ Désolé, Ketsueki.

Oui, voilà qu’il s’excusait devant le reproche de son père vampirique. Il s’excusait de n’être pas aussi malin ou bourré de prestance que lui… Désolé de lui faire honte quand il réagissait de manière trop spontanée et sortait une grosse bêtise ou posait une question bête. C’était déjà arrivé et il pouvait au moins reconnaître que ça avait dût être affreusement gênant pour son mentor… Lui qui était un vampire très cultivé, très altier… Il avait souvent à son bras un joli vampire pas toujours très callé sur les sujets qui n’avaient pas trait à la mode ou à des sujets aussi « futiles » que celui-là. Et autant vous dire que Ketsueki discutait rarement mode et chiffon, évidemment…

Les doigts de Ketsueki viennent glisser sur sa peau et poussant un petit soupire comblé, Haine penche légèrement la tête pour lui laisse toute la latitude voulu. La dernière pince est glissée contre le haut de sa nuque nue et Haine laisse retomber doucement ses bras le long de son corps dans de multiples petits tintements perlés. Voilà exactement le genre de comportement qui rachetait entièrement Ketsueki à ses yeux… Ces petits instants souvent très courts où sans être câlin, Ketsueki se fendait d’une petite douceur à son encontre. Et pour Haine qui voyait le vampire être souvent froid et distant avec tout le monde, ça représentait beaucoup. Voir toute une intimité, carrément.

๑ Cette nuit, Haine, nous ne partirons pas en même temps.

Haine relève un regard interrogateur dans son miroir, fouillant le reflet de ce dernier pour accrocher le regard de son père.

๑ Une limousine t'attend devant le Candies & Leather. Tu y monteras. Ton conducteur te déposera à l'entrée de la forêt d'Aokigahara.

Le vampire acquiesce, docile, attendant la suite parce que Ketsueki ordonnait peut être souvent mais il accompagnait généralement ces ordres d’explications…

๑ Ça fait plusieurs années que tu viens avec moi à cette réunion.

Haine se fait un peu distrait au moment de l’explication de son mentor car ce dernier à retirer ses doigts chaud de son épiderme… Un petit gémissement un rien dépité franchit ses lèvres qui forment un instant une petite mine boudeuse mais comme il sait qu’il ne sert à rien de discuter, Haine se penche simplement un peu plus sur son miroir, vérifiant encore une fois le maquillage qui était le sien entre poudre rosée et blanche, crayon noir et rouge, gloss translucide mais brillant…

๑ Cette année, tu me feras l'honneur de devenir un vampire accompli en te rendant seul au temple. Je te retrouverai là-bas entre vingt-trois heure et minuit. Il va sans dire que je suis néanmoins ton cavalier, aussi ne me déçoit pas.

Haine se redresse, offrant un grand sourire à son père avant de lever une main pour lui faire le… « V » de la victoire. Oui, rien que ça ! Et même qu’il assure :

๑ J’ai tout comprit !

Ca faisait un peu idiot sans doute… Ou enfantin… Mais quoi qu’il en soit, Haine à tôt fait de quitter sa coiffeuse pour revenir près de son mentor dans un nuage de parfum, venant se poser à son bras et levant un regard empli d’admiration et d’envie sur lui alors qu’il demande avec presque supplication :

๑ Alors tu danseras avec moi cette nuit ?

Oui ! Il voulait danser et que Ketsueki le fasse danser ! Et s’il était son cavalier, il était normal qu’il songe à ça non ? D’ailleurs, relâchant Ketsueki, Haine fait quelques pas vers le centre de la pièce, sautillant en pas dansant pour faire valoir sa tenue avant de se retourner pour demander :

๑ J’ai la tenue parfaite pour ça non ?

Il a un rire décidément très amusé et emballé puis, notant comme Ketsueki avait le regard qui s’attardait parfois sur son journal, il va jusqu’à ce dernier pour le récupérer et le glisser dans un tiroir de sa commode. Là, Ketsueki arrêterait de s’imaginer des choses… Parce que le vampire était fort doué pour ça parfois. Une fois fait, Haine va grimper sur son lit, se pendant à l’un des piliers qui soutenait le baldaquin pour se faire curieux à nouveau, ne manquant pas d’énergie :

๑ Partageras-tu une victime avec moi ce soir ?

C’était encore ce qu’il avait trouvé de plus intime avec Ketsueki qui le repoussait souvent ! Et le vampire n’y consentait pas vraiment en général, préférant de loin l’éduquer à la chasse en quelque sorte. Ca n’empêchait pas Haine de réclamer de temps en temps ! Ca et…

๑ Et mon sang, en voudras-tu ?

Parce que oui… Depuis un long moment déjà, il caressait l’espoir de voir Ketsueki se pencher à nouveau sur sa gorge offerte pour sentir à nouveau le vampire en parfaite osmose avec lui… Pour le sentir « réellement » câlin.


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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Ven 18 Mai - 5:02


Haine rougit délicatement, conférant à son teint pâle une teinte rosée qui lui sied à merveille. Néanmoins, Ketsueki l'ignore royalement, le port altier, attendant ce qui allait suivre. Parce que mine de rien, c'est lui qui avait élevé Haine et même si les reproches étaient grands, il ne pouvait dire que le jeune vampire était un mauvais fils, au contraire. Il lui obéissait au doigt et à l'oeil, n'avait pas une seule once de rébellion au fond de l'oeil et du coeur et surtout, il savait exactement où était sa place par rapport à lui. C'était la raison pour laquelle Haine baissait présentement le regard. Savait-il réellement à quel point il était magnifique et désirable, ainsi soumis aux humeurs de son père vampirique ? Ketsueki soupire alors que le jeune homme s'excuse, mais n'ajoute rien, continuant seulement à observer le joli minois de ce garçon qui aurait déjà tout perdu de sa beauté s'il n'avait pas été là pour l'y confiner.

Ce qu'il aimait toucher cette peau d'albâtre, caresser du bout des doigts cette petite merveille qu'il s'interdisait pourtant de goûter une nouvelle fois ou de façon plus charnelle. Haine valait beaucoup plus qu'il n'en était conscient et Ketsueki ne faisait tout ça que pour lui donner encore plus de valeur. L'orfèvre à la retraite était peut-être plus collectionneur qu'il ne l'aurait souhaité, tout compte fait. La plus belle de toute les gemmes, le rubis, il l'avait retrouvé en un délicat jeune homme. Cette pierre précieuse qu'il détestait tout autant qu'il adorait. Sa beauté chaude, son étincelle de vie désespérée... Haine les possédait tout autant que ses reflets hypnotiques. Ils avaient été nombreux à vouloir lui voler sa précieuse gemme et ils l'étaient de plus en plus, au fil des ans. Mais jamais Ketsueki ne laisserait qui que ce soit mettre la main sur Haine... pas même lui.

