C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]

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MessageSujet: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Mar 28 Aoû - 14:36


Le 25 novembre à 16 heures


Les évènements qui avaient suivis avaient fait en sorte que, depuis sa fameuse rencontre avec Moriyama, Daisuke n'était presque pas sorti de chez lui, et surtout pas pour voir le médecin qu'il lui avait conseillé. Ce qu'il s'était passé dans la confrérie des chasseurs l'avait pas mal choqué, et pas seulement le non-accès à internet qu'il avait eu une journée entière. Certes, lorsque cela était arrivé, Daisuke s'était affolé, avait même cru que la fin du monde était arrivé et qu'il avait essayé de se connecter d'un peu partout. Visiblement, ce n'était pas un problème qui venait de son ordinateur, et même, lorsqu'il avait posé la question le lendemain, le modérateur avait dit qu'il n'avait lui-même rien fait, que tout cela devait être normal. Daisuke avait déjà commencé à flipper au niveau de Hiraiwa, imaginer des plans qu'il aurait pu avoir, pas que sur lui, mais aussi pour les autres chasseurs. Et, si malgré tout ce que disait les autres chasseurs, un vampire avait réussi à se connecter au forum par le biais de son compte ? Il était plutôt du genre prudent et n'avait laissé traîner aucun papier où il y aurait eu ses logins et password, mais si cela se trouvait, Requiem réputé pour être incrackable ne l'était pas tant que ça.

Daisuke remua un pied hors de son lit, s'essuyant un œil. Il avait encore moins bonne mine que lorsqu'il avait rencontré Moriyama, et pour cause...encore entre deux, un autre évènement était arrivé : l'annonce de l'exécutation de Yu Hee. S'il ne la connaissait que très peu, le jeune homme était tout de même sorti un peu avec elle et avait pu discuter en sa compagnie. Yu Hee était une fille sympathique qui lui ressemblait par beaucoup de choses. Tout comme lui, elle paraissait ne pas travailler pour les chasseurs par vocations, il aurait même voulu, cette soirée-là, tout quitter et lui faire découvrir le monde. Chacun sait que finalement, cela ne s'était pas fait, et lorsqu'il avait lu ce topic sur Requiem, Daisuke avait tout d'abord halluciné, s'était demandé si c'était une blague ou un moyen de la couvrir sur une mission particulièrement dangereuse. Ensuite, il avait commencer à s'affoler : il s'était rendu compte que Moriyama l'avait exécutée, ce même Moriyama qu'il avait rencontré en face à face, celui qui lui avait dit qu'il devait prendre du repos...et Daisuke avait foutu le branle-bas de combat dans sa chambre. Il avait failli se connecter à Requiem et insulter tous ces connards de l'Ordre, mais par chance, à ce moment-là, il était beaucoup trop ivre pour pouvoir retrouver son ordinateur enterré sous des masses de paperasses.

Yu Hee...Qui sait...peut-être aurait-il pu aimer cette fille ? Ce qui était sûr, c'était qu'il aurait adorer mieux la connaître. Lui qui avait décidé de bien aimer Moriyama, il le honnissait maintenant pour avoir commis un meurtre inutile. Trahison...Trahison, tu parles. Avait-elle parlé à un ou deux vampires comme lui le faisait régulièrement ? Et lui, pouvait-il être considéré comme un traître puisqu'il avait décidé d'épargner Fujiwara Hidemi, pire, « bien » s'entendre avec lui ? L'air renfrogné et des cernes lui descendant jusque vers les joues, Daisuke s'habilla un peu n'importe comment. Aujourd'hui, c'était enfin le jour où il avait pris rendez-vous chez le médecin...et il avait eu du mal. Ce nom que Moriyama lui avait conseillé, Namioka Seiji ou quelque chose du genre, il paraissait avoir son emploi du temps rempli de rendez-vous. On l'avait donc renvoyé chez un jeune infirmier dont il n'aurait pas été capable de prononcer le nom et qui, lui, semblait beaucoup plus disponible.

Il mit quelques affaires dans son sac à dos, n'oublia pas de refaire le bandage de son poignet et sortit de l'appartement, l’œil morne, marchant un peu comme l'aurait fait un robot. Il chopa la rame de métro la plus proche, tentant de se concentrer sur les arrêts qui défilaient et les correspondances à prendre. Le type qu'il devait voir officiait à l'hôpital de Minato, il ne s'agissait pas de rater l'arrêt, surtout que ce n'était pas vraiment son coin. Un seul petit sommeil debout et il risquait de se retrouver à l'autre bout de la ville, malgré toute l'avance qu'il avait prise.

Il y parvint donc une grosse demie-heure plus tard et fut orienté vers le bon service. Une fois devant la porte indiqué, il s'assit calmement, attendant que l'infirmier fut libre.

