C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]

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MessageSujet: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Mer 8 Aoû - 9:29


Tower Record Shibuya
2012/11/05 - 21h37

Vingt ans... Voilà vingt ans cette année que Akira a rencontré son auteur favori.
Oh, il ne l'a pas rencontré en chair et en os, non. Akira (Ancien nom de Takeru) est juste tombé ''amoureux'' des mots de l'auteur Fukuda Akira. Déjà ce prénom est un signe. Takeru, à l'époque, était intrigué simplement par le nom de cet auteur. Lorsqu'il parcourait les rayonnages du bouquiniste où il avait l'habitude de faire ses emplettes, il n'a pu résister au désir d'acheter un exemplaire écrit par cet inconnu. Enfin... Inconnu peut-être pas tant que ça. Pas de photo de l'auteur mais, lorsque Takeru lu les premières lignes du premier chapitre, il n’eut qu'une envie, continuer, encore et encore. Le résultat ne fut pas difficile à deviner. Emportant le livre avec lui, après l'avoir payé évidement, il l'a dévoré en une nuit. Chez lui, ou plutôt chez son père encore à cette époque, Takeru lu encore et encore et encore cet ouvrage qui l'a littéralement transporté. Il l'adorait, vraiment.

Régulièrement, le bouquiniste recevait la visite de cet ancien militaire, qui ne semblait attendre avec impatience que les parutions de Fukuda Akira. Ce petit manège se prolonge, d'année en année, mais jamais le vampire n’eut l'occasion, ni le cran peut-être, de rencontrer son idole. En vingt ans, nombre de dédicaces furent sans doute organisées, peut-être, mais Takeru n'avait simplement pas le temps d'y aller. Ce n'est pas une excuses, lorsqu'on est fan, mais c'est ainsi. Souvent il devait aller aux soirées où le père d'Akira (enfin de Takeru) le retenait ou l'emmenait.

Lorsque Takeru fut plus libre, Fukuda Akira ne semblait plus trop disposé à se montrer en public. Le destin avait voulu que ces deux là ne puisse jamais se rencontrer, jusqu'à cette nuit. Cette fois, Takeru était bien décidé à y aller. Cette fois il rencontrerait son idole de toujours. Il se rend compte que Fukuda Akira doit être âgé à présent, et s'il ne saisit pas cette chance aujourd'hui, il ne l'aura peut-être jamais. Takeru a pris un soin presque religieux à préserver les livres, les enfermant dans des boites, rachetant de nouveaux exemplaires afin de pouvoir les lires. Une vrai idolâtrie.

Lorsque Takeru a eu vent de cette information, il décida que rien ne pourrait l'empêcher d'y assister :

Tower Recors Shibuya, le 25 octobre 2011 à 21h45.

" Nous avons l'immense plaisir de vous informer que l'auteur à succès, Fukuda Akira, sera en dédicace, à l'occasion de la parution de son nouveau Best-seller, ce samedi 5 novembre 2011 de 20h à 22h.
Nous vous rappelons que les places sont limitées et uniquement pour l'achat du dernier ouvrage. "


Ah ça, pour sûr qu'il y sera ! Le magasin ferme à 23h, Takeru ne veut pas être le premier à passer, alors il ira pour la fin de la dédicace. Fukuda sama sera sans doute fatigué, mais il espère pouvoir échanger quelques mots avec son idole. Depuis tant d'années qu'il rêve de pouvoir lui parler directement. Il n'oubliera jamais, Takeru, la première fois qu'il lui a écrit. Il ne pensait jamais avoir de réponse. Leur correspondance fut toujours très poli, très réservée, très pudique même. Takeru n'a jamais osé lui poser des questions sur sa vie privée, il a toujours simplement fait part de ce qu'il ressentait pour les livres, des compliments. En fait, Takeru n'a pas oublié que lui même devrait paraître vieux, alors il se fera passer pour le petit fils de Tenshi Akira, venant chercher une dédicace pour son grand-père, bien qu'il soit lui même fan de cet auteur. Ah... S'il savait...

Ce soir, Takeru n'est là pour personne. Au club, il a déjà prévenu ses petits « anges » que ce n'était pas la peine de compter sur lui, à moins d'une RÉELLE et VRAIE urgence. Sinon, il risquait de leur en vouloir BEAUCOUP. De même pour la salle de concert. Pas de concert ce soir. S'il avait des rendez-vous, il a tout annulé à la minute même où l'information est tombée.

