C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Prendre l'air

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MessageSujet: Prendre l'air   Mer 18 Juil - 10:26


31 Octobre 2011
23h10



Sensui observe le vampire qui, debout en face de lui en costume de père noël lui explique un quelconque tracas d’ordre quasi politique qu’on pouvait difficilement prendre au sérieux du fait de sa tenue. Et il se sentait… Las. La conversation ne l’intéressait pas, pas plus que celles qui avaient précédé et en fait, pour tout dire, Sensui ne se sentait pas très à l’aise au milieu d’une fête costumée qui battait son plein. Pas qu’il soit fermé à ce genre de soirée ni qu’il soit le genre « blasé » par elles… Mais ce soir, décidément, ce n’était pas pareil…

Le gérant du Bloody Sunday n’était pas le genre d’homme à se troubler outre mesure si on s’attardait sur lui, voir même si on lui faisait un peu –ou beaucoup- de pied. Plus ou moins rapidement, selon ses dispositions, il avait toujours très tôt fait de prévenir l’imprudent que c’était une bonne ou une très mauvaise idée que de s’y essayer et d’insister. Il fallait reconnaître, ceci-dit, que s’en était rarement une bonne…

Sensui avait une vie sentimentale dissolue dans laquelle il avait rarement laissé de la place pour des histoires si courtes qu’elles ne duraient que quelques heures au milieu de la nuit. Ses relations… Ses « vraies » relations avaient toujours duré quelques années en général. Voir un demi-siècle si on se référait à Ketsueki, qui pour le moment était encore aux abonnés absents. Par contre, Sensui aimait séduire oui. Il aimait ce moment d’incertitude pendant lequel le flirt pouvait aussi bien laissé opérer le charme que le détruire.

Mais pas ce soir. Ce soir, il se sentait emprunt d’une certaine vulnérabilité qu’il prendrait le temps de détester plus tard, lorsqu’il aurait eu le temps de retirer son costume. Parce que oui, c’était bien son costume qui lui causait une grande partit de son ressentiment actuel. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas passé pareil kimono… Qu’il ne s’était pas ainsi coiffé et qu’il n’avait pas ainsi maquillé son visage pour apparaître comme une petite poupée délicate et fragile. Tout ce qu’il n’était plus, en somme. Et peut être bien qu’il ne l’avait jamais vraiment été.

La compagnie l’indisposait de plus en plus, que ce soit celle de ce vampire qui lui parlait à présent ou celle d’autres vampire qui s’étaient approché, que ce soit pour affaire –le plus souvent- ou pour s’essayer à faire un peu de charme auquel Sensui était, ce soir, particulièrement réfractaire. Et auquel pourtant, il peinait à s’opposer. Non, on aurait pu le forcer à rien et quiconque aurait essayé de ne serait ce que le toucher dans cet état de vulnérabilité aurait prit le risque d’y perdre sa main et le bras qui allait avec. Mais c’était… un état d’esprit, voilà tout.

Arrivé plus tard que Seijûrô, il avait vu ce dernier qui conversait plus loin en pénétrant le temple et lui avait d’abord fait signe de rester à ce qu’il faisait. De toute façon, il n’avait pas fallu longtemps pour qu’il soit alpaguer, bien malgré lui ! Son regard avait néanmoins parfois coulé en direction de son fils vampirique, grand et cintré de manière aussi royale que magnifique dans un costume qui lui allait fort bien. Seijûrô était un fantôme de l’Opéra parfait et Sensui n’avait pu s’empêcher de se promettre de l’emmener voir cette pièce, la prochaine fois que Tôkyô daignerait la jouer.

Toute fois, l’heure ayant bien avancée, Sensui avait plusieurs fois tenté de se rapprocher de son fils, sans aucun succès. Il avait plutôt été balloté d’un endroit à l’autre de la grande salle et plus d’une fois il avait perdu Seijûrô du regard. Des personnalités s’étaient greffées à certaines de ses conversations, qu’elles soient houleuses ou amicales et honnêtement, si Sensui n’avait pas été un vampire, il aurait sentit poindre une migraine incapacitante qui lui aurait au moins permit de s’éclipser…

Une coupe de sang lui était même passée entre les mains mais il l’avait reposé sur un plateau, presque écœuré. Plus le temps passait, moins Sensui se sentait dans d’assez bonnes dispositions pour « subir » cette soirée et de fait, lorsqu’enfin il retrouve Seijûrô du regard, Sensui ne prend même pas la peine de s’excuser auprès du père noël, avançant droit sur son fils qui semblait chercher quelqu’un, lui aussi. Lui, il en était à peu près certain. Pour preuve, tandis qu’il s’approche Seijûrô cesse de regarder autours de lui, l’attendant… Et quitte à le surprendre, Sensui ne s’arrête que lorsqu’il s’est blottit dans les bras rassurant de son fils. Nul doute que Seijûrô n’avait pas dût avoir droit souvent à ce genre de comportement, pour ne pas dire jamais.

๑ Sortons Seijûrô, tu veux ? J’ai besoin de prendre l’air.

« Prendre l’air ». Expression un peu étrange pour les vampires mais qui malgré tout prenait tout son sens dans une situation comme celle-ci. Parce que Sensui étouffait bel et bien et n’aspirait qu’à un peu de solitude avec Seijûrô pour se regonfler les batteries ! Il savait pouvoir trouver chez ce vampire là la chaleur et la sécurité dont il avait besoin et quoi que leur situation des derniers mois soit un peu chaotique, Seijûrô ne lui refuse pas son attention.

C’est ainsi qu’ils se retrouvent dehors mais Sensui ne quitte pas immédiatement l’étreinte chaude. Il profite encore un peu de ce confort, du parfum qui l’accompagnait et dans le dos de Seijûrô, sa main fine caresse de manière distraite les cheveux sombres qui s’emmêlent entre ses doigts.

Plusieurs minutes passent ainsi et finalement, Sensui se redresse, faisant un petit pas en arrière pour mieux regarder Seijûrô et la beauté dont il s’était paré ce soir.

๑ Au moins le Conseil a bien choisit ton costume, il te met en valeur.

Enfin évidemment, lui préférait sans le masque et d’ailleurs, d’une main, il vient le repousser un peu sur le front de l’autre vampire avant de laisser aller ses doigts sur la joue pâle, puis sur le rebond des lèvres de Seijûrô avant de retirer sa main.

๑ Je crois que je ne resterais pas longtemps ce soir. Je partirais aux toutes petites heures. Rentreras-tu avec moi ?

Pour le moment, la fête venait tout juste de commence. Ca aurait été mal venu que de s’enfuir de cette manière et ça aurait pu être un signe d’une quelconque faiblesse. De toute façon, Sensui n’avait besoin que d’un peu de temps pour se reprendre et ensuite, il pourrait de nouveau faire front. Néanmoins… Lorsqu’il retournerait à l’intérieur, il comptait bien faire en sorte que Seijûrô reste près de lui. Ca dissuaderait une partie des vampires qui lui tournaient autour et qui le faisaient pour de mauvaise raison. Tenue de geisha peut être… Mais il n’offrait aucun plaisir d’aucun style. Tout le monde aurait dût le savoir mais… Visiblement, « tout le monde » n’avait pas été gratifié d’un cerveau en parfait état de marche.

๑ T’amuses-tu ?

Et, parce que mine de rien, s’il avait fait tant d’effort, ce n’était pour personne d’autre, il s’entend demander d’une voix chaude :

๑ Mon costume te plaît ?



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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Mer 18 Juil - 16:45


La soirée risquait d'être... longue. Extrêmement longue. Des imbéciles tous plus idiots les uns que les autres venaient lui adresser la parole. Parfois pour bassiner l'air de rien, ce à quoi ils réussissaient très mal. Ou parfois, pour flirter... ce à quoi ils réussissaient encore plus mal parce que Seijûrô n'avait absolument pas honte lorsqu'il les envoyait mourir avec pertes et fracas. Certains avaient dût oublier son profil social... Il était d'un abord plus que difficile, voire avait un petit côté ermite dont il n'avait assurément pas honte. Disons que lorsque Sei' recherchait la compagnie, vous ne vouliez pas être celui sur qui il allait décider de tomber parce qu'il voulait se révéler fort déplaisant, voire très cruel lors de ce petit jeu. Et c'était invariablement la même chose, à quelques exceptions près. Et ce soir, l'exception, c'était la belle Tsubaki Miwa. Cette dame avait quelque chose qui poussait Seijûrô à la respecter, voire même à apprécier sa présence d'une façon toute modérée. C'était quelque chose que même Sasara elle-même n'aurait su inspirer au grand vampire et en quelque part, les deux femmes n'étaient pas sans le savoir. Si Miwa s'en amusait, il en était peut-être autrement pour Sasara, qui le considérait de haut, mais peu importe.

Ainsi donc, à cet unique moment, Seijûrô avait cessé de zieuter la salle pour y trouver Sensui, ce à quoi il avait de toute façon lamentablement échoué pendant toute la soirée. Rien de concluant n'en ressortait et il se sentait doucement, mais sûrement, bouillir. Ils étaient nombreux ici ; nul doute que le joli vampire ait pu se fondre dans la masse et devenir invisible, même au regard de faucon de Seijûrô. Mais... c'était plus fort que lui. Le fils Kuromiya craignait que son père soit sortit du temple avec quelqu'un. Quelqu'un qui n'était pas lui et qui laisserait traîner ses sales pattes pour profaner le temple qu'était Sensui. Ça le mettait hors de lui rien que d'y penser et visiblement, Miwa avait remarqué ses soudaines mauvaises dispositions. Mais lorsqu'elle avait voulu en parler, il l'avait interrompu d'un signe de main altier qui avait bien fait rigoler la dame. Parfois, on eût dit que Seijûrô avait du sang bleu dans les veines tant il se donnait des airs. Mais peu importe... lui trouvait seulement tout ça très justifié. Et à nouveau, son regard parcours la salle... cette fois, pour tomber sur un Sensui qui se dirigeait vers lui.