Cette petite gemme pousse un soupir léger, réflexe qui aurait dût se perdre avec les siècles, mais qui, d'après Ketsueki, risquait de lui rester même dans mille ans. Peut-être aurait-ce dût encourager le vampire alors que la nuque gracieuse se découvre rien que pour lui... mais non. C'était une tentation à laquelle il ne pouvait céder... mais contre laquelle il n'était pas non plus certain de pouvoir lutter ! Ce moment d'une sensualité extrême fait rapidement place à une attitude fort enfantine de la part d'Haine, ce qui refroidit rapidement un Ketsueki qui n'appréciait guère ce genre de débordement. Il ne pouvait nier que peu importe ses agissements, Haine restait tout à fait charmant et sûrement très agréable à côtoyer, mais ce n'était pas digne d'un vampire de son rang. De fait, le gérant du Candies & Leather fronce les sourcils, pinçant les lèvres dans une moue désapprobatrice. On n'avait pas idée de réagir aussi peu dignement à un commandement hautement important !

« Cesse ces enfantillages, Haine. », ordonne le vampire somptueusement paré. « Tu n'es plus un bambin. »

Un enfant ? Si, encore... Mais ça, c'était une histoire de perception toute vampirique et il n'avait pas envie de s'étendre sur la réelle définition de l'enfance. De toute façon, Haine semble s'en ficher un peu pur sa part, de ce genre de définition, venant rapidement s'accrocher à son bras, suppliant pour qu'il lui promette une danse. Ou plus... Ketsueki n'en savait trop rien, mais il était clair que même s'il n'en avait demandé qu'une, Haine essaierait d'en grappiller deux une fois sur place. Puis trois, quatre, cinq... Ketsueki eût dût se sentir important qu'une si belle créature veuille être vue à son bras à ce point, mais il reste pourtant de marbre. Ce n'était pas à défaut de connaître sa chance, pourtant... Haine semble de toute façon vouloir convaincre avant même qu'ils arrivent au temple et il faut avouer que pour être convainquant, ça l'est. Néanmoins, ce n'est pas ce genre de numéro d'un charme insoupçonné qui ferait craquer son coeur de pierre.

Ketsueki lève une main pour que la délicate fleur cesse de tourbillonner. Ce faisant, il se plaît néanmoins à inspirer doucement un parfum qui a tout pour lui plaire. Au moins Haine maîtrisait-il certains arts à la perfection. La coiffure, le maquillage, le parfum... C'était le genre de chose qu'il connaissait très bien. Quelle parfaite petite poupée...

« Nous danserons. », convient Ketsueki sans s'étendre sur le sujet, mais ayant tout de même ses conditions. « Néanmoins, j'attends de toi à ce que tu danses convenablement, il va sans dire. Ne crois pas que je ne sais pas comment tu danses lorsque tu sors en boîte... »

Le ton était nettement désapprobateur, il va sans dire. Ketsueki n'était pas un grand fan de ce genre de soirée, mais depuis quelques années, il avait permis à Haine de s'y rendre. Il ne l'avouerait jamais à qui que ce soit, pas même à lui-même, mais lors de ces nuits, Ketsueki avait un mal fou à se concentrer sur ses tâches administratives, imaginant Haine au bras de mille hommes différents avec dégoût. Néanmoins, son imagination était peut-être fertile, mais il faisait sincèrement confiance à son protégé. C'est ce qui l'empêchait de le suivre discrètement. Et nul doute qu'il y aurait réussi haut la main, Haine n'étant pas très doué pour tout ce qui était lié au principe de la discrétion... Mais ce n'était pas nécessaire.

Après un coup d'oeil en biais pour le journal intime caché, Ketsueki en revient à Haine. Il ne respectait peut-être pas assez la notion de vie privée concernant Haine -ce qui ne devait pourtant pas arriver dans l'autre sens...-, mais il n'avait jamais forcé ce journal. Avouons-le, ce cadenas n'était là que pour appâter les curieux... Ketsu aurait pu le briser en un mouvement du petit doigt ! Mais à ce moment précis, le regard du noble vampire va plutôt jusqu'à son protéger qui commence à danser plus ou moins autour d'un des piliers retenant le tissu accroché tout autour de son lit. Décidément, il ne se mettait jamais sur « off »... Et il était tout à fait prêt pour la soirée. Ketsueki, pour sa part, n'aimait guère cette réunion annuelle. C'était un vrai calvaire que d'y revoir des vampires qu'il n'avait plus fréquenté depuis des années. C'était pire encore pour ce qui était de Kuromiya Sensui... Il l'ignorait en bonne et dût forme, mais ça ne changeait absolument rien à son ressentiment.

Haine ne connaissait pas cette histoire et pour ce soir, il allait l'ignorer. Un an de plus... Probablement toute sa vie même, sauf si une grande gueule allait lui parler de feu la relation entre Ketsueki et Kuromiya. Pour être sincère, le principal concerné n'y tenait absolument pas. Ça ne concernait pas Haine, après tout... Ce dernier, toujours au mieux de sa forme, commence à le harceler. Enfin... le mot était fort, mais visiblement, les attentes du jeune vampire pour cette soirée étaient élevées. Ketsueki soupire, levant à nouveau une main pour qu'il se taise.

« Il y aura plusieurs humains là-bas. Tu n'auras pas besoin de chasser cette nuit, Haine... Alors pourquoi vouloir partager un de ces humains avec moi ? », demande le vampire, toujours emprunt de bon sens, mais jamais d'émotions, malheureusement. « Si ça peut te faire plaisir et puisque ce n'est donc pas de la paresse, pour ce soir ce sera possible. »

Ketsueki ajoute presque « si tu es sage », mais trouve que tout compte fait, il l'a un peu trop répété en quelques minutes à peine. Quant à boire aux veines d'Haine... Le vampire a un léger frisson avant de se reprendre, redressant le menton pour aller s'assoir près de son fils vampirique, celui-ci toujours debout sur le lit.

« Quelle idée... Mais d'où me sors-tu ce genre de demandes ? », questionne un peu brusquement le gérant. « Je t'ai déjà expliqué ce qu'une nouvelle morsure signifierait... Et je t'ai déjà dis que je te voulais encore pur pour le moment. Le jour viendra peut-être. En attendant, tu es bien mieux sans franchir ce pas, crois-moi. »

Pour Haine, ses paroles devaient sembler injustes et rasoir, mais Ketsueki avait à coeur de protéger le jeune homme au mieux de ses possibilités. Et les morsures, les relations intimes... Ça en faisait partit. C'était de la possession, du contrôle, mais aussi de l'inquiétude et le besoin de couver. Ketsueki n'était pas un grand pratiquant du « on apprend de ses erreurs » concernant Haine. Le vampire observe droit devant lui la silhouette courte mais joliment dessinée de son précieux rubis dans le grand miroir de sa coiffeuse. Il lève une main sans quitter le reflet du regard, glissant sa paume contre une jolie jambe, savourant ainsi le tissu soyeux employé pour dessiner le costume de son fils. Ça ne lui arrivait pas souvent. Mais ce soir, il avait un peu le vague à l'âme... réunion vampirique oblige.