Il se prépare. Oh ce ne sera pas Kurokami qui se rendra à Shibuya. Pas plus que Matoya Takeru d'ailleurs. En fait, ce soir, il sera pour quelques instants, à nouveau Tenshi Akira. Il se prépare presque comme pour un rendez-vous amoureux. C'est en quelque sorte le cas. Un rendez-vous amoureux de la littérature.

Apprêté comme un étudiant un peu rock, plus de sobriété, sans toutefois complètement retirer tout ce qui fait le Takeru moderne (ses tatouages sont ainsi un peu visible à ses mains et son cou), il se regarde une dernière fois dans le miroir avant de regarder sa montre. 21h. C'est l'heure parfaite pour sortir, sans oublier son dernier achat, évidement. Shibuya n'est pas si loin, surtout en transport, alors il peut ne pas se presser, mais il ne part pas non plus à la dernière minute, sait-on jamais, d'autant que les gens, surtout nombreux, sont des mollusques. Plus d'une fois il a maudit intérieurement cette foule trop lente à son goût, alors qu'il était relativement pressé. A cette heure-ci, il y a beaucoup de monde, et le look, même minimisé de Takeru, ne le fait pas passer inaperçu. Cependant, dans cette ville, plus on est marginal, moins on attire l'intérêt. Limite on fait peur. Quelques personnes ne peuvent détourner le regard du grand ténébreux, soit pour se moquer, soit pour le critiquer, ou alors pour tenter de capter son attention. Une demoiselle, une étrangère qui plus est, semble fort intéressée par ce grand machin. Mais il n'est pas du tout d'humeur à se laisser attraper par une Gaijin, surtout ce soir. Ce soir il n'est qu'à Akira. D'ailleurs, le temps du trajets, il ne se cache pas de parcourir quelques lignes, encore, de ce livre acheté la veille à peine et déjà lu entièrement. Il y a passé toute la nuit précédente.

Arrivé à destination, il ne perd pas de temps à se mêler à la foule, sans pouvoir toutefois disparaître. La Tower Records n'est qu'à cinq minutes de la station, alors il peut faire une petite halte à Hachiko-mae, près de la statue du célèbre toutou. Ah, à cette-ci, un weekend, cette place est une vrai porcherie... Les temps ont bien changés... Une cigarette, observer un peu les gens avant d'aller à la Tower. Il ne veut pas être en retard à son ''Rendez-vous''. Songeant qu'il aimerait bien goûter à certains cou présents ce soir, il zappe bien vite cette pensée pour se rendre au grand magasin. Il n'est pas en retard, il y a une petite foule. Roder un peu dans les parages, juste pour attendre son tour, attendre la dernière limite pour se glisser dans la file, être le dernier. Takeru n'a pas encore pu voir l'auteur, trop de monde encore. Nerveux comme pourrait l'être une adolescente le jour où elle rencontre son artiste favori, son cœur pourrait s'accélérer de minute en minute s'il battait encore. Le moment approche... Doucement...

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MessageSujet: Re: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Mer 8 Aoû - 22:30




De son travail d'écrivain, Sadaharu tirait une grande satisfaction. A vrai dire, il était convaincu qu'il était fait pour ce métier, même s'il n'aurait pas eut l'orgueil de dire que sa plume était sans défaut aucun, il trouvait que bien des aspects de cet emploi étaient appréciables. D'une part, il pouvait laisser libre cours à son imagination, la plupart du temps et exprimer des choses que la langue orale n'étaient pas en mesure de relater. Bien sûr, le plaisir de décrire sans aucune limite de temps ou de longueur, d'employer un vocabulaire, des tournures de phrases peu – voire même pas du tout – employée dans la langue parlée... C'était chose exquise, et bien souvent, l'ancien yakuza se laissait aller à de nouveaux essais linguistiques et syntaxiques. Bien sûr, le succès et la satisfaction n'étaient pas toujours au rendez-vous, mais en quarante ans de plume, donc vingt de publication, il avait appris à maîtriser certaines techniques qui lui étaient propres et qui faisaient tout le charme de son œuvre.