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Jeu 30 Aoû - 15:46


Il était déjà là, installé à la table de son séjour tandis que le soleil se levait à peine, enrobant la ville d'une faible lueur. Beaucoup à cette heure ci étaient encore couché, se remettant d'une journée trépidante la veille ou d'une soirée trop arrosée. Pas lui. Il s'était certes couché tard, mais l'amante qui l'avait rejoint dans son lit était la paperasse qu'il relisait encore et encore. Il s'était couché oui, se blottissant dans ses draps et déposant vaguement ses lunettes sur le côté pour une nuit courte. 5 heures cette nuit là. Il avait réglé son réveil à 6h pile mais était réveillé quelques minutes avant, passant sa main sur son visage, frottant ses yeux et sa barbe datant de trois jours. Il se faisait la réflexion qu'il devrait se coucher plus tôt, ou se lever plus tard peut être...Officiellement, il commençait vers le coup des 8 h, officieusement, il se mettait à bosser bien avant. Il devait se maitriser. C'était bien d'être travailleur mais il finirait par mourir prématurément un jour. Terrible perte que ce serait. Un sourire se dessinait sur le visage du français tandis qu'il se préparait un café bien corsé, comme à son habitude. Lui mourir ? Pas question ! Du moins, pas avant que le boulot ne soit achevé et Dieu savait à quel point il en avait.

Le café avalé, la douche prise et les vêtements enfilés, Efflamm installait maintenant ses lunettes pour mieux se pencher sur ce rapport qu'il n'avait pas eu le temps de modifier la veille. Il avait avant cela jeté un œil sur sa montre. 6h50. Il avait encore du temps devant lui. Relisons cette page. Y avait t-il tout les détails concernant ce patient asthmatique qui avait fait une crise phénoménale dans le métro ? Y avait t-il toutes les améliorations de stipulées pour cette jeune femme blessée 15 jours auparavant ? Les suivis c'était important, il fallait prendre cela très au sérieux. Et pour prendre telle tâche au sérieux, Duchamps l'était, trop même. Un nouveau regard sur sa montre. 7h40. Bon Dieu que le temps passait trop vite ! Il devait se rendre à son lieu de travail, l'hôpital de Minato. 12 minutes à pieds. Il aurait même le temps de prendre le journal matinal dans la foulée. 7h55. Efflamm avait maintenant sa blouse, prêt à accueillir les patients. Il s'occupait en général de ceux qui ne pouvaient voir son modèle, le docteur Namioka Seiji. Ce dernier était très vite débordé. En bon médecin qu'il était, beaucoup de personnes étaient désireuses de le voir. Le pauvre, il n'en voyait plus le bout et le breton se sentait honoré de l'assister dans cette tâche.

La journée défilait à vive allure, les patients s'enchainaient les uns après les autres. Malgré tout, Efflamm faisait en sorte d'accueillir chacun sans trop tarder. Il se souvenait à quel point il haïssait attendre le médecin et être prit en charge avec une heure voir une heure et demi de retard. Il s'était fait la réflexion qu'il ne ferait pas partie de ce genre de médecin. oui, il serait un infirmier ponctuel et il y arrivait à peu près. C'était seulement avec la pratique qu'il avait comprit à quel point il était difficile de tenir les horaires prévus. Mais si le breton pouvait faire son travail dans les bons temps, il en était que plus satisfait.

16 h. La journée s'annonçait encore longue mais il fallait passer au patient suivant. Duchamps avait redressé ses lunettes et parcouru la liste du regard. il allait avoir affaire avec Moritaka Daisuke, un chasseur à ce qu'on lui avait dit. Il en soignait plusieurs des chasseurs et ce pour son grand plaisir, même si il voulait en soigner plus amplement. Mais il ne devait pas se plaindre. Il travaillait comme il le voulait et collaborait avec Requiem, pour aider ces humains courageux à détruire la race vampirique. Bref. Le breton posa sa liste sur le bureau et ouvrit la porte, posant son regard océan sur le dit chasseur. Il s'avança vers lui, deux ou trois pas et lui tendit la main pour la saluer, un léger sourire sur ses lèvres.

- Moritaka Daisuke ? Je suis Efflamm Duchamps, si vous voulez bien me suivre...

Il lui avait adressé la parole en japonais bien sûr mais le chasseur pouvait remarquer un petit accent, preuve que Efflamm venait d'un autre pays, en l'occurrence la France. Il lui avait fait signe et avait refermé la porte derrière eux, venant ensuite s'installer à son bureau, prenant quelques notes. Un silence assez bref s'était fait et le breton se concentra sur son patient. C'était la première fois qu'il le rencontrait. Du coup, son regard le parcourut le temps de quelques secondes. Il attrapa une des branches de ses lunettes et les enleva, comme pour mieux observer le chasseur. La couleur des yeux de l'infirmier ressortait mieux ainsi. Il posa sa paire de lunettes sur le bureau.

- Alors, expliquez moi ce que vous avez précisément. Ensuite nous passerons à l'auscultation.

Le tout prononcé sur un ton calme, posé. Il semblait sérieux à nouveau mais pas sévère pour autant. Il était juste concentré et il fallait avouer qu'il était curieux de voir qui était Moritaka Daisuke.

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Mer 5 Sep - 0:00


Duchamps Efflamm, Duchamps Efflamm. Quels drôles de noms. Quoiqu'il arriva, Daisuke n'eut pas à attendre très longtemps dans la salle d'attente. D'habitude, les médecins mettaient toujours une plombe avant de le recevoir...enfin bon, il avait beau râler, mais souvent, lui aussi les faisait dépasser leur temps de consultation et causait encore plus de retard. Malgré ce que l'on aurait pu penser, ce gros râleur de Daisuke aimait que les médecins soient en retard : d'une part, cela lui permettait de les accabler de ses problèmes un peu plus longtemps, d'autre part, parce qu'il adorait lire toutes les revues qui se trouvaient souvent sur la petite table du milieu. L'on trouvait parfois des bande-dessinées expliquant le fonctionnant de l’épilepsie, ou autre chose comme ça, autant dire que lorsqu'il attendait, Daisuke aimait utiliser ce temps pour autre chose que rêvasser.