« Tu aimes ces soirées, dis-moi ? », demande Ketsueki avant de fermer les yeux, un peu frustré de se laisser assaillir ainsi d'émotions contradictoire. Si seulement il pouvait faire payer Sensui une bonne fois pour toute, histoire qu'il lui sorte de la tête ! « Pas moi. Les vampires sont vaniteux, arrogants, impétueux... Ils ne connaissent rien et croient tout savoir. Ils se donnent des droits qu'ils n'ont jamais acquis et détruisent tout ce qu'ils touchent. »

Oui, c'est sa propre race qu'il rabaissait ainsi, mais Ketsueki n'en avait rien à faire. Il n'aimait pas plus les vampires que n'importe quelle vermine en ce monde, si ce n'est Haine et lui-même. Mais lui-même valait-il mieux que ce qu'il pensait de ses semblables ? Si, assurément... Pour la simple et bonne raison qu'il ne se donnait pas les moyens de polluer la vie de quelqu'un d'autre, Haine mis à part. Se relevant, le vampire fait quelques pas vers la coiffeuse. Il s'y assoie, puis retire sa coiffe de pharaon avant d'attraper la brosse à cheveux d'Haine entre ses longs doigts fins. Il commence à la glisser lentement dans ses cheveux raidis... puis finalement, la tend à son fils sans mot dire.


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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Mer 23 Mai - 9:14





Ketsueki est fidèle à lui-même. C'est-à-dire qu’il est toujours dans cette attitude très digne, comme regardant le monde le haut… Il est silencieux, observateur… Et il y a cette savante dose de mépris, d’orgueil et d’intelligence aiguisée qui brille dans son regard. Ho ça… Son costume lui allait à merveille… Presque plus dans le fond que de la forme. Quel magnifique pharaon Ketsueki aurait fait… Haine aurait tué pour voir ça. Mais plus encore, il aurait tué pour avoir le droit de respirer le même air que lui. Fanatique ? Il l’aurait été ! Plutôt deux fois qu’une et n’en avait aucune honte ! Haine suivait peut être Ketsueki de manière aveugle mais il savait que l’homme n’était pas toujours bon et que son mauvais caractère n’était pas une bénédiction, surtout pour lui. Mais n’était ce pas là le signe des très grands hommes que d’arriver à se faire aimer par ceux qui ont conscience de tout ce qu’ils sont… ?

De fait, le vampire semble l’ignorer, se contentant de le regarder, de le toucher du bout des doigts ou du regard. Et pour Haine, c’est amplement suffisant. Parce qu’il ne vivait presque que pour ces petits moments où Ketsueki le caressait ainsi des yeux. Qu’on ne se méprenne pas… Si Ketsueki en venait à l’agresser, Haine défendrait sa vie ! Et il le ferait chèrement ! Peut être était-il plus attaché à l’autre vampire que qui que ce soit mais l’amour qu’il éprouvait Ketsueki avait bel et bien une limite. Celle-ci était juste… Vraiment très loin.

Signe que Ketsueki était cependant moins rigide présentement qu’à l’ordinaire, un petit soupire franchit la barrière de ses lèvres. Haine en ronronnerait parce que c’était de ces réflexes humains que Ketsueki n’avait jamais sauf quand il se sentait d’une humeur plus… Morose peut être. Et si ça ne rend pas Haine joyeux de savoir que son mentor avait un peu le vague à l’âme, il ne peut pas nier que ce petit moment pendant lequel il lui semble plus accessible lui plaît.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin… Parce que déjà, alors qu’il tourbillonne autours de lui, Ketsueki reprend son masque de sévérité. Ses beaux yeux cerclés de khôl s’étrécissent, ses sourcil redessinés au crayon se froncent et ses lèves se pincent en une moue aussi désapprobatrice que le ton qu’il emploi.

๑ Cesse ces enfantillages, Haine. Tu n’es plus un bambin.

Hé bien, d’un point de vu strictement vampirique, ce n’était pas tout à fait exact… Néanmoins, Haine prend la phrase au sens stricte du terme… Il fallait reconnaître que parfois, en prenant un peu de recul, lui-même trouvait son comportement parfois puéril. Un comportement qu’un homme de cinquante ans ne devrait pas avoir, en somme… Mais il avait en quelque sorte grandit dans un univers aseptisé Ketsueki était son point de repère et ce dernier semblait vouloir autant qu’il grandisse qu’il reste comme il était.

Quoi qu’il en soit, affichant un air un instant distant qui aurait pu concurrencer le plus épais des blocs de marbre, Ketsueki reprend la parole :

๑ Nous danserons. Néanmoins, j’attends de toi que tu danses convenablement, il va sans dire. Ne crois pas que je ne sais pas comment, tu danse lorsque tu sors en boîte…

Haine a une exclamation joyeuse à cette promesse ! Il acquiesce vivement, promettant rapidement aux conditions de son père vampirique tout en essayant de faire abstraction de cette allusion à ses soirées. C'est-à-dire qu’Haine n’était pas sans savoir que Ketsueki n’appréciait que moyennement ces soirées qu’il passait dehors et auxquelles il n’avait droit que depuis très peu de temps. C'est-à-dire qu’il ne se maîtrisait pas totalement depuis très longtemps… Il était donc normal que Ketsueki l’ai longuement chaperonné. Haine n’ignorait pas non plus la mauvaise humeur évidente de l’autre vampire lorsqu’il revenait de ces soirées ou expliquait qu’il s’y rendait. D’ailleurs, le fait qu’il s’y rende malgré tout prouvait qu’Haine ne vivait pas que par Ketsueki n’est ce pas ?

Néanmoins, ce que le jeune vampire ne pouvait pas nier non plus, c’est qu’il pensait beaucoup à Ketsueki durant ces soirées… Et qu’il savait qu’il aurait droit à bien des reproches en cas d’accroc. Ketsueki était rancunier, souvent… Et quand c’était lui, Haine avait l’impression qu’il n’aurait pas assez de deux vies pour racheter les bonnes grâces de Ketsueki. Et pourtant, c’était toujours ce qu’il faisait non ? Le vieux vampire finissait toujours par le laisser revenir auprès de lui… Peut être qu’il était celui qui pouvait le moins trouver l’approbation de Ketsueki mais c’était aussi celui qui pouvait malgré tout le réapprocher à chaque fois… Il était « particulier » pour le beau vampire et c’était une vraie satisfaction personnelle.

Haine perçoit le dernier regard de Ketsueki pour le journal qui vient d’être rangé et il lui fait simplement un sourire. Il savait que son père ne chercherait pas à l’ouvrir mais il ne voulait pas lui donner l’impression d’être nerveux quand aux faits relatés dans le volume. Pas besoin d’attiser ses jalousies et besoin de contrôle.