Bien sûr, Sadaharu pouvait s'enorgueillir. Mais qu'est ce qu'une œuvre dont on est fier, si elle n'est pas reconnu par le reste du monde ? Et bien, ce n'est pas une œuvre, justement. De nos jours, art et communication allaient de paire... Et si c'était un parpaing infranchissable pour certaines artistes, ça ne l'était nullement pour le jeune vampire, c'était même une réjouissance, surtout quant il observait les différents moyens de communication disponibles désormais. Bien sûr, il ne s'était pas fait à l'informatique, mais rien que le développement des maisons d'édition était là pour le ravir. Et c'était là ce qui ravissait le plus ; par la distribution de son œuvre, il pouvait attiser l'envie d'autrui, l'admiration et le respect. Bien sûr, il savait que ce n'était pas chose donnée à tout le monde, mais lui en avait été capable ; la preuve en était ses ouvrages écoulés de manière tout à fait honorable, et les séances de dédicace auxquelles il participait de temps à autres. Et quoi que l'on puisse en dire, c'était là le véritable objectif du vampire ; attiser la reconnaissance sociale, sans qu'il ne se montre orgueilleux et méprisant pour autant. Mais le vampire était à tout pour y arriver, c'était là chose certaine ; sa main estropiée en était la preuve même. C'était là sa satisfaction réelle dans l'écriture.

Et par ailleurs, il y avait bien d'autres bons aspects, comme par exemple, l'opportunité de discuter avec des personnes inconnues. Bien que Sadaharu soit une personne peu loquace et solitaire, il n'en était pas pour autant quelqu'un qui avait la compagnie des autres en horreur. Du moment que ses interlocuteurs savaient se montrer un tant soit peu intéressant, il n'y avait pas de raison pour que le vampire les envoie mourir sans scrupules. Enfin, tout dépendant des moments bien sûr... Car il y avait bel et bien des moments ou le jeune vampire préférait de loin rester tranquille dans son coin, pour réfléchir et se retrouver. Mais revenons en à nos moutons ; il avait quelques fois l'occasion d'entretenir des correspondances. Certaines qu'il préférait abréger, d'autres qu'il préféraient entretenir, c'était selon le destinataire.

En tout cas, il se rendit ce soir avec une bonne humeur certaine à la séance de dédicace qu'il devait faire à la Tower Record de Shibuya. Son visage, bien que toujours assez peu expressif, laissait néanmoins voir qu'il était tout à fait disposé à se montrer agréable, ce qui n'était, malheureusement, pas toujours le cas... Les aléas de l'humeur, dira t-on ! Pourtant, le vampire ne se montrait jamais malpoli ou trop désagréable, se contentant généralement d'être plus renfermé et pensif. Bref, il arriva aux alentours de dix neuf heures trente sur place, et s'installa à vingt heures tapantes sur sa chaise, stylo dégainé et près à signer.

Malheureusement, cette belle humeur dans laquelle il était n'allait pas tarder à être entachée. En soit, signer des livres n'était pas une tâche fatigante, bien sûr... Mais ça l'était bien plus de discuter avec des individus dont le cerveau semblait absent de la boîte crânienne. Généralement, il essayait de se contenter de garder un sourire poli, avant de demander de laisser place au prochain. Néanmoins, Sadaharu s'accrochait ; il ne lui restait plus beaucoup de temps à tenir avec cette politesse de mise, avant d'aller se plaindre de ces mésaventures à son père vampirique.

Ce fut alors au tour d'un nouvel individu. Un homme plutôt jeune, les cheveux et pupilles sombres, vêtu d'une manière assez sobre, quoi qu'aux ascendances rocks, quelques bouts de tatouage visibles au niveau des poignets, ainsi qu'au cou. Cette constat extirpa d'ailleurs un sourire discret à l'écrivain ; cet homme cherchait il à cacher des tatouages, comme lui le faisait, dans ses vêtements sombres et assez amples ? En tout cas, il leva les yeux vers le concerné, toujours avec ce sourire légèrement amusé, pour demander, une fois le livre en mains ;

« Bonsoir. A quel nom dois je le signer ? »



_________________

Où vont-elles toutes ces âmes, ombres et airs de retraite ? Douleur d'essence, éteins celle qui danse, celle qui gèle le vent, ouvre et quitte le temps. Où vont-ils, ces enfants violemment grands, ces noyaux ardents ? Souffrent-ils de flâner à jamais dans les déserts soulagés ? Passagers de la terre au liquide éphémère... Déguste, car ici tu ne vivras qu'une fois. Je désire acheter le ciel, sans que vos dieux me prennent. Mais mon cœur reste en hiver, j'ai oublié peut-être... Vos visages de poussières.

