C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 We are the others ♥ Hana

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar


Invité

☩ Invité ☩

MessageSujet: We are the others ♥ Hana   Jeu 9 Aoû - 20:15


We are the others
15 novembre 2011 - 20h00

ft. Beaudoire Charlotte && Suzumi Hana

We are the others,
We are the cast outs,
We're the outsiders
But you can't hide us
Ca ne faisait que quelques jours que j'étais là, mais je n'avais pas vraiment eu de temps pour moi. Après mes retrouvailles avec Marie, j'avais résolu de faire en sorte que mon appartement me ressemble davantage. Il m'avait fallu faire certaines démarches pour obtenir une ligne téléphonique, et une connexion internet, et mon indisponibilité diurne ne m'avait pas toujours facilité la tâche, mais je venais d'obtenir gain de cause, et passais alors le plus clair de mon temps à rechercher sur la toile les futures décoration de mon appartement.

Avant de partir de Las Vegas, toutefois, j'avais organisé mon arrivée, cherché un poste plus ou moins stable, pour m'assurer mes frais à Tôkyô. Et j'avais décroché un cachet au forum, qui ne suffirait sans doute pas, mais qui me permettrait sans doute de faire aussi des connaissances pour cachetonner en tant que modèle. Ce soir, je devais participer pour la première fois à la représentation, et si les répétitions virtuelles avaient permis de m'assurer du répertoire à interpréter, je gardais une petite appréhension. Le trac. Je n'y étais sujette outre mesure, mais la première représentation dans un nouveau lieu avait toujours un petit quelque chose de grisant. Et de perturbant aussi.

Mon violon serré contre mon coeur, j'étais arrivée en avance, audit forum. Un complexe assez impressionnant, même pour la supposée américaine venant de Las Vegas que j'étais. Les hôtels là-bas avaient beau être démesurés, ils restaient des hôtels, et je n'avais pas ressenti cette impression étrange lorsque j'étais arrivée là-bas. Comme si j'étais parfaitement perdue, dans un milieu inconnu. Je refusais, cependant, de laisser entrevoir mon trouble, et adressais des sourires aguicheurs à tous ceux que je croisais. J'étais une des rares blanches parmi les asiatiques du complexe, et mon look ajoutait sans doute à ma différence : on se retournait souvent sur mon passage, et j'avais du mal à savoir exactement comment prendre les oeillades qu'on m'adressait. Tout, ici, était guindé d'un respect parfois feint, même les coups d'oeils qui, d'ordinaire, ne trompaient pas : je n'étais pas comme les autres, assurément, mais je ne savais pas s'il y avait de l'admiration, du dégoût ou je ne sais trop quel autre sentiment dans les regards appuyés que je captais.

Lorsqu'on me guida vers les loges, il me fallut un moment pour déterminer exactement ce que la personne qui m'avait accueillie avait pu dire, et j'avais réprimé un soupir agacé : ils ne parleraient donc jamais anglais correctement, ici ? Je n'étais pas vraiment au bout de mes surprises, parce que la personne qu'on me présenta comme maquilleur avait de quoi me laisser dubitative un moment. Homme, femme ? Ces androgynes me perdraient, assurément. Même les prénoms ne m'aidaient pas à le déterminer, je n'avais que quelques mots de japonais à mon actif, et Hana pouvait être aussi bien masculin que féminin à mon sens... J'avais beau me creuser la tête, je n'étais certaine de rien, et j'épiais, le plus discrètement possible, sa gorge, espérant y repérer la présence ou l'absence d'une pomme d'Adam.

« Bonsoir. Je suis Charlotte Beaudoire, mais vous pouvez m'appeler Charlie. »

Je tendis une main devant moi, par habitude, et réalisai soudain que je commettais des impairs les uns à la suite des autres. L'ordre du nom et du prénom. Les contacts physiques. Je n'étais décidément pas prête de me faire à ce pays. Mais j'avais promis que je resterai auprès de ma fille, et je comptais bien faire en sorte de tenir cette promesse. Bah... Ca passerait pour des lubies d'une étrangère, non ? Je n'avais plus qu'à prier pour que ce soit le cas, effectivement...