Seijûrô fait quelques pas de côté pour bien signifier à Miwa que leur entretient était terminé. De toute façon, si ça se trouvait, la vampire était déjà repartie. Elle comprenait bien ce genre de choses et n'insistait jamais. C'était peut-être entre autre pour cette raison que Seijûrô appréciait bien sa compagnie. Cependant, son regard d'encre n'est pour l'heure posé que sur Sensui. Et son mentor est absolument... magnifique. Le mot en soit est trop faible et en est presque une insulte, dans ce cas présent. Sei' se traite d'ailleurs mentalement d'imbécile de l'avoir laissé seul aussi longtemps ! Il aurait dût activement le chercher, voire bousculer un peu pour qu'on lui dise où il était ! Un large kimono le recouvrait et pourtant, ne lui conférait que davantage de charme. Le séduisant vêtement découvrait une épaule qui invitait aux baisers et aux caresses. Les cheveux noirs ramené en une ingénieuse coiffure sur le crâne dévoilaient sûrement une nuque à en faire pâlir d'envie la plus délicate des nymphe. Et même la démarche de Sensui, marquée d'une jambe nu qui apparaissait entre la fente du kimono, galbée parfaitement, était sensuelle sans même que l'homme ne s'en rende compte, probablement. Sen était un chef-d'oeuvre...

Un chef-d'oeuvre qui vient se blottir dans SES bras. Qui cherche SON réconfort. Et qui ne voit personne d'autre que LUI. Seijûrô ne peut que se sentir important alors que la magnifique, la somptueuse geisha se perd dans ses bras. Il l'enlace un moment, ne bougeant pas, lui communiquant uniquement sa force et sa tendresse. C'était un peu hallucinant comme situation, pour être sincère, mais Seijûrô serait bien fou de ne pas en être ravit. Il observe un moment la salle, quelques regards amers se posant sur eux. Des prétendants qui s'étaient fait renvoyer avec perte et fracas ? Les hommes ne savaient pas à qui ils avaient affaire... Ils croyaient que ça avait changé parce que Sensui était habillé comme une vulnérable petite chose. Décidément, ils avaient beau lui reprocher d'être trop jeune pour faire preuve d'autant de mépris envers son prochain, mais Seijûrô avait davantage de cervelle que ces bons à rien... Il comprenait bien pourquoi Sensui n'avait jamais prolongé de relation, hein... Bref, peu importe, car ce soir, il est évident que son père vampirique ne désire que sa présence à lui. Bien fait pour ces idiots...

À la demande de Sensui pour sortir, Sei' a un mouvement bref et rapide de la tête pour signifier son accord. Il glisse un bras autour des épaules du fabuleux vampire, le gardant bien serré contre lui tout en se dirigeant vers la porte d'entrée. Et nul doute que si un seul vampire osait s'approcher de Sensui, il allait claquer des crocs... Mais rien de tel ne se produit et finalement, ils sont dehors, assez loin de l'entrée pour ne pas être automatiquement dérangé dès que quelqu'un entrait ou sortait du bâtiment souterrain. Sensui reste dans son giron, ce qui est définitivement étonnant pour Seijûrô, mais dont il ne se plaint toujours pas ! Il en profite pour caresser doucement le dos couvert par un tissu des plus soyeux, glissant son nez dans la coiffure complexe de Sensui. Visiblement, quelque chose n'allait pas très bien et Sei' s'inquiétait un peu... mais tant qu'il était là, il ne laisserait rien arriver à son mentor, de toute façon. Oui... le vampire qui n'en était encore qu'à son adolescence vampirique prétendait pouvoir défendre ce superbe hommes qui cumulait les siècles ! Mais ce n'était pas nécessairement nouveau, ça... bien que ce soit souvent bien en deçà de la réalité. Sauf peut-être ce soir, étonnamment.

Sensui quitte finalement son étreinte, mais se fait toujours aussi attentionné et caressant. Sei' a un petit sourire pour lui alors qu'il lui retire son masque, glissant une main délicate contre sa joue. Le cadet des deux ferme un moment les yeux, penchant la tête pour mieux profiter de cette caresse. Au compliment qui lui est fait, Seijûrô n'hésite pas à le rendre.

« Merci, Sensui. », fait-il tout d'abord, prononçant toujours ce prénom avec une certaine sensualité. « Je ne sais pas si tu crois aussi que le conseil a bien choisis ton costume, mais tu le portes avec une grande sensualité. »

Il était prudent dans ses paroles parce qu'il était clair qu'il y avait un problème. Ce n'était toutefois peut-être pas en rapport avec le costume, aussi s'était-il tout de même permis de complimenter. Après tout, qu'est-ce qu'il y avait avec ce vêtement ? Sensui adorait tout ce qui rappelait le Japon de l'époque, boudant parfois même la modernité, mis à part quelques petites praticités tel les baignoires modernes ! Une question lui est toutefois posée et, sans même se donner la peine de réfléchir, Seijûrô a une réponse toute faite au bout des lèvres.

« Oui, je t'accompagnerai. », déclare-t-il seulement.

Ce n'était pas un mystère que pour lui, ces soirées étaient épuisantes. Entouré de tant de personnes, il s'épuisait rapidement et était plus que jamais sur le qui-vive. Heureusement, lui aussi pouvait à présent « respirer ». Cette petite sortie nocturne près des bois était une idée délectable. Et de toute façon, même s'il s'était amusé, il aurait voulu rentrer avec Sensui, peu importe l'heure de son départ. D'ailleurs, le vampire lui demande justement s'il s'amusait et Sei' ne trouve qu'à hausser les épaules. De toute façon, son maître savait déjà quel genre de sentiment il avait face à ces bals interminables ! Et surtout, face à ceux qui les composaient... À la seconde question, néanmoins, un sourire amusé étire ses lèvres. Seijûrô se penche vers Sensui, tout en posant une main dans le bas de son dos, pas trop bas néanmoins.

« Tu es magnifique. », assure-t-il, ronronnant près de l'oreille de l'ancien vampire. « Je crains de te toucher, parce que j'ai l'impression de ne pas en avoir le droit, tant une telle beauté ne peut trouver homme la méritant réellement. »

Et il ne blaguait absolument pas. D'ailleurs, il relâche Sensui tout en lui adressant un sourire paisible. Cependant... cette quiétude est de courte durée, car derrière eux, on s'approche. Seijûrô ne bouge pas, comme s'il n'avait rien entendu, mais l'expression sur son visage est éloquente. Et lorsque juste derrière lui, une voix se fait entendre, le regard de Sei' s'allume de la flamme rougeoyante juvénile qu'il n'avait presque plus, pourtant.

« Bonsoir, Sensui. », assure l’intrus qu'il reconnaissait comme étant un cadet de Sensui d'à peine une ou deux centaines d'années et qui comprenait mal le mot « non ». « Tu es fort sexy, dis donc... Le Conseil sait ce qu'il fait lorsqu'il choisit ses costumes. »
« Dégage. », murmure Seijûrô, une colère calme vibrant dans sa voix.

On l'avait ignoré et en plus, cet homme ne savait guère comment s'adresser à un joyau comme Sensui ! Ça le mettait hors de lui. D'ailleurs, Seijûrô se tourne finalement vers l'impudent qui l'ignore... pour venir se poser tout -trop- près de la geisha d'un soir. Une main est posée sur l'épaule dénudée et Seijûrô voit rouge alors que l'autre imbécile continue de baratiner. C'en était trop... Et protecteur, il claque rapidement des dents près de cette main baladeuse avant de se glisser entre Sensui et ce bâtard. Ce dernier semble d'ailleurs scandalisé, braillant haut et fort qu'un si jeune vampire ne devait pas manifester tant de hargne envers ses aînés, mais Seijûrô n'en a que faire. Il montre les crocs, un feulement félin franchissant le seuil de ses lèvres. Et d'un puissant coup de la paume de la main sur le ventre de l'individu, il l'envoie valser plus loin.

Nul doute que s'il réussi, c'est parce qu'il prend l'autre par surprise. Pourtant, il aurait dût savoir que Seijûrô n'était pas vampire à se laisser intimider par le nombre d'années qu'il pouvait avoir au compteur...

« Je t'ai dis de dégager ! », gronde Seijûrô, sans jamais élever la voix, mais avec une pure hargne dans celle-ci. « Tu ne reviendras au Bloody Sunday la queue entre les jambes comme le vulgaire cabot que tu es que lorsque tu auras appris à considérer Sensui avec le respect qu'il mérite ! File, bâtard ! »

Que vouliez-vous qu'il fasse ? Ce salopard crache près des pieds de Seijûrô avant de tourner les talons, criant au scandale. Quelques regards réprobateurs se tournent vers lui, mais le jeune vampire n'en a rien à faire. Il glisse un bras autour des épaules de Sensui, l'entraînant un peu plus profondément dans la forêt pour avoir la paix une bonne fois pour toute !

« Viens, Sensui... Ces imbéciles ne méritent même pas de poser le regard sur toi. Prenons une pause de toutes ces formalités. », murmure-t-il près de l'oreille du vampire si délicat... et pourtant si fort ! Cette drôle de cohabitation le faisait frissonner... « Je resterai avec toi pour le reste de la soirée. Ce doit être éprouvant... Car nul doute qu'il n'est pas le premier, je présume. Quels imbéciles, te ruiner ta soirée ainsi ! »

Il était vraiment en colère. D'autant plus que cet homme était un habitué du Bloody Sunday et qu'il n'avait jamais osé poser la patte sur le beau gérant ! Quelle mouche l'avait donc piquée ce soir ?!


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Sayonara

À l'abri des regards indiscrets, seuls dans le noir ; tu n'as étrangement pas peur. Je t'aime ; un amour aussi secret qu'interdit. Mais, il y a quelque chose de brisé en toi à présent. Est-ce moi qui t'ai brisé ? Alors, lorsque que le soleil de l'après-midi illuminera tes yeux, je partirai pour le clair de lune... seul. Sayonara, my love.