Mais parler d'attente ici ne servait à rien, puisque le jeune garçon ne tarda guère à être accueilli. D'ailleurs, il se souvint à temps que ce n'était pas un médecin, mais un infirmier. Il fronça les souvenirs, ne prêtant pas trop attention au-dit infirmier ni à son allure des plus occidentales – il le ferait plus tard. Il lui serra distraitement la main et se dirigea vers l'intérieur du bureau pour s'y asseoir. C'était un banal bureau de médecin, à la composition assez vétuste. Il avait certainement ce qu'il fallait pour bien faire les consultations, Daisuke n'en doutait pas, il espérait juste que cet infirmier serait compétent – dieu sait qu'il aurait préféré tomber sur un vrai docteur. L'homme en face de lui avait l'air d'être de son âge, même si le jeune chasseur avait toujours énormément de mal à estimer l'âge d'un étranger. Selon ses critères, il était assez mignon, mais quelque chose lui coupait l'envie d'être agréable aussi vite qu'elle était venue : il ne souriait pas. Duchamps avait l'air si austère que Daisuke se retint de faire une blague de mauvais goût concernant son nom de famille.

« Bonjour donc...Duchamps Efflamm ? C'est...euh...français ? »

Évidemment, nul doute sur le fait qu'il avait très mal prononcé le nom malgré toute sa bonne volonté. Daisuke n'avait pas de talent particulier pour les langues, encore moins donc pour celle de Molière qui s'en trouva poliment gâchée.

« Euh...alors...je suis Moritaka Daisuke, donc. J'ai 25 ans et donc, ouais, j'suis chasseur...y'a...euh...plus d'une semaine, je me suis fait attaquer par un vampire important lequel a joué avec mes nerfs et je...me suis blessé par accident avec une vitre. Ça saignait alors j'ai mis un espèce de baume répulsif dessus...maintenant, c'est infecté, même si j'ai foutu plein de désinfectant. »

Posant sa main sur le bureau, il enleva précautionneusement le bandage la recouvrant et, faisant toujours aussi attention, Daisuke la déplia pour montrer le résultat de tout cela à Duchamps. Ce n'était ni beau ni moche. Un garçon un peu brusque aurait sans doute dit que le commis était un peu trop catouille et avait tendance à crier au loup dès qu'il en voyait la queue. Techniquement, la blessure n'était pas étendue et aurait pu avoir aussi peu de conséquences que pour une égratignure si seulement il ne s'était pas foutu le remède de Lin Yao. Bordel de merde...et pourtant, il savait que les conséquences pourraient ne pas lui plaire. La plaie elle-même n'était pas très belle et lui faisait mal...Daisuke espérait donc que Duchamps ne lui couperait pas la main.

« Et puis Yu Hee est morte...je l'avais juste rencontrée dans un café avant ça...on avait parlé un peu, elle était charmante...on a passé une bonne soirée...je...C'est Moriyama Natsuki qui l'a tuée... J'ai...même pas pu lui dire au revoir. Je déteste les chasseurs. Ils lui ont coupé la tête pour...pour traîtrise. »

Il serra fortement l'autre poing. Si cela se trouvait, un peu plus vieille, ils auraient pu faire plus ample connaissance, dans un hôtel ou il ne sait où. Elle était tellement mignonne dans ses souvenirs qu'elle lui semblait immortelle. Choi Yu Hee...l'autre nuit, il n'avait pas dormi, ses pensées n'allant que pour elle...son ton se fit alors plus sévère, plus inquisiteur.

« Nous disons que les vampires sont des meurtriers, mais ils ne font que respecter la chaîne alimentaire. Que des humains tuent des êtres humains, c'est...tellement abominable... »

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Mer 5 Sep - 20:27


Les étrangers avaient toujours un certain accent lorsqu'ils prononçaient son nom. C'était assez charmant même. Un japonais répéter un prénom français...la difficulté pour articuler la série de syllabes en hochant la tête pour se donner du courage. Le tout donnant plutôt quelque chose du genre : Deusham Eufulamu. Très charmant oui. Cette prononciation donnait de l'exotisme à deux simples mots bien franchouillard. Enfin pour le nom. Le prénom était breton. On ne mélangeait pas les torchons avec les serviettes ! Efflamm était vraiment fier de ses origines. Limite il ne jurait que par ça. Si on lui demandait de faire un cours sur la Bretagne dans la minute qui suivait, il serait déjà prêt, enlevant ses lunettes, le sourire aux lèvres. Parce que bien évidemment, celui ci souriait. Il ne faisait pas partie de la catégorie de ceux qui passaient leur temps à fixer leur interlocuteur, le regard morne, la bouche pendante, l'air ennuyé. Non. Duchamps était jeune et plein de vigueur. Quand on prenait la peine de le connaitre un peu plus, on pouvait se rendre compte qu'il était plutôt de bonne humeur. Mais encore fallait-il passer par dessus cette façade qu'il semblait être pendant son travail. L'infirmier fit tapoter brièvement ses doigts sur son bureau, laissant apparaitre un grand sourire. Attention ! Il allait faire référence à la Bretagne !

- Oui c'est cela, c'est plutôt bien prononcé. Français, exactement mais je suis plus précisément Breton. Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion d'aller en France.