Dernière édition par Beaudoire Charlotte le Mer 31 Oct - 14:33, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar



☩ ☩

Âge : 28 ans
Messages : 50
Pseudo : Pandaa
Avatar : Ruki [The GazettE]
MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   Sam 11 Aoû - 8:35





Assit près d’une fenêtre, Hana observait les arbres nus un peu plus loin, dont les branchages sinistres s’étiraient vers le ciel, remuant comme des longs doigts crochus alors qu’un vent léger venait parfois les rendre mobiles. Les températures plutôt changeantes des derniers jours avaient encore fait parler d’elle, passant d’une température douce pour la saison dans l’après midi à quelque chose de beaucoup plus frais ce soir. D’ailleurs, en se rendant au forum, Hana s’était arrêté le temps de prendre un thé histoire de se réchauffer les mains, le corps et le cœur.

Tout ça oui. Disons que les quinze derniers jours avaient été un peu difficile et brouillon de son côté. Aokigahara, l’incertitude de sa relation avec Madara, les efforts à fournir, l’absence… L’appartement avait toujours ce quelque chose de « trop vide » qui le faisait soupirer de soulagement lorsqu’il apprenait qu’il allait devoir faire quelques heures supplémentaires sur un projet, comme ce soir.

Le projet en question c’était une caucasienne. Hana avait une photo à la main et quittant des yeux les grands arbres du dehors, il vient y jeter un œil. Plutôt atypique avec ses costumes de scènes extravagants et son maquillage assortit, lui donnant des airs de Reine de Cœur des temps modernes, bien plus svelte et jolie que ce qu’un film de Walt Disney lui avait laissé comme souvenir.

Elle avait l’air grande mais en même temps, sur cette image, Hana manquait de points de repères. Une chevelure écarlate et longue, des tatouages –vrai ou faux, difficile de déterminer sur ce genre de photo- au niveau d’un poignet et d’un bras… Son regard fixait l’objectif et par lui, Hana se sentait presque épié. Cette femme était douée, à n’en pas douter, et méritait bien d’être reconnu autant pour sa musique –qu’on lui avait déjà vaguement fait écouter une fois- que pour sa plastique et ses compétences à la mettre en valeur devant un appareil photo.

Son rôle à lui, ce soir, serait de rendre hommage à cette beauté brûlante qu’était « Beaudoire Charlotte ». Un nom qu’on lui avait dit venir de France et qu’il était bien en peine de prononcer de manière convaincante. Quelle idée, ces noms français… C’était joli bien sûr à le voir écrit ou à l’entendre prononcé ! Mais à répéter ?

Quoi qu’il en soit, Hana avait emmené avec lui tout son nécessaire et dans la loge pour le moment silencieuse, il avait déballé ses affaires depuis sa trop grande boîte. Des poudres, des crayons, des pochoirs, des pinceaux, des mousses… Et plus encore. Tout l’attirail qui lui serait nécessaire quoi. Valait mieux voir plus large que pas assez n’est ce pas ? Bien sûr, il avait déjà jeté un œil aux différentes couleurs qu’il serait susceptible d’utiliser. Du blanc au rose poudré il avait ajouté quelques teintes grenat et rouge vermeil. Des choses lumineuse, d’autres plus mat… Un crayon noir, une pâte orange qu’il avait repigmentée pour lui donner une couleur plus proche des favoris de la jeune femme… Bref, il était prêt pour le moment où elle apparaîtrait devant lui.

D’ailleurs finalement, ça ne tarde pas ! Elle arrive rapidement, en imposant beaucoup plus qu’Hana ne l’avait supposé en découvrant la photographie. Ses lèvres pleines formaient une petite moue qu’il se voyait déjà peindre pour lui donner un peu plus de volume encore et de caractère tandis que ses sourcils fins et noir formait un léger accent circonflexe, preuve qu’elle le détaillait probablement elle-même comme lui le faisait, quoi que peut être pas avec le même plaisir, visiblement !