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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Ven 20 Juil - 14:24




Seijûrô avait accédé à sa requête sans piper mot, passant un bras protecteur autour de ses épaules avant de l’entraîner dehors et mine de rien, pour Sensui, c’était important ce soir. Lui qui savait se faire si fort, surtout du point de vu du caractère était pour l’heure dans un tout autre état d’esprit. A présent, il avait besoin de ce confort et de cette sécurité que Seijûrô lui offrait… De la confiance qu’il savait pouvoir lui témoigner et de son attachement respectueux. Vrai, entre eux les choses avaient évolué et son fils vampirique demandait de plus en plus à ce que leur relation connaisse quelques réajustements… Et certes aussi, il en parlait de plus en plus fréquemment. Mais il ne cherchait jamais à prendre ou à prétendre qu’il le méritait, que ça lui revenait de droit.

Pas qu’il eu pu le forcer à proprement parler puisque Sensui avait encore, de par son ancienneté, un ascendant très fort sur Seijûrô… Mais les hommes avaient tendance, lorsqu’ils étaient possessifs, à réclamer. Pas Seijûrô et c’était probablement ce qui faisait en grande partie que ça fonctionnait si bien entre eux. Le regard de Seijûrô ne le dénudait jamais… Au contraire, il l’habillait, pour parler de manière poétique.

Justement, Seijûrô lui parle de ce costume qui le rendait si morose, lui assurant qu’il le portait avec « sensualité ». Sensui a un sourire, quoi que se sentant toujours un peu fragile et vulnérable. Il savait bien ne pas l’être… Mais les choses sont souvent une question de perceptions.

Quoi qu’il en soit, au-delà du plaisir relatif qu’il éprouve à savoir que Seijûrô appréciait la vue, Sensui ressent un certain soulagement lorsque son fils lui assure qu’il l’accompagnerait lorsqu’il serait temps de partir. Tant mieux, Sensui n’avait pas envie de devoir à nouveau réemprunter les allées sombres de cette forêt morbide.

๑ J’aurais besoin de toi pour m’aider à marcher. Mes chaussures et ma tenue me le permettent difficilement.

Il avait mit un temps fou à rejoindre le temple et merci mais il espérait bien rejoindre sa maison de Shizuoka un peu plus rapidement. Et Sensui n’avait pas, ce soir, la dignité mal placé de refuser un peu d’aide, voir d’être porté sur une petite longueur du trajet, pour leur éviter d’y passer des heures.

๑ Peut être qu’on pourrait marcher un peu le long de la plage pour rejoindre la maison, avant que l’aube ne se lève.

Romantique… Mais l’idée lui était surtout apaisante le cas présent. Ca faisait longtemps que Sei’ et lui ne s’étaient pas rendu dans sa propriété de Shizuoka et pourtant, ils y avaient tout deux passé une longue, très longue période pendant laquelle Seijûrô avait dût apprendre à apprivoiser ses instincts primaires de nouveau vampire. En quelque sorte, Shizuoka avait été le nid de Sensui.

Seijûrô continu de complimenter, lui parlant comme on caresse alors qu’il utilise un grand respect presque à outrance. Mais cette nuit c’est parfait, Sensui ne demande que ça et il est à deux doigts de revenir chercher une proximité quasi intime avec Seijûrô lorsqu’on interrompt leur conversation… Une voix qu’il reconnait s’adresse à lui, de manière pour le moins inélégante et Seijûrô se fait… Plutôt agressif. Pourtant, le vampire qui vient d’arriver mériterait, en temps normal, le respect de son fils. Et peut être même que Sensui devrait lui demander de tenir son mauvais caractère… Mais non.

Sensui garde les yeux dans ceux de son fils aussi longtemps que possible, presque demande muette pour qu’il lui épargne la compagnie –ou plutôt : la simple présence dans son espace- de l’indésirable.

Cela dit, l’autre insiste et non content de lui parler comme s’il avait à faire à une putain, le voilà qui vient poser la main sur lui. Sensui à un haut le cœur en même temps qu’une bouffée haineuse et nul doute que si Seijûrô n’avait pas réagit le premier, l’odieux personnage n’aurait plus eu de langue pour s’indigner contre son fils ! Mais Seijûrô veille au grain donc… Et rapidement, il est entre lui et l’autre vampire, levant même la main sur lui pour le rabrouer plus fort et plus violemment, montrant les crocs en signe non pas de défi mais carrément de menace. Ce soir, Seijûrô prenait son bien être plus à cœur encore que d’habitude lui semblait-il et Sensui ne songe même pas à le retenir. Qu’importe que le conseil vienne lui jouer dans les jambes par après ! Il savait encore faire valoir sa voix parmi eux, tout particulièrement lorsqu’il se sentait dans son bon droit !

L’indésirable s’en va, éconduit par son fantôme en habit d’opéra. Et Seijûrô qui n’en finit plus de réclamer qu’on lui donne le respect qui incombait… Il était magnifique, son chevalier servant ! Fort dans sa colère sourde, tout en puissance ! Et Sensui vient bientôt à nouveau se blottir contre son fils, avec chaleur cette fois tandis qu’ils se sont à nouveau éloigné.

Assurément, bien des invités de cette soirée avaient décidé de « ruiner sa soirée » mais à présent, elle regagnait en intérêt et si Sensui faisait rarement aveu de faiblesse, il ne tergiverse pas avant d’assurer :

๑ Mais tout ira bien à présent puisque tu vas rester près de moi.

D’une certaine façon, l’un et l’autre avaient ce qu’ils voulaient cette nuit… Sensui recherchait tout le confort, la sécurité et la confiance que Seijûrô lui inspirait… Et l’autre vampire pouvait à loisir se poser comme protecteur, voir même carrément possessif : Sensui ne l’empêchait pas. Sa tête vient reposer contre ce torse à l’intérieur duquel plus aucun cœur ne bat et Sensui ferme les yeux un instant, profitant du silence relatif que leur offrait la soirée.

๑ Dors avec moi cette nuit. J’ai besoin de toi dans mon lit.

Et si la phrase était plus innocente qu’il n’y paraissait, Sensui avait néanmoins, cette nuit, ce timbre chaud qu’il utilisait rarement. D’une main, il encourage Seijûrô à revenir poser ses mains contre ses hanches étroites et pourtant si solide de par sa nature vampirique avant de lever la tête pour venir déposer quelques baisers là où le col serré lui permettait d’avoir néanmoins accès à la gorge de l’autre vampire. Pas assez à son goût néanmoins et d’une main, Sensui commence à dégager le nœud et les premiers boutons de la chemise que Seijûrô porte, tirant un peu sur le tissu pour avoir enfin accès à loisir… Sa main se glisse dans l’ouverture, caressante… Et il se sentirait à présent presque fiévreux de cette proximité. D’ailleurs, aussi incroyable que ça puisse paraître, il réclame :

๑ Touche-moi…

Inutile de dire que l’invitation ne serait pas toujours offerte et que présentement, il avait tellement besoin de sentir l’aura de Seijûrô qu’il lui semblait que la seule façon de faire, c’était de communiquer… Entièrement ! Est-ce qu’il était fou, à faire ainsi à demi des avances à cet homme là qui lui créait ces dernières années un trouble grandissant ?

Sensui mordille la peau sous ses canines, sans les y planter malgré l’envie évidente et voilà qu’à présent il a presque entièrement déboutonné la chemise de Seijûrô, passant ses mains sur son ventre plat, son torse soigneusement dessiné et ses flancs robustes.

๑ Je ressens le besoin de te dire tellement de choses Seijûrô… Je me sens si las ce soir.

Des choses qui remontaient à longtemps, bien longtemps…

๑ Nous allons rester un peu à Shizuoka… Il y a des choses sur moi que j’ai envie de te dire ces prochains jours…

Puis venant chercher un baiser qui n’a rien de ceux qu’ils avaient chastement pu échanger, goûtant à nouveau à ces lèvres sensuelles qui savaient si bien se montrer venimeuses, il souffle tout contre elles, mettant bien en garde :

๑ Des choses qui devront mourir avec nous…

Parce que le passé pouvait se révéler être une arme foudroyante que Sensui ne voulait pas voir pointée sur lui…


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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Dim 22 Juil - 6:02


Allez savoir pourquoi Seijûrô ressentait tant de satisfaction à l'idée de défendre Sensui contre une quelconque menace, mais c'était pourtant bel et bien le cas. Peut-être parce que ça flattait son orgueil masculin. Forcément, sachant que son père vampirique pouvait aisément se défendre contre plus de la moitié de la société vampirique, ça ne pouvait pas vraiment être autrement... Mais ce soir, bien que la satisfaction soit toujours aussi grande, ce n'était pas uniquement pour ça qu'il s'était occupé de cet imbécile. Certes, le vampire était âgé et pourtant, il n'avait pas eu peur une seule seconde. Ce n'était pas de la stupidité au sens strict du terme... et ce n'était donc pas uniquement pour sa petite fierté personnelle. Il avait eu l'impression que Sensui en avait intensément besoin, aussi n'avait-il tout simplement pas hésité. Peut-être qu'après cette petite centaine d'années de cohabitation commençait-il à comprendre son père vampirique, car Sensui semble tout sauf mécontent alors que son magnifique regard d'ébène plonge dans le siens.

Ils sont rapidement loin des regards indiscrets, ceux-ci les ayant suivis jusqu'à ce qu'ils soient bien à l'abri, et Sei ne peut que c'en féliciter. Il en profite pour répondre à ce que lui avait demandé son père vampirique juste avant d'être interrompu par le vieux vampire manquant de classe d'un peu plus tôt. Sen voulait être porté... et ça fait doucement sourire Seijûrô sur le principe, mais il ne se fait pas désirer plus longtemps !