๑ Il y aura plusieurs humains là bas. Tu n’auras pas besoin de chasser cette nuit, Haine… Alors pourquoi vouloir partager une de ces humains avec moi ?

Pourquoi ? Parce qu’il voulait avoir l’occasion de partager des choses avec Ketsueki. Tout ce qu’il voudrait bien partager avec lui… Et mine de rien, depuis quelques temps qu’il devait chasser seul, Haine s’ennuyait de ces chasses où Ketsueki l’accompagnait, veillant sur ses pas, caressant parfois même sa tignasse lorsqu’il accomplissait ses premières morsures, en de rares occasions…

๑ Si ça peut te faire plaisir et puisque ce n’est donc pas de la paresse, pour ce soir ce sera possible.

Haine a les yeux brillants de plaisir à cet instant précis. Ketsueki n’aurait pas pu lui faire plus plaisir sans doute et bien qu’il lise toutes les conditions du vampire dans le regard bien noir de ce dernier, Haine ne se décourage pas, tâchant de réfréner ses envies de sauter au cou du magnifique être en face de lui. Ca devait sans doute se voir !!! Mais il parvient à rester à sa place. Lui sauter réellement au cou aurait probablement valu à Haine que finalement, Ketsueki refuse…

Le vampire vient se poser au bout de son lit, ne le regardant pas mais ayant une réaction physique qu’Haine remarque quoi qu’elle soit très discrète. Et savoir que c’était l’éventualité de boire son sang qui avait ainsi fait réagir Ketsueki le gonfle de joie comme de fierté. Néanmoins… Ketsueki reste fidèle à lui-même là encore.

๑ Quelle idée… M’ais d’où me sors-tu ce genre de demande ? Je t’ai déjà expliqué ce qu’une nouvelle morsure signifierait… Et je t’ai déjà dit que je te voulais encore pur pour le moment. Le jour viendra peut être. En attendant, tu es bien mieux sans franchir ce pas, crois-moi…

Haine à un long soupire déçu… Ketsueki refusait encore, lui redonnant ces raisons qu’il connaissait déjà par cœur et qui mine de rien, le satisfaisait de moins en moins. Mais c’était vrai qu’ils avaient déjà eu cette conversation plusieurs dizaines de fois.

๑ Tu aimes ces soirées dis moi ?

Si Haine avait voulu rebondir sur le sujet précédent, il n’en a ainsi pas le temps… D’ailleurs, il n’a pas celui de répondre à la dernière question non plus.

๑ Pas moi. Les vampires sont vaniteux, arrogants, impétueux… Ils ne connaissent rien et croient tout savoir. Ils se donnent des droits qu’ils n’ont jamais acquis et détruisent tout ce qu’ils touchent.

Voilà qui était bien noir comme réflexion et Haine est surprit de découvrir Ketsueki dans une telle morosité… C’était à présent encore plus perceptible que lorsqu’il avait soupiré, un peu plus tôt.

Haine descend du lit et s’approche de Ketsueki, récupérant la brosse à cheveux pour venir avec douceur la passer dans les longs cheveux noirs que le vampire avait ce soir entièrement lissés. Pendant un long moment, Haine reste simplement ainsi, silencieux, passant la brasse dans la tignasse corbeau, en appréciant la douceur soyeuse et la finesse. Et finalement :

๑ Je m’ennuis d’habitude à cette réception… Mais de se costumer, je trouve ça amusant…

Au moins ne lui mentait-il pas. Il aimait vraiment cette soirée simplement pour le côté « bal costumé » et parce qu’il avait hâte de se présenter ainsi vêtu. Haine repose la brosse sur la coiffeuse, venant peigner de ses doigts un instant les longs cheveux avant de saisir quelques épingles discrète pour venir les accrocher dans les longs cheveux afin qu’ils aient une belle tenue sous la coiffe de Ketsueki. Avec dextérité, il les passe ainsi, les laissant presque invisibles et finalement, contournant le vampire, Haine vient s’assoir au sol, déposant sa tête sur les cuisses de Ketsueki.

๑ As-tu déjà connu l’amour, Ketsueki… ?

Ses bras passe autour de la taille fine mais robuste alors qu’il ajoute :

๑ A mon âge, je devrais l’avoir déjà expérimenté non ?

Et il va de soit qu’il ne parlait pas tant de sentiment d’amour que d’acte charnel. Néanmoins, il était sans doute clair aussi qu’il ne s’intéressait qu’au vampire présent dans sa chambre à ce moment précis…

๑ J’ai peur quand je rencontre un vampire. J’ai peur qu’il me morde…

Autant dire que vu comme Ketsueki lui en avait toujours parlé et l’en avait préservé, Haine vivait cette potentielle expérience comme un viole et un traumatisme difficilement supportable.

๑ Mais toi, j’aimerais. Est-ce que c’est mal ? Est-ce que c’est pervers ?

La curiosité était réelle et dénuée de toute perversité, elle…

๑ Parfois, j’aimerais que l’on me touche…

Il a honte de l’admettre mais au fond, à son âge, on ne pouvait pas lui reprocher d’en avoir envie tandis qu’il ne l’avait JAMAIS expérimenté n’est ce pas ?

๑ Tu crois qu’un jour, tu pourrais avoir un tout petit peu de désir pour moi ?

Et de fait, il ajoute sur un ton déterminé et sérieux :

๑ Je ne laisserais jamais personne d’autre que toi m’enlever ma pureté Ketsueki, tu me crois ? Je ne veux pas. Personne. Juste toi…

Puisque c’est le moment des aveux, il ajoute :

๑ Je suis allé au Miryô il y a quelques nuits…

Il savait que la réputation de l’endroit ne manquerait pas d’être arrivée aux oreilles de Ketsueki mais bon.

๑ J’ai rencontré un vampire par hasard. Il était gentil…

Et c’était dit avec circonspection, surtout parce que Ketsueki avait eu un discours très dur envers les vampires, quelques instants plus tôt… Et de fait, la raison de cet aveu :

๑ Qu’est ce qu’ils ont osés te faire ? Que je sache pourquoi je les déteste tant…



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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Mar 5 Juin - 4:25


Lorsque Ketsueki posait son regard sombre sur Haine, il voyait tant de facettes éclatantes dont lui-même ne possédait que l'ombre. L'autre côté du miroir, en quelque sorte. Un sentiment très pur se dégageait du jeune vampire, quelque chose que Ketsueki voulait à tout prix préserver et lorsqu'il éclatait ainsi d'une joie intense, il lui rappelait toutes les raisons qui faisaient que malgré lui, le gérant du Candies&Leather s'accrochait à son petit protégé et à sa pureté. Haine promet tout ce que Ketsueki peut lui demander, les yeux brillants, l'air d'être complètement aux anges. Est-ce qu'un homme pouvait rester indifférent à ce genre de manifestation ? Ketsueki avait l'impression d'avoir offert la lune à Haine et pourtant... Bien des vampires auraient couverts cette magnifique créature de plus de bijoux qu'il ne pouvait en rêver. Et lui... lui ne faisait rien de spécial. Pourtant, Haine trouvait en toutes petites choses qu'il lui concédait une beauté que Kestueki lui-même ne comprenait pas.