Qu’y avait-il avec lui ? Hana était plutôt mode et portait sur son visage ses compétences non ? Certes, son maquillage était discret et joli là où celui de Charlotte devrait être extravagant et tape à l’œil mais bon… Lui il ne jouait pas de violon devant une foule, excusez-le hein…

La jeune femme se présente néanmoins, avançant sa main et tout en le faisant, elle semble catastrophée de l’avoir fait. Ca c’était mignon ! Néanmoins, avant qu’elle n’ait eu le temps de retirer sa main, Hana vient la serrer dans la sienne ! Et si son anglais n’est pas siiiiiiii mauvais, il n’en a pas moins un accent très japonais qu’il essai de dompter plus ou moins bien…

๑ Suzumi Hana. Vous savez au Japon, nous avons l’habitude de serrer la main aux étrangers. Nous savons qu’ils le font.

Sa voix grave lui semble un peu étrangère après le ton flûté de la dame mais bon… En tout cas, elle s’était présenté comme étant appelable « Charlie » ce qui sommes toute était « légèrement » plus accessible pour lui que « Charlotte ».

๑ Vous êtes magnifique.

Hana était peut être pourvu d’un très fort caractère mais dans son métier, il avait souvent l’occasion de voir la beauté et de l’apprécier. Charlotte était d’une bonne taille –surtout si on regardait à son propre mètre soixante-deux- et avait de ces grands yeux que seuls les caucasiens possédaient et qui clignotaient, deux billes de bonne taille plantées dans leurs orbites.

Lui laissant prendre ses marques dans la petite loge un instant, Hana revient près de son matériel avant de lui demander :

๑ Je fais à ma guise où vous avez quelques directives ?

Et grimaçant, il reconnait :

๑ Désolé pour mon anglais, je suis difficile à comprendre ? Vous ne parlez pas japonais je suppose ?

Avec un petit soupire, Hana vient dévisser quelques pots, en ouvrir d’autres, sortir ses pinceaux et vérifier qu’ils étaient bien propre… Un tissu pour l’excédant… Son regard remonte dans le miroir pour rencontrer le reflet de Charlotte à qui il fait un sourire.

๑ Asseyez-vous. Nous avons le temps mais on va éviter de vous en faire perdre quand même.



_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Invité

☩ Invité ☩

MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   Mar 14 Aoû - 16:38


We are the others
15 novembre 2011 - 20h00

ft. Beaudoire Charlotte && Suzumi Hana

Quand je pénétrai dans la loge, mon maquilleur était déjà présent, bien que je ne puisse pas déterminer qu'il s'agissait d'un homme avant d'entendre le ton de sa voix. J'appréciai le look et les efforts manifestes qu'il faisait en s'occupant de sa personne, mais je restai dubitative quant à savoir si c'était il ou elle... et je crois que je le détaillai un peu trop pour que mon doute passe inaperçu. Pour une fois - et c'était pourtant devenu rare avec les années - je me sentais assez mal à l'aise, pataude, dans ce pays dont les coutumes m'échappaient encore trop, et je faillis retirer ma main quand il vint la serrer. Pour éviter de me laisser dans l'embarras ou par habitude ? Il prit la parole, comme pour répondre à mes pensées, avec un accent assez fort qui m'imposa une certaine concentration pour le comprendre.

« Suzumi Hana. Vous savez au Japon, nous avons l’habitude de serrer la main aux étrangers. Nous savons qu’ils le font.
- C'est une très bonne habitude pour éviter que les néophytes comme moi ne se sentent parfaitement ridicules... »


Je souriais, décomplexée en un instant par les efforts de Hana pour me mettre plus à l'aise. Malgré mes impairs, il faisait en sorte de me rassurer, et je trouvais l'attitude charmante. Je ne m'attendais cependant pas à un tel compliment aussi... soudain.

« Vous êtes magnifique. »

Il n'en fallait pas plus pour achever de me rasséréner, cela dit, et c'est un air victorieux qui s'inscrivit sur mon visage. Il y avait bien longtemps, maintenant, que j'avais laissé derrière moi les critiques d'Henri et que j'avais appris à m'aimer. Et à en jouer, aussi, beaucoup. Pouvais-je donc user de mes charmes sur ce jeune homme ? Je m'interrogeais, songeant cependant qu'il faudrait peut-être que je garde mon côté séducteur pour le domaine disons plus privé, et que je reste sage dans le cadres professionnel. C'était d'autant plus agréable, cela dit, que la personne qui prononçait ces mots devait voir nombre de beautés dans le cadre de son travail, et j'en appréciais donc le compliment à sa juste valeur.