« Je te porterai avec plaisir. », assure-t-il avec une noblesse qui eût pu en faire rigoler plus d'un. Mais ce soir... C'était différent. Tout revêtait un habit distingué. « Jusqu'à la maison si tu le désires, Sensui... »

Et encore une fois, le prénom de son père vampirique est prononcé de cette façon particulièrement veloutée qui n'appartenait qu'à Seijûrô... et dont peu de gens pouvaient profiter pleinement. Sensui se love à nouveau contre lui et quel fou aurait-il été de refuser cette proximité enivrante ? Seijûrô n'avait même pas besoin d'inspirer pour que le parfum du magnifique vampire lui saute au nez et l'enveloppe entièrement dans un confortable cocon de sensualité soyeuse. Sensui lui fait remarquer que sa soirée ne peut plus aller mal, puisque le fils Kuromiya va rester près de lui et il n'en faut pas plus à Sei' pour commencer à doucement perdre la tête. Les yeux bien ouverts, il ne quitte pas des yeux la silhouette magnifique et l'immense regard de biche, alors que Sensui se met à caresser autant en paroles que de ses mains fines et gracieuses. Les hommes n'avaient-ils pas encore compris qu'à vouloir prendre, ils ne faisaient que faire fuir Sensui ? Lui était là depuis longtemps, n'avait jamais cherché à prendre... donnait, même. Et ce soir... ce soir, il lui semblait que toute cette patience qui n'en était même pas vraiment car sûrement pas forcée, portait ses fruits.

Sensui pose sa tête contre son torse tout en lui assurant quelque chose... déstabilisant. Ce ton chaud avait tout pour le rendre dingue, surtout couplé à ces mots. À l'initiative de son séduisant maître, Seijûrô pose ses mains contre les hanches fines de Sensui. N'en restant pas là, il caresse avec douceur les courbes en sablier, ses longs doigts fins glissant lentement jusqu'à rejoindre les fesses rebondies. C'était la première fois ; jamais Seijûrô n'avait osé poser ainsi les mains sur l'aîné des Kuromiya. Mais présentement... C'était tout simplement de la folie, mais il y avait vraiment quelque chose entre eux. Une petite étincelle dont Sen avait conscience et sur laquelle il soufflait doucement pour que la forêt entière ne soit plus que leur immense incendie. Les dents du vampire se perdent dans son cou, ses mains contre sa chemise. Aussi invraisemblable que ça puisse sembler, Seijûrô est déshabillé là, au milieu de la forêt, pas si loin que ça du noble temple vampirique qu'ils devaient tous respecter... C'était de la folie. Et bon sang... Sei' adorait la folie.

Un murmure lui intime de toucher la nymphe qui mettait son épiderme à nue. Les mains de cette même créature mythique caressent la peau de son torse, le faisant délicieusement frissonner, une chair de poule légère couvrant ses bras encore couverts par sa chemise... miraculeusement. Allaient-ils le faire là, maintenant ? Ça y ressemblait drôlement... même si quelque chose disait à Seijûrô qu'il allait devoir prendre son mal en patience. Une de ses mains glisse dans l'encolure un peu lâche du kimono stylé. Il caresse d'abord du bout des doigts la peau satinée, comme s'il avait peur de blesser. Mais, Sensui avait demandé... et finalement, l'homme s'aventure un peu plus franchement. Un des côtés du kimono glisse jusqu'au-dessus du coude. Toutefois, toujours aussi possessif, Seijûrô habille son père vampirique de sa haute silhouette. Pas question qu'un imbécile qui passe par là puisse poser son regard sur cette pure perfection. Addict ? Peut-être même de façon malsaine, qui sait ! Mais ils étaient visiblement les derniers à s'en faire à ce propos... Un baiser est échangé après une promesse de dialogue et de révélations qui attise la curiosité de Seijûrô. Il n'en saurait jamais trop à propos de Sensui, assurément... mais pour l'heure, il répond seulement avec langueur à ce baiser haut en couleur. Un baiser comme jamais ils n'en avaient échangé... et ça le renverse.

Alors qu'une des mains de Sei' est toujours solidement posée sur une hanche fine, l'autre glisse contre la peau soyeuse du torse de Sensui, caressant avec envie, découvrant sans se lasser. Il titille du bout des doigts le devant de l'élastique fin d'un sous-vêtement qui ne devait certes pas être masculin, puis se dirige vers le creux des reins, toujours sous le damné vêtement qui, décidément, était en trop. C'est à son tour de mordiller une épaule de ses crocs, les enfonçant dans la chair tendre, mais pas assez pour la percer, juste pour provoquer quelques petits frissons ça et là.

« Je ne suis pas le genre d'homme qui se confesse au premier venu... ni même au second. », assure Seijûrô, en réponse à cette demande de silence. « Et mes confessions ne valent rien comparé aux tiennes... »

Seijûrô penche doucement la tête sur le côté, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes. Une longue, mais fine mèche d'ébène glisse du creux de son cou à son dos pour aller rejoindre les autres qui sont soigneusement retenues grâce à un élastique contre la nuque.

« Tu as soif... », susurre le jeune vampire d'une voix chaude et invitante.

Ce qu'il offrait n'était pas un secret... et nul doute que Sensui n'allait pas hésiter longtemps avant de plonger ses crocs dans la chair tendre de son cou, n'est-ce pas ? Pris dans ce désir qu'ils étaient deux à partager, continuant à caresser la peau satinée des reins légèrement cambrés, Seijûrô se fait... un brin indécent, mais sans jamais perdre son ton de profond respect pour ce que Sen représentait à ses yeux.

« J'ai envie de toi, Sensui... De baiser tes lèvres. De caresser ta peau de soie. De mordre une de tes cuisses d'albâtre pour ensuite te procurer un plaisir immense... Tu me rends dingue. », assure-t-il tout en étant parcouru d'un grand tremblement. Toutefois... « Mais je suis prêt à attendre, tu sais... Ça fait un siècle que j'attends. Je suis encore capable d'en prendre... D'attendre que tu en ais autant envie que moi... »

Et Bouddha seul savait à quel point il pouvait en avoir envie...


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Sayonara

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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Mar 24 Juil - 15:24




Est-ce que Sensui aurait laissé les choses « déraper » à ce point si les circonstances avaient été différentes ? Il était permit d’en douter… Ce soir, cette nuit… Il y avait la part « d’exceptionnel » qui faisait que Sensui avait décidé de débrancher. Il avait besoin de réconfort, de douceur, de chaleur mais aussi de force. Et Sensui n’était pas homme à aller chercher n’importe où ce genre de valeur que trop d’hommes pensent bien souvent posséder sans en avoir réellement la moindre once.

C’était en quelque sorte le remède qu’il espérait miracle à cette morosité qui l’avait assaillit, toutes griffes sortit. Seijûrô était sa pilule du bonheur. Sa drogue vivante qui allait remettre un peu de couleur dans cette nuit trop noir et qui allait lui rappeler que le sang qui coulait présentement dans ses veines n’était pas un plomb noir et trop lourd… Il allait parler à cette petite part d’humanité que huit cent ans de vie n’avaient pas pu tuer et qu’aucun millénaire n’étoufferait jamais. Parce que Seijûrô était en quelque sorte celui qu’il avait lui-même choisit, égoïstement, de garder le plus longtemps possible à ses côtés.

S’il ne l’avait pas façonné dans la glaise comme Dieu avait pu façonner l’être humain originel, le créateur de cet homme devait s’être inspiré de ses pensées pour le faire car il était indéniable que Seijûrô était tout ce qu’il pouvait aimer et désirer, d’un point de vu physique. Et pas seulement…

On l’accusait parfois, à tort ou à raison, d’avoir transmit à son fils ce comportement presque belliqueux, de l’avoir encouragé… On prétendait qu’il avait attisé ce caractère flamboyant qui attirait autant l’animosité des aînés et qu’il avait carrément poussé Seijûrô à ces phobies sociales en déteignant de la plus mauvaise façon qui soit sur lui. On l’avait finalement parfois accusé d’être un mauvais père… Mais c’était que ceux là ne s’étaient jamais réellement penché sur la situation, sans quoi ils auraient vu que Seijûrô était un vampire presque parfait… Il avait « l’attitude » qui incluait le maintient et l’orgueil nécessaire pour croire en soit en toute circonstance… Il avait l’instinct de survie mais également de prédation… C’était un chasseur, un bourreau et plus jamais une victime comme il avait put en être une.

S’il avait été un piètre père, c’était peut être simplement parce qu’il n’en avait jamais vraiment été un. Le sang les liait, certes, mais pas sur le plan de la génétique. Leur lien était plus spirituel que ça et s’élevait sur un tout autre plan de l’univers pour être carrément mégalomane.

Certes, il avait échoué dans son apprentissage de la guérison à Seijûrô. Mais ce soir, parce qu’il n’avait envie que de cette perfection dont il était certain que Seijûrô était emplit, Sensui voyait cette « bavure » comme le point de référence qui permettait de se rendre compte comme Seijûrô était tout simplement magnifique… Un vampire tel qu’avaient dût l’être les premiers de leur race. Fier, dominant, sombre, parfois si doux et souvent tellement sanglant.

Et ce soir, Seijûrô répondait à toutes ses attentes, n’attendant même pas ses questions pour lui répondre comme il le souhaitait. Il était beau, même sensuel, et ses dons vampiriques ne faisaient qu’exacerber cet aspect de lui. Au milieu de l’océan de nuit qui les enveloppait, Seijûrô rayonnait presque pour lui.

Ses mains glissent sur son corps et Sensui se sent légèrement tressaillir non pas d’anticipation mais d’excitation. De petits arcs électriques prennent d’assaut ses reins, l’obligeant à se cambrer, demande muette de sentir tout le long de ses courbes ces longues mains de pianiste. Seijûrô avait, après avoir tant réclamé à sa manière, l’occasion offert de jouer sur toute sa gamme. Et Sensui lui offrait cette occasion sans réserve, se refusant à penser de manière aussi rationnelle qu’il le faisait depuis des jours, des semaines, des mois… Et peut être même plus que ça, s’il ne se voilait pas entièrement la face.