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MessageSujet: Re: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Ven 10 Aoû - 16:00


Il peut être fier, vraiment, notre beau Sadaharu. Bien des gens tentent de percer dans le monde de l'écriture, mais nombre sont les manuscrits qui restent sans réponse, qui finissent aux oubliettes. A tort ou à raison. Sadaharu est un auteur chanceux, pour le plus grand plaisir de Takeru et de tous les lecteurs de Fukuda Akira. Il suffit de voir le nombre de personnes répondant présentes lors des dédicaces. Une des raisons pour lesquelles Takeru est fan de cet auteur, est qu'il semble exprimer les choses avec une telle facilité. Les émotions, les sentiments, peut-être bien que Takeru est trop sensible mais... Lorsque son regard parcoure les lignes écrites par ''Fukuda sama'', alors c'est comme si le vampire vivait lui même ces récits, comme s'il était lui même dans le livre à vivre les aventures relatées. Et il adore ça. Il adore vraiment ça. Ayant lu, relu et relu encore un nombre incalculable de fois chaque œuvre de Fukuda, Takeru se risquerait sans crainte à affirmer qu'il saurait reconnaître les écrits de son idole littéraire. Ce dernier peut changer certaines formules, il y a ce petit quelque chose qui lui est propre et dont les fans sont plus que friands.

Au moins ils ont un point commun... Au grand damne d'Izumi (ou pas, puisque ça lui assure un contrat avec le Miryô), Takeru n'a jamais sû maîtriser ou dompter l'informatique. Il a beau essayer, mais rien n'y fait. A part les applications basiques, pour lancer un programme musical, pas question de lui faire installer ou désinstaller un programme ou encore utiliser un logiciel de nettoyage ou un antivirus. Cette incompatibilité lui a toujours tenu fermé les portes de la bibliothèque municipale, entre autre. Ce qui avait évolué en sa faveur, c'était plutôt le nombre non négligeable de salles de concerts, de labels, de maisons de disque, de magasins de musique, de groupes aussi.

D'une mesure différente, Takeru ressent la même chose, vis à vis des groupes, musiciens, fans, bien que la plupart du temps, il trouve ces derniers souvent lassants et inintéressants, qui ne font qu’idolâtrer une créature qui n'existe pas et oublient même que derrière le ''masque'', se trouve une personne totalement différente du personnage qui monte sur scène. Contrairement à Sadaharu, il ne correspond pas avec ses fans. Enfin il laisse quelques personnes que ça amuse, gérer des pages sur les réseaux sociaux ou des fans clubs mais il ni l'envie ni de temps à perdre sur un ordinateur pendant des heures. Il a droit à un résumé éventuellement, histoire de savoir ce qu'on dit de lui mais... Jamais il ne répond de lui même. Mais l'heure n'est pas à songer à ça, ce soir il veut avoir l'esprit entièrement et complètement dévoué à son idole.

Lorsqu'il se glisse enfin dans la file d'attente, il est loin d'imaginer que celui qu'il est venu voir est tout le contraire de ce qu'il imaginait justement. Ignorant bien pourquoi, il s'imagine se retrouver face à quelqu'un d'un certain âge. Peut-être pas un vieillard, mais au moins quelqu'un d'un âge mur. La durée de la correspondance peut-être ou la façon de parler. Lorsque Takeru peut enfin voir l'auteur assit à la table, il a comme un certain ''bug'' comme on dit de nos jours. Regardant autour de lui, peut-être s'est-il trompé de soir ? Peut-être n'est-ce pas la bonne date ? Ou le bon endroit ? Il y a peut-être un autre auteur en dédicace ce soir et s'il s'est trompé alors il doit se dépêcher de trouver la bonne file ? Pourtant, en y regardant encore et encore... Il voit qu'il est bien dans la bonne file et que l'homme à quelques personnes de lui... EST Fukuda Akira... Quelque chose est étrange... Oui... Aurait-il correspondu toutes ces années avec un ''gosse'' ? Un gosse qui aurait grandit ? Non, c'est impossible... Vraiment... Ou cet homme se serait payé les services d'un chirurgien ou d'un traitement de rajeunissement ?... Non... Il est bien trop beau, ne montrant aucune trace de vieillesse refoulée par des moyens artificiels... Bon sang... Se serait-il fait avoir ? Aurait-il correspondu avec un congénère sans le savoir ?... Comment a-t-il pu s'imaginer un ''vieux'' ? Quel gâchis... Voilà une nouvelle raison de l'adorer cet homme... Il est beau... Une beauté froide mais c'est justement ce qui lui plaît.