« Venant de quelqu'un qui doit voir des modèles à longueur de temps, c'est particulièrement flatteur. »

Je lui souris alors, détachant le regard de son visage lisse pour détailler la pièce, prenant ainsi possession des lieux, observant un instant le matériel assez imposant qu'il avait disposé sur la tablette. Professionnel jusqu'au bout des ongles, donc, c'était quelque chose que j'appréciais. Et d'ailleurs, il ne tarda pas à entrer dans le vif du sujet.

« Je fais à ma guise où vous avez quelques directives ?
- Faites comme bon vous semble... à ceci près que je tiens à arborer un petit coeur sous l'oeil droit. Disons que c'est ma marque de fabrique, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Pour le reste, je vous fais confiance. »


C'était son travail, après tout, et au vu des précautions qu'il prenait quant à son attirail, je pensais pouvoir supposer qu'il savait ce qu'il faisait. J'appréciai d'ailleurs la palette de couleurs qu'il avait sortie, manifestement déjà renseigné sur mes habitudes. De fait, je portais un corset blanc cassé sur un débardeur rouge sang. Une jupe constituée d'une multitude de volants de tulle rose poudré sur des bas rayés rouges et blanc couvrait mes jambes, et j'étais perchée sur de hautes bottes de cuir blanc. A ma main droite, une mitaine rouge complétait l'ensemble.

« Désolé pour mon anglais, je suis difficile à comprendre ? Vous ne parlez pas japonais je suppose ?
- Seulement quelques mots, et bien moins bien que vous l'anglais, à mon grand regret. Il faudra que j'y remédie, d'ailleurs. Mais je vous comprends très bien, rassurez-vous. »


Bon, très bien était peut-être exagéré, je devais effectivement rester concentrée sur ce qu'il disait pour raccrocher parfois les sonorités étranges qu'il donnait à certains mots, et modifier mentalement ces r roulés ou ces voyelles supplémentaires auxquels je n'étais pas encore habituée. Mais nous arrivions à nous entendre malgré tout, il n'y avait donc pas lieu de critiquer outre mesure, n'est-ce pas ?

« Asseyez-vous. Nous avons le temps mais on va éviter de vous en faire perdre quand même. »

Un nouveau sourire accueillit ses propos et je pris place sur la chaise qu'il me désignait, mon violon bien sagement posé à côté de moi. Et j'observai alors mon maquilleur d'un oeil appréciateur. Le style vestimentaire recherché, le maquillage discret mais qui le mettait tout à fait en valeur, la coupe élaborée. Si je n'avais eu ce doute quant à son sexe à l'origine, sans doute que mon regard se serait fait prédateur bien avant. Mieux vaut tard que jamais, dit-on, et à cet instant, effectivement, je commençai à me demander s'il ne pourrait pas constituer une proie prochainement. Pas pour me nourrir, cela dit, il aurait été réellement dommage de devoir le tuer, mais disons... pour le plaisir...


Revenir en haut Aller en bas


avatar



☩ ☩

Âge : 28 ans
Messages : 50
Pseudo : Pandaa
Avatar : Ruki [The GazettE]
MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   Dim 19 Aoû - 12:17






Se faire son trou au Japon, ce n’était jamais évident. Certes, une petite –ou une grande- notoriété aidait… Mais de manière générale, lorsqu’on était un étranger, c’était difficile de s’intégrer. Si la nouvelle génération se montrait très ouverte et même curieuse sur ce qu’il y avait au-delà de ses frontières, la génération de leurs parents –qui était majoritaire forcément- était plus grinçante. De toute façon, pour réussir ici quand on avait pas un bagage médiatique comme Charlotte pouvait en avoir un, il fallait maîtriser la langue à la perfection. Même plus que ça, il fallait l’écrire, kanjis comprit. Les kanjis, c’était vraiment le signe d’intelligence suprême ici. Plus on était capable d’en utiliser et dans écrire, plus on passait pour une personne cultivé. Mais là où c’était difficile pour un non-japonais, c’est qu’à « trop » bien maîtriser le sujet, on pouvait apparaître comme prétentieux. En fait, pour être clair… Un étranger ne pouvait pas gagner !