Ce n’était pas le lieu ni le moment au regard de la situation et pourtant, du point de vue de Sensui jamais moment ne serait plus adéquat. Après tout, le meilleur moment n’est-il pas celui durant lequel deux êtres en ont le plus envie ?

Alors que Seijûrô lui propose sans le lui dire de mordre dans son cou, Sensui lève une main, venant chercher à l’arrière de la tête de Seijûrô la pince qui devait retenir ses longs cheveux sombres. Entre deux doigts, il la dégrafe avant de la laisser tomber au sol et vient ensuite dégager une épaule superbe pour y mordre sans préambule, atteignant la jugulaire avec la dextérité de l’habitude. Ses deux mains glisse sous la chemise à hauteur des épaules, cherchant à déshabiller entièrement Seijûrô et tandis que le sang afflux entre ses lèvres, il n’en boit qu’une gorgée qui le rend déjà ivre, laissant le sang glisser le long du torse ferme de Seijûrô, en appréciant l’odeur métallique et pourtant si fruité à son nez venir l’enivrer d’avantage.

Gardant les crocs sagement enfoncé sous la peau de l’autre vampire, Sensui attend qu’assez de sang ait coulé pour finalement relâcher sa proie qui n’en était pas vraiment une. De sa langue, tandis que Seijûrô lui fait aveux d’un désire qui les consumait déjà tous les deux, Sensui vient chercher ce sang qu’il avait lui-même fait couler, suivant le sillon brûlant et carmin qui aux yeux d’un être humain normal aurait peut être pu paraître glauque mais qui au sien ne faisait qu’en rajouter à cette perfection qui s’était faite homme puis surtout, vampire.

Il descend ainsi jusqu’au nombril de Seijûrô, sa langue venant y laper avec un plaisir non feint le sang qui s’y était caché et il vient à nouveau mordre, sur le flanc cette fois… Pas évident de boire à cet endroit mais il s’agit à présent non pas tellement de boire mais d’exciter… De profiter de ce que la morsure avait d’aphrodisiaque et surtout : de marquer Seijûrô à un endroit plus intime que quiconque. De toute façon, Seijûrô n’avait il pas lui-même admit qu’il désirait mordre l’une de ses cuisses ? Si la morsure était quelque chose de très intime et personnel entre vampire, c’était encore plus vrai dans ce genre de zone…

Si Seijûrô le faisait effectivement, il trouverait là, tatoué dans l’intérieur de sa cuisse, ce tatouage qu’il ne lui connaissait probablement pas. En soit, c’était une autre preuve de la patience de Seijûrô vis-à-vis de lui… Combien de fois lui avait-il fait la lecture pendant qu’il était nu dans sa baignoire ? Des dizaines et même des centaines de fois si ce n’est un bon millier au moins… Et pourtant, jamais ses yeux ne s’étaient aventurés de cette façon si intime qu’il eu put déceler le délicat lotus qui en ornait l’intérieur, vestige d’un passer que Sensui voulait oublier mais qu’en même temps, il ne se décidait jamais à abandonner complètement.

Sensui relâche le ventre plat, remontant le long du corps chaud de son presque amant. Est-ce qu’il jetait aux orties leurs conversations parfois houleuses sur ce type de rapprochement ? Oui. Et non. S’il n’était pas vampire à renier ce genre de nuit, il n’était pas non plus vampire à renier tous ses principes et une discussion suivrait, longue probablement, pour déterminer ce que la situation avait de nouveau et d’envisageable.

Quoi qu’il en soit, revenant baiser les lèvres du vampire, Sensui vient dénouer le obi qui retient sa tenue avant de retirer jusqu’à ses sous-vêtement, se dénudant ainsi entièrement, faisant fi du fait qu’on pourrait les voir, les entendre ou même sentir ce sang qui avait coulé. Ainsi nu, il revient se lover contre celui qu’il avait lui-même engendré, se demandant rapidement ce que cela avait de narcissique que de désirer à ce point Seijûrô. Mais c’est une pensée qui se fait plus fugace qu’autre chose.

๑ Que crois-tu que je désire… ?

Seijûrô était prêt à « attendre » mais que croyait-il ? Qu’il ne pourrait pas faire l’amour ici, au milieu de ces bois maudit et si près du temple ? Dieu que son fils le connaissait bien… Et de fait, répondant sans doute à cette question :

๑ Tu es la part de spontanéité de ma personnalité je suppose…

Sur ce, un nouveau baiser tandis qu’une de ses mains descend sur la fermeture du pantalon de Seijûrô, déboutonnant et abaissant la fermeture éclaire avant de venir caresser avec douceur mais aussi fermeté et passion une partie de l’autre vampire qui ne manquerait pas d’être attisée par la situation n’est ce pas… ? Sensui caresse la forme qui durcit entre sous ses doigts, affirmant finalement contre les lèvres qu’il venait de baiser :

๑ Il n’y a rien que tu puisses désirer à ce moment précis que je ne désire pas moi même…

Et même, d'une voix chaude :

๑ Faudra t-il que je le dise…? J'ai envie de toi, Sei'... J'ai "besoin" de toi...



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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Mar 31 Juil - 5:09


Leurs regards se croisent... et Seijûrô n'a besoin de rien d'autre pour comprendre que c'était là, maintenant que l'inévitable devait se produire. Ça fait remonter des papillons en provenance de son estomac le long de sa gorge, le stress s'emparant brièvement de lui. Parce que nul doute que quand on a passé toute sa vie humaine à être un grand malade, la moitié de celle vampirique à apprendre à contrôler une bête sanglante en soit et la seconde à désirer un homme inaccessible... eh bien, notre vie sexuelle ressemble à un grand, très grand désert. Seijûrô était de ces très rares hommes qui semblaient presque frigides... et ne pouvaient réellement désirer un seul être. C'était un peu particuliers, il en convenait, mais ne s'en était jamais sentit complexé. De toute façon, sa vie sexuelle ne regardait clairement que lui... Et le plus douloureux, ça avait sûrement été toutes ces nuits où il brûlait de se glisser entre les draps de son père vampirique. Mais ce soir, l'inaccessible était à la portée de ses mains... et celles-ci ne s'en privaient guère.

Sensui arque les reins, faisant frémir un Seijûrô qui redécouvrait son père vampirique. Mais pas seulement ça... Alors que ses mains glissent contre la peau soyeuse, que ses longs doigts caressent cet épiderme encore chaud du sang ingurgité ce soir et que, se penchant, il laisse un moment ses lèvres parcourir une épaule dénudée avant de se redresser, Seijûrô comprend qu'un siècle plus tôt, il a rencontré son âme soeur. Et ça lui faisait peur de songer à quel point leur rencontre n'était qu'une coïncidence effrayante. Le mot était pourtant terriblement faible... Si Sensui n'avait pas été mordu, ils n'auraient même pas partagé le même siècle, loin de là. Combien d'hommes, sur cette Terre, ne trouverait jamais celui qui partageait parfaitement la moitié incomplète de leur âme ? Seijûrô préférait encore ne pas y penser. C'était secondaire... car lui l'avait trouvé. Et présentement, il découvrait avec une frénésie toute passionnée à apprivoiser cet amour qu'on ne pouvait nommer tant il était particuliers. Cette fois, ce n'était pas Sensui qui se faisait professeur... Sei' était un autodidacte fervent qui s'accordait tout naturellement sur la même gamme que le magnifique vampire.

Seijûrô sent ses longues mèches d'ébène cascader dans ses cheveux et contre ses épaules, balayées par un vent léger qui réussissait à percer la forêt dense, allez savoir comment. Son regard est toujours ancré sur Sensui, jusqu'à ce que le beau vampire se penche vers lui. Dès lors, il ferme les yeux, se laissant enivrer par une morsure qui n'est pourtant guère prolongée. Mais peu importe, car dans l'état actuel des choses, Sei' a l'impression de tout ressentir à la puissance dix. Et Sensui est tout simplement parfait, jouant d'une sensualité à l'état brute que lui-même n'aurait jamais osé imaginer. Ses gestes graciles l'enchantent tout autant que sa langue habile glissant contre son épiderme marqué de son sang. Seijûrô baisse la tête, les lèvres entrouvertes, observant Sensui d'un regard à l'éclat tendrement rougeâtre. Du bout de ses longs doigts fins, il caresse une joue d'albâtre juste avant que Sensui ne morde son flan, lui arrachant un petit grognement tout autant animal que passionné. Rejetant la tête vers l'arrière, les crocs dévoilés, il profite de toutes les divines sensations que son corps veut bien analyser pour lui. Et c'est tout simplement dément...

Le gracieux vampire revient se lover tout contre lui, partageant du bout des lèvres la saveur de son sang, saveur que Seijûrô ne refuse pas. Il vient chercher un baiser plus franc, glissant sa langue tout contre les lèvres rebondies et rosées de Sensui, avant de rejoindre sa jumelle de façon brève. Brève, car dans un bruissement de tissu qui fait rouvrir les paupières à Seijûrô, Sen reprend la parole. Son magnifique kimono gît à ses pieds. Ne reste que la broche dans ses cheveux pour parer ce corps merveilleux que Seijûrô ne cesse de suivre du regard. Et réussissant à s'arracher à cette contemplation muette, il lève une main pour glisser deux doigts sous le menton de Sen, son pouce se refermant en une petite poigne qui invitait à le regarder droit dans les yeux. De quoi avait-il envie ? Qu'est-ce que Sen pouvait bien désirer ? Rien que Seijûrô ne sache plus, à présent et ça attire un petit sourire contre ses lèvres. Un sourire auquel se mêle amour, désir et assurance. Puissance, aussi... Car avec son père vampirique à ses côtés, il savait qu'il possédait tous les pouvoirs du monde.