Le temps de réfléchir à tout ça, le temps de se perdre dans ses pensées, sans détourner le regard du dit Akira, vient enfin son tour. Ses tatouages ? En réalité, il ne veut pas vraiment les cacher. Il aurait pu mettre un col roulé ou une écharpe. En cette saison cela n'aurait pas été étrange. Et même en été on peut en mettre, par simple coquetterie. Il aurait pu mettre des gants aussi, mais il n'en a rien fait. Non il voulait qu'on aperçoive ces décorations, dans une certaine mesure. Tendant le livre à son littéraire préféré, il se sent quelque peu nerveux. Oui, comme une adolescente, parfaitement. Mais avoir quelqu'un de plus jeune et d'aussi craquant devant lui, le perturbe un peu...

« B..Bonsoir... Ta... Akira... Tenshi Akira... » Il en a presque donné son nom actuel, ce qui aurait tout gâché. Maintenant le moment de vérité. Se rappellera-t-il de lui ? Réalisera-t-il ? Après tout il doit avoir des tonnes de fans avec lui il discute alors un nom parmi d'autres... Takeru a presque peu d'espoir, de pouvoir discuter avec ''Akira''. En fait, juste le voir une fois, lui suffit. Mais puisque ce n'est pas un vieillard, il aura sans nul doute d'autres occasions à le revoir lors d'autres dédicaces. Il pourra parler de ça dans leur prochaine correspondance. Ne disant rien, car s'imaginant que ça s'arrêtera là, il ne détourne pas le regard, encore quelque peu choqué de voir un si beau jeune homme face à lui. Il s'était imaginé, il avait rêvé un nombre hallucinant de fois, cette rencontre, mais rien de ce qu'il avait songé, n'est en train de se réaliser.

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MessageSujet: Re: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Jeu 23 Aoû - 13:35




Il y eut un petit moment de battement, durant lequel Sadaharu se contenta d'adresser un sourire poli à cet inconnu. Ce dernier semblait des plus nerveux, à en juger de son attitude... L'écrivain était il si imposant que cela ? Il n'y croyait pas vraiment, s'efforçant toujours à rester modeste et accessible à tout le monde, malgré sa conduite qui pouvait parfois sembler trop froide ou placide, et donc faire de lui un interlocuteur assez impénétrable. Alors, le jeune vampire se contenta de mettre la conduite de son vis-à-vis sur le stress de rencontrer la « célébrité » qu'il était, bien loin de se douter que la raison de la gêne de l'autre jeune homme était tout autre. Gardant ce sourire poli aux lèvres, il haussa les sourcils en attendant la réponse de son vis-à-vis, qui bafouilla un nom ; Tenshi Akira.

A l'entente de ce patronyme, le sourire de Sadaharu se fana en l'espace d'une seconde, tandis que son regard se trouva écarquillé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Ce nom ne lui était pas inconnu, loin de là et pour être honnête, il s'attendait à tout, sauf à ça... Non pas qu'il ne pensait pas ce Tenshi Akira viendrait à une séance d'autographes, non. Mais l'écrivain s'attendait à ce que cette personne en question soit plus âgée, dira t-on ! Cet homme en face de lui était il vraiment ce correspondant avec qui il se plaisait à écrire de temps à autres ? A vrai dire, Tenshi Akira était sûrement la personne avec qui il avait entretenu une relation épistolaire aussi longue, alors voir un homme fin vingtaine, début trentaine était vraiment étonnant. Néanmoins, à la réflexion, il se douta bien que sa propre jeunesse apparente pouvait aussi sembler assez troublante ! Sa carrière avait commencé une vingtaine d'années auparavant, et il conservait toujours son apparence de trentenaire. Mais bon, il aurait put prétexter avoir une quarantaine d'années, et s'estimer heureux d'être vraiment bien conservé !