Bon ceci étant dit, lui il avait 25 ans donc… Ok ok… 28, tout bientôt 29… Mais il ne voulait pas en entendre parler ! Bref, tout ça pour dire que de fait, il faisait plutôt partit de la génération ouverte, surtout pour les personnalités fortes comme celle que Charlotte semblait posséder, à la voir ainsi.

Quoi qu’un peu crispé peut être, ou sur la défensive, Charlotte finit par se détendre, retrouvant un charmant sourire qui dévoilait une rangée de petites perles bien blanches et bien droites. C’était peut être bête mais dans un pays où les soins dentaires étaient souvent un vrai luxe, ce genre de joli sourire étincelant ça donnait vraiment envie de parler avec son possesseur !

Charlotte semble flattée par ses interventions, se faisant chatte en remerciant, battant de ses longs cils qu’Hana se voyait déjà charbonner un peu… Mais pas en noir, évidemment !

Quelques directives sur ce qu’elle désirait sont données et Hana acquiesce régulièrement, un petit « hm » aux lèvres pour signifier de manière claire et rapide qu’il comprenait. De toute façon, la seule directive importante semblait être ce petit cœur à lui placer sous l’œil. Tout en écoutant, Hana était venu près de son nécessaire, sortant quelques pinceaux, les trempant dans un peu de poudre qu’il vient estomper sur le dessus de sa main pour tester les couleurs et leurs assemblages. Son regard va régulièrement jusqu’à la violoniste pendant qu’elle observe la loge, histoire de s’adapter à son teint de peau certes clair mais qui avait malgré tout de ce léger cuivre qu’avait les européens.

En tout cas, Charlotte ne parlait pas japonais ! Enfin… Juste quelques mots quoi ! Et elle le comprenait malgré tout, ce qui était le principal. En tout cas :

๑ S’il y a une expression ou un mot pour vous renseigner !

Ca ne mangeait pas de pain et puis ça leur « tiendrait chaud » comme on dit. En tout cas, la demoiselle s’installe et Hana vient poser une main sur le dossier tandis que de son pied, il active une petite pédale pour mettre le fauteuil à hauteur. Excusez-le s’il ne faisait qu’un mètre soixante-deux !

Attrapant ensuite une lingette hydratante, Hana s’emploi à la passer doucement mais fermement sur le visage de l’européenne avant de venir rectifier une lumière au dessus du miroir, précisant :

๑ Désolé si ça vous aveugle, mais autant avoir un éclairage correct n’est ce pas ?

Ce serait dommage qu’une fois sur scène, un éclairage différent la rende hideuse du fait de son maquillage ! Le maquilleur repose la lingette et du bout des doigts, il vient positionner Charlotte de manière à ce qu’il ait une bonne vue d’ensemble sur son visage. Hana a un sourire pour elle et observant ses jolis yeux, il assure :

๑ J’adore les yeux comme les votre : grands et ronds. Vous savez au Japon, bien que ce ne soit pas la raison première de se faire débrider, ça arrive souvent pour des questions d’esthétisme.

Saisissant le fond de teint et un bourdon à poils fins et souple, Hana commence à balayer son visage, forçant légèrement sur les arrêtes de ses pommettes. Quelque chose de mat pour éviter à sa peau de briller sous la lumière et qu’il fait rosir légèrement sur les arrêtes pour façonner son visage de façon symétrique. La main assurée, Hana commence son travail le plus délicat en venant près des yeux de la jeune femme.

๑ Outre la barrière de la langue, le Japon vous plaît ? Vous avez pu visiter un peu ?

Hana s’interrompt un instant le temps d’épaissir un dégradé rougeoyant sur une paupière avant de reprendre :

๑ Vous qui semblez aimer les looks qui dégagent de fortes personnalités, il y a quelques quartiers qui devraient plus vous plaire que d’autres d’ailleurs. Notez que ce n’est peut être pas la première fois que vous venez au Japon ?