La déception de son petit rubis est néanmoins palpable lorsqu'il lui refuse une morsure, souillure sur cet épiderme de porcelaine. Il ne pouvait comprendre... Mais Ketsueki n'était pas prêt à lui concéder ce souhait spécifique. On ne terni pas la plus précieuse des pierres sur un coup de tête, ni sur un caprice. Quoi qu'il en soit, Haine fait selon ses caprices à lui, attrapant la brosse à cheveux tendue pour la glisser dans les mèches lisses de sa longue crinière. Et étonnamment, le jeune homme semble se calmer. Silencieux et calme, il s'occupe simplement de ses cheveux, alors que Ketsueki observe avec un certain intérêt leurs reflets dans la glace. Ce moment de calme au milieu de la tempête émotionnelle que pouvait être Haine lui fait un bien fou et finalement, détendu, il quitte du regard sa jolie sirène pour observer les produits devant lui, sur la coiffeuse.

Lorsque Haine reprend la parole, le vieux vampire a déjà saisit, entre ses longs doigts fins, une bouteille de parfum qui avait assurément plus d'une quarantaine d'années. D'un genre ancien, de celui avec une petite pompe décorative, la bouteille lui avait valu, à l'époque, un prix conséquent. Et à présent, ce parfum était d'autant plus prisé qu'il n'existait plus. Pour autant, Ketsueki avait réussi à faire ordonner la fabrication d'une fragrance quasi identique et c'est celle-ci qui était contenue dans cette jolie bouteille décorative. C'était son favoris et certains soirs, il lui arrivait de demander à Haine d'en porter, par simple caprice de sa part. Ces soirs-là, il réalisait qu'il faisait parfois espérer vainement son protégé, glissant longuement ses doigts contre son cou, humant régulièrement ce parfum qui, mêlé aux fragrances naturelles du corps d'Haine, était tout simplement divin. Mais jamais il ne mordait, même si parfois l'envie était immense.

Néanmoins, cette fragrance lui était réservée, aussi avait-il demandé à Haine ne de pas la porter aussitôt qu'il comptait quitter le Candies&Leather et même, le confort de leurs appartements respectifs... Dieu qu'il aimait cette bouteille. Après en avoir légèrement humé le contenu, le vampire le repose sur la coiffeuse, relevant le regard vers Haine. Ou plutôt, vers sa réflexion. Est-ce que c'était un soulagement d'entendre son jeune apprenti rabaisser un peu ces soirées, soudainement ? Non, mais au moins n'avait-il pas à subir la crispation de l'entendre dire le contraire. Comme quoi, peu de choses pouvaient réellement mettre le gérant en joie... et ça lui en prenait très peu pour provoquer un certain mécontentement.

« Nul doute que ton costume doit te ravir. », assure Ketsueki, la mine un peu sombre. Quelle idée de faire porter si peu de tissu à un enfant et ce, de façon complètement affriolante... Il allait devoir surveiller ces arrières plus que jamais, ce soir. « Ça m'étonne tout de même que tu ais reçu un costume si... féminin. »

Pas qu'Haine n'avait pas les formes pour le porter, au contraire... Mais il était clair que c'était un costume de femme et venant du Conseil, Ketsueki avait presque envie de le prendre pour un affront personnel. Une façon qu'ils auraient trouvé de bien rigoler. Paranoïaque ? Oui, peut-être bien... Mais jusqu'à présent, ça lui avait plutôt bien servit. Peut-être que ce soir, il devrait se détendre un peu, malgré tout... C'était à méditer. Mais pas pour le moment puisqu'il supervise d'un oeil critique la façon dont Haine a de le coiffer, glissant tout d'abord ses doigts dans ses longues mèches corbeau avant de glisser quelques épingles dans sa tignasse pour les maintenir d'une façon complexe qui semblait pourtant si facile pour Haine. Puis, une fois son chef-d'oeuvre terminé -et Ketsu n'avait absolument rien à y redire cette fois...-, son fils vient poser sa séduisante silhouette à ses pieds, sa tête trouvant refuge sur ses cuisses.

Dans un premier temps, il ne bouge pas d'un centimètre, observant plutôt son propre reflet dans le miroir, les lèvres pincées. Mais, parce qu'il ne refusait pas toujours un peu de tendresse à Haine, une de ses mains fini par glisser lentement dans la chevelure flamboyante, sans pour autant défaire la coiffure du jeune homme. Et ce dernier a soudainement... une intéressante, mais très troublante question. Entendre parler d'amour par Haine, c'était déjà particuliers. Mais qu'il lui demande aussi directement s'il avait déjà été épris... Ketsueki pèse un moment le pour et le contre d'une potentielle réponse, sachant fort bien que son fils n'allaient pas trop pousser s'il ne se racontait pas, de toute façon. De toute façon, l'empêchant de se creuser la tête trop longtemps, Haine continue sur un sujet... semblable. Lentement, la main de Ketsu cesse son mouvement, immobile à quelques centimètres au-dessus des mèches soyeuses.

L'air de l'homme est neutre, mais brille au fond de son regard une lueur d'appréhension. Il est clair qu'il s'attendait depuis un moment à cette conversation : il n'était pas sans connaître les désirs des jeunes hommes et même si pour les vampires, un être de cinquante ans n'était pas encore mature, il savait que le développement humain d'Haine devait être terminé à cet âge, ce qui n'était pas le cas présentement. Et ça le travaillait, bien sûr... Ketsueki le voyait. Il devenait de plus en plus demandant, cherchant caresses plus tendres et même sa morsure, comme vu un peu plus tôt. C'était, entre vampires, un acte d'une sensualité déroutante sous laquelle se cachait souvent une sexualité à peine camouflée. Haine ne pouvait être conscient que d'une infime partie de ce que cet acte renfermait. Mais vraisemblablement, au-delà de ses envies de caresses et d'amour, il comprenait assez pour craindre la morsure d'un autre vampire. Et pour être sincère, ça rassure grandement Ketsueki...

C'est un temps de grande discussion, semble-t-il et finalement, retenant de peine un soupir, vestige humain dont il n'avait absolument pas besoin, le gérant pose la main qui caressait la crinière de feu d'Haine contre son ventre. Son regard descend lentement jusqu'à son fils, qui continue d'étaler ses envies et ses besoins avec une petite honte et, pourtant, un sérieux qui ne donne absolument pas envie de se moquer. Peut-être était-ce le moment de se remettre en question, pour Ketsueki... C'était troublant à admettre, ce qu'il s'efforce pourtant de faire en ce moment présent. D'une caresse sur un des bras fins de sa Mata Hari d'un soir, ceux-ci glissés autour de sa taille, Ketsueki montre qu'il était à l'écoute, bien que peut-être pas prêt non plus à répondre à toute question... Il pouvait néanmoins, dans une certaine mesure, commencer à tâter le terrain. À la façon Ketsu, bien sûr.