Ainsi donc, un nouveau silence de quelques secondes s'instaura, durant lequel Sadaharu dévisagea son interlocuteur, avant de saisir le livre qui lui était tendu. Revenant à terre, il ouvrit la première page de l'ouvrage, où il griffonna quelques caractères de sa plume, avant de le refermer d'un coup sec. De sa main estropiée, l tendit de nouveau le volume au présumé Akira, posant de nouveau son regard dans les pupilles sombres, tout en disant ;

« Pourriez-vous m'attendre quelques instants, s'il vous plaît ? »

Chose rare, mais Sadaharu était vraiment intrigué ! Jamais il n'aurait pensé rencontrer son correspondant, et si l'occasion s'en présentait, il n'avait pas l'intention de passer au dessus. Un nouveau sourire poli est adressé au lecteur, avant que l'écrivain fasse signe au suivant de s'avancer, pour continuer la séance de dédicaces. Vraiment troublé, le jeune vampire tâchait de rester des plus concentré, bien que de nombreuses questions assaillaient désormais son esprit.

Régulièrement, il jeta un coup d'œil à l'horloge à disposition, et quand les dix heures furent dépassées de quelques minutes, il annonça que la séance était terminée. Il y eut quelques plaintes parmi les lecteurs qui restaient sans avoir eut leur dût, Sadaharu leur adressa alors une courbette polie, tandis qu'il se retirait, laissant aux responsables le soin de ranger les affaires qui avaient été amenées à cette occasion. Pendant ce temps, le jeune vampire s'était retiré vers l'endroit où Tenshi Akira s'était dirigé, ne peinant guère à le retrouver. Une fois face à l'individu, il lui adressa une courbette en guise de salutations, annonçant simplement ;

« Bonsoir. »

Oui, quand même ! Se redressant finalement, Sadaharu dévoila un visage un peu tendu par la perplexité, tandis qu'aucun sourire n'arquait ses lèvres. Il ne tenait pas tant à paraître plus déplaisant qu'il ne l'était auparavant, mais disons que l'écrivain était d'une nature assez méfiante quand il ne savait pas vraiment à qui il avait affaire.

« Excusez-moi pour l'attente, mais je ne pouvais décemment pas amputer la séance de vingt minutes, et je dois admettre être intrigué... » dit il dans un premier temps avant de poser la question qui lui brûlait la langue ; « Pardonnez mon doute, mais êtes vous vraiment Tenshi Akira ? »



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MessageSujet: Re: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Mer 3 Oct - 9:24


Un simple sourire, parfois il n'en faut pas plus pour faire plaisir aux gens. Takeru est de ceux qui savent dans certaines conditions, se contenter du peu. Cependant, après tous ces échanges, il faut avouer qu'il aimerait vraiment discuter de vive voix avec son idole littéraire. Sadaharu n'est pas réellement et au premier plan si imposant mais quand on voit son petit doigt, quand on voit son visage si jeune après tant d'années et qu'on rencontre tout simplement celui qui jusqu'à présent était un peu comme une légende, oui, ça rend nerveux. C'était impossible pour lui de donner son nom actuel, déjà parce que Sadaharu ne le connaît pas et parce qu'ici il n'est même pas Takeru, ici il est le jeune homme assez timide qu'il fut dans sa jeunesse. D'où peut-être le fait qu'il soit nerveux depuis qu'il se retrouve en face de l'écrivain. A cet instant, sans doute l'un comme l'autre sont étonnés de voir leur vis à vis si jeune. Si c'était quelqu'un de plus âgé, il aurait pu prétendre venir pour son père ou son grand-père mais là il n'en est pas question.