Ha et aussi, parce qu’il savait que certaines personnes étaient parfois juste mal à l’aise à l’idée de bavarder, ne sachant quoi dire, il prévient :

๑ Si je parle trop, il faut me le dire, je peux me mettre sur pause !




_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar


Invité

☩ Invité ☩

MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   Sam 1 Sep - 14:40


We are the others
15 novembre 2011 - 20h00

ft. Beaudoire Charlotte && Suzumi Hana

Je ne me faisais aucune illusion quant au fait qu'ici, j'aurais du mal à m'intégrer. Je n'étais pas japonaise, même pas asiatique (quoi que ce point ne soit pas forcément un avantage, d'ailleurs), c'était écrit sur mon visage, sur mes yeux ronds, mon nez retroussé, ma peau blanche. Ici, je serai toujours l'étrangère, et je me demandais comment Marie avait pu faire pour s'habituer à la vie nipponne. Alors peut-être qu'une frange plus jeune de la population se montrait plus ouverte, mais je doutais effectivement de la capacité de la majorité à accepter une européenne parmi eux. D'autant que je n'étais pas capable de tenir toute une conversation dans leur langue. Je me débrouillais pour ce qui était de faire quelques courses rapides autour de chez moi, pour demander mon chemin aussi, mais si Hana n'avait pas parlé anglais, jamais nous n'aurions pu avoir cette conversation, clairement. Et c'était une chose à laquelle il allait falloir que je remédie, par ailleurs. Qu'importait le temps que ça prendrait, puisque du temps, j'en avais à revendre.

Pas forcément ce soir, cela dit, et comme mon maquilleur se mettait à l'oeuvre, je le regardais faire, appréciant de loin les couleurs qu'il semblait choisir. Et quand il reprit la parole, j'eus un petit rire sonore avant de secouer la tête.

« S’il y a une expression ou un mot pour vous renseigner !
- C'est plus qu'une expression ou un mot qu'il me faudrait et je ne serai jamais sur scène à l'heure si vous vous décidez à réellement jouer les professeurs... »

Ceci dit, je notais la proposition, ça pourrait toujours servir... Et je fus un peu surprise par le mouvement du fauteuil sur lequel j'étais installée, mais compris rapidement la nécessité de la manoeuvre. Bien, nous allions donc commencer, n'est-ce pas ? Une lingette hydratante passa sur mon visage et je fermai un instant les yeux, avant de serrer davantage les paupières lorsque la lumière se fit plus violente.

« Désolé si ça vous aveugle, mais autant avoir un éclairage correct n’est-ce pas ?
- Effectivement... »

Même si mes yeux n'aimaient pas spécialement ce traitement, je n'avais guère le choix : l'éclairage sur scène serait aussi violent, contrasté de surcroît avec la pénombre de la salle, et il serait fâcheux que mon maquillage ne ressemble plus à rien une fois sur l'estrade. Je tente donc de me détendre, m'habituant petit à petit à la clarté pour qu'il puisse travailler sans mal.

« J’adore les yeux comme les votre : grands et ronds. Vous savez au Japon, bien que ce ne soit pas la raison première de se faire débrider, ça arrive souvent pour des questions d’esthétisme.
- Dire que bien des européennes paieraient cher pour les avoir plus en amande, au contraire. On n'est jamais satisfait de ce qu'on a, je suppose... »

Enfin pour ma part, je m'acceptais très bien comme j'étais, mais il fallait bien avouer qu'on m'y aidait pas mal : des compliments comme celui que venait de faire Hana, j'en recevais souvent, et il était bien loin derrière moi le temps où je croyais dur comme fer à ce que disait Lord Henri. Je sens la poudre qu'il pose sur mon visage, et observe tranquillement ses gestes sûrs. Professionnel jusqu'au bout des ongles, mais pas pédant pour autant, j'aime ça.

« Outre la barrière de la langue, le Japon vous plaît ? Vous avez pu visiter un peu ?
- Guère encore mais je compte bien remédier à ça prochainement. »

Inutile sans doute d'expliquer que mes pérégrinations à venir constitueraient une certaine chasse... Il s'occupe de mes paupières et je garde donc les yeux clos, le laissant faire, abandonnée à ses soins que je sais d'ores et déjà méticuleux. Et pendant quelques instants, le silence se fait entre nous, étrange. Je suis focalisée sur le contact du pinceau sur ma peau, et ne m'en formalise pas davantage. Jusqu'à ce qu'il reprenne la parole, et que j'ouvre un moment les yeux pour l'observer.