« En effet, Haine. Les jeunes vampires de ton âge se complaisent le plus souvent dans le péché de la luxure. Ce n'est pas un mal que de t'en tenir éloigné plus longtemps qu'eux. », assure le vampire, un air grave peint sur ses traits de marbre. Il était évident qu'il voulait décourager Haine d'emprunter cette voie pour le moment... ou bien se décourager lui-même ? « La valeur de ta pureté est indéfinissable. Tu es un joyau et ceux-ci se doivent d'être conservés. »

Les compliments étaient rares chez Ketsueki, c'était vrai... Mais certains valaient leur pesant d'or. La main de l'homme vient se poser sur un bras à l'épiderme de porcelaine, alors qu'il toise Haine d'un regard sévère. Lorsque le jeune vampire lui avait avoué vouloir être caressé par lui... Ketsueki avait préféré ne pas trop y penser et pourtant, il ne pouvait s'en empêcher, à présent qu'il abordait le sujet à son tour. Ce corps fin, éternellement jeune, tout en courbes délicieuses... Bon sang, cet enfant allait finir par le tuer.

« Tu ne connais encore rien de l'amour. C'est la raison pour laquelle tu es plein d'espoir. Mais un jour, il viendra et repartira plus rapidement que tu ne l'aurait souhaité, sans un mot d'au revoir. Cette journée là, tu perdras l'innocence que je tente tant bien que mal de préserver. », explique lentement Ketsueki, sombre. Oui, il reportait ses propres échecs sur Haine... Mais ne le protégeait-il pas de cette façon ? « Celui qui affirme ne pas ressentir de désir pour toi est un menteur. Mais te désirer ne fait pas de moi un homme digne de toi. Ne comprend-tu pas que ce dont je dois te protéger et qui me cause le plus de soucis, c'est de moi-même ? Alors n'ayons pas cette discussion maintenant... Mais non, tu n'es pas pervers. Quelle idée. »

Ainsi, il répondait à Haine lorsque celui-ci se demandait s'il pourrait un jour ressentir « un peu » de désir pour lui. Ce n'était là qu'un euphémisme... Il ressentait déjà un désir fou pour le doux petit vampire. Trop. Et il devait l'oublier. De fait, claquant sa langue contre son palais, histoire d'exprimer un certain agacement qu'il préférait extérioriser à quelques autres sentiments peut-être plus sains. De toute façon, Haine lui avoue soudainement avoir rencontré un « gentil » vampire et décrochant avec fermeté les bras du jeune homme de sa taille, il se relève. Il prend les mains de son fils dans les siennes, l'invitant à se relever. Son regard dur planté dans celui d'une infinie douceur innocente de son petit rubis, il réalise à quel point un immense gouffre les sépare.

« Tu sais quel genre de club est le Miryô ? Je ne veux pas que tu participes à leurs fêtes débridées, Haine ! », réprimande Ketsueki, plus en colère par cette rencontre inopinée que par la présence de son fils dans cet endroit... bien que ce dernier n'ait vraiment pas sa faveur. « Quel est le nom de ce vampire ?! »

Finalement, après un petit grognement de mécontentement, il attire Haine à lui. Ses bras glissent autour des hanches à demi recouvertes de tissu soyeux alors qu'une main se pose au milieu du dos délicat. L'étreinte est néanmoins fort brève et n'y est que pour consolider la promesse qu'il fait rapidement.

« Aucun vampire ne te mordra tant que je serai là pour te protéger. Ne crains rien. », jure Ketsueki avant de relâche Haine, revenant se planter devant la coiffeuse. « Jamais. »

Tout en remettant sa coiffe par-dessus ses longues mèches corbeau, le gérant du Candies&Leather croise une nouvelle fois le regard d'Haine dans la glace.

« Et relève un peu le menton. Les épaules plus droite ! Ne me fait pas honte à cette réception, pour l'amour de Bouddha ! »

Voilà... Ketsueki était revenu à lui-même et nul doute que les dernières minutes de préparation allaient être plus que pénibles... !


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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Jeu 7 Juin - 14:20


Spoiler:
 



Haine avait observé, entre les mains de son père et mentor, le flacon de parfum qui rien qu’à le regarder le ramenait tout une vie en arrière. Ou, tout au moins, à sa jeunesse humaine. Un parfum qui avait eu les faveurs de Ketsueki et que ce dernier avait réussi à lui procurer alors même que la fabrication en avait été arrêtée. La seule condition : qu’il ne l’utilise que pour lui. Comme toujours, Haine n’avait pas prit ombrage de ce genre de demande exclusive. Il avait acquiescé et plutôt que d’y voir une possessivité étouffante et des demandes toujours plus extravagantes, le tout jeune vampire s’enthousiasmait de l’intérêt que son père lui vouait.

Il était de notoriété quasi publique que Ketsueki et Haine entretenaient une relation des plus ambiguë et étrange… Beaucoup prétendaient de ce qu’ils faisaient, entre les murs du Candies & Leather et sans doute que les activités de l’établissement étaient pour beaucoup dans le genre d’idées qu’ils leur prêtaient. Pourtant, on aurait pas pu faire plus chaste que leur relation et même, Haine aurait pu soupirer à fendre les pierres en exprimant comme Ketsueki le touchait peu… Il y avait quelques agréables exceptions, fruit de raisons qui lui restaient toujours inconnues… Ketsueki se montrait non pas câlin mais plus tactile… Il le caressait de cette manière qu’avaient les hommes emplis d’un certain désire qu’ils réprouvent… Et Haine n’attendait probablement qu’une seule chose : qu’il y cède.

Combien de fois Haine avait-il rêvé, alanguit au beau milieu de ses draps, que Ketsueki vienne le retrouver et fasse plus que de le caresser avec retenu ? Qu’il embrasse, morde, possède… ? Trop assurément et rien que d’y penser, il aurait probablement rougit. Mais Ketsueki ne se décidait pas et tout ce qu’Haine pouvait faire, c’était de cultiver ce qu’il savait que le vieux vampire aimait chez lui pour qu’un jour finalement, tel Eve, Ketsueki croque la pomme.

๑ Nul doute que ton costume doit te ravir. Ça m'étonne tout de même que tu ais reçu un costume si... féminin.

Haine reste un instant pensif face à cette remarque fort à propos qu’il ne s’était même pas faite lui-même, tout à sa joie de découvrir le joli costume. Ce n’était pas tant l’aspect « féminin » qui l’avait séduit que les voilages, les perles, la couleur et l’exotisme du costume. Il aimait le bruit de ce costume et la douceur de celui-ci sur sa peau. Mais quitte à trouver une réponse :

๑ Peut être que la personne qui me l’a envoyé a cru que j’étais une femme ?

Ca n’aurait pas été la première fois, à dire vrai… Et si ça le fait un peu soupirer, ça ne le vexe cependant pas. C’était inutile de se froisser pour une chose dont il n’avait pas la preuve et c’était d’autant plus stérile que ce costume : il l’aimait !