Trêve de bavardage sinon il allait dériver et lui donner 100 bonnes raisons pour aller en Bretagne. Le but n'était non pas de faire de la pub pour sa région mais plutôt de soigner ce chasseur. Un bon infirmier ne devait pas se laisser distraire par ce genre de sujet, même si ces derniers lui tenaient à cœur. Il concentra son attention sur son patient, un an plus jeune que lui. Quel courage n'empêche de partir à la chasse aux vampires aussi jeune ! Surtout que c'était assez risqué. Il avait déjà eu l'occasion de soigner plusieurs d'entre eux dont certains grièvement blessé. Mettre sa vie en danger pour sauver celle des autres, les vies de nombreux innocents. Quelle tâche ingrate mais louable ! Sa détermination ne pouvait que se trouver plus grande ainsi que son admiration pour ces chasseurs téméraires. D'autant plus quand il voyait leurs plaies diverses et variées qui leur faisaient parfois souffrir le martyre.

Et quelle plaie il avait là le Daisuke ! L'infirmier regardait attentivement la plaie tandis que le chasseur lui expliquait l'histoire du baume répulsif. Bizarre comme baume n'empêche. Aggraver une plaie autant...il devait y avoir des choses pas nettes dans ce produit. Efflamm griffonna brièvement quelques premières observations et se leva, une main sur le bureau et l'autre lui indiquant le coin auscultation. Il s'agissait là d'un fauteuil accompagné d'une table remplie de matériels en tout genre utiles aux différents traitements. Non loin il y avait un petit lavabo, pratique pour nettoyer ce qu'il fallait au moment voulu. Duchamps installa bien ses lunettes, alla se laver les mains puis enfila des gants tout neufs. Il était précautionneux avec l'hygiène. Il ne fallait pas aggraver une plaie. C'était souvent courir des risques et pour le patient, et pour lui si jamais il recevait des plaintes à son encontre.

Un silence s'était fait pendant que Daisuke s'installait et que Efflamm tirait une chaise pour mieux se pencher sur la blessure. La main n'était pas belle à voir mais il y avait pire. Plusieurs incisions avaient été faites, incisions qui parcouraient tout le long de la main. On pouvait retracer le parcours de chaque débris de verres sans difficultés. Rien de grave à priori, c'était pas forcément très profond. Mais le problème était les poches qui s'étaient formées au niveau des coupures. Des poches purulentes responsables en grande partie de la douleur que pouvait ressentir Daisuke. C'était là les signes de l'infection effectivement. Sans plus tarder, il saisit un coton imbibé de désinfectant et le passa doucement sur les plaies avant de prendre une lame encore emballée dans un sachet plastique. Il l'enleva de son emballage et ôta le capuchon sans dire un mot, écoutant attentivement les paroles du chasseur. Il interrompit juste le monologue en parlant doucement.

- Tendez votre main, je vais percer doucement les poches. Vous risquez d'avoir quelques douleurs mais ça va aller.

Aussitôt dit, aussitôt fait et le breton incisait les plaies infectées puis faisait de légère pression avec ses doigts pour ensuite passer le désinfectant. Il était toujours à l'écoute. Même si il soignait des chasseurs, il ne connaissait pas toutes les affaires sombres les concernant. En tout cas, la mort de cette chasseuse avait l'air de beaucoup l'atteindre. C'était normal, surtout si il avait tissé des liens avec cette femme ou avait des projets la concernant. Dans ce genre de situations, Efflamm écoutait beaucoup en hochant la tête, attendant que le patient finisse pour prendre la parole. Et c'est ce qu'il avait fait pour Daisuke. Après avoir désinfecté une bonne partie de la main il prit la parole, sur un ton posé.

- Chacun à ses raisons d'apprécier ou de détester certaines personnes. Je n'ai pas eu l'occasion de soigner cette femme et je suis désolé d'apprendre une nouvelle aussi triste. Je ne la connaissais pas mais elle semblait être quelqu'un de bien selon vos paroles.

Il passa ensuite un produit sur la main, plaça des pansements et débuta un bandage, soigneusement sans trop serrer.

- La chaine alimentaire...Il y a des cas chez tout le monde, même les vampires. Certains agissent car ils aiment la violence et je sais de quoi je parle malheureusement. Si je suis dévoué aux chasseurs, c'est parce qu'ils m'ont sauvé la vie. Après je ne sais pas ce qui se passe réellement dans les couloirs de Requiem.

Il parlait ainsi pour ne pas rentrer en conflit avec le chasseur. Il ne valait mieux pas d'autant plus que Daisuke avait l'air endeuillé. Efflamm lui avait une haine atroce envers les vampires de par ce qu'il avait vécu. Mais il ne préférait pas le prononcer clairement.

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Ven 7 Sep - 14:51


Daisuke n'avait strictement aucune idée de ce qu'était la Bretagne, lui ne connaissait que l'île de la Grande-Bretagne, et encore. Ses connaissances en géographie n'était pas très vastes, alors, il se contentait de connaître un bon nombre de pays. Pour les région...ben...il s'y attarderait quand il ferait de la visite, c'était tout. Tout ce qu'il connaissait de la France était lié aux produits du terroir connus au Japon, étant donné qu'il était dans le milieu de la cuisine...alors français, plus précisément breton le fit froncer les sourcils. C'était comme si lui disait qu'il était « japonais mais plus précisément tokoïte ». Une précision qui n'avait pas lui d'être. Bouaf. Il haussa les épaules, tentant de se concentrer sur autre chose de plus important. Comme sa blessure, tiens.