« Vous qui semblez aimer les looks qui dégagent de fortes personnalités, il y a quelques quartiers qui devraient plus vous plaire que d’autres d’ailleurs. Notez que ce n’est peut être pas la première fois que vous venez au Japon ?
- Mon appartement se trouve dans Shibuya, mais ça ne doit pas trop vous étonner, je me trompe ? Et non, ce n'est pas la première fois que je viens au Japon, mais c'était il y a très longtemps. »

Trop longtemps pour que lui ait connu cette époque. Et ce n'était pas un très bon souvenir non plus, alors je passai ce point sous silence. Aujourd'hui, j'étais là pour une toute autre raison, et pour une durée bien plus longue. Indéterminée, même.

« Les choses ont changé depuis. J'étais venue dans une autre ville et pour une période très courte. Aujourd'hui, je m'installe ici. Mais je ne suis pas complètement seule, j'ai une très bonne amie qui vit dans Chiyoda depuis un moment maintenant, je pense qu'elle saura me guider jusqu'à ce que j'ai pris mes marques... »

Il continue son ouvrage et je me tais un instant, jusqu'à ce qu'il reprenne la parole, m'arrachant un nouveau rire.

« Si je parle trop, il faut me le dire, je peux me mettre sur pause !
- Je ne suis pas du genre à me formaliser pour ça. Et si vraiment à un moment j'en ai marre, ne vous inquiétez pas, je saurai vous en faire part. »

Parce que désormais, je me sentais parfaitement à mon aise, et je n'avais aucun scrupule à donner mon avis sur quelque sujet que ce soit. Même sur le bavardage d'un maquilleur. En l'occurrence, je trouvais cette conversation plutôt plaisante, il n'avait donc rien à craindre. Et si ça n'avait pas été le cas, il y a bien longtemps que j'y aurais coupé court.

¤ Pardon de t'avoir fait attendre... é_è ¤


Revenir en haut Aller en bas


avatar



☩ ☩

Âge : 28 ans
Messages : 50
Pseudo : Pandaa
Avatar : Ruki [The GazettE]
MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   Mer 10 Oct - 13:36




Hana se recule d’un pas une seconde avant de jeter un petit coup d’œil au miroir, pour voir le reflet que la jeune femme lui renvoyait. Elle avait le teint des européennes qui prenaient soin de ne pas trop prendre de bain de soleil. C'est-à-dire que son teint était pâle mais qu’il gardait cette pigmentation rosée qu’ils avaient tous. Bon ok, là c’était peu visible… mais quand même, c’était à prendre en compte ! Bref, le maquilleur en revient à sa tâche, venant utiliser son pinceau sur le second œil avec sa poudre de riz et son dégradé de rouge, s’appliquant mais ne prenant pas tout son temps non plus pour ne pas la retarder.

Il a un petit rire lorsqu’elle lui fait remarquer que son japonais était si primaire qu’ils n’en auraient jamais finit de s’échanger quelques cours. C’était un peu dommage de venir s’établir dans le pays sans avoir des bases assez solides pour s’en sortir partout non ? Encore plus vrai quand on était un personnage public, on devait avoir besoin d’un contact avec le dit public et même si l’anglais était une solution de facilité, les japonais n’étaient pas toujours compréhensibles dans cette langue ou ne la comprenaient tout simplement pas.

Hana récupère un peu de poudre blanche et pailleté sur la tablette, venant en déposer très peu dans le coin intérieur de l’œil de Charlotte histoire de lui ouvrir le regard. Avec un rouge-brun, il entreprend de dessiner un peu le coin extérieur, passant sur la ligne entre la paupière fixe et celle mobile tout en continuant de bavarder.

Au sujet des européens qui aimeraient bien avoir les yeux bridés, Hana a un nouveau petit rire, hochant positivement la tête à ce que Charlotte lui dit, ajoutant :

๑ C’est une question d’exotisme.

Vrai. Ca faisait penser à des endroits que bien souvent, on avait jamais vu que sur papier glacé, dans les magazines ou sur les devantures d’agence de voyage. En plus… La France quoi… le pays de la gastronomie, du vin, du luxe, des amoureux… C’était une destination un peu privilégié et les japonais s’y rendaient de plus en plus, y dépensant des fortunes. Et, effectivement, pour ce qu’il en savait, c’était une destination qui s’ouvrait de plus en plus largement sur le Japon et sa culture. Ils avaient pour eux beaucoup de cliché mais en soit, eux aussi devaient les cumuler alors… Un partout quoi.