Un moment de silence, un moment d'observation mutuel. Akira ne perd rien du moindre geste de son interlocuteur. Son écriture est un peu comme il l'avait imaginé. A voir les caractères, un petit sourire se dessine sur les lèvres. Une pensée à cet instant le fait sourire. Un vampire qui est fan d'un humain. C'est assez drôle quand on y pense. Mais après tout Takeru n'est pas comme les autres si on peut dire et son amour pour les humains, pour les œuvres est assez particulière. En récupérant son livre tout frais dédicacé, Akira acquiesce à la demande de l'écrivain, inclinant la tête puis s'éloignant un peu pour laisser la place aux autres. En attendant, il rode dans les rayonnages de livres ou de musique alentours. Des DVD peut-être. Sans vraiment s'éloigner, Akira ne reste pas collé au stand non plus, ce n'est pas un fanboy hystérique qui ne laisse pas les gens respirer. Au contraire, il se serait même simplement contenté de la signature si ce fut tout ce que Sadaharu lui aurait donné.

Pendant l'attente, Takeru planté devant un rayon de livres dont il n'a que faire en réalité, s'est perdu quelques minutes dans ses pensées, dans ses souvenirs, essayer de comprendre peut-être, mais lui aussi il commence à se poser des questions. Est-il réellement possible d'écrire comme « Akira » - puisqu'il ne connaisse pas son vrai nom – pendant plus de vingt ans ? Ce qui signifie qu'il aurait commencé à écrire très jeune. Est-il possible d'écrire ainsi en étant jeune ? « Akira » serait-il un surdoué ? C'est possible, un prodige, comme Beethoven en son époque. Toutefois il peut y avoir une explication. Les asiatiques ne font jamais réellement leur âge. La preuve en est avec lui même. De longues années de correspondance et il n'aurait jamais imaginé que l'auteur de ses lectures favorites pouvait être un jeune homme aussi beau. Cette pensée peut sembler superficielle mais quand on s'était imaginer correspondre avec un homme âgé ou du moins d'âge mûr pendant près de vingt ans, il y a de quoi être troublé. Non à aucun moment, que ce soit la lecture des livres ou des lettres, il n'aurait pu songer avoir à faire à un homme de son âge apparent. Finalement il réalise qu'il ne sait sait sur son correspondant et ça le chiffonne un peu. Mais il sait qu'il en est de même de la part de son vis à vis. Lorsque celui-ci le rejoint justement, sa voix ramène Takeru à la réalité. Se tournant vers l'écrivain, une fois encore il incline la tête à sa question.

« Oui, c'est bien moi. Peut-être me demandez vous ça à cause de mon nom de scène, Matoya Takeru. Je ne prétends pas que vous me connaissiez artistiquement, vous n'en avez jamais parlé dans vos lettres et moi non plus mais sur internet on peut trouver toutes sortes d'informations sur les gens. »

Pour l'instant il est encore incapable de s'imaginer que Sadaharu lui même est surpris de voir quelqu'un de jeune, si bien qu'il se sent presque l'obligation de se justifier de cette fausse identité qu'il arbore maintenant depuis quelques années.

« Je suis heureux de pouvoir vous rencontrer enfin. Je n'ai jamais eu l'occasion de pouvoir venir à l'une de vos dédicaces, et cette fois je ne voulais pas manquer cette occasion inespérée. »

Une discussion de fan, un peu, mais son regard sur Sadaharu n'est pas celui d'une jeune midinette. Son regard est intrigué, perplexe et curieux.

« Mais peut-être me posez vous cette question pour une toute autre raison ? Pour être honnête, je vous imaginais beaucoup plus âgé. Je vous pris de m'excuser pour ma réaction lorsque je vous ai vu tout à l'heure, ce fut un peu un choc après toutes ces années. Une fort agréable mais étrange surprise. »

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MessageSujet: Re: One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]   Lun 22 Oct - 20:23