Duchamps était en train de s'en occuper avec une certaine minutie de sa blessure. Regardant la plaie qu'il était en train de percer, Daisuke grimaça. Cela ne faisait pas vraiment du bien, c'était sûr. L'infirmier avait l'air compétent, en tout cas, il avait décidé qu'il pouvait lui faire confiance, et ce n'était même p as une question de lunettes ou de gants en plastique – et encore, fort heureusement qu'il avait mis des gants en plastique, Daisuke se serait inquiété du contraire, déjà que parfois, pour son travail, il avait besoin de masque. Délibérément, Daisuke ferma les yeux, laissa son « tortionnaire » s'occuper un peu plus de la fameuse blessure. Il ne s'était pas moqué de lui en voyant la « petite » plaie et en était heureux : cela l'aurait considérablement blessé, en fait. Bon...en tout cas, bon signe ou pas, l'opération de la blessure se fit assez rapidement et Duchamps ne tarda pas à mette fin à sa torture. Il eut rapidement un bandage sur la fameuse plaie, une fois que celle-ci fut désinfecter. Il pourrait donc revivre assez tranquillement sans avoir peur de s'appuyer à une table et, tout nouveau, pouvoir reprendre le boulot. Il avait hâte d'aller un tout petit peu mieux.

« Oui...Yu Hee était quelqu'un de bien...même si...si elle a trahi l'Ordre, je trouve que cette...tradition est un peu trop...radicale. Elle ne méritait pas la mort, juste qu'on la sermonne un tout petit peu. »

Trop peu de temps était passé pour que Daisuke parvienne à faire son deuil. Parfois, il avait même l'impression que le fantôme de Yu Hee le suivait, sans doute pour le hanter d'avoir essayé de la saouler. Il était vrai que cette soirée-là, Moritaka avait clairement essayé de mettre la demoiselle dans son lit en la faisant boire mais...il n'y était arrivé, tout comme il n'arrivait jamais à toucher plus loin que le bisous sur la joue la gente féminine. À croire qu'il avait un gros bouton sur le pif et qu'il les dégoûtait dès qu'il s'approchait d'elles.

« Des vampires vous ont embêtés ? Je vois...le vampire à cause de qui je suis dans cet état voulait simplement jouer avec moi. Il trouvait ça drôle...il ne m'a pas tué, heureusement, mais je pense qu'il l'aurait fait, s'il s'était ennuyé un peu plus et que je n'avais pas appelé d'autres chasseurs à la rescousse. »

Duchamps avait donc eu la malchance de rencontrer des vampires. Moritaka prit, sur le coup, une grande inspiration. Il fallait souvent faire preuve de tact avec les personnes comme cela, surtout que lui ne partageait pas l'idée comme quoi il fallait tuer tous les vampires. Quelqu'un comme Fujiwara Hidemi était, par exemple, complètement inoffensif et plutôt incompétent. Le resterait-il longtemps ? Cela était une toute autre question, mais en tout cas, Daisuke espérait juste qu'il n'avait pas pris goût à son sang et surtout qu'il n'y avait pas reconnu dedans un bon cru, comme lorsque l'on humecte le vin.

« Tous les chasseurs sont différents. Ce qu'il se passe sur Requiem...ça peut aller de la grosse connerie aux demandes intelligentes. C'est comme tous les forums internet, z'avez de gros trolls qui s'amusent à troller les topics, des noobs qui savent pas écrire correctement et pis des modos qui bannissent. Sauf que là, ça a des conséquences sur la vie de tous les jours, alors faut faire attention, surtout que c'est une bonne source d'information. »

Regardant à nouveau le bandage, Daisuke se souvint des hurlement de Moriyama, en particulier à propos du fait qu'il n'ait pas dit en premier qu'il s'était fait mordu. Donc ouais...il allait devoir le dire à cet infirmier, même s'il savait très bien qu'il ne courait aucun danger. Moriyama avait juste l'air d'être un gros paranoïaque.

« Ha ouais...et en plus de la blessure, un vampire m'a mordu. Mais ça s'est refermé, et il a pris que deux gorgées, je suis pas calice ni rien. Moriyama m'a engueulé à cause de ça. C'est pas grave, hein ? »

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Jeu 13 Sep - 13:15


Au premier coup d’œil, la main de Daisuke ne semblait pas bien infectée mais en réalité...c'était assez impressionnant. Comment de si fines coupures pouvaient renfermer autant de bactéries ? C'était quoi ce fichu baume qu'on lui avait refilé ? En tout cas le chasseur était bien courageux de ne pas broncher parce qu'il devait avoir mal. Ça lui changeait de certains patients qui étaient douillets pour un rien ou qui exagéraient leur réaction. Une fois, Duchamps à dû soigner un type qui s'était prit une lame dans la jambe. Enfin, la lame n'avait pas été enfoncée profondément et il allait au pire avoir des points de sutures. Mais cet homme...il tremblait soit disant de douleur (Duchamps dirait plutôt que c'était de l'anxiété mais bon.) et le pauvre Breton pouvait à peine toucher la lame sans avoir les tympans brisés par ce boulet. Il était assez tard en plus et Efflamm était exténué ce soir là. Par surprise il avait retiré la lame d'un coup sec et au lieu de recevoir des remerciements de la part du patient pour ne pas l'avoir fait languir dans la douleur, il s'était reçu un gros coup poing dans la mâchoire. Dure nuit effectivement. Cette scène avait été classée dans le répertoire "Risques du métier" par le Breton. Bref, tout ça pour dire qu'il était ravi d'avoir un patient aussi calme que Daisuke. Et c'était aussi un peu pour cet aspect là en général qu'il appréciait soigner les chasseurs qui étaient plus endurants que les autres.