Saisissant un crayon rougeoyant, Hana vient dessiner adroitement et fermement la ligne le long des cils de Charlotte, épaississant assez le trait pour convenir au style très particulier de la jeune femme. Il avait un peu l’impression de la préparer pour un shooting « concept » et si dit comme ça, ça n’avait pas l’air super, il était en fait plutôt amusé. Faut dire qu’à part lorsqu’il était sur des défilés eux aussi très « concept », Hana n’avait pas trop l’occasion de sortir des sentiers battus niveau maquillage. Tout le monde aimait se diversifier un peu dans son métier non ? Bref…

Charlotte parle de ce qu’elle n’a pas encore vraiment prit le temps de visiter, de Shibuya où elle réside… Puis d’une amie à elle qui serait à Chiyoda et de fait, rebondissant là-dessus tout en venant récupérer un pinceau tout fin et un peu de pigment rouge, Hana rebondit :

๑ J’habite à Chiyoda moi aussi. C’est un quartier plutôt calme. J’y vivais avec mon ex jusqu’à ce qu’il déménage.

Hana hausse les épaules… Mais en réalité, il déglutit un peu. Il avait toujours eu la langue bien pendue tout en étant assez décomplexé ! En tout cas, cette rupture commençait à lui peser sur les hanches parce qu’Hana était… Un peu tombé dans le chocolat et les petits travers gourmand ces dernières semaines et s’il ne s’agissait que de quelques kilos pour le moment, il se connaissait encore assez pour savoir qu’à ce rythme, d’ici deux ou trois semaines, il pourrait dire adieu à certains de ses pantalons… Faire du sport ? Oui ! Mais quand vous êtes déprimé, c’est pas trop ça hein…

Le cœur sur la pommette de Charlotte est rapidement dessiné et coloré, juste sous son œil, comme elle le lui avait demandé. Avec le même rouge, Hana vient délicatement rougir ses lèvres pulpeuses, les faisant fortement ressortir au milieu de son teint pâle.

Cherchant un peu sur la tablette, il récupère ensuite un gloss pour en piquer juste un petit peu sur le cœur de ses lèvres histoire de les arrondir légèrement avant de reprendre, puisque son babillage ne gênait pas la jeune femme !

๑ Si vous étiez arrivé plus tôt, vous auriez pu voir halloween. Ca vous aurait plût je pense. C’était assez réussi même si personnellement, je suis allé me perdre à Aokigahara. Quelle idée, je vous jure.

Puis réalisant qu’elle ne voyait peut être pas de quoi il parlait, il explique :

๑ C’est une forêt qui tapisse le pied du Mont Fuji. L’activité volcanique déroute les boussoles et les GPS. Il n’y a pas de réseau téléphonique et le sol est très traître. C’est malheureusement une destination très connue pour son nombre de mort, que ce soient des accidents ou des suicides…

Hana fait une pause, songeur. Oui bon, ce n’était pas très songeur mais on pouvait comprendre, tout à coup, pourquoi plein de gens allaient s’y retrouver pour Halloween non ? C’était très « ambiance ». En tout cas :

๑ On y raconte beaucoup d’histoires d’esprits, ce genre de chose. Et j’ai beau ne pas y croire, je suis une vraie baltringue alors j’en menais pas large. En plus j’étais pas là pour m’amuser, je cherchais quelqu’un sensé s’y trouver.

Hana continu tranquillement ses retouches qui arriveront bientôt à terme, glissant un annulaire sous une mèche de cheveux pour la remettre légèrement en arrière histoire de ne pas la poudrer le temps qu’il termine. Puis sautant un peu du coq à l’âne :

๑ Par contre niveau forêt, si vous aimez ça, au nord on a Nikkô qui est un endroit très pittoresque. Il y a la forêt donc mais aussi pas mal de temples, ce genre de chose. C’est moins touristique que ça n’en a l’air.

Il a finalement un sourire pour Charlotte avant d’enfin arrêter son moulin à paroles. On savait toujours quand Hana commençait… Jamais quand il s’arrêtait, malheureusement !



_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé

☩ ☩

MessageSujet: Re: We are the others ♥ Hana   




Revenir en haut Aller en bas
 

We are the others ♥ Hana

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Chiyoda :: Le Tokyo International Forum-