Une main fine s'aventure là où jamais aucune autre main inconnue ne s'était aventuré avant. Seijûrô brûle d'une anticipation toute sauf mauvaise, répondant avec fougue au baiser échangé, prenant assurément de plus en plus de confiance alors que les minutes s'égrainaient. Ses propres mains ne restent sûrement pas le long de ses corps. Ses caresses sont voluptueuses, ne se privant plus de toucher ce qu'il fallait pour que Sensui gémisse doucement son plaisir. Ainsi, il découvre avec ravissement la courbe exquise d'une hanche, la pointe légèrement durcie d'un mamelon, la rondeur alléchante d'une fesse... Et malgré ses envies peu chastes, malgré sa hâte difficile à contenir, Seijûrô garde toujours en ses gestes un respect loin d'être forcé, le même qu'il a toujours voué à Sensui. D'ailleurs, alors que la somptueuse geisha lui murmure d'une voix chaude qu'elle le désire au plus haut point, Seijûrô la soulève carrément de terre, pressant tout contre lui ce corps fin sans forcer outre mesure. Se penchant, il récupère le kimono d'une main pour l'étendre au sol, histoire que Sen ne soit pas à même les brindilles et la mousse désagréables. Avec douceur, il pose le vampire tout contre le tissu soyeux, avant de venir le couvrir de son imposante silhouette.

Ce soir, personne ne pourrait contempler les formes de Sensui. Personne d'autre que lui... Sei' laisse tombe au sol la chemise qui ne tenait guerre plus que comme un voile de fortune sur ses poignets. Il se redresse au-dessus de Sen de façon brève, faisant pression contre la plaie de son cou pour faire couler davantage de sang contre son torse. La légère cascade carmin s'étend jusqu'à son pantalon, mais il ignore complètement les vêtements qu'elle tache, se contentant d'extirper de sa prison de tissu ce membre turgescent qui ne demandait qu'un peu d'attention. Revenant couvrir Sen de toute sa hauteur, il joint leurs deux virilités, se faisant gronder doucement, comme le félin qu'il avait dût être dans une autre vie. De quelques caresses d'abord lentes, pour apprivoiser cette nouveauté, puis de plus en plus assurées, il entreprend de leur faire plaisir à tous les deux. Son regard brillant d'envie et d'amour est ancré dans celui de son père vampirique et, avec passion, il s'entend dire :

« Je n'ai jamais désiré qui que ce soit comme toi, Sensui. », commence d'abord doucement le grand vampire. « Je n'ai jamais touché à qui que ce soit comme je te touche ce soir et jamais on ne m'a touché ainsi non plus. Je t'appartiens... et je brûlais depuis si longtemps que tu t'en rendes compte. »

Un petit halètement le surprend et rapidement, il vient l'étouffer contre les lèvres divinement pulpeuses de son maître et amant. Ses mouvements de poignets ne cessent, mais ne se font jamais vraiment plus rapides. L'idée n'était pas de tout arrêter maintenant, de les pousser au climax à ce moment-ci. Au contraire... Seijûrô avait envie de faire durer le plaisir. Et qu'importe l'endroit ou encore les regards torves qui pouvaient se poser sur eux ! Il n'avait peur de rien, surtout pas lorsqu'il était avec cet homme-là... Les lèvres entrouverts, Sei' gémit doucement. De son autre main, il caresse une hanche fine, remontant lentement contre le torse jusqu'aux lèvres de l'homme qu'il aimait. Tout en les caressant brièvement, les mouvements de son autre main ralentissent, puis s'arrêtent complètement. Sei' se penche, baisant le torse de Sensui, mordillant juste assez fortement la peau d'un bras tout près pour y laisser quelques empreintes légères, puis descend lentement en une pluie de baisers contre l'aine.

« Laisse-moi te mordre. Te boire de toutes les façons possibles. », murmure Seijûrô, la voix rauque, l'âme poétique. « Ce soir, je te montrerai que certains hommes sont encore capables de demander avant de prendre... »

Paroles qui visaient directement ces infâmes vampires qui avaient osé tourner de façon complètement inconsidérée autour de son âme soeur... De l'humidité de sa langue, il caresse l'aine offerte, invitant Sensui à écarter cette magnifique jambe au galbe parfait. Lui-même est plus que prêt à davantage... mais pas question de brusquer ce moment. S'il gâchait tout, il en mourrait...


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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Mer 1 Aoû - 14:33





Au cours de sa vie de vampire, Sensui avait déjà eu quelques amants. Sans qu’ils fussent réellement nombreux, on eut sûrement pu affirmer qu’il y en eu quelques uns. En même temps, au terme d’un peu moins de huit cent ans de vampirisme, il aurait été étonnant que Sensui garde son corps vierge de tout lien charnel. Mais chacun de ces liens, même s’il se termina de manière trop brusque, fut aussi sentimental. On pouvait bien dire de Sensui qu’il était sans cœur ou manipulateur… C’était sûrement vrai, d’une certaine manière. Mais son corps, il lui fallait une dose savante d’amour pour qu’il le donne. Cet aspect de son caractère naissait sûrement dans sa vie humaine. Vie pendant laquelle il avait déjà compté plus d’amant, alors qu’il n’y avait vécu qu’une trentaine d’année. Mais l’époque était différente et, assurément, lui aussi.

Tout ça pour dire qu’il ne jouait présentement pas et que ce qui était en train de se dérouler entre eux n’était que la suite logique d’une relation intense qu’ils entretenaient depuis très longtemps…

Quant à Seijûrô, Sensui ignorait combien il avait pu avoir d’amant ni même s’il en avait eu un seul… Mais il ne pouvait que constater l’aisance avec laquelle cette nuit il caressait et embrassait. La douceur de ses longues mains glissant contre sa peau, les frémissements de son épiderme, le parfum de son corps, le goût de ses lèvres… Tout avait ce petit quelque chose d’inégalable et Sensui s’abandonnait tout à fait, ne créant pas de fausse lutte de pouvoir entre eux. Au moins à Seijûrô n’avait il rien à prouver, non seulement au sujet de la force physique mais également de caractère. Sensui savait que Seijûrô le respecterait quoi qu’il fasse et c’était là un petit rien qui signifiait beaucoup et qu’aucun homme n’avait réellement pu lui offrir de façon efficace.

Ketsueki l’avait presque fait. Mais il n’avait malheureusement pas eu ce qu’il fallait pour que leur aventure traverse les siècles. La haine en était née. Le seul désir de Sensui à présent était qu’il n’en arrive pas de même avec l’homme splendide et sensuel qu’il avait dans les bras et avec lequel il s’apprêtait à faire l’amour sans qu’aucun jeu de dominance ni de pouvoir n’empiète sur le territoire du plaisir. C’était là un échange dans les grandes règles de l’art… Chaque caresse que Sensui prodiguait lui était retourné et vice-versa. Seijûrô apprivoisait son corps de manière quasi méthodique, cherchant ses zones les plus sensibles, les testant… Et lui-même laissait ses doigts et ses paumes découvrir ce corps dont il devait aujourd’hui avouer avoir plus d’une fois rêvé, de manière synthétique évidemment. Peut être quelques fois sous la douche, le bruit de l’eau étouffant quelques gémissements… Ou dans son lit, à chercher un sommeil artificiel qui s’était plutôt terminé en fantasme érotique des plus intenses…

Quoi qu’il en soit, l’effet aphrodisiaque que Seijûrô avait sur Sensui avait, d’une certaine façon, toujours existé mais s’était décuplé de manière très récente et même, très soudaine. Certaines choses ne s’expliquaient tout simplement pas…

En fin de compte… Aokigahara n’existait plus, à cet instant précis…

Seijûrô s’enhardit, donnant un nouveau rythme un peu plus enfiévré à leur danse nocturne et le corps de Sensui trahit sans ménagement le désir et les bonnes dispositions qui étaient les siennes. Les préliminaires étaient déjà bien entamées que son sexe était déjà pour le moins durcit, cherchant un contact qui, il le savait, aurait pu satisfaire tout son corps. Sensui gémit, sans trop, presque discrètement comme de peur qu’on les entende et pourtant, il ne songe plus du tout au reste du monde. Ne compte plus que Seijûrô qui vient de le soulever du sol et autour des hanches de qui il passe ses longues jambes, faisant se rencontrer leurs deux membres gonflés d’envie, objets d’orgueil déjà fièrement dressés entre eux.

Puis le voilà couché sur un tapis de soie, celui de son kimono et qu’importe à cet instant qu’il puisse y faire un accroc ou une tâche. Qu’importe que quelques brindilles s’emmêlent à ses cheveux et qu’importe qu’il existe plus hygiénique qu’une forêt de ce genre pour ces ébats. Déjà, d’un point de vue « pratique », Seijûrô et lui avaient cette chance que leur condition semi-immortelle leur confère le véritable luxe de n’avoir besoin d’aucune protection de latex trop encombrante quand on voulait partager à ce degré d’intimité qui était le leur.

Seijûrô termine de se dénuder, alliant lui-même sa sensualité et sa sexualité brute à l’odeur entêtante du sang. Jamais sang n’avait fait plus d’effet à Sensui et il le lui avait déjà avoué… Mais là, c’était encore plus que ça et les yeux mi-clos, se refusant à les fermer tout à fait alors qu’il avait pareil merveille en face de lui, Sensui laisse filtrer… Un soupire. Ce n’était plus son genre que d’avoir ce genre de réflexe humain et sans doute que cela en disant long sur son état d’esprit détendu et offert.

La masturbation commune dont il est « victime » crée de nombreux petits arcs électriques dans tous son corps qui tendent et détendent ce dernier tandis que tout en lui réclame encore d’être touché et de caresser. D’ailleurs, il ne se prive pas, remuant en rythme les hanches tout en passant ses mains contre le dos parfait et les épaules finement musclées, emmêlant ses doigts aux longs cheveux corbeau, griffant sans chercher à faire mal, laissant simplement sur les trajets de ses ongles quelques lignes fines et blanches.

Sei’ semble également partisan de « l’orgasme par les oreilles » puisqu’il lui parle avec non seulement sensualité mais aussi sexualité, évoquant des désirs et des états d’âmes qui, forcément, trouvaient à cet instant précis écho chez lui.