Mais chasseur ou pas, Daisuke restait un être humain et semblait avoir besoin de parler, de se confier à quelqu'un. Il fallait admettre que ce qu'il avait sur le cœur n'était pas forcément facile à porter. Et puis il n’était pas rare que les patients se confient à un médecin ou à un infirmier. C'était même plutôt bon signe parce que c'était ici la manifestation d'une certaine confiance qui s'installait entre les deux personnes. De plus, le patient devait se sentir assez à l'aise pour discuter de sujet aussi intimes. Et le but d'un infirmier c'était aussi ça, mettre à l'aise le pauvre Daisuke encore choqué par la sentence qu'avait subit la jeune femme. Duchamps pourrait même postuler pour devenir psychologue à cette allure, mais il n'en ferait rien évidemment. Il n'était nullement attiré par ce métier et puis il devrait faire encore des études. Pas question. Son boulot d'infirmier lui convenait parfaitement. Tout ce qu'il pouvait faire pour le chasseur, c'était lui panser ses plaies, l'écouter avec respect et compatir pour le soulager moralement. Ce n'était peut être pas grand chose en comparaison avec ce que pourrait faire d'autres, mais le peu qu'il pouvait apporter, il le faisait avec sérieux et avec grand soin.

Oui malheureusement il avait rencontré des vampires. Enfin en l’occurrence un qui avait fait des ravages dans sa vie. Un seul vampire qui lui avait insufflé toute la haine que l'on pouvait avoir contre les autres suceurs de sang. Il était désormais fermé sur ce sujet là, Efflamm, et lui même ne pouvait croire qu'un jour, il reviendrait sur son point de vue. Les vampires, c'était le mal. Point. Très extrémiste comme opinion alors qu'il disait plus tôt qu'il y avait des exceptions partout, mais le Breton restait profondément traumatisé. Rien à faire. Daisuke avait eu de la chance, et c'était la preuve encore une fois que les vampires étaient des parasites qui ne se souciaient nullement du ressenti d'autrui. Sales bestioles ! L'infirmier posait son regard dans celui du chasseur et hochait la tête de temps à autres pour indiquer qu'il restait attentif à ses dires.

- Pas des vampires, mais un vampire. Un seul qui a tué tout ce qui me restait sur cette terre avant de vouloir me supprimer à mon tour. Je ne sais pas si vous connaissez Duroy Orléans. Je lui dois la vie.

A son tour il se confiait au chasseur mais de manière assez brève. Il ne voulait pas trop dériver du sujet et puis il devait lui rester 10 à 15 minutes avant de passer au patient suivant. Peut être qu'en avouant cela, il voulait faire comprendre à Daisuke à quel point ce qu'il avait vécu l'avait profondément blessé. Et il y avait de quoi. Cependant, il ne voulait pas non plus se plaindre. Il n'allait pas infliger son deuil au chasseur qui lui même n'était pas en forme. Il écoutait ensuite son explication sur les forums. Efflamm ne maitrisait pas complètement le sujet mais il saisissait la comparaison de Daisuke. Oui, il n'y avait pas de monde plus rose qu'un autre...mais il y avait toujours un endroit où il faisait mieux vivre non ? Du moins, il fallait l'espérer.

Le breton retira ses gants, lava soigneusement ses mains et jeta le matériel usagé. Comme ça Daisuke avait été mordu par un vampire ? L'idée des crocs s'enfonçant dans la carotide fit parcourir un frisson le long du dos de l'infirmier. Vraiment de sales bêtes ! Il prit une autre paire de gants les enfila et se rapprocha du chasseur pour observer la plaie. Son visage était assez proche et si il avait été un vampire, il aurait pu mordre une seconde fois le Moritaka sans difficultés. Mais il pouvait être serein, c'était bien un homme. La morsure ne s'était pas infectée et cicatrisait bien, à croire que le vampire avait fait en sorte de mordre soigneusement pour ne pas provoquer d'infection. Assez étrange mais bon, c'était bien pour le chasseur.

- Non il n'y a pas de soucis au niveau de la blessure. J'en suis même assez surpris. On aurait dit que ce vampire vous a mordu en faisant attention. Deux gorgées c'est peu... Toutefois je vais désinfecter une dernière fois par précaution.

Aussitôt dit aussitôt fait et Efflamm brandissait un coton imbibé d'alcool pour passer un coup sur la morsure. Peut être et même sûrement que cela ne servait à rien mais professionnalisme obligeait. Heureusement que Daisuke n'avait pas appliqué du baume sur la morsure parce qu'une infection dans le cou c'est pas très bon. D'ailleurs en parlant de ce baume...

- Est ce que vous pourrez m'indiquer le nom du baume que vous avez appliqué sur votre main ou m'en apporter un échantillon ? Ce serait pour qu'il soit analysé en laboratoire. Et puis pour votre main il faut nettoyer chaque jour avec un désinfectant standard. Évitez d'employer tout produit dont vous ne connaissez pas la provenance.