๑ Mais tu aimes ce costume n’est ce pas… ?

Et même qu’il ose, en baissant le regard :

๑ Je le vois.

Peut être était il jeune vampire, peut être n’avait il jamais goûté à l’amour, qu’il soit un doux sentiment ou un acte charnel… Mais Haine savait se rendre compte de l’effet qu’il pouvait provoquer et quoi que Ketsueki lui reste le plus souvent entièrement fermé, froid et distant, il avait presque pu voir l’aura rougeâtre et brûlante l’enveloppant allant caresser celle froide et bleu acier de l’autre vampire, la faisant diminuer… Et il avait vu à sa façon d’être aussi, sans doute, que ce costume lui plaisait. Néanmoins, il n’était pas assez naïf pour ignorer que si le costume avait été choisit par lui et non le conseil, Ketsueki lui aurait probablement interdit de le porter. Il était comme ça, le vampire qui avait fait de lui ce qu’il était : possessif, entier, froid… Fascinant…

Le vampire passe le bout de ses longs doigts contre sa gorge offerte et Haine se garde bien de l’en chasser… Au contraire, il s’alanguit un peu plus, tel un chat cherchant chaleur et caresse entre les mains de son maître. Et au final, c’était peut être très exactement ça…

De fait, il a une caresse le long d’une jambe nue sous son costume de Ketsueki, son index glissant le long de celle-ci pour se perdre sur l’attache d’une sandale alors même que l’autre vampire semble s’être immobilisé… Haine relève la tête juste un instant et s’il avait été humain, son cœur aurait probablement battu la chamade tant il croyait avoir eu le mot de trop qui aurait contrarié son mentor… Mais ça ne semble finalement pas être le cas… Et l’expression de Ketsueki lui est, pendant une poignée de seconde, indéfinissable.

Ketsueki se fait à nouveau caressant, ses longues mains venant caresser ses bras nus et Haine ne les retire sûrement pas de la taille de l’autre vampire, déjà tout prêt à boire ses paroles.

๑ En effet, Haine. Les jeunes vampires de ton âge se complaisent le plus souvent dans le péché de la luxure. Ce n'est pas un mal que de t'en tenir éloigné plus longtemps qu'eux. La valeur de ta pureté est indéfinissable. Tu es un joyau et ceux-ci se doivent d'être conservés.

Haine n’exprime pas le « mais… ! » qui aurait aimé franchir le seuil de ses lèvres. Lui n’avait jamais connu les plaisirs de la chair et plus le temps passait, plus il se languissait. Sauf que tous ses désires n’étaient tournés que vers une seule et même personne. Pourquoi donc Ketsueki refusait-il de prendre tout ça ? Le testait-il… ?

Il était évident que ces derniers mots, dans la bouche de Ketsueki, étaient de vraies raretés et Haine les prenait pour ce qu’ils étaient. Néanmoins… L’affection qu’il aurait souhaitée et espérée était sans doute bien différente encore.

Ketsueki lui parle d’amour… Et il le fait avec cette gravité et ce pessimisme que parfois Haine avait du mal à comprendre. Il s’imaginait forcément que Ketsueki avait eu un chagrin du cœur et il se révoltait de savoir qu’un autre avait fait tant de mal à Ketsueki que plus d’un demi siècle plus tard, ce dernier en soit encore marqué comme au fer rouge. Au final, cet(te) étranger(e) avait fait deux victimes, lui étant parmi les collatérales.

๑ Celui qui affirme ne pas ressentir de désir pour toi est un menteur. Mais te désirer ne fait pas de moi un homme digne de toi. Ne comprend-tu pas que ce dont je dois te protéger et qui me cause le plus de soucis, c'est de moi-même ? Alors n'ayons pas cette discussion maintenant... Mais non, tu n'es pas pervers. Quelle idée.

Peut être que cela suffira à apaiser Haine… parce que c’était la première fois que Ketsueki exprimait aussi clairement le désire qu’il pouvait éprouver pour lui. Mais ça ne faisait aussi, à contrario, qu’exacerbait son propre désire… Lui était plus spontanée, plus en demande, plus curieux… Il avait envie de connaître, d’expérimenter, de goûter…

Et s’il voudrait pousser encore un peu sa chance pour en obtenir plus, le fait qu’il parle du Miryô casse sérieusement l’ambiance… Ketsueki s’arrache à son étreinte avant de l’encourager à se lever et c’est ce qu’Haine fait, les yeux levés vers l’autre vampire, ancrant son regard au sien sans plus le détourner à présent.

๑ Tu sais quel genre de club est le Miryô ? Je ne veux pas que tu participes à leurs fêtes débridées, Haine !

Ketsueki a changé d’humeur et pas pour le mieux. Il claque la langue contre son palais, lève les yeux au ciel, se fait moins caressant que sévère… Et lorsqu’il lui demande le nom de l’autre vampire, Haine a presque envie de lui dire qu’il ne sait pas ! Mais ça ne ferait sans doute qu’aggraver une situation qui pour lui n’avait rien de catastrophique et Izumi avait été sympathique envers lui si ce n’était de l’abandon dont il avait été la victime.

๑ Izumi.

Pas besoin de s’encombrer du reste n’est ce pas ? D’ailleurs, pour que Ketsueki ne lui serve pas un interrogatoire, Haine promet :

๑ Je n’irais plus au Miryô. Et je n’ai pas prévu de revoir ce vampire.

Certes, il avait ramassé sa carte après l’avoir jeté… Mais pour le moment, toute envie de le rappeler était éparpillée dans l’atmosphère. En tout cas, il précise :

๑ Un humain à tenté de me convaincre de me laisser… Souiller. Il est intervenu pour le renvoyer dans ses pénates avant même que j’ai le temps d’être plus ferme pour le repousser.

Donc oui… Il savait un peu comment était le Miryô… Et peut être que c’était ce qui l’avait attiré finalement, lui qui commençait à bouillir de l’intérieur en termes de sensualité et de sexualité.

Puis finalement, Ketsueki vient le prendre dans ses bras, surprenant un Haine qui, néanmoins, ne s’en défend pas et vient immédiatement lui rendre cette étreinte trop brève que Ketsueki scelle d’une promesse très importante pour Haine. Il ne voulait pas d’une morsure qui ne viendrait pas de Ketsueki. Parce que c’était un geste d’une extrême intimité, de beaucoup de sensualité, prémisse, souvent, à la sexualité… C’était un acte très important qui créait un lien très fort… Et ce genre de lien, il n’en voulait qu’avec Ketsueki, craignant paradoxalement autant les autres à cause de l’autarcisme de l’autre vampire.