Une main de Seijûrô remonte le long de son corps, ses doigts se perdant près de ses lèvres et sans complexe, Sensui darde la langue pour en lécher le bout avant des les happer entre ses lèvres, les suçant comme il aurait goûté à une sucrerie au miel. Peut être n’avait-il plus le sens du goût et pourtant, c’était absolument ce que tout ceci lui évoquait.

A l’inverse de cette main, les lèvres de Seijûrô descendent le long de son torse puis de son ventre, mordillant sans jamais planter ses canines, soutirant d’autres gémissements à un Sensui qui commençait à se sentir devenir doucement mais sûrement impatient.

On était très loin de ce qu’il avait pu ressentir à l’époque où il avait porté ce costume non pas pour se déguiser un soir d’halloween mais bel et bien parce que c’était ainsi qu’il devait se vêtir. Tout était différent et d’une certaine façon, sans le savoir, Seijûrô le réconciliait légèrement avec un morceau de son passé.

Les yeux de Sensui le brûlent comme si pleurer lui faisait soudainement envie alors que l’autre vampire glisse ses lèvres tout contre son haine, tout près d’une partie de son corps qui était soudainement devenu la partie pensante de tout son être. Ce n’était pas réducteur… Mais une simple constatation presque d’ordre technique. Et toujours, ces mots plein de promesses et de demande tout à la fois qui soutirent à Sensui un long frisson alors que d’une voix plus rauque qu’à l’ordinaire et vibrante d’une foule d’émotion, il s’entend carrément demander, pour sa part, sans fausse pudeur :

๑ Je veux sentir ta langue contre mon Sei’… Partout sur ma peau… Sur mon ventre, ma cuisse, mon sexe… Je veux te sentir chaud autour de lui, je veux y perdre tout notion de temps et de cohérence.

En fait, soudainement, Sensui voulait… Mille et une choses. Et même si c’était beaucoup demander présentement, il assure même :

๑ Je voudrais venir entre tes lèvres, amour…

Peut être qu’il en demandait trop… ? Sensui avait néanmoins pensé pouvoir interpréter de cette manière les paroles de Seijûrô… Et pour ce petit mot d’amour, il avait été si spontané qu’il ne s’en était même pas rendu compte.

๑ Mais avant…

Relevant une jambe et glissant une main dans l’intérieur de sa cuisse sans s’arrêter au tatouage qui l’ornait, il vient frôler sa propre haine du bout des doigts, réclamant avec chaleur :

๑ Mords-moi… Juste là.

Et promesse qu’il ne comptait pas faire en l’air :

๑ Je te rendrais toujours au centuple ce que tu daigneras m’offrir.

Parce que oui… Il avait conscience que Seijûrô lui avait probablement plus offert que n’importe qui… Et conscience aussi, surtout, qu’il lui offrait probablement plus que lui-même n’avait à lui donner…



Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Jeu 9 Aoû - 15:54


Ce moment était-il seulement réel ? Il semblait à Seijûrô que ce qu'ils partageaient soudainement était bien trop beau pour que ce soit le cas. Et pourtant, les réactions incontrôlées de son corps lui prouvaient assurément le contraire. De longs frissons délectables accompagnaient chacune des caresses de Sensui, comme si à chaque fois, son père vampirique eût su exactement où il devait le toucher, l'embrasser pour faire monter un désir foudroyant en lui. Ses propres lèvres s'attardent un moment sous le nombril de Sensui, mordillant sans jamais mordre. Du moins, pas encore... Il quitte la zone pour y revenir encore et encore, adorant les frissons que cette simple petite attention faisait naître sur l'épiderme soyeux de l'homme qu'il aimait. Sensui lui portait-il cet amour si particuliers, si entier, pour sa part ? Pour le moment, Seijûrô préférait encore ne pas se torturer avec cette question... Car qui pouvait réellement prétendre pouvoir connaître les sentiments de ce vampire si secret ?

Il se contente de donner et de profiter, se fondant dans le moment, savourant chaque petite victoire. De ces caresses tendres à ces demandes peu chastes, en passant par ce soupir empli de désir qui ressemblait si peu aux réactions habituelles de Sensui ! Du regard, Seijûrô suit la main délicate qui se faufile à l'intérieur d'une cuisse parfaite. Il s'arrête un moment de bouger, observant avec une surprise mêlée de découverte le petit tatouage à demi effacé par le temps qui avait été tracé là probablement pendant la vie humaine de Sensui, ou très peu de temps après sa vampirisation. D'ailleurs, doucement, il vient y glisser la pulpe de son pouce dans une petite caresse étrangement emplie d'appréhension. C'était ridicule, hein... Mais c'était une marque qu'il ne savait même pas Sensui posséder et c'était particuliers de la découvrir comme ça, ce soir. Il avait néanmoins conscience que rien n'avait invité l'homme à le faire. Il fini donc par se détourner du petit lotus, son regard s'ancrant brièvement dans celui de Sen.

Les demandes de l'homme auraient probablement pu le rebuter. Seijûrô n'avait guère d'expérience en la matière et c'était là un début intense. Mais il voulait de cette intensité. Il en avait besoin... De fait, il n'y a pas vraiment d'hésitation de son côté alors qu'il se penche pour poser les crocs sur l'aine de Sensui, à cet endroit si intime que le vampire lui avait demandé de mordre. Une de ses mains lui sert d'appui contre le kimono soyeux, mais l'autre en profite pour caresser d'abord le ventre plat... puis alors que ses crocs s'enfoncent dans l'épiderme tendre d'un seul mouvement, cette main quitte le ventre diaphane pour venir saisir sans plus attendre le membre fièrement dressé. Au rythme de ses lapées, car cette fois Seijûrô bois, il donne des coups de poignets. Tout ça dans le but de donner une saveur beaucoup plus sexuelle à la morsure qui, déjà, devait faire ses effets chez Sensui vu son état hypersensible à ce genre de caresses ce soir. Tout comme lui...

Le sang est goûteux, frais, délectable... Seijûrô considérait ce geste avec un immense respect et beaucoup de plaisir. Mais, il n'allait pas vider Sensui de son sang... et peut-être n'a-t-il qu'une centaine d'années de vie vampirique, mais Sei' n'est pas vampire à ne pas savoir se contrôler. C'est sans difficulté qu'il relâche l'aine de l'homme, après une dernière lapée contre celle-ci. Et alors qu'il l'observe, la plaie disparaît déjà doucement. Puis, son regard se relève sur Sensui et, les lèvres entrouvertes, il l'observe un moment alors que ses coups de poignets, eux, n'ont pas cessés. Est-ce qu'il allait répondre à cette demande de le prendre en bouche par envie ? Parce que Sensui l'avait appelé « amour », ce petit mot qu'il recherchait désespérément chez lui ? Pour lui faire plaisir ? Sei' a tôt fait de constater que la bonne réponse serait plutôt « d », soit « toutes ces réponses »... et ça fini de le convaincre.

Il était si tendu qu'il en était douloureux... et pourtant, il était encore prêt à repousser le moment où lui-même aurait droit à un plaisir intense. De fait, il se penche au-dessus de ce membre qu'il continuait à caresser, l'observant un moment sans agir. Puis, sa main cesse ses mouvements de va-et-vient, maintenant seulement la base pour garder un angle favorable. S'il l'avait pu, nul doute que son coeur aurait battu à tout rompre. Mais, ce n'était pas le cas et en un sens, ça l'aidait à ne pas perdre la tête. Entendre son coeur battre contre ses tempes le rendait fou, dans ses pires crises d'allergies, lorsqu'il n'était encore qu'un pitoyable, pathétique et chétif humain. Certes, Sei' hésite... mais plus longtemps. Car au bout de quelques petites secondes, il se penche sur Sensui, glissant lentement sa langue de la base de son sexe, jusqu'au gland. Un gémissement étouffée le prend par surprise alors qu'il ferme les yeux, savourant cet acte extrêmement intime. Jamais au grand jamais un autre homme ne pourrait profiter de ses lèvres de cette façon. Et dans le fond, Sei' sait qu'il n'a pas besoin de le faire remarquer à Sensui : son père vampirique le sait déjà fort bien.

Combien de temps ces caresses restent-elles aussi superficielles que possible ? Sei' ne sait trop, mais ce qu'il sait, c'est que Sensui ne le brusque pas et que c'est tout simplement parfait. Assez pour qu'il décide enfin de prendre l'homme entre ses lèvres, dans un mouvement lent, mais décidé. Les yeux fermés, c'est à tâtons qu'il réussi à trouver une des mains de Sensui, qu'il attrape pour entremêler leurs doigts alors que lentement, il entreprend quelques mouvements de va et vient. Son propre bassin ondule, comme par anticipation de ce qui allait suivre. Et désolé, mais après ça, il savait exactement de quoi il avait envie... Se glisser en l'être aimé serait un pur bonheur après ces préliminaires plutôt longs, considérant l'endroit où ils étaient posés ! N'importe qui aurait pu débarquer et le voir dans cette position. Mais, elle n'était pas aussi humiliante qu'on aurait pu le croire, au contraire : il ne se sentait pas du tout dominé, comme il l'avait toujours cru à propos de la fellation.

Ces caresses durent incroyablement longtemps et terriblement peu de temps à la fois alors que Seijûrô apprivoise cet échange particuliers. Sa langue fini par se remettre de la partie, il s'amuse à retirer entièrement Sensui d'entre ses lèvres pour souffler doucement sur le gland avant de le reprendre rapidement en bouche, ses mouvements se font plus rapides... tout pour pousser l'homme à bout. Et n'était-ce pas ce que son mentor lui avait demandé ? Seijûrô y était fin prêt. Et de fait, relâchant un moment le membre pulsant, gorgé de plaisir, il relève la tête vers Sensui, plongeant son regard passionné dans le siens.