Là dessus il adressa un grand sourire au chasseur en retirant à nouveau ses gants pour les jeter. Il regarda sa montre, il restait un peu de temps encore. De quoi discuter quelques minutes.

- Voulez vous que je vous fasse une ordonnance ? En tout cas si vous avez des soucis avec votre main, revenez me voir.

Attentionné non le petit infirmier ?

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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Mar 2 Oct - 21:36


Daisuke n'était pas spécialement courageux. Ni peureux. On pouvait même dire qu'il avait ressenti un peu de douleur lorsque l'infirmier lui avait ouvert la plaie et soigné. Mais il n'était pas ce genre de personne qui pleurait, ou criait pour un rien – sauf sur le coup de la terreur, bien sûr, comme cela lui arrivait bien souvent. Il avait sa petite fierté et n'avait vraiment pas envie que Duchamps narre à son père comme son fils s'était fait dessus pour une simple petite égratignure.

Il ne fut qu'à moitié étonné lorsque Duchamps lui confia que lui-même s'était fait attaqué par un vampire et devait la vie à cet...Orléans dont il avait du mal à prononcer le nom comme venait de le faire monsieur Duchamps. Et puis...à vrai dire, Daisuke n'écoutait pas vraiment. Le cabinet de l'infirmier l'avait fait entrer dans une autre dimension et il était là, plus en train de regarder les affiches sur les murs – comme si ne pas intégrer le moindre petit détail du cabinet pouvait être fatal pour lui plus tard – le regard un peu embué, fatigué, surtout et le bâillement facile. Daisuke était de ce genre de personne qui considérait un médecin, une caissière ou quiconque faisant ce genre de boulot comme un espèce de pilier de service. Il se demandait bien pourquoi le Français commençait à lui raconter sa vie alors que c'était à lui de l'écouter, pas l'inverse.

La morsure du vampire avait paru inquiéter ce con de Moriyama, c'était d'ailleurs pour cela qu'il avait voulu en parler à Duchamps. Là où Moriyama lui avait fait tout un sermon comprenant les affaires de calice, de dépendance, de soumission, l'infirmier ne lui dit rien et le jeune chasseur en était presque soulagé. Son aîné avait certainement cherché à lui faire peur, et puis il ne voulait pas comment un idiot comme Fujiwara pourrait soudainement l'embobiner et le persuader de devenir son calice...Ha ha ha...n'a-t-on pas idée ? Toujours est-il que ce sujet plutôt dérangeant passa rapidement, pour qu'il lui demande le nom de ce truc qu'il avait utilisé...pour cela, bonne question. Daisuke n'en avait pas la moindre idée, à part que c'était Lin Yao qui avait mis la recette sur Requiem et qu'il l'avait cuisiné de cette manière-là. En quoi cela pourrait être utile au médecin ? Fallait-il lui expliquer qu'on ne tuait pas des vampires avec des potions, s'il reprenait les mots de son aimable confrère ?

« Euh....pourquoi vous avez besoin de ce produit ? Je veux dire, c'était à peu près n'importe quoi, j'avais piqué la recette sur Requiem, c'était Chinoise-san...euh...Lin Yao qui l'avait mis en ligne. Je sais pas si vous avez accès à Requiem mais si vous voulez vraiment, je peux vous envoyer la recette ? Mais si...bon, je n'en comprends pas vraiment l'utilité, normalement, ça ne fait pas de mal, c'est juste que là, je me le suis foutu sur une plaie. »

Une ordonnance...euh...il faut une ordonnance, pour du désinfectant, maintenant ? Il devait en avoir une tonne chez lui, avait pillé la pharmacie locale alors...si Duchamps tenait à lui prescrire autre chose que ce produit, il voulait bien.

« Une ordonnance ? Vous allez mettre quoi, dans votre ordonnance ? J'ai déjà du désinfectant à la maison... »

Maintenant qu'il y pensait, il allait devoir provoquer un raz-de-marée dans son appartement : l'on dit que bactérie et blessures ne font pas très bon ménage, et cette rumeur n'est sans doute pas usurpée. Si Daisuke ne faisait pas plus gaffe au rangement de son appartement, même sa cuisine – pourtant excellente – finirait pas l'empoisonner.

Retour à la réalité.

Le regard de Daisuke se fixa à nouveau sur Duchamps, puis sur l'un des tableaux représentant une paire de poumons. Lui fumait de temps en temps, mais n'y avait jamais été spécialement accro. Il était un citoyen lambda et ne prétendait pas vouloir avoir une vie extraordinaire tellement l'idée lui paraissait absurde. Chasser des vampires l'était encore plus. Daisuke porta la main à la bouche et lécha le pansement comme aurait pu le faire un jeune chiot blessé ou un gamin. Si, ces prochains jours, il ne se contrôlait pas plus, il devrait retourner à l'hôpital pour la même raison et...déjà qu'il n'avait pas d'argent pour le payer, il n'avait pas vraiment envie de ça.

Peu importait.

« C'est bon, je peux y aller ? Je vois pas trop ce que je pourrais dire d'autres, et tout ce qui concerne le vampire qui m'a mordu ne vous regarde absolument pas. »

Il se leva, prêt à décamper pour qu'on ne lui cause pas d'Hidemi.