Bientôt, son interlocuteur vint confirmer son identité, affirmant qu'il était bel et bien Tenshi Akira. Autant dire que cet aplomb fit sourciller Sadaharu, qui était décidément bien surpris de cette vérité. Mais ceci dit, n'aurait il pas été davantage abasourdi s'il avait appris que cet homme en face de lui n'était qu'un imposteur qui s'était procuré son courrier, pour ensuite se faire passer pour le correspondant de l'écrivain ? Certainement ! Mais en attendant, ce n'était pas le cas, ce qui pourtant n'empêchait pas le vampire de se trouver stupéfait par la jeunesse de son vis-à-vis. Certes, il ne s'attendait peut-être par un vieux croulant, mais peut-être à un homme plus mature, aux alentours de la quarantaine, cinquantaine d'années. Mais soit, le physique ne voulait pas dire grand chose ; les chirurgies et autres artifices connaissaient un essors bien connu. Et à y songer Akira, puisque c'était là son nom, devait lui même être surpris de la jeunesse de Sadaharu. Un homme qui publiait depuis maintenant une vingtaine d'année, devait généralement être de la cinquantaine, soixantaine... Mais soit, le vampire pourrait toujours prétexter paraître plus jeune qu'il ne l'était en réalité. Son interlocuteur poursuivit donc en disant que son nom de scène, Matoya Takeru lui était certainement plus connu vu l'expansion d'Internet ; chose qui fait esquissé un petit sourire à Sadaharu, qui plaida coupable ;

« Je ne suis pas très au fait de ces choses là. Vous faîtes donc carrière dans l'art ? Peut-être préféreriez vous que je vous appelle Takeru ? »

En effet, Sadaharu n'était pas très branché nouvelles technologies, tout simplement parce qu'il ne s'en donnait pas les moyens. Il n'avait pas de mal à vivre avec son temps en général, seulement, tout ce qui concernant la toile lui semblait être du domaine de la futilité et du gadget. Il pouvait très bien mener ses recherches dans des livres, demander quelques renseignements s'il s'intéressait à quelqu'un... Et même sur le plan de l'écriture, il était farouchement opposé à l'utilisation d'un ordinateur ; il préférait de loin un bon vieux crayon de bois, pour tracer ses kanjis et kanas tout seul. Et si les éditeurs demandaient souvent une version imprimé, l'ancien Yakuza avait bien vite fait de refiler ses manuscrits pour que l'ingrate besogne de copier à l'ordinateur soit faîte. Enfin, là n'était pas le question, et le vampire ajouta après quelques secondes ;

« A ce propos, appelez moi Sadaharu. Je ne suis pas vraiment accoutumé à mon nom d'auteur. »

Et puis, ils auraient bien vite fait de se mélanger les pinceaux, étant donné qu'ils étaient deux à porter le prénom d'Akira. Pourtant, c'était encore là un nom factice que le vampire donnait, et ce même s'ils étaient bien peu dans ce monde à ce le savoir. Mais là n'était pas la question, car bientôt, Takeru reprit la parole pour exprimer son contentement ; il semblait vraiment ravi d'avoir put se rendre à cette séance de dédicace. Le sourire de Sadaharu s'élargissant quelques peu, ce dernier dit, tout de même flatté ;

« Et je dois admettre de mon côté le plaisir rencontrer un de mes plus anciens lecteurs, et sûrement le correspondant qui est resté fidèle au poste durant de nombreuses années. »

C'était la une parole tout à fait franche, et ce même si la perplexité tendait toujours un peu les traits du vampire, malgré lui. Décidément, ses interrogations sur l'âge de son interlocuteur gardaient le dessus, et il ne pourrait sûrement pas s'en dépêtrer. D'ailleurs, alors qu'il se préparait à poser une question, Takeru reprit bientôt la parole... Il avait visiblement remarqué l'incertitude de l'écrivain quand ce dernier avait demander confirmation quand à son identité, avant d'annoncer qu'il était surpris quant à l'âge de Sadaharu. D'ailleurs, ce dernier répondit en hochant la tête en signe d'approbation ;

« Si vous vous excusez, je me vois mené à faire de même ; pardonnez ma surprise et mon doute passager, mais je m'attendais également à ce que Tenshi Akira soit quelqu'un de bien plus âgé. De fait, je ne comprends que trop bien votre surprise ! »

Un petit soupir amusé est lâché, assorti d'un sourire léger. De potentielles hypothèses traversaient l'esprit de l'ancien Yakuza ; outre le fait que son vis-à-vis ait put passer sous le bistouri, sa jeunesse apparente pouvait s'expliquer par une toute autre raison, qui n'était autre que la sienne ; mais comment apporter le sujet sur le tapis ?



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One life, one love and so many books [Takeshima Sadaharu]

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