« Laisse-toi aller, mon ange. », murmure doucement Seijûrô, sa voix grave et rauque s'élevant brièvement dans l'atmosphère. « J'ai envie de toi, moi aussi... Envie de me glisser en toi. De te faire doucement gémir à mon oreille. Envie que ça ne s'arrête plus... »

Son ange... bien drôle de nom amoureux pour un démon. Mais dans le fond, Seijûrô ne considérait-il pas réellement l'homme comme son ange gardien ? Assurément... et malgré les mauvaises langues, Sensui avait tout fait pour qu'il ait cette impression. Alors Sei' n'hésitait de toute façon plus. Il en avait autant envie que son ange. D'un seul mouvement, il enfonce à nouveau l'homme entre ses lèvres humides, ses mouvements reprenant alors que sa main se crispe sur celle délicate et pourtant si puissante du vampire. Il n'attendait plus que ça... et pourtant, lorsque l'orgasme de Sensui vient, il le prend un peu par surprise. Sei' arrête de bouger un moment, yeux fermés. Il ne fait pas l'affront à l'homme qu'il aime de le recracher. Puis, avec douceur, il baise la hampe encore partiellement tendue, jusqu'à la morsure dont il avait profité un peu plus tôt, tremblant lui-même de ce moment si particuliers.

D'une main tremblante, il essuie ses lèvres, puis remonte doucement pour venir déposer un baiser dans le cou de Sensui. Quelque chose s'imposait à lui. Quelque chose qui le rendait un peu extatique. Il le savait déjà, mais entre les brumes d'un plaisir dont il n'avait auparavant jamais bénéficié, il fini par avouer :

« Je t'aime, Sensui... D'un amour réel. Parfois trop possessif, parfois trop jaloux... Mais pur. »

Dans un soupir, il vient chercher les lèvres du beau et puissant vampire. Il ne lui demandait pas nécessairement de lui rendre la pareille. Ce genre de mots, ils ne pouvaient sortir que lorsqu'on y étaient réellement prêt. Ce soir, Seijûrô avait été prêt. Et il le serait pour toutes les nuits à venir, jusqu'à la fin des temps...


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Sayonara

À l'abri des regards indiscrets, seuls dans le noir ; tu n'as étrangement pas peur. Je t'aime ; un amour aussi secret qu'interdit. Mais, il y a quelque chose de brisé en toi à présent. Est-ce moi qui t'ai brisé ? Alors, lorsque que le soleil de l'après-midi illuminera tes yeux, je partirai pour le clair de lune... seul. Sayonara, my love.

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MessageSujet: Re: Prendre l'air   Mer 15 Aoû - 15:22





Sensui avait quitté des yeux son amant le temps d’une seconde, levant les yeux vers le plafond de feuilles et d’aiguilles de pin qui recouvrait l’océan noir et parsemé d’une multitude d’étoiles… Du moins, si un ciel dégagé le permettait. Oui, Sensui pouvait se poser et se faire béat d’admiration devant une voie lactée étincelant au milieu du manteau sombre de la nuit… On voyait toujours les choses différemment quand les étoiles étaient nos uniques soleils.

Sauf que… Présentement, il n’y avait donc pas moyen d’apercevoir quoi que ce soit et Sensui finit par fermer les yeux, se laissant un instant seulement submerger par les sensations et les émotions diverses qui s’emparaient de lui. Seijûrô le touchait de cette manière qu’il était à peu près certain que seul lui pourrait avoir… Sa peau lui semblait chaude, voir carrément brûlante et ce n’était là une étourderie qu’il eu seulement dût à la morsure qu’il avait prodigué un peu plus tôt. Seijûrô lui faisait juste… perdre la tête. Et c’était délicieux que de s’y abandonner, surtout après avoir tant lutté contre…

Son presque amant se fait désirer tout autant qu’il lui offre des caresses chaque fois plus intimes et quand finalement, Sensui sent les crocs de Seijûrô se poser sur l’endroit de son artère, il baisse à nouveau les yeux pour mieux le voir, bénissant cette vue nocturne que leur condition leur permettait. Sa main gauche vient se mêler aux cheveux corbeaux, se crispant légèrement sans tirer alors que les deux canines percent enfin. Sensui a une petite exclamation exaltée, renversant un instant la tête en arrière, ses reins se cambrant tout en même temps.

Plus que jamais, cette morsure avait une identité toute intime et personnelle que peu, très peu de vampires pouvaient se vanter d’avoir un jour posséder avec lui. Le dernier n’était-il pas Ketsueki ? Mais ce dernier est bien loin de ses pensées alors que gémissant, Sensui vient enfouir son visage dans le creux de son bras libre, se plaisant comme jamais à sentir le sang se défaire de lui pour aller entre les lèvres de Seijûrô et si présenté ainsi, cela pouvait avoir un côté morbide, Sensui n’y voyait qu’un érotisme inexplicable.

On pouvait bien trouver Seijûrô grognon, mauvais ou, dans d’extraordinaire cas : peu attirant. Dans ce cas là, on était potentiellement les personnes qui avaient le moins à craindre Sensui car s’il était protecteur, il était surtout possessif et si jusque là, il en avait déjà fait preuve, ce n’était probablement rien avec ce dont il serait capable par la suite.

Il avait bien noté l’instant de surprise chez Seijûrô en rencontrant le lotus dans l’intérieur de sa cuisse… Mais ça, c’était une autre histoire pour un autre jour…

Les crocs relâchent son épiderme, Sensui à un petit grondement de désapprobation et tandis qu’il sent la langue de Seijûrô passer encore contre les deux petites plaies, il laisse naturellement son corps retrouver son aspect d’origine. Ce genre de petite blessure, un vampire de son âge n’avait aucune difficulté à la soigner et ce sans même y penser réellement.

Ensuite ? Ensuite ce n’est que volupté et sensualité tandis que Seijûrô découvre son sexe de sa langue ou du bout des lèvres. Il le fait frémir et son corps entier est tendu dans une attitude d’attente et de désire. Sans doute n’avait il pas douté que Seijûrô accéderait à toutes ses demandes… Pas par esprit servile ou obéissant mais simplement parce que le moment ne se prêtait pas à la discussion de ce genre de chose. Aussi, lorsque finalement, Seijûrô le prend un bouche, Sensui ne se prive-t-il pas non plus pour se mettre à gémir un peu plus fort, oubliant complètement qu’on pouvait encore les voir.

Son membre vient appuyer un instant contre le palais de Seijûrô, lui en faisant goûter à la fois la chaleur et l’humidité et Sensui vient serrer cette main venue à la rencontre de la sienne avec force. C’était bon. Meilleur que ça ne l’avait été depuis si longtemps, lui semblait-il. Et rien que par le fait que Sei’ ne s’offusque pas de prodiguer ce genre de caresse linguale, Sensui se sentait étrangement… « Rassuré », d’une certaine façon.

Combien de temps cela dure t-il ? Jamais assez longtemps en tout cas… Mais il ne cherche pas à retenir l’inévitable parce que cette nuit, les choses ne se prêtaient pas à la lutte avec Seijûrô mais plutôt à l’abandon total et absolu. De fait, quand l’orgasme se fait sentir, tendant plus encore son corps à tel point qu’en se concentrant dessus, il aurait pu en ressentir une quelconque douleur, Sensui se contente de gémir plus fort jusqu’à ce que finalement les digues de sa bonne volonté cèdent sous les assauts des vagues de son plaisir.

Un orgasme violent accompagné de ces quelques spasmes qui étaient, d’un point de vue biologique, une expérience particulièrement violente pour le corps humain. Vampire aussi… Mais si délicieux que pourtant, chaque s’y serait prêter sans cesse après y avoir goûté rien qu’une seule fois.

Dans la tête de Sensui résonne les paroles qu’avait eu Seijûrô. Outre sa demande de se laisser aller sans crainte, la volonté et le désire de se fondre en une seule entité le temps d’une danse. Ce n’était peut être pas aussi sensuel dans la « vraie » vie que sur un écran de cinéma mais présentement, tout ce que disait et faisait Seijûrô était sublimé dans son esprit conquit. Et pardonnez-le de n’être qu’un homme mais savoir qu’il venait de jouir entre les lèvres de son amant était un aphrodisiaque qu’on ne pouvait même pas imaginer…

A nouveau, l’homme le surplombe, l’embrasse, lui attire mille petits frissons… Et Sensui glisse ses bras autour de son cou, l’attirant plus que jamais contre lui, écartant ses genoux pour les refermer sur les flancs solides… Une de ses mains glisse le long du dos, s’arrête sur les fesses fermes et rondes, les caressant avant de remonter sur le bas des reins pour encourager Seijûrô à poser son bassin contre le sien, s’imaginant déjà se faire posséder par Seijûrô sans aucun complexe.

Des mots d’amour auxquels Sensui ne répond pas pour l’heure… Parce qu’il n’était pas le genre d’homme à les prononcer. L’avait-il seulement déjà fait par le passé ? Lorsqu’il était humain peut être ? Et l’avait-il seulement pensé, à ce moment là ?

Quoi qu’il en soit, si ce « je t’aime » continu de vibrer en lui avec force, Sensui reste donc silencieux, démontrant néanmoins par des caresses et des baisers qu’il avait entendu, comprit et apprécié… Démontrant également que ses sentiments étaient partagés. Aussi fortement ? Sensui n’aurait pas su dire parce que cette façon que Sei’ avait eu de le lui dire était réellement très intense…

Une main se pose sur une de ses hanches, la surélevant doucement et la soutenant… Et Sensui plonge les yeux dans ceux bien sombre de Seijûrô. Il n’y a pas de mot, pas de gémissement le temps d’une seconde qui dure une éternité et pendant laquelle ils ne font que se regarder comme s’ils n’avaient besoin que de ça pour faire l’amour… Et finalement, d’un mouvement de rein, Seijûrô se fait une place entre ses reins… Sensui ferme les yeux…

Pourvu que le temps s’arrête…


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RP : Vous trouvez Seijûrô méchant ? Il tient de son père et je le suis encore plus ! Respectez mon personnage ou faites un RP avec un autre de mes perso !! Merci !!

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