Ketsueki s’écarte à nouveau de lui, redevenant indubitablement lui-même, le déstabilisant un instant… Avant qu’il ne s’exécute, relevant le menton et rejetant légèrement les épaules en arrière. Lui faire honte ? C’était vraiment la dernière chose dont il avait envie même si parfois tout ne se passait pas comme il le voulait.

๑ Je te le dois bien Ketsueki. Toi tu ne m’as jamais déçu. Je ferais de mon mieux.

Et sur ce, il offre un dernier sourire au vampire, le cœur confiant !

๑ Le temps d’enfiler mes ballerines et je vais attendre la voiture en bas.

Haine va à demi en courant chercher les petites chaussures, les enfilant très vite puis se précipite un peu vers la porte… Avant de se raviser, revenant rapidement dans un nuage de parfum et de perles près de Ketsueki pour, en s’étirant sur la pointe des pieds, oser venir déposer un baiser aux coins des lèvres du vampire.

Le voilà qui tourne finalement les talons à nouveau, tout prêt à partir et plus confiant que jamais en ces charmes. Ce soir… C’était SON soir !


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MessageSujet: Re: Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine   Dim 24 Juin - 15:10


On aurait cru, au Conseil, qu'Haine était une femme ? Ketsueki fronce les sourcils, pas certain d'être entièrement ravit avec cette hypothèse. Après tout, même s'il vivait presque en ermite -presque, parce qu'un ermite ne saurait assurément pas gérer un établissement aussi populaire...-, le Conseil en savait assez sur son compte. Ils avaient non seulement les moyens de savoir, mais aussi Ketsueki ne fut-il pas secret toute sa vie. Bien qu'il fut toujours d'un caractère un peu particulier, fut un temps qu'Haine ne connaissait pas où son mentor était un homme beaucoup plus accessible. Mais ce n'était pas plus mal ainsi. À ce qu'on dit, le mystère alimente les passions... Et c'était clairement le cas pour Haine, qui ne semblait pas se lasser malgré la personnalité fort particulière de son père vampirique. Ce dernier ne forçait néanmoins pas ce qui n'était de toute façon pas un rôle. Peut-être que ça aussi, ça y faisait pour beaucoup. Le flamboyant rouquin était le genre de personne qui prenait tout ce qu'il fallait tel que ça venait. Il ne semblait pas songer à vouloir changer qui que ce soit et s’accommodait de leur caractère. Finalement, transformé pour sa beauté, certes... Mais Haine et lui étaient fort compatibles.

Haine l'interroge à propos de son appréciation du costume et d'un regard froid, Ketsueki observe le jeune vampire de la tête aux pieds. Bien sûr, qu'il aimait ce costume qui mettait divinement bien les courbes de son petit protégé à l'avant. Sur n'importe quel autre homme, c'eût semblé de très mauvais goût, mais Haine savait comment se mettre en valeur avec ce genre de friperie. Un autre nom lui vient en tête, mais Ketsueki le balaie rapidement de ses pensées. Quoiqu'il en soit, il n'a de toute façon pas besoin de répondre qu'Haine le fait pour lui, lui offrant une magnifique porte de sortie pour qu'il n'ait pas à se fendre d'un énième compliment. L'homme redevenait doucement l'iceberg qu'il était constamment.

« Puisque tu le sais, pourquoi me poser la question ? », demande sèchement Ketsueki. « C'est idiot. »

Néanmoins, ainsi, il ne contredisait pas Haine sur sa beauté et son élégance en cet instant précis. Et franchement, comment l'aurait-il pu, surtout maintenant que le jeune homme s'était calmé et ne sautait plus partout ! Toutefois, savoir que sa petite possession allait se montrer ainsi vêtue à tous les vampires réunis ce soir ne l'enchantait guère et ça aussi, c'était probablement perceptible. Haine ne pouvait l'avoir raté... Quoiqu'il en soit, Ketsueki avait décidé de prendre son mal en patience à ce sujet. Et le premier qui oserait poser la main sur Haine ou laisser traîner son regard de façon perverse allait goûter à sa possessivité... Ketsueki ne faisait pas de cadeaux, surtout pas de cadeaux tels qu'Haine, son époustouflante petite sirène rien qu'à lui... Et justement, il ne comptait pas faire de cadeau à ce... Izumi dont Haine lui parle soudainement et qu'il avait rencontré dans ce bar de la débauche. Quelle idée, vraiment... Qu'est-ce qu'il faisait à aller là ? Toutefois, Ketsueki n'avait interdit très clairement à Haine que le Bloody Sunday, alors il pouvait bien s'en prendre à lui-même.

Le jeune vampire promet de ne plus y aller, assurant qu'il n'avait pas prévu revoir ce Izumi dont la tête ne revenait décidément pas à Ketsueki, bien qu'il ne l'ait jamais vu ! Mais la suite est bien pire encore, même s'il ne fallait probablement pas s'en étonner ! Ainsi, un pitoyable être humain avait réclamé la pureté de son joyau...

« Lorsque ça arrive, tu peux l'attirer jusqu'à une ruelle et lui briser la nuque. », explique très sérieusement Ketsueki et sans regret aucun. « N'y pose cependant pas les crocs, car il ne le mérite pas. C'est un être abject... tu ne dois pas l'oublier. »

Toutefois, il est l'heure de partir et Haine ne se permet pas de l'oublier. Il observe le doux jeune homme qui court un peu pour aller chercher ses ballerines après lui avoir rendu une étreinte qui donnait davantage envie à Ketsueki de rester ici pour passer une soirée dans son bureau avec le joli Haine assis devant lui que d'aller à cette fichue soirée vampirique. Toutefois, il n'ajoute rien, observant seulement le joli vampire qui se détourne de la porte pour venir déposer un baiser près de ses lèvres. Automatiquement, il lève une main, caressant une hanche qui glisse aussitôt hors de sa portée, Haine se dirigeant à nouveau vers la porte. Il était la vitalité même et alors qu'il disparaît à son regard, au détour d'un couloir, Ketsueki se permet de fermer les yeux et de soupirer. Il revient à la coiffeuse pour y prendre le flacon de parfum qui lui est réservé avant d'aller jusqu'au lit du jeune vampire, s'y étendant sur le flanc. Et là, il inspire doucement cette fragrance délectable. Combien de temps reste-il là, dans cette position affaiblie ? Peu importe... juste assez pour se rassurer et se donner le courage de partir. D'ailleurs, lorsqu'il se relève, il se rend compte qu'il est déjà temps de se mettre en branle... Il observe une dernière fois la chambre, son regard s'attardant là où le journal intime avait été posé, puis Ketsueki sort, sans oublier de récupérer tout ce qui composait son costume et qu'il avait laissé derrière lui. Courage...


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Ta spendeur contre ma froideur, mon ange feat. Kindaichi Haine

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