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MessageSujet: Re: L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]   Jeu 11 Oct - 13:18


Raconter sa vie était une expression disproportionnée par rapport au peu que Duchamps avait pu dire sur lui. Un peu important certes, mais il n'était pas là à compter le moindre de ses sentiments ressentit le jour de sa rencontre avec le vampire. Il ne faisait pas un long sermon sur la haine qui l'avait emplie et lui faisait dresser le poil quand parvenait à ses oreilles le mot "vampires", ni même sa détermination à aider les chasseurs. Le breton voulait juste...partager cet instant avec son patient ? Lui montrer qu'il compatissait...même plus. C'était facile de compatir ou de dire que l'on comprenait pour consoler une personne, mais était ce vraiment la vérité ? Les personnes bienveilantes prononcant ces paroles avaient elles conscience de l'impact qu'avait une rencontre avec un vampire, tant sur le plan physique que psychologique ? Non. Elles ne pouvaient affirmer qu'elle comprenaient. Efflamm lui par contre, il pouvait comprendre Daisuke, il pouvait compatir, il était l'homme qui en ce moment même était le plus en mesure de ressentir la même émotion que lui. C'était pour partager cela qu'il avait prononcé ces quelques paroles. Après, ce n'était pas de sa faute si son interlocuteur n'interprétait pas son intervention de la sorte.

Le travail de Duchamps, c'était infirmier dans l'hopîtal de Minato. Un simple homme qui prenait soin de la santé de ses patients. Il n'était pas chimiste, magicien fou ou même amateur de tout ce qui avait un rapport avec ces deux domaines cités. Il n'affectionnait pas vraiment la vue de fiolles empilées les unes après les autres sur une table étiquetées de chiffres et de lettres incompréhensibles. Il n'était pas en mesure de se pencher longuement là dessus. Non, un simple infirmier. Etait il nécessaire de rappeler son professionnalisme et ses interventions appréciées par le service médical ? Si Duchamps voulait connaitre la recette de ce baume, c'était pour comprendre pourquoi elle était à l'origine d'une telle infection. A la base, un baume n'était il pas destiné à soulager une plaie et faciliter la cicatrisation ? Raison de plus pour avoir ces différents composants, le baume avait été publié sur Requiem. Si il s'avérait que le baume était néfaste, combien de chasseurs allaients agraver leurs blessures en appliquant un tel produit ? La remarque de Daisuke ne le fit pas renoncer.

- J'insiste pour avoir la recette oui. Un baume est censé guérir, pas mettre une plaie dans cet état. En ayant jeté un coup d'oeil dessus, je serais en mesure de demander de retirer une telle recette de Requiem ou non. Si ce baume est néfaste, il ne faut pas que d'autres chasseurs en pâtissent.

Tout ça pour dire que ce n'était pas dans son propre intérêt qu'il agissait mais pour celui des autres. Surtout si ils allaient dans son sens concernant les vampires.

La consultation avait plutôt bien démarrée mais au fur et à mesure, l'ambiance se dégradait un petit peu. Oh rien de bien méchant, mais les remarques de Daisuke n'étaient pas forcément agréable à entendre. A l'écouter, Duchamps agissait mal et le chasseur lui expliquait comment faire son métier. Un peu sans gêne tout de même. C'était comme si Daisuke comprenait de travers ou interprétait ses paroles de manière négative. Il n'allait pas faire une ordonnance pour une simple bouteille de désinfectant, il allait lui donner autre chose. Disons que cette question était un peu machinale, le genre qu'il répétait à chaque auscultation. Bref. L'infirmier se contenait pour ne pas lui faire de remarques désobligeantes et mettait la mauvaise humeur du chassuer sur le compte de l'émotion. C'était à lui de faire un effort, et cela n'était pas chose facile. Il commençait à avoir une sérieuse envie de café et l'heure tournait. Il devait bientôt passer au patient suivant.

- Pas que du désinfectant voyons. Des bandes aseptisées ainsi qu'un produit à appliquer en cas de brûlûres ou de picotements. Même si vous avez déjà des bandes, il vaut mieux que celles ci soient vierges d'utilisation dans votre cas.

Et pas de discussion c'est moi l'infirmier ! Il aurait bien eu envie de rajouter cela à la fin de sa phrase. Et voilà que maintenant Daisuke le pressait pour s'en aller. Franchement, il faisait aussi peur que cela Duchamps ? Il était si désagréable ? Le breton savait faire la part des choses entre le travail et la vie privée. Il était à l'hopital pour soigner, pas pour poser un interrogatoire sur le vampire qui avait mordu ce chasseur. Il n'était pas policier, ni même chasseur lui même. Cependant, rien ne l'empêchait de glisser une petite remarque ou non. Tandis qu'il griffonnait rapidement sur sa feuille, le regard rivé dessus, Duchamps parlait calmement.

- Je ne vais pas vous demander des informations sur ce vampire. Mais par votre démarche, c'est comme si vous étiez en train de le...protéger n'est peut être pas le mot...plutôt le couvrir. Je semble si suspect pour penser que j'allais vous interroger ?

Question sans intention particulière pour mettre Daisuke encore plus de mauvais poil. C'était tout à fait légitime. Après la manière dont il avait soigné, il ne comprenait pas pourquoi le chasseur montait sur ses grands chevaux. Il devait être un peu paranoïaque parfois ou dans le genre.

- N'oubliez pas l'ordonnance.

Ce serait malheureux de devoir revenir la chercher.

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L'oubli me paraissait une bonne alternative [Mister D]

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