C'est la fin de Requiem. Merci de prendre en compte le sujet dans les news.

 

 Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?

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MessageSujet: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Mar 4 Déc - 14:20


Le 26 novembre 2011 à 22h30

Alors, si on devait résumer tout ça...Hm il était arrivé à l'hôpital en avance comme à son habitude et avait commencé à accueillir les malheureux patients que le médecin ne pouvait ausculter. Jusque là rien d'anormal. Même banal, si ce n'était pas ennuyant à mourir. Mais les patients avaient eu le mérite de sortir un peu de l'ordinaire aujourd'hui. Quelques uns s'étaient rendu à l'hôpital pour des blessures spéciales. Un panel mes aïeux ! C'était à se demander si ils n'avaient pas fait exprès. Mais Efflamm gardait son calme. Il n'était pas question de mettre les blessés mal à l'aise. Là n'était pas le but. C'était entre autre pour cette raison que le breton affichait une mine concentrée malgré le fait qu'il aurait bien rit un bon coup. Oh oui, résumons !

Il y eut d'abord Monsieur A. Un dentiste, tout juste lancé sur le marché du travail. Le genre assez gauche, dont le faciès pouvait rendre témoignage de sa maladresse en un seul coup d'oeil. Tout son corps, sa silhouette, sa manière de se tenir...absolument tout hurlait qu'il était du genre tête en l'air. Il avait le regard perdu et ce jour là, la honte s'invitait sur sa figure. Le pauvre, il avait plusieurs entailles sur les doigts. Il avait espéré ne pas avoir à expliquer la cause de ces blessures qui lui valaient plusieurs points de sutures. Malheureusement pour lui, il était tombé sur Efflamm. Et si il y avait bien un infirmier qui était très sérieux dans son travail, c'était lui. Monsieur A dû tout lui expliquer. Et quelle ne fut pas la surprise de Duchamps quand il apprit la cause des coupures...ou plutôt des morsures. Un problème de cohésion. Monsieur A avait demandé à son patient de fermer sa mâchoire pour vérifier si chaque dents étaient bien alignées. Malheureusement pour lui il avait oublié d'enlever ses doigts et le patient ne s'était apparemment pas privé pour se venger de ces minutes de torture. Peut être que pour certain cette situation ne faisait pas vraiment rire, mais pour Duchamps qui se tuait jour après jour à la tâche, c'était drôle...ou peut être que son sens de l'humour était particulier. Bref, il soignait désormais le jeune homme.

Vint ensuite le tour de Madame B. Une femme charmante, ravissante. Le genre avec des yeux de biche, maquillés avec précision, la peau lisse, sans défauts sans oublier sa tenue très élégante, féminine et ses hauts talons perchés. Elle avait pour sa part une belle entaille au niveau du front qui gâchait ce beau spectacle. Elle devait sûrement s'être fait agresser par un voleur. Ce dernier aurait prit son sac et la belle ne voulant pas le céder, le bougre lui aurait donné un beau coup de poing pour l'assomer. Du moins c'était ce qu'aurait supposé Efflamm pour elle. mais le vrai scénario était tout autre. A la question : Comment est ce arrivé ?", la ravissante demoiselle dû expliquer qu'elle observait un jeune homme au détriment de sa route, fière, le pas rapide et sûr avant d'embrasser l'arrête d'un pilier en béton qui trainait par là. Quelle idée aussi de ne pas regarder sa route à côté d'un chantier en plein travaux ! Mais Efflamm restait calme et soignait la blessure.

Il y eut Monsieur C et D qui avaient eu le malheur de taquiner un peu trop un gros molosse ainsi que Madame E qui s'était foulé la cheville en défilant comme un modèle dans un magasin (l'expèrience en moins car non, Madame E n'est pas mannequin.) Bref. Tout cela pour dire que les patients d'aujourd'hui étaient vraiment exceptionnels et ces malheurs avaient un peu changé les idées du breton. Il en avait bien besoin d'ailleurs.

Ce jour là, il avait décidé de rendre visite à sa défunte soeur. Inutile de rappeler pendant trois paragraphes à quel point il était attaché à son ainée et qu'il avait du mal à se faire à l'idée que cette dernière était désormais sous terre. A peine intégrée dans la société japonaise qu'elle avait perdu la vie à cause d'un foutu vampire. Celui là, si il mettait la main dessus, il lui ferait rencontrer le diable en personne plusieurs fois de suite. Et les autres vampires...allez soyons généreux, eux aussi il les enverrait en enfer.

Une fois la journée passée, Efflamm rentra rapidement chez lui pour se changer et faire le plein de café avant de repartir pour se recueillir sur la tombe de sa soeur. Il prit quelques agapanthes séchées qu'il avait prit soin de cultiver dans un coin de son appartement. Rien de bien extraordinaire, quelques brins mais ces plantes demandaient pas mal de place. et de la place, il en avait pas vraiment. Pourquoi des agapanthes ? Simplement parce que sa soeur les aimait. de plus, il s'agissait de fleurs que l'on retrouve très souvent en Bretagne. Un joli clin d'oeil du petit frère qui aurait attendrit la jeune femme. Les fleurs ainsi récupérées, le breton se rendit donc sur la tombe de sa soeur, dans le cimetière d'Aoyama. Il était assez tard mais il n'avait pas le choix. Trop bosseur pour finir à un horaire convenable.

C'est ainsi que Duchamps déposa ses fleurs et marqua un long silence respectueux, débutant un discret dialogue...ou plutôt monologue avec la tombe, absorbé.

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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Mer 5 Déc - 14:00


Elle avait dormi une bonne partie de la journée. Même pas par nécessité, car elle n’avait absolument aucun besoin de se reposer.. Plus par simple ennui. Et l’ennui n’allait malheureusement pas s’arrêter aussi facilement que ça. Ça aurait été trop facile sinon, ça n’aurait pas été drôle.. Lorsqu’elle se réveilla, elle jeta un coup d’œil à son planning qu’elle reposa mollement sur la table. Loupé, elle ne travaillait pas ce soir. Fort bien. Il fallait trouver un nouveau moyen de passer le temps. Et elle n’avait pas envie de rester enfermée chez elle. Pas ce soir. Pas alors qu’elle s’ennuyait comme un rat mort. C’était un coup à penser et cela ne lui réussissait pas en ce moment. Elle savait très bien qu’elle allait encore se prendre la tête sur les mêmes choses et elle n’avait pas envie. Non, elle avait envie de.. faire la fête. Oui, voilà. D’oublier, l’espace d’un instant, qu’elle avait des soucis plus gros qu’elle qui la suivaient gentiment, comme de bons petits chiens de garde. Son regard s’attarda quelques secondes sur la petite carte que lui avait laissé Inoue Saitô lors de cette étrange soirée où elle avait été passée au crible. L’appeler n’était pas une idée brillante, pensa-t-elle, mais elle ne pouvait s’empêcher de tourner et retourner les paroles qu’il lui avait dites dans son esprit. Il savait des choses qu’elle ignorait sur Charlotte. Et comment était-ce seulement possible ? Elle était persuadée que sa mère ne lui avait jamais rien caché. Elles n’avaient jamais eu aucun secret l’une pour l’autre.. C’était de la pure folie que de croire que sa mère lui aurait menti sur quoi que ce soit. Ou disons, simplement omis de lui dire certaines choses. C’était insensé. Allumant sa télévision plus par reflexe que pour réellement la regarder, Marie se força à arrêter de penser à ça. C’était une chose qui la tracassait pas mal, oui. Mais elle ne voulait pas penser aujourd’hui.

La fin de journée et la soirée de la française fut sauvée par un simple mail. Un mail d’une humaine qu’elle avait rencontrée en boite de nuit, avec laquelle le courant était passé assez rapidement. Une demoiselle vive, très énergique, qui l’invitait à une petite soirée chez elle ce soir même. Au programme ? Alcool, sexe, drogue et musique entrainante.. A ce qu’elle disait dans son mail, ses parents n’étaient pas là pour une semaine et elle en profitait pour se faire une « semaine marathon » avec ses amis. Une semaine où elle n’aurait même pas le temps d’avoir la gueule de bois, tant elle comptait boire. Oui, cette vive demoiselle devait avoir 18 ou 19 ans. Pas plus. Mais un peu de fraicheur faisait du bien aux 241 ans de Marie. Elle répondit rapidement qu’elle serait présente (bien que consciente qu’elle finirait par s’ennuyer au milieu des corps bourrés et défoncés des amis de la jeune fille) et en lui demandant son adresse et d’autres informations annexes sans trop d’intérêt. La soirée devait commencer vers 22 heures et durer toute la semaine. Avec possibilité de se reposer sur place, s’il vous plait ! Les jeunes n’avaient donc jamais école ? Quoi qu’il en soit, Marie alla tuer le temps dans sa salle de bain. Après une longue douche – il fallait vraiment qu’elle perde cette habitude, ses factures d’eau étaient monstrueuses – elle commença à se préparer pour la soirée. Au programme ? Faire dans la provoc’. Peut-être même qu’elle finirait dans une chambre avec un petit adolescent. Ou pas. Elle n’était pas vraiment célibataire et elle se voyait mal s’envoyer en l’air avec le premier inconnu croisé à une soirée. Quoi qu’il en soit, elle coiffa ses cheveux courts en pique sur l’arrière du crâne, les laissant bien lisses devant, se maquilla sûrement un peu trop sans rendre le tout ridicule pour autant et mis une robe noire aussi courte que décolleté. Ajouter à ce tableau des collants résilles, une veste en cuir et des bottines, elle était fin prête à aller faire la fête toute la nuit !

Elle partit en avance. Elle devait aller à Minato, et elle avait également besoin de se nourrir avant d’aller où que ce soit. Elle s’était dit qu’il serait facile de trouver le lieu de la petite fête, mais que nenni ! Après avoir tourné en rond pendant une heure, sans avoir prit le soin de se nourrir avant de faire ses recherches, Marie se retrouva dans un cimetière. Comment ? Elle n’en savait rien. Elle avait juste poussé les portes de la grille, histoire de voir s’il n’y avait pas quelqu’un pour lui indiquer son chemin. Elle devait certainement faire très déplacée, vêtue comme elle l’était, avec le froid de la nuit qui battait sur son visage. Mais elle n’avait plus trop le choix. Lorsqu’elle regarda son portable, elle fut profondément navrée de constater qu’il était déjà 22 heures passés.. Et elle détestait être en retard. Elle marcha le long des allées, silencieuse, avant de voir un Monsieur d’un certain âge, assis sur un banc. Elle ne pu manquer les larmes qui coulait le long du visage ridé, ni le sourire forcé qu’il lui adressa lorsqu’elle s’approcha de lui.

Il lui fit signe de venir s’assoir à côté de lui et Marie s’exécuta. Elle ne pouvait qu’être touchée par la douleur de cet homme. Il lui parla de sa femme, de ses souvenirs, de sa jeunesse et de celle de Marie quelques minutes avant de sourire sincèrement cette fois, s’inquiétant de la mettre en retard, lui disant qu’il allait rester là à espérer mourir de froid pour rejoindre son épouse. Non, il n’avait pas peur de mourir. Une délivrance, lui dit-il, parce qu’après avoir vécu un certain nombre d’années, après avoir vu grandir ses enfants et ses petits enfants et après avoir enterré l’amour de sa vie, on a fait le tour de sa propre existence. Marie avait sourit, les larmes aux yeux. Elle avait pleuré lorsqu’elle avait planté ses crocs dans la gorge du vieillard qui, comme s’il savait ce qui allait arriver, laissa fleurir un sourire radieux sur son visage avant de rendre son dernier soupire. Oui, c’était absolument déconcertant comme Marie ne tuait que les personnes qui n’avaient plus rien à perdre. Comme la chasse, chez elle, s’apparentait plus à une longue discussion avant une certaine libération. Et pourtant, c’était toujours avec ce même dégoût pour sa propre race, pour sa propre personne qu’elle plongeait ses crocs dans la chaire et qu’elle buvait le sang de ses victimes.. Et alors qu’elle prit le corps du vieillard dans ses bras, dans le but d’aller l’allonger prêt de sa défunte femme, Marie se sentit très, très mal en se tournant vers la paire d'yeux qui la fixait.

C’était une des premières fois que quelqu’un assistait à un de ses repas. Un humain, du moins..


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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Sam 8 Déc - 19:42


Un grand silence se faisait autour de lui ou du point de vue de Efflamm, autour d'eux. Lui et sa chère soeur qu'il aimerait tant revoir. Malgré la tristesse qui pouvait se lire sur son visage, un léger sourire restait présent sur ses lèvres. Le fait de se recueillir ainsi lui faisait du bien en un sens. Il pouvait converser autant qu'il le voulait, pour lui, elle l'écoutait. A la différence près que cette dernière ne pouvait plus le couper en pleine phrase ni lui donner un coup derrière là tête tandis que son frère débitait des bêtises. Duchamps parlait, imaginant le moindre geste, la moindre expression de visage que sa soeur aurait pu faire. Penser à ce qu'elle aurait répondu à l'une de ses questions, les suggestions dont elle lui aurait fait part et enfin les marques d'affections qu'elle lui aurait témoigné. Sur toutes ces choses c'était sûrement la chaleur corporelle de son ainée qui lui manquait le plus. Le breton savait très bien qu'il en était désormais à jamais privé et cela l'affectait. C'était peut être pour ça qu'il se tuait à la tâche. Outre son éducation qui l'avait habitué à travailler très dur pour obtenir les meilleurs résultats, l'absence de sa seule famille le touchait à un point qui l'obligeait à occuper ses pensées par autre chose. Son travail d'infirmier en l'occurrence. Passer ses journées à bosser, ses nuits parfois, bosser, bosser, et encore bosser, il finirait sûrement par rendre l'âme sur son bureau. Enfin. Ce n'était pas demain la veille qu'il allait changer, et ce n'était pas non plus cette visite au cimetière qui allait le faire revoir son point de vue.

Nous disions donc que Duchamps entretenait un monologue avec la tombe de sa soeur. Son visage semblait assez serein malgré la douleur qu'il ressentait. Il se comportait comme il l'aurait fait devant sa soeur vivante. S'agenouillant pour déposer les fleurs séchées sur la tombe, il garda sa position un instant, relisant une enième fois les écritures gravées dans la pierre et se redressa, repositionnant ses lunettes puis fourrant ses mains dans ses poches. La nuit, il faisait plus froid, logique. Un long moment de silence se faisait avant d'être rompu par Duchamps qui se mit à parler en français.

- Bonsoir...ça fait longtemps pas vrai ? Je te dois des excuses, j'aurais dû venir plus tôt et plus souvent...mais tu me connais hein ! Je suis toujours aussi bosseur. Je passe la majeur partie de mon temps à ça. Pas la peine de me rouspéter, ça ne changera rien. Je suis toujours aussi têtu malgré le temps qui passe. Et toi ? Quoi de nouveau ? Rien je suppose. Tu dois t'ennuyer...raison de plus pour que je vienne te tenir compagnie. Hm...je devrais peut être nettoyer tout ça d'ici peu, avec ce foutu temps c'est la catastrophe tu trouves pas ? Toi qui est si maniaque, le comble ! Tu sais, je t'ai ramené des agapanthes. Tu m'adores hein ? Je savais que ça te ferait plaisir haha. Comme ça tu vas te sentir un peu plus en Bretagne....Maintenant que tu le dis, notre région me manque aussi mais ici c'est notre pays désormais. Et puis je ne veux pas croiser nos parents de nouveau. D'ailleurs je ne sais même pas si ils savent que tu es ici.

Même si il ne recevait pas de réponses, Efflamm se montrait vraiment bavard. Il l'était toujours avec sa soeur et ce n'était pas parce que cette dernière ne pouvait plus lui répondre qu'il allait cesser. Son flot de paroles montrait bien qu'il était absorbé par ce qu'il faisait. tellement qu'il n'avait pas remarqué le vieil homme qui était assis non loin de là ainsi que cette jeune femme qui était venue converser avec ce dernier. Non il ne voyait rien. Du moins pendant un certain moment. Lors d'un instant de pause et d'une légère brise glacée, il s'était blottit dans son manteau et avait observé les alentours, remarquant enfin les deux personnes.

- Ah, je crois qu'au final je ne suis pas le seul à venir aussi tard ici. Peut être que ces personnes étaient très occupées aujourd'hui. En tout cas la fille me donne froid pas toi ?

Sur le coup un frisson l'avait parcouru en voyant la tenue de la femme qui était là. Efflamm n'avait rien contre les tenues courtes mais de par ce temps c'était assez incroyable. Cette fille était tout simplement folle...quoi que c'était assez provocant au final. Il se faisait la réflexion qu'elle devrait revoir sa manière de se vêtir. Mais ça, il le pensait dans sa tête. Il ne préférait pas dire de choses désagréables. Les bonnes résolutions voyons ! Le temps défila encore un peu et Efflamm reprit son monologue un temps. Discuter de tout et de rien avec sa soeur, il ne s'en lassait pas vraiment. Et ce n'est que lorsqu'il séchait qu'il s'en allait. Il avait d'ailleurs attendu précisément cet instant. Se frottant les mains et adressant un dernier sourire à la tombe, il se tourna pour s'en aller.

Et quelle ne fut pas la vision d'horreur qu'il eut là. La jeune femme qui discutait tranquillement il y a quelques minutes avait tué le vieillard et le déposait près d'une tombe. Et pas tué de n'importe quelle manière...par un vampire ! Son coeur se mit à battre rapidement dans sa poitrine, son souffle s'accéléra tandis que son corps fut parcourut d'un un frisson horrible. La révulsion se lisait sur son visage. Son regard démontrait qu'il était à la fois horrifié et emplit de haine. Un vampire oui. La raison pour laquelle il aidait les chasseurs, mais surtout la raison de la mort de sa soeur et de ses nuits de cauchemars. Efflamm était pétrifié, fixant la jeune femme qui était désormais pour lui un disciple du diable. Il paniquait, il ne savait que faire. L'attaquer ? Il n'avait rien sur lui, pas même une lame. Discuter ? Comment ? Le breton serait incapable de tenir une discussion posée avec ces sales parasites. Dès qu'il ouvrait la bouche, ce n'était que haussements de ton et injures qui sortaient. Son réflexe fut de se rapprocher de la tombe de sa soeur, comme pour la protéger. Après avoir respiré profondément, le regard noir, Duchamps pointa son doigt vers la vampire. Adieu les bonnes manières.

- Toi ! Je t'interdis de t'approcher, c'est clair !?

Oui, vraiment destabilisé et submergé soudainement par les émotions. déjà qu'il venait de se recueillir...il fallait maintenant que cette femme fasse remonter à la surface ce qu'il tentait veinement d'oublier. Efflamm jeta un oeil vers le défunt vieillard.

- Tu...tu es fière de toi j'espère ! Tu as encore faim ? Tu vas me buter après ?! Moi et tout ceux que tu vas croiser ? Monstre ! Tu n'as même pas pensé à ce que pouvais ressentir ceux qu'il laissait derrière lui ? Nan !

Des paroles blessantes qui sortaient de son coeur et qui étaient représentatives de sa vie. Par sa dernière question, il se sentait largement concerné. Il avait souffert de la disparition de sa soeur. Son assassin n'avait pensé qu'à lui. Un vrai monstre alors il n'y avait pas de raison pour que les autres vampires soient différents. En tout cas, il se maintenait éloigné, reprenant suffisament confiance pour être autoritaire et faire des phrases correctes.

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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Dim 9 Déc - 14:51


C’était une situation délicate. Très délicate. Une situation dans laquelle elle ne se serait pas mise si elle avait seulement prit le temps de regarder autour d’elle et de voir cet homme qui se recueillait sur une tombe. Marie, d’ordinaire si discrète sur ses activités nocturnes, venait de se faire griller en beauté. Et ce n’était pas plaisant. Elle avait honte, particulièrement honte que le pauvre inconnu ai assisté à ça. Elle ne voulait absolument pas effrayer qui que ce soit. Mais elle continua ce qu’elle avait entreprit de faire, allant déposer le corps du vieillard près de la tombe de sa femme. Tsuzako Yumi, à notre mère, à notre grand-mère et à ma femme partie trop tôt. Elle devait retenir ses larmes. Non, elle n’aimait pas la mort qui séparait deux êtres. Qui séparait une mère de ses enfants et une grand-mère de ses petits-enfants. Elle savait que ça pouvait faire mal. Elle se souvenait encore, malgré les années qui s’étaient écoulées, de la douleur qu’elle avait ressentie à l’annonce du décès d’Alberte. Elle avait été une figure maternelle pour elle et ça avait été un déchirement d’apprendre sa mort. Elle avait vécu également la mort de Germain. Il avait rendu son dernier souffle dans ses bras, et elle avait eu terriblement mal. Ils n’avaient certes jamais été amants, mais ils avaient une relation tout à fait extraordinaire. Dès leur mariage, il s’était tissé entre eux un lien que rien n’avait jamais su briser. Oh oui. Elle avait regretté sa mort. Elle avait regretté la mort d’Alberte.. Elle avait souffert des deux, viscéralement, à des niveaux tout à fait différents de souffrance.. Elle pouvait imaginer la douleur de cette famille. Et lorsqu’elle se tourna vers l’humain à qui elle devait des explications, elle resta calme face à sa haine.

- Toi ! Je t'interdis de t'approcher, c'est clair !?

C’était parfaitement clair. Et elle ne bougea pas. Elle avait fait assez de dégâts comme ça, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Il semblait déjà assez déstabilisé comme ça, elle n’avait aucune envie d’en rajouter une couche en s’approchant de lui ou de la tombe qu’il semblait protéger. Elle doutait qu’il la laisse partir, cependant. Pourtant, ça aurait été une brillante idée. Éviter la confrontation, éviter la douleur de certains mots dit avec une haine incontrôlée. Elle avait toujours eu tendance à fuir les combats inutiles, ceux qui font plus de dégâts que de bonnes choses. Mais l’homme, en face d’elle, ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Car, déjà, il reprenait la parole et les poings du vampire se serrèrent. C’était blessant, inapproprié et plein d’un jugement hâtif. Tout ce qu’elle détestait profondément. Elle était profondément attristée qu’il ai vu ce moment peu agréable. Mais il n’avait aucun droit de lui parler sur ce ton. Surtout si c’était pour tenir des propos aussi stupides. Non, tous les vampires ne prenaient pas un malin plaisir à tuer.

« Ferme-la.. » siffla-t-elle en français, avant de reprendre en japonais, « Pour qui te prends-tu ?! Tu parles sans savoir, comme un enfant qui se retrouve face à une chose qu’il ne comprend pas. Tu ne me connais pas. Tu ignores tout de moi et tu te permets un jugement aussi hâtif que faux. Non, je ne suis pas fière de moi. Je me répugne, est-ce assez clair ?! Je me répugne depuis la première fois que j’ai dû tuer ! Je me répugne à un point que tu ne pourras jamais ni comprendre, ni imaginer ! Ne parle pas sans savoir. »

Elle s’approcha de lui, ne tenant plus compte de son injonction. Il fallait qu’il comprenne, qu’il sache que les vampires avaient des sentiments. Que les humains n’avaient pas l’exclusivité ni de l’amour, ni de la perte d’êtres chers. Arrivant à sa hauteur, elle lui saisit les deux poignets. Elle n’y mit pas toute sa force, pour ne pas lui faire mal, mais juste assez pour qu’il ne puisse fuir ni son regard, ni sa présence. Elle était brûlante, du fait de son repas plus que récent, mais elle ne se souciait pas vraiment de ce qu’allait en penser l’humain. Il y avait une certaine tension, palpable. Un certain malaise et Marie détestait ça. Si elle avait pu remonter dans le temps, se rendre compte qu’il y avait un autre humain dans ce cimetière, elle n’aurait jamais bu le sang du vieillard qui n’avait plus rien à perdre. Mais ce n’était pas possible et elle devait faire avec. Sa voix trahissait une légère colère lorsqu’elle reprit la parole. Paradoxalement, son visage semblait calme et serein. Elle ne voulait pas l’effrayer plus que nécessaire.

« Garde dans un coin de ta tête qu’on fait tous des choix. Même les vampires. Nous ne sommes pas tous des monstres sanguinaires, nous ne tuons pas tous par plaisir. Bien sûr, je pourrais te tuer, là, dans la seconde. Mais j’ai fait le choix de ne pas tuer inutilement. C’est précisément pour cette raison que les chasseurs, tout comme le Conseil Vampirique me laissent tranquille. Fais-en donc de même. »

Ce n’était en rien une menace, ni un ordre. Non, elle n’allait pas lui tordre le cou s’il s’évertuait à la provoquer. C’était une simple explication, qu’elle espérait avoir été comprise par le jeune homme. Une façon de dire qu’elle ne voulait de mal à personne. Elle aurait pu lui exposer en long, en large et en travers sa façon de trouver ses victimes, mais elle ne voulait pas rentrer dans les détails. Après tout, elle-même ne savait rien de cet homme. Cela ne servait à rien de donner plus de détails que nécessaires. Ainsi, elle le lâcha, faisant un pas en arrière pour respecter son espace vital. Elle ne lui demandait pas de ne plus haïr les vampires – car c’était visiblement le cas – mais simplement de la respecter. Et, pour elle-même plus que pour l’homme, elle murmura dans sa langue maternelle, essayant de se convaincre plus qu’autre chose :

« Je ne suis pas un monstre.. »

Est-ce qu’elle y croyait seulement ? Ça, c’était autre chose. Elle n’avait aucune haine vis-à-vis de ses congénères. Simplement vis-à-vis d’elle-même et de ce qu’elle était devenue. Respecter les humains, ne pas les considérer comme un simple garde manger était sa façon à elle d’expier ses fautes.. Et ne pas être perçue comme une tueuse sanguinaire lui tenait particulièrement à coeur.


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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Lun 17 Déc - 16:50


Efflamm était un homme charmant, charmant et même charmeur dans ses instants. Les femmes, il les aimait infiniment. Malgré les longues heures, le regard concentré, l'esprit pleinement absorbé par son travail, le français arrivait néanmoins à glisser un petit compliment ou deux à une patiente de temps en temps. Le tout accompagné d'un beau et doux sourire qui aurait fait rougir plus d'une. Oh que oui, si il avait plus de temps, ou plutôt si il apprenait à se libérer plus souvent, il chercherait la femme idéale. Mais ce n'était malheureusement pas le cas pour lui. Enfin...le breton ne se fixait pas sur son célibat en fait, ce seraient plutôt les femmes nourrisant des fantasmes à son égard qui devraient être attristées. Pour le moment, la femme de Duchamps, c'était la médecine. Et quelle femme vu le temps qu'il lui conscrait. De quoi être jalouse bien évidemment. Reste à savoir si un jour, une jolie créature réussira à le captiver et le décoller de ses rapports ou de son matériel d'infirmier. Un coeur à prendre comme un autre, il fallait juste être motivé puis s'accrocher à la blouse du petit brun. Bref. Les femmes, pas de soucis. Une femme vampire...c'était une autre histoire. Et même si celle qui se tenait devant lui à cet instant était ravissante, son angoisse le dominait. Pauvre Efflamm.

Tout ses sens étaient en alerte. Son regard fixait la jeune femme malgré la vive envie de fuir vers le sol. Le dos droit, comme si il faisait face à un prédateur très dangereux. Une lionne. Comme si elle allait l'attaquer si il avait le malheur de lui tourner le dos l'espace de quelques secondes. Attentif aussi à la tombe de sa soeur. Même si elle ne craignait rien, l'instinct d'Efflamm lui dictait de tout faire pour protéger ce qui lui restait de son ainée. Un moyen pour compenser son impuissance face au vampire féroce qui l'avait attaqué il y a de cela quelques années. Le breton regrettait d'être arrivé trop tard ce jour là, alors aujourd'hui, il n'allait pas se laisser faire. Les poings serrés aussi, lui donnant l'infime impression qu'il était plus fort et avait une chance de la vaincre si elle s'approchait. Un mur en béton. Enfin...pas vraiment.

En réalité, tout cela n'était que pur spectacle, une jolie illusion pour impressionner la vampire, ce qui n'avait pas l'air de fonctionner. Pas de chance. Il avait peur, mais peur comme il n'avait jamais eu depuis son face à face avec la chauve souris sanguinaire. Il avait beau fermer les poings de plus en plus fort, rien ne pouvait empêcher les tremblements qui le parcouraient sans relâche. La tension était telle, que des yeux larmoyants se faisaient. Mais pas des larmes qui lui donnaient un air de chien battu. Non, des larmes qui montraient à quel point il essayait de se maitriser malgré la situation. Efflamm est un sentimental malgré le fait qu'il le cachait. Et la vampire avait eu le mérite de fissurer ce mur pour apercevoir ses véritables sentiments. Vraiment effrayé. Pourtant elle ne bougeait pas et restait calme.

Le comble fut quand elle s'approcha de lui après lui avoir fait son joli discours - et accessoirement après lui avoir dit de la fermer dans sa langue natale. - Une française. Cerise sur le gâteau. Pourquoi fallait il qu'elle soit un vampire ? Ses pas n'étaient pas nécessairement brusques, sa voix non plus. Mais Efflamm frémissait à la voir arriver ainsi et il avala difficilemet sa salive quand cette dernière lui attrapa les poignets assez fermement. La regarder, sentir la chaleur autour de ses mains...si elle avait été une simple humaine, il en aurait été ravi...mais là...Efflamm se retenait pour ne pas la brusquer non plus. Un vampire avait de la force, il n'avait pas vraiment de chance de s'en sortir au vue de la proximité. Et il ne voulait plus fuir même si sa tête le lui disait. Non, il devait faire honneur à la mémoire de sa soeur et devait rester là, soutenant son regard malgré l'émotion. Que lui voulait-elle ? Pourquoi agissait-elle ainsi ? Pour prouver qu'elle était gentille et n'allait pas le tuer comme elle le lui affirmait ? Dans son état psychologique, il était difficile de croire en de telles paroles.

- Des choix...des choix...Ma soeur n'a pas eu le choix elle. Elle est morte lamentablement sous mes yeux et je n'ai rien pu faire ! Tu...tu ne me connais pas non plus ! Tu ne sais pas à quel point j'ai été traumatisé !

Tandis que la vampire se reculait il planqua ses mains dans les poches de son manteau pour cacher ses tremblements, mordant ses lèvres en ressassant l'horrible scène qui le hantait depuis des années. Sa voix était toute aussi tremblante de par la peine qu'il ressentait mais il continuait de s'exprimer.

- Tu ne sais pas non plus pourquoi j'ai rallié la cause des chasseurs. Je n'aurais jamais voulu connaitre votre existence ! Vous les vampires !

Monstre. C'était un mot qui était sortit tout seul mais il n'avait nullement l'envie de peser ses paroles. Duchamps était perdu. Le pauvre homme n'était plus lui même, Il redevenait le jeune garçon qui avait quitté sa famille pour rejoindre son ainée, déjà sérieux mais malgré tout encore insouciant. Il n'avait pas à se faire sermonner de la sorte selon lui. Il esquissa un sourire triste.

- Il n'y a pas de gentils ou mauvais vampires, il y a des vampires. Et ces vampires m'ont prit tout ce qui me restait...sans regrets. Ils oublient eux même qu'ils ont été humains par le passé.

Il avait dit cela plus posément, calmement cette fois ci en regardant le sol, avant de se taire pour reprendre ses esprits et maitriser ses émotions. Même si c'était difficile.

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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   Jeu 20 Déc - 12:21


Elle en avait de la chance, la Marie en ce moment ! D’abord, tomber amoureuse d’un vampire vieux de 700 ans. Ou plutôt admettre qu’elle en était amoureuse. Rien que ce simple fait suffisait à casser sa routine de petite serveuse célibataire mais ça ne l’avait pas dérangée outre mesure. Après tout, c’était dans l’ordre des choses. Tant qu’elle pouvait ressentir de la colère ou de la joie, il était évident qu’elle pouvait ressentir de l’amour. Mais Izumi était arrivé de nulle part, ravivant des souvenirs de voyages à deux et des doutes qu’elle avait déjà à cette période là. Il ne s’était jamais rien passé entre eux, mais elle en avait eu envie, c’était évident. En quelques mots simples ; il avait foutu sans le vouloir une sacrée pagaille dans son histoire naissante. Il était déjà difficile pour elle d’admettre qu’elle puisse tomber amoureuse – elle avait pendant longtemps considéré que l’amour n’était pas fait pour les vampires – mais si deux hommes rentraient aussi brutalement dans sa vie, ça l’était encore davantage. Une source de soucie en plus. Sans se réfugier dans le travail, elle avait demandé qu’on lui donne plus d’heures qu’avant. Elle travaillait presque jusqu’au petit matin pour ne plus avoir à penser à ça.. Bref. Il y avait eu également Saitô et ses secrets à propos de sa mère vampirique qui était d’ailleurs fraichement revenue de ses voyages. Il lui arrivait souvent de tripoter la carte que l’Informateur lui avait donnée, sans jamais franchir la limite cependant. Pas en ce moment, elle n’était pas encore prête à encaisser ce qu’il pouvait lui dire. Qu’importe ce que c’était. Et ce soir, elle se retrouvait face à face avec un humain qui détestait ouvertement les vampires et qui le faisait d’ailleurs clairement comprendre à Marie. Mon pauvre bichon, il y a des milliards de vampires qui devrait plus t’effrayer que Marie..

Il avait les poings serrés. Il se donnait une contenance. S’il avait un minimum d’intelligence, il ne s’en prendrait pas directement à la Parisienne. Pas sans arme, en tout cas. Bien sûr, il omettait juste dans son calcul que la Parisienne n’aurait strictement rien fait pour se défendre. Elle n’aurait pas mis en danger la vie d’un humain pour sauver la sienne. Elle n’était ni suicidaire, ni dépressive. Juste réaliste. La vie d’un humain avait, à ses yeux, plus de valeur que la vie d’un vampire. S’il l’avait voulu, il aurait pu lui régler son compte là, dans ce cimetière. Il aurait pu aussi partir, mais visiblement, il n’en avait pas envie. Alors, il lui tenait tête. Même lorsqu’elle lui attrapa les poignets bien fermement, il continua à lui tenir tête. Il avait du courage, plus d’un aurait simplement fuit sans se retourner..

- Des choix...des choix...Ma soeur n'a pas eu le choix elle. Elle est morte lamentablement sous mes yeux et je n'ai rien pu faire ! Tu...tu ne me connais pas non plus ! Tu ne sais pas à quel point j'ai été traumatisé !

Elle se recula, mettant une certaine distance entre elle et ce frère meurtri par la perte de sa sœur. Non, elle ne le savait pas. Et elle ne saurait jamais à quel point il avait pu être traumatisé, c’était vrai. Elle comprenait ce qu’il ressentait. Elle comprenait aussi qu’il n’était pas prêt à accorder le moindre crédit aux paroles d’un vampire à cause de ça, aussi sincère soit-il. Et c’était justifié. Sa voix tremblait lorsqu’il reprit la parole et Marie devait se retenir de ne pas aller le prendre dans ses bras en essayant de le rassurer. Dans la situation actuelle, cette action serait bien mal venue, n’est-ce pas ? Mais c’était dans sa nature, elle ne supportait pas de voir quelqu’un dans un tel état de tristesse et de détresse. Mais le fait est qu’elle ne pouvait rien faire. Strictement rien. Elle ne pouvait pas lui ramener sa sœur, elle ne pouvait pas plus tenter de l’apaiser. Il avait peur d’elle, il haïssait les gens comme elle. Et ce n’était pas elle, par miracle soudain, qui allait lui faire revoir sa position là-dessus. Elle n’en avait ni le pouvoir, ni le droit et elle en était consciente.

- Tu ne sais pas non plus pourquoi j'ai rallié la cause des chasseurs. Je n'aurais jamais voulu connaitre votre existence ! Vous les vampires !

Elle l’aurait voulu aussi. Au moins, sa sœur aurait été encore là. Elle se recula encore d’un pas. C’était elle, maintenant, qui avait envie de fuir. De ne plus jamais croiser la route de cet homme pour ne plus jamais lui faire repenser à la mort de sa sœur. C’était stupide, car Marie n’était pas en cause dans cette histoire. Mais c’était comme ça..

- Il n'y a pas de gentils ou mauvais vampires, il y a des vampires. Et ces vampires m'ont prit tout ce qui me restait...sans regrets. Ils oublient eux même qu'ils ont été humains par le passé.
« Pas tous. »

Elle refusait d’être mise dans le même panier que ceux qui tuaient sans aucune compassion, ceux qui jouait avec la vie des êtres humains sans penser aux conséquences. Elle n’avait pas envie d’être prise pour ça. On le lui avait souvent dit ; « Tu es le plus humain des vampires que j’ai rencontré. » et elle voulait croire à ça. Elle voulait croire que tout n’était pas mort en elle lorsque Charlotte avait fait d’elle sa fille.

« Tous les vampires n’ont pas oubliés qu’ils ont été humains. Tous les vampires ne sont pas des monstres assoiffés de sang. Il y a autant de bons ou de mauvais vampires que de bons ou de mauvais humains. Ce n’est pas une nature qui détermine ce qu’on doit être ou non. Si ta sœur avait été tuée par un humain, aurais-tu autant hais tous les humains ? »

Ce n’était qu’une simple question. Pas une leçon de morale. Tout comme ça n’avait été qu’une simple explication. Elle n’était pas capable de rester sans rien dire, de se prendre dans la tronche qu’elle était un monstre alors qu’elle faisait tout pour ne pas l’être depuis sa naissance vampirique. Mais, très vite, avant que l’inconnu n’ai eut le temps de lui répondre, elle ajouta ;

« Pardon. Je n’ai sûrement pas le droit de te parler de ta sœur.. Je.. Je suis désolée. »

Elle baissa la tête, fixant le sol. Il était très clair qu’elle était sincère avec ses excuses. Avec tout ce qu’elle lui avait dit précédemment. Déjà, elle commençait à entortiller ses doigts comme à chaque fois qu’elle ne se sentait pas à sa place quelque part. Pourtant, elle n’avait aucune envie de partir.. Strictement aucune envie de partir. Pourquoi ? Parce qu’elle voulait faire admettre à cet homme que tous les vampires n’étaient pas comme la brute qui avait tué sa sœur.. Comment ? Elle n’en savait foutrement rien pour le moment.. Peut-être commencer par briser la glace ? Se présenter ? Ça pouvait être une bonne idée, non ? Sans trop réfléchir, elle lui tendit la main avant de dire d’une voix qui n’était cependant pas très sûre ;

« Je m’appelle Marie. Beaudoire Marie. »


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MessageSujet: Re: Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?   




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Et si nous nous en tenions aux fleurs d'agapanthe